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ISBN : 226403176X
Éditeur : 10-18 (01/03/2001)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 398 notes)
Résumé :
On retrouve Nicolas Le Floch moins d'un an après sa première enquête, L'Énigme des Blancs-Manteaux.
Nous sommes toujours dans le Paris de la fin de l'année 1761 et le jeune commissaire de police du Châtelet a pris quelques galons suite à ses réussites antérieures sous l'autorité de M. de Sartine, l'homme des enquêtes spéciales de Louis XV, avec l'aide de son adjoint l'inspecteur Bourdeau.
Au départ de cette aventure, Le Floch est à l'Opéra, où l'on d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
belette2911
  09 février 2013
Non, "L'homme au ventre de plomb" n'a rien à voir avec l'estomac chargé de Charles Duchemin (Louis de Funès) après avoir dû manger quantité de plats indigestes (et pas frais) sous la menace d'un restaurateur qu'il avait dégradé dans son guide ("L'aile ou la cuisse"). La scène des boutons... Vous vous souvenez ?
Et bien là, c'est encore pire que ça !
Un an après sa première enquête (L'énigme des Blancs-Manteaux), notre ami Nicolas le Floch se retrouve avec quelques galons de plus : le voilà promu commissaire !
Paris, fin de l'année 1761, notre Nico national est à l'Opéra quand le comte et la comtesse de Ruissec apprennent le suicide de leur fils. Tant pis pour la soirée, le travail n'attend pas !
Je rappelle à mes lecteurs que dans un pays catho comme la France à cette époque, le suicide, c'est du péché mortel et on a condamné des suicidés parce qu'ils s'étaient "homicidés". Punition : on a traîné leurs cadavre dans toutes les rues. La honte sur leur famille.
Les premières constatations font plutôt pencher Nicolas le Floch pour la thèse d'un assassinat déguisé. le coup du "il est mort en nettoyant son fusil" ne prend pas avec lui. Des tas de petits détails ne sont pas normaux et ça le titille.
L'examen du corps avant autopsie lui confirme déjà qu'il avait vu juste. Par contre, il ne se doutait pas qu'on avait.... Non, je ne dirai rien de plus, mais la mort dut être terrible. Fallait prendre tout au sens propre et pas au figuré.
Les ramifications complexes et multiples de cette affaire va mener Nicolas tout droit à des complots qui pourraient menacer jusqu'à... Oui, si haut !
Surtout que son faux suicidé n'est pas le seul à mourir dans cette affaire et que Nicolas aura fort à faire, aidé de son fidèle adjoint, l'inspecteur Bourdeau, pour démêler le vrai du faux.
L'auteur nous ressert la même recette que celle utilisée pour sa première enquête et la sauce prend, cette deuxième enquête étant tout aussi réussie que la précédente.
Même mieux, je dirais, puisque ayant eu droit aux explications sur la jeunesse de Nicolas dans le tome précédent, celui-ci passe plus vite aux choses sérieuses.
Pas de vitesse supersonique, mais un rythme de croisière au pas des chevaux avec quelques galops durant les 310 pages que comptent l'ouvrage.
Rien à redire du point de vue historique, n'étant pas historienne, mais il appert que l'auteur s'y connait pour mettre en scène le Paris du XVIIIème siècle. Sans oublier les personnages ayant réellement existé !
Son érudition est manifeste et c'est un double plaisir pour moi d'avoir une enquête policière historique.
En 310 pages, vous fréquenterez des bourgeois, la haute noblesse en la personne du Roi et de sa maîtresse, la Pompadour, mais aussi une mère maquerelle, des gamins des rues, des moines, des flics, un bourreau, un médecin légiste, des cadavres, de la misère, de la richesse et même si Findus n'existe pas encore pour vous coller de la viande de cheval à la place de celle de boeuf, restez prudent lorsque vous mangez.
Le petit plus ? Pour une amatrice de Sherlock Holmes telle que moi, j'ai souri lorsque je découvris que Nicolas crochetait les serrures et n'hésitait pas à enfreindre la loi quand il le fallait : une visite à domicile de nuit, version "cambrioleur", Holmes le faisait aussi.

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Crazynath
  09 juin 2019
L'homme au ventre de plomb est la seconde aventure mettant en scène le commissaire Nicolas le Floch créé par Jean-François Parot . L'histoire commence tambour battant avec la mort plus que suspecte du fils ainé du comte de Ruissec, proche d'une des filles du roi Louis XV. le hasard a permis que Nicolas et son supérieur Sartine se rendent sur les lieux quasi en même temps que la famille du défunt. Cela leur permettra d'arriver à des conclusions qui ne vont pas accréditer la thèse du suicide comme le souhaiterait très vite la famille.
L'affaire prend une autre dimension quand la mère de la victime meurt elle aussi de façon on ne peut plus suspecte alors qu'elle avait donné rendez-vous à Nicolas dans un endroit secret.
J'ai retrouvé avec plaisir l'ambiance tellement bien restituée par Jean-François Parot de cette période de l'histoire. Il arrive avec beaucoup de talent à restituer le Paris de cette époque. Et que dire quand un personnage ayant réellement existé se trouve intervenir ? On s'y croirait !
De plus, l'intrigue est bien ficelées et les pistes sont nombreuses et donnent l'occasion au lecteur de soupçonner plusieurs personnes, même si elles gravitent dans des hautes sphères. La comtesse de Pompadour, favorite en titre fait plusieurs apparitions et on ne peut s'empêcher de prendre en pitié la femme sur son déclin et déjà bien malade.
J'ai vraiment aimé retrouver tout le petit monde qui côtoie Nicolas et qui contribue à la qualité de ces histoires. Oui, j'ai un petit faible pour la cuisinière alsacienne Catherine ainsi que pour le truculent chirurgien Secmagus. Mais les autres comme Noblecourt ne sont pas en reste non plus, mais je ne peux évidemment pas tous les citer…
Bref, un très bon polar historique comme je les aime et en redemande..

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Tatooa
  19 octobre 2017
Une excellente enquête de mon petit "Nicolas", que j'aime beaucoup ! (Lire les livres me donne l'occasion de voir que la série suit les livres de fort près !). L'intrigue est vraiment tordue et intéressante, mais il faut lire les livres avant de regarder la série, du coup, sinon on est auto-spoilé ! Mdr ! Enfin perso je m'en fiche avec ma mémoire de poisson rouge je ne savais plus comment ça finissait...
Le style est toujours excellent, avec un vocabulaire "ancien", une description de la vie parisienne sous Louis XV qui est juste superbe, bien brossée, très intéressante aussi.
J'ai relevé des coquilles "de re-écriture/correction". Une répétition étrange d'une phrase en fin de chapitre, une répétition de pronom tout aussi frappante ("leur l'expédition", autant dire que ça fait bizarre, d'ailleurs je m'en souviens, lol). C'est dommage, ça nuit un peu à la fluidité de la lecture. On les repère d'autant plus que le style soutenu et l'intrigue compliquée demandent une attention soutenue de lecture...
Mais à part cela c'est vraiment du très très bon policier historique ! Je lirai la suite, ça c'est sûr ! :)
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Phoenicia
  21 juin 2019
Un peu déçue par ce 2e tome des aventures de Nicolas le Floch, commissaire au Châtelet.
L'affaire paraît des plus intéressante : un homme de la noblesse semble s'être suicidé dans sa chambre close. Sauf que Nicolas découvre rapidement qu'il s'agit d'un meurtre : l'homme a été contraint d'avaler du plomb fondu. Comment expliquer la porte close si c'est un assassinat? Comment expliquer qu'un serviteur l'ait vu arriver sur ses deux pieds peu de temps avant? Nicolas aura besoin de toutes les mains ( les lecteurs comprendront l'allusion) disponibles pour démêler ce sac de noeuds. D'autant que l'enquête pousse Nicolas à côtoyer la cour : le roi, sa fille et surtout Mme de Pompadour...
Aussi, la base est intéressante. C'est l'occasion à nouveau d'en apprendre plus sur Louis XV, son règne que j'avoue méconnaître pour l'ensemble. Une focal est faite sur la Compagnie des Jésuites.
Les points positifs du premier sont à nouveau là : j'aime beaucoup la psychologie des personnages, que ce soit Noblecourt, Secmagus, Bourdeau ou encore Sartine, autant de personnages secondaires qui donnent du relief au roman. Sans parler de ses anecdotes culinaires qui invariablement te donnent l'eau à la bouche.
Pourtant, je parlais de relief et c'est bien le bémol principal de ce tome. L'enquête de Nicolas est obscure. Au final, il se passe des choses, sans que pour autant on interpelle le lecteur. Si bien que j'ai trouvé l'enquête difficile à suivre et par voie de cause à effet difficile à suivre. La restitution sur une vingtaine de pages suffit à elle-seule et c'est là une grande déception pour moi. Si je ne demande pas à trouver la clé du mystère, je demande au moins à être conviée, à m'interroger. Or, cela m'a été impossible.
Je ne sais si je vais donner suite à cette série. Une chose est certaine, si c'est le cas, ce ne sera pas pour tout de suite.
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frenchbooklover
  21 mai 2013
"Le flot des voitures emplissait la rue Saint-Honoré, Nicolas le Floch avançait avec précaution sur le pavé glissant. Au milieu du tonnerre des équipages, des cris des cochers et des hennissements des chevaux, un carosse débouchant à grande allure faillit verser devant lui: une roue retomba, et son fer fit jaillir une pluie d'étincelles. Non sans peine Nicolas traversa la tempête des flambeaux et des torches qu'agitait dans l'obscurité une foule de valets désireux d'éclairer au mieux leurs maîtres"
Paris, octobre 1761, Nicolas le Floch assiste à la première des Paladins de Rameau à l'Opéra de Paris. Son maître Sartine lui a en effet recommandé de veiller à la sûreté d'Adélaïde, la seconde fille du Roi. Dès le début du spectacle, un homme s'introduit dans la loge de cette dernière. Il annonce alors une très mauvaise nouvelle au comte et à la comtesse de Ruissec accompagnant la princesse: leur fils aîné se serait suicidé dans leur hôtel particulier.
Nicolas et Sartine se rendent chez cette malheureuse famille. Mais bien vite, le commissaire n'est pas convaincu par la thèse avancée. Ses constatations le pousseraient à penser à un meurtre....
Il se retrouve alors mêlé à une affaire très compliquée où différentes factions de la Cour s'affrontent, les cadavres s'accumulent...
Voici le second volet des enquêtes du commissaire Nicolas le Floch.
On sent, dès les premières pages, qu'il a pris de l'assurance depuis les événements de la rue des Blancs-Manteaux. Notamment dans son rapport avec le lieutenant général, M. de Sartine auquel il n'hésite pas à faire des remarques sur d'éventuels changements. En outre, il a perdu les illusions qu'il pouvait avoir sur sa fonction et sait qu'elle nécessite parfois des compromissions.
"Décidément, le Dauphin couronné, ne lui réussissait pas. C'était là qu'il avait perdu ses illusions sur la possibilité d'être à la fois un policier et un honnête homme. Il lui était impossible de se leurrer: tromperies, pressions, chantages, utilisation détournée de l'autorité et des lois, quelles étaient la limite et la frontière entre le bien et le mal? La vérité ne se révélait jamais simplement. L'essentiel était d'aboutir et de servir la justice par des moyens qui, en d'autres lieux, eussent été jugés déshonorants."
Néanmoins, cette enquête va mettre à l'épreuve son savoir-faire. Dès l'arrivée dans l'hôtel particulier des Ruissec, il se rend compte que la mort ne peut être causée par un suicide. Cette impression va être rapidement confirmée par le bourreau Sanson et le docteur Semacgus. En effet, ils observent que le jeune homme est mort suite à une ingestion forcée de plomb.
Malheureusement, ils ne peuvent aller plus loin dans leurs déductions car à la demande du comte de Ruissec, le cadavre leur est retiré. Officiellement, Nicolas n'a pas le droit d'évoquer une autre thèse que le suicide.
L'affaire se complique quand une nouvelle mort se rajoute: celle de la comtesse de Ruissec qui serait décédée en tombant accidentellement dans un trou dans une église.
Parallèllement, Nicolas se voit également confier une enquête autour du vol des bijoux de la princesse Adélaïde.
Il subit aussi de nombreuses pressions de personnages haut placés (Madame de Pompadour, le ministre Saint-Florentin...).
C'est justement ce que je reproche à ce tome: la multiplicté des intrigues annexes. J'aurais aimé me concentrer sur les meurtres des Ruissec. Quand Nicolas expose la résolution du mystère à Sartine, je me suis trouvée frustrée de ne pas avoir eu plus d'indices...
En revanche, j'ai toujours autant apprécié la qualité de la plume de Jean-François Parot. Je trouve qu'il arrive à entremêler avec beaucoup d'habileté des expressions contemporaines et des expressions d'époque.
De même, il ressuscite avec talent la fin du 18ème siècle. Grâce à lui, on perçoit parfaitement l'atmosphère qui devait régner à la Cour de Louis XV au moment de la Guerre de sept ans: la rivalité entre les factions (celle du dauphin, celle de la Marquise de Pompadour...), la vie quotidienne, les rapports de force pour avoir les honneurs d'assister à telle ou telle chasse....
Tout comme on se sent plongé dans le Paris du siècle des Lumières. La scène d'ouverture m'a particulièrement frappée. J'avais l'impression de me retrouver à la première de l'opéra de Rameau tant la description était vivante.
J'ai aussi retrouvé avec plaisir tous les personnages secondaires qui entourent notre commissaire: M. de Noblecourt, Catherine et Marion (dont les talents culinaires me font à chaque fois saliver), le docteur Semacgus, l'inspecteur Bourdeau...Une très belle galerie qui contribue beaucoup au plaisir que procurent les aventures de Nicolas le Floch.
Bref, vous l'aurez compris: j'ai bien aimé ce tome des enquêtes tant pour la description de Paris et du Versailles de l'époque que pour la qualité des protagonistes. En revanche, j'ai moins accroché à l'intrigue trop touffue...
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   18 octobre 2017
Décidément, le "Dauphin Couronné" ne lui réussissait pas. C'était là qu'il avait perdu ses illusions sur la possibilité d'être à la fois un policier et un honnête homme. Il lui était impossible de se leurrer : tromperies, pressions, chantages, utilisation détournée de l'autorité et des lois, quelles étaient la limite et la frontière entre le bien et le mal ? La vérité ne se révélait jamais simplement. L'essentiel était d'aboutir et de servir la justice par des moyens qui, en d'autres lieux, eussent été jugés déshonorants.
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TatooaTatooa   17 octobre 2017
- L'honneur, monsieur, qui êtes-vous pour en parler ? Que prétendez-vous en connaître ? Il faut l'avoir porté en soi pour en parler. L'honneur se reçoit par la pureté d'un sang qu'aucune roture n'a jamais corrompue. Il puise son origine dans la nuit des temps, abreuve génération après génération, et se gagne par l'épée pour le roi et pour Dieu. Comment osez-vous laisser ce mot franchir vos lèvres, monsieur l'exempt ?
(Le comte de Ruissec à Nicolas)
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belette2911belette2911   07 février 2013
- Je vous demande de m'autoriser à poursuivre la vérité.

- C'est une garce qui vous glisse entre les doigts, votre vérité ! Et quand on la tient, elle vous brûle.
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MissSherlockMissSherlock   09 avril 2015
La bourrasque des sens avait été si violente qu'il n'avait pris aucune précaution. Il ne se rappelait que trop les recommandations de son ami Semacgus. Avec l'expérience acquise d'un vieux libertin, celui-ci l'avait mis en garde contre les dangers de fréquenter les comédiennes, filles d'opéra et autres gueuses, trop heureuses ou trop insouciantes pour se soucier de semer à tous vents les fleurs poivrées de leur licence. Le chirurgien l'avait vivement pressé d'user d'un doigt de cæcum de mouton, plus communément appelé condom, qui constituait pour l'homme le meilleur bouclier contre les coups de pieds de Vénus.
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Lorraine47Lorraine47   11 mars 2012
Mais de l'avis général, ce qui rongeait la marquise, c'était la hantise permanente de "l'autre femme", celle qui découvrirait le secret de cet homme singulier, si difficile à distraire de son ennui.
A cette crainte de perdre le roi s'ajoutait la terreur permanente de voir se répéter une nouvelle affaire Damiens. Quant au peuple, la marquise lui apparaissait comme l'une des trois calamités du royaume avec la disette et la guerre.
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Vidéo de Jean-François Parot
Cette année encore, les musées de Lyon se sont mis aux couleurs de Quais du Polar : les auteurs invités Claude Izner, Jean-François Parot, Deon Meyer et d'autres sont intervenus pour des visites atypiques dans les musées Gadagne, le musée gallo-romain de Fourvière, le musée de l'Imprimerie et de la Communication graphique et bien d'autres ! Des enquêtes et animations dans le cadre du festival étaient proposées aux visiteurs. Vidéo réalisée par les étudiants de Factory.
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