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L’inspecteur McCoy tome 1 sur 4
EAN : 9782743649487
528 pages
Payot et Rivages (05/02/2020)
3.86/5   196 notes
Résumé :
Premier opus d'une série mettant en scène l'inspecteur McCoy et son adjoint Wattie dans le Glasgow des années 1970, sur fond de musique, drogues et gangs, dans la lignée de William McIlvanney. Quand une jeune femme est abattue par un garçon de 18 ans en pleine rue à Glasgow non loin de la gare routière, l'inspecteur Harry McCoy y voit autre chose qu'un acte de violence isolé. Son enquête le met sur la piste d'un réseau de drogue et surtout l'amène à croiser la route... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
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L'Ecosse est une destination extraordinaire , je vous l'affirme pour y avoir effectué un superbe voyage ... Il m'a été également donné de coucher une nuit , une seule , dans la ville natale d'Alan Parks et , à découvrir ce qui va suivre , j'ai sans doute eu beaucoup , beaucoup de chance .
Oui , nous sommes à Glasgow , en janvier 1973 , dans la prison locale . le policier , c'est Mac Coy, le prisonnier , c'est Howie Nairn : le sujet de discussion ? L'assassinat prochain d'une certaine Lorna , renseignement balancé en " off " par Howie . Sérieux ? Pas sérieux ? le tuyau est donné et il va s'avérer ..... Ça, c'est dans les trois premières pages , il vous en reste encore pas mal pour découvrir ce Mac Koy qui puise ses sources auprés de gens pas forcément recommandables , qui boit comme " un trou " , on peut le dire , qui couche ici ou là , qui fréquente des gens plutôt " border line " , qui prend des coups terribles dont il se remet on ne sait trop comment , bref , un homme , un vrai que sa hiérarchie ( douteuse ) a bien du mal à maîtriser...Mac Coy , c'est un roman dans le roman , un type que l'on retrouvera , autant le dire tout de suite , dans les opus suivants , tout comme son " stagiaire " le truculent Wattie , moins naïf qu'on pourrait le penser et qui , peu à peu , va savoir s'imposer . Bon , ça c'est fait, vous allez partager des souffrances , mais pas " y rester " . C'est déjà ça, ça encourage ...
Les personnages , il y en a d'autres , rassurez vous , et pas des faire - valoir , ça, c'est le moins qu'on puisse dire . Une pléiade de voyous , de mauvais garçons, de chefs de gangs , de proxénètes , de prostituées, bref , un retour dans un " ancien temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître " . Plongée dans le monde corrompu de la " Haute " ...Des gens " gonflés " comme on dit , pas étonnant quand on s'appelle " Dunlop " , non ?
C'est un roman qui se lit très facilement , très bien traduit où l'action est présente du début à la fin ; c'est rythmé , agité , sanglant , vicieux , violent , sans qu'on ne s'en offusque plus que de raison , ni que notre sensibilité ne soit perturbée jusqu'à la perte de sommeil . Les coups pleuvent , les victimes récupèrent...ou pas . Pour Mac Koy et son stagiaire , vous savez .
Une vision " intimiste " d'un Glasgow peu recommandé aux touristes à côté duquel " Nessie " fait figure de premier communiant ou d'enfant de choeur, à votre bon vouloir . Et pourtant , le Loch Ness, ce n'est pas rien !!! Y'en a qui l'ont vu , ils ont eu des ennuis !
Les pubs sont crasseux mais les pintes de bière sont généreuses et il est de bon ton de ne pas laisser un verre vide ... Vous avez le temps ? Je vous paie ma tournée ? Et bien , c'est parti . Jusqu'à quelle heure ? Oh la la , je sais pas , moi .
PS : le deuxième volume , c'est " L'enfant de février " . Je viens de le commander . Je ne voudrais pas être à la place de Mac Koy mais j'aime bien le suivre ...de mon canapé.
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En ce 1er janvier 1973, l'Inspecteur Harry McCoy se trouve en compagnie de Tommy Mullen, gardien de prison, accoudé à la balustrade qui surplombe la salle de loisirs de Barlinnie, prison dont « le seul avantage est qu'on n'avait pas besoin d'aller ailleurs. Tout l'éventail de la criminalité de Glasgow terminait là. Les violeurs, les meurtriers, les pédophiles, mais aussi les petits vieux paumés qui venaient de perdre leur femme et s'étaient fait pincer à la sortie de la coopé avec deux boîtes de saumon planquées sous leur pull. Barlinnie n'était pas regardante, elle acceptait tout le monde. »

McCoy a reçu un coup de fil au commissariat lui demandant de se rendre à la prison. Un détenu qui le connaît, Howie Nairn, veut le rencontrer. Il lui apprend que quelqu'un va se faire tuer le lendemain, en ville, une certaine Lorna qui travaille dans un des restos chics de Glasgow, le Malmaison ou le Whitehall. C'est tout ce qu'il dit savoir et il lui demande d'empêcher ce meurtre.

McCoy regagne la ville et remet au lendemain la recherche de cette Lorna dont il retrouvera rapidement la trace au Malmaison où elle est bien employée. Son nom Skirving, Lorna Skirving.

Mais il ne pourra lui éviter d'être tuée dans une rue pleine de monde, sous ses yeux, par un gamin de dix huit ans, excellent tireur, dont il faudra trouver quel lien il pouvait avoir avec la victime.

En compagnie d'un jeune adjoint, Wattie, que lui impose le commissaire Murray, McCoy va s'engager dans la recherche de la vérité et cela ne sera pas une mince affaire car des ramifications vont apparaître au fur et à mesure de l'enquête impliquant aussi bien des prostituées, des petits et gros trafiquants, des êtres paumés, qu'une riche famille comme celle des Dunlop.
McCoy est un tenace, il ne lâche pas tant qu'il ne tient pas le ou les coupables. Même s'il est accroc à l'alcool et à certaines drogues, même si lui-même a des relations troubles avec un dangereux trafiquant comme Stevie Cooper, un ami d'enfance qui l'a défendu à l'orphelinat, il n'en demeure pas moins un flic qui place la vérité au-dessus de tout quel que soit le prix à payer.

J'ai apprécié ce Janvier noir à Glasgow car au-delà de l'enquête on a de la sympathie pour McCoy qui gagnerait peut-être à avoir un peu d'humour, noir bien sûr, et de l'intérêt pour cette ville à son image, une ville blessée dont on a laissé mourir des quartiers entiers où résidaient des familles ouvrières pour y faire passer des voies rapides, une ville qu'il aime en dépit de son atmosphère glauque, des injustices qui s'y perpétuent grâce au laxisme des autorités policières et judiciaires vis à vis de la classe possédante et des chefs de gangs. Je suivrai avec plaisir la suite des enquêtes de Harry McCoy….et je vais aller faire connaissance avec les McIlvanney père et fils et Gordon Ferris
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Ho que c'est violent. Janvier n'est pas noir pour rien à Glasgow. Ouf . Je reprends à peine ma respiration.
Nous sommes dans les années '70 et il faut croire que rien ne pouvait se régler autrement qu'avec des dents brisées, des nez cassés, des crânes fracassés, des doigts écrasés et j'en passe. Et que pensez de la ligne mince entre le flic ripoux et celui qui avait des indics ou qui fréquentait le milieu des truands. Ho sans oublier le traitement fait aux femmes et la façon dont on leur adressait la parole . C'est à vomir. le nouveau flic d'Alan Parks , Harry McCoy sévit à Glasgow. Un Glasgow noir, boueux, peuplé de personnages désespérés, blasés, carburant aux drogues de toutes sortes et à l'alcool. Il semble qu'il y aura un titre pour chaque mois de l'année... en espérant qu'un jour le soleil brille à Glasgow.
Dans Janvier Noir, on nous présente toutes les sortes de crimes, de perversion, d'avilissement, de dégradation. Tout y passe et c'est carrément répugnant, nauséabond. Tout est laid. Notre inspecteur, McCoy, est à la gare de Glasgow un matin où un jeune homme abat une jeune femme, vise la tête de l'inspecteur et se tire une balle dans tête. Pourquoi ? Qui sont ces victimes? C'est ce que McCoy devra découvrir et ce sera matière à déambuler dans les quartiers les plus durs de la ville, à nous décrire le côté le plus sombres de certaines âmes, sans faux fuyant, sans complaisance plutôt avec une aisance malsaine à décrire le mal. Dois-je dire bravo à l'auteur ? Je ne sais pas. Trop de coups, de sang, d'abjection et de bassesses ça devient vite inquiétant. Mais malgré tout, vous le savez, j'aime les auteurs écossais, irlandais. Ils ne sont ni flagorneurs ni courtisans. Ils ne veulent pas nous séduire. Et voilà pourquoi j'aime la façon qu'ils ont de décrire leur monde sans vanité, avec le regard clair de ceux qui aiment et qui comprennent.
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Un nouvel inspecteur est arrivé sur le terrain policier : il s'appelle l'inspecteur McCoy. Son "papa" , l'auteur écossais, Alan Parks, a prévu une série de douze tomes, "Janvier noir" étant le premier. Douze comme les douze mois de l'année, comme les 12 travaux d' Hercule ?
Car l'inspecteur McCoy va avoir fort à faire et pleins de bâtons dans les roues pour éradiquer la violence de sa ville Glasgow. Un meurtre suivi d'un suicide commis tous les deux devant lui, et son adjoint Wattie , va être le point de départ d'une enquête qui va les conduire vers des lieux de prostitution "admis" ou plus clandestins.
Ecrit sous forme de chapitres ayant chacun l'en-tête de la date ( du 1° au 20 Janvier ) , on suit sans surprise mais avec plaisir , les pérégrinations de ce flic bien cabossé par la vie et ceci dés l'enfance .
Rien de nouveau sous le soleil (noir, of course !) , des inspecteurs de romans policiers. Comme le Rebus de Ian Rankin, il est écossais , il boit beaucoup, il est seul , et il a un copain gangster .
Mais, pas comme le Rebus de Ian Rankin : il est amoureux d'une pute ,( une prostituée camée) et il ne dédaigne pas les substances illicites lui aussi .
Ou sont les feemmes ? Enfin, je veux dire les femmes ni putes , ni soumises ! Patience , elle arrive vers le milieu du livre mais j'ignore si on la reverra ….
Le début est un peu confus, l'auteur ne fait pas les présentations dans les règles, les renseignements sur son personnage arrivent au compte goutte, mais tout vient à point , à qui sait attendre et l'on se dirige vers un roman sombre et sans beaucoup d'espoir.
"Janvier noir" est donc le premier volet d'une série qui commence en 1973 . L'auteur ambitionne de balayer tout le milieu de la criminalité de la ville de Glasgow .
Je ne sais pas ce que vous avez prévu pour les prochaines vacances de Février, mais moi , c'est sûr, je m'envolerai vers la ville de McCoy, même si cette série n'est pas très innovante, je suis curieuse de voir comment elle évoluera.
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Glasgow, hiver 1973. Jour après jour, de nouveaux cadavres sont retrouvés: de jeunes femmes, de jeunes hommes, tous issus du monde de la prostitution et de la drogue, sauvagement mutilés ou violés. Tout accuse les Dunlop père et fils, riches industriels amateurs d'orgies qui n'ont qu'à lever le petit doigt pour que la ville soit à leur pied.
McCoy, la trentaine, flic, n'est pas étranger à ce monde. Son frère de coeur, Cooper, qui l'avait pris sous son aile quand ils avaient onze ans, en est l'un des barons. Partagé entre son passé, sa vie personnelle et les crimes crapuleux que subit la ville ouvrière écossaise, l'inspecteur se jette dans la gueule du loup avec une obstination désespérée. de vieux comptes à régler ...
Comme décor de son premier roman, Alan Parks a choisi Glasgow, connue pour ses conflits entre protestants et catholiques (cf les matches de foot), ses banlieues pauvres (l'une d'elles détient le triste record de la plus basse espérance de vie en Europe), son Barras Market (marché aux puces populaire) et ses pubs miteux à éviter en fonction de l'équipe qu'on supporte.
Ce n'est pas un roman noir révolutionnaire mais son respect des codes suffit à le rendre passionnant. Une belle virée en Ecosse, et le premier opus d'une longue série à venir.
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critiques presse (1)
Telerama
06 août 2018
Géographie intime d’une ville tout en nuances de gris, approchée avec un sens aigu des atmosphères, âpre et formidablement attachante tout à la fois, Janvier noir ouvre une série à suivre !
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
Paddy's Market était situé sous les arcades de la voie ferrée, au bord de la Clyde. C'était le marché de ceux dont les enfants n'avaient pas de chaussures et dont le dîner se limitait à des tartines de confiture, ou à une portion de frites s'ils avaient de la chance. Ils étaient encore nombreux à Glasgow ; pour eux, pas de HLM flambant neuf ni de télé couleur en location. C'était là qu'ils venaient tous les vendredis acheter et vendre des morceaux de biscuits dans des sacs plastique, des voilages déchirés --n'importe quoi. Paddy's était une sorte de grand magasin perverti : on y trouvait de tout, mais rien qui fasse envie.
Se faufilant entre un type au visage ensanglanté criant dans le vide et un vendeur au landau remplit d'allume-feux volés, McCoy passa sous les arches, à l'abri de la pluie. Là, les emplacements étaient payants, c'était donc la zone des produits haut de gamme : tabac volé, costumes d'hommes morts puant la sueur et la naphtaline, pièces de moto, écharpes de fourrure raidies par les années. Les produits de qualité. La frontière était très nette. Il y avait sous les arcades et dehors sous la pluie. Deux mondes bien distincts. p 85-86
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Susan prépare un doctorat à l'université de Glasgow (…)
Comment s'intitule votre thèse, déjà, Susan ?
- " La sexualité déviante en tant que nouvelle marchandise ; exploitation, capitalisme, fétichisation et avènement de l'individu désincarné."
- Alléchant, dit McCoy. Il faudra que je lise ça quand vous aurez terminé. Drôle de sujet pour une femme ,tout de même. (…)
- Que voulez-vous que je vous dise ? Le cours de couture était déjà plein.
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Les gens méprisent les filles qui travaillent ici [ un bordel ], poursuivit-elle, ils pensent qu'elles ne valent rien. Mais ce sont des êtres humains , ni meilleurs ni pires que les autres.
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Il baissa la veste de son pyjama et souleva l'élastique du pantalon: ses couilles avaient doublé de volume, elles étaient d'un joli marron bleuté. Il avait dû recevoir pas mal de coups de pied à cet endroit.
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Ce sont des hommes comme vous. Des hommes qui ne voient pas plus loin que leur sexisme intrinsèque. Vous savez ce que c’est d’être une femme et de vouloir travailler dans un monde patriarcal ? Vous savez ce que ça fait d’être en face de quelqu’un qui, pendant tout le temps que vous essayez de lui expliquer ce que c’est d’être féministe, vous regarde les seins ?
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Vidéo de Alan Parks
Alan Parks : Remise du prix du Salon du polar se met au vert 2018-2019
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