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ISBN : 2709646161
Éditeur : J.-C. Lattès (01/10/2014)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.76/5 (sur 121 notes)
Résumé :

À la terrible année 1783, marquée par les retombées d’un volcan islandais en éruption, succède en 1784 l’hiver du siècle.
À Paris, le peuple élève des obélisques de neige et de glace en reconnaissance de la charité des souverains. Dans l’une d’elles, au dégel, apparaît le corps d’une femme dénudée qui ressemble étonnamment à la reine Marie-Antoinette.
Nicolas Le Floch se lance dans une enquête minutieuse de laquelle, investigation après investi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
Fortuna
  30 décembre 2016
Février 1784, l'hiver est glacial, du bois et des vivres sont distribués en urgence à la population parisienne pour éviter une trop grande mortalité. Des pyramides de glace sont érigées dans tout Paris par le peuple pour remercier le roi. Or le temps se radoucit, la pluie se met de la partie, les rues de la capitale charrient boue et immondices, et dans ce cloaque l'une des pyramides à moitié fondue dévoile le cadavre d'une jeune femme ressemblant trait pour trait à la reine…Reine qui vient par ailleurs d'être victime du vol de certaines de ses précieuses pièces de porcelaine de Sèvres.
Voici donc notre commissaire Nicolas le Floch devant faire face à une épineuse énigme, mettant en cause des personnalités de milieux divers mais dont certaines touchent de près l'entourage du roi. Encore une occasion pour découvrir le Paris de l'époque, ses sombres ruelles, ses lupanars, ses commerçants douteux, ses nobles aux moeurs troubles, toute une engeance qui fait de son mieux pour échapper à la justice, pas toujours très clémente…Sur fond de contexte politique qui commence à être houleux.
A nouveau l'occasion de découvrir également quelques recettes de l'époque, de se familiariser avec les moeurs du temps, et de démêler une affaire compliquée avec les moyens que possédait alors la police. Malgré tout le roman manque de rythme, on se perd dans ces histoires de sosies, et l'on reste sur sa faim…à la fin. Donc malgré une bonne idée de départ j'ai finalement trouvé le temps long et l'intrigue trop embrouillée. Même constat que pour l'Année du volcan : lecture agréable mais pas la plus passionnante. le charme des premières enquêtes s'est un peu terni.
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Commenter  J’apprécie          360
Didier_Tr
  30 mars 2019
J'avais déjà du lire un JF Parot. C'était donc mon deuxième. Je risque de l'oublier aussi vite que le premier. C'est pas mal, mais je ne suis pas fan. J'ai l'impression de passer la moitié du roman à lire des recettes de cuisine avec l'accent allemand, et bon, ce n'est pas ma tasse de thé.
L'histoire en elle-même est plutôt pas mal. La Reine, celle de la brioche et du pain, semble mise en cause, des histoires de vaisselles aussi, bon, c'est tout de même un peu long.
Après, si on suit l'histoire, enfin, celles des protagonistes, ça doit avoir un certain charme.
Je n'ai pas perdu mon temps, c'était tout de même intéressant.
Commenter  J’apprécie          160
stefmet
  30 décembre 2014
Encore une fois, Nicolas le Floch est confronté à une épineuse énigme : une femme nue est retrouvée morte dans une pyramide de glace, en cet hiver polaire de 1784... Une femme qui est le parfait sosie de Marie Antoinette. L'enquête conduira notre commissaire dans l'entourage du Duc de Chartres (futur Philippe Égalité), cousin et principal opposant du roi. de quoi rendre l'affaire délicate.
Comme à son habitude, Jean François Parot nous entraîne dans le Paris de cette fin du 18ème siècle où les idées révolutionnaires germent, où les intrigues se lient, où les complots naissent... Cette série continue son oeuvre de portrait d'une époque, tout dans la mesure et la justesse.
La lecture achevée on se met à désespérer de devoir attendre de longs mois avant de lire la prochaine enquête. Aura-t-elle pour cadre 1785, année de l'affaire du collier - l'un des plus grand scandale du règne de Louis XVI - dont on peut croiser les protagonistes dans les derniers romans, et du départ de le Noir du poste de lieutenant général de police et donc de supérieur de Nicolas le Floch ?
Espérons que la suite vienne rapidement.
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Herve-Lionel
  10 avril 2015

N°892– Avril 2015
LA PYRAMIDE DE GLACEJean-François Parot – JC Lattès.
Nous sommes en février 1784 et il fait froid, un froid qui fait augmenter le prix des denrées de première nécessité et active la colère populaire même s'il y a, dans les villes, un élan sporadique de solidarité des plus riches vers les plus humbles. Dans les campagnes, les loups sortent des forêts, terrorisent le peuple et on cherche vainement des raisons à ce changement climatique exceptionnel. A Paris, le bon peuple qui, quelques années plus tard s'élèvera contre l'autorité royale et la personne du roi (et celle de la reine) témoigne son attachement à Louis XVI en érigeant dans les rues des pyramides de glace et de neige en son honneur. le dégel qui rend les rues de la capitale encore plus repoussantes et malodorantes, révèle, dans une de ces élévations éphémères, le cadavre nu d'une femme préalablement assassinée dans des conditions mystérieuses. Pourtant, le fait que cette jeune femme ressemble à s'y méprendre à la reine Marie-Antoinette est-il un signe des bouleversements à venir? Qu'elle ait été trouvée à proximité de la maison du président du Parlement de Paris est-il révélateur, tout comme cette mise en scène macabre ? le libelle obscur qui accompagne cette découverte plonge les enquêteurs dans un abîme de réflexions. Voilà donc pour Nicolas le Floch, commissaire aux affaires extraordinaires du royaume, et pour ses habituels et parfois inattendus collaborateurs, une enquête qui promet d'être pleine de surprises. Comme d'habitude, ses investigations mettent à jour les vices et travers libertins de l'élite aristocratique de la société et cette enquête ne fera pas exception. Elle se déroule sur fond de mépris de la noblesse pour le peuple qu'anime un profond désir de changement, lui permet d'en rencontrer encore une fois les bas-fonds mais aussi des nobles dépravés qui ne reculent devant rien pour satisfaire leurs vices. Pour cela il croisera nombre de personnages qui apporteront leur pierre à la manifestation de la vérité mais aussi le mystificateur Cagliostro et Rétif de la Bretonne toujours aussi énigmatique mais qui a une connaissance très précise des moeurs et des gens de la haute société.
A la cour, le roi se préoccupe davantage d'un vol de porcelaine de Sèvres prisée par la reine autour de qui les intrigues et critiques vont bon train. Louis XVI, malgré sa volonté d'améliorer le sort des plus pauvres, se caractérise par son incapacité à gouverner, sa naïveté naturelle, ce qui, malgré lui le coupe des masses populaires. Face à la montée de la contestation que les philosophes des Lumières ont largement inspirée, Nicolas est quelque peu tiraillé entre sa fidélité aux souverains, ses origines nobles et son aspiration naturelle qui le pousse vers le peuple dont son fidèle Bourdeau incarne bien cette volonté d'émancipation. Sartine, ancien lieutenant général de police et ami de Nicolas, même s'il a été remplacé par le Noir, s'ennuie dans sa toute nouvelle retraite, mais continue à garder un oeil sur les affaires du royaume et s'intéresse toujours de très près aux enquêtes du commissaire le Floch. Il se pourrait donc bien qu'il ait sur cette affaire où la sorcellerie, la politique étrangère, le déficit grandissant du Trésor et peut-être ce fameux vol de porcelaine dont l'ombre plane de plus en plus sur cette enquête, des informations particulières, d'autant que les cadavres se multiplient et qu'un prince du sang pourrait bien y être compromis. Tout cela n'a évidemment pas échappé à ce grand serviteur du royaume.
Cette enquête labyrinthique où se mêle crimes passionnels, intrigues politiques, affaire d'État, jusque dans l'entourage immédiat de Louis XVI entraîne comme toujours le lecteur dans un Paris fascinant et inquiétant. Les recettes de cuisine, le style à la fois agréable à lire, délicieusement suranné et plein de suspense de l'auteur contribue comme toujours à un dépaysement agréable et bienvenu.
©Hervé GAUTIER – Mars 2015 - http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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Albina
  26 octobre 2018
Le récit est bien mené dans le sens que jusqu’au bout on a envie d’avoir la clef du mystère malgré les nombreuses digressions. Mais je suppose que c’est le propre de tous les bons romans policiers que je ne pratique pas ordinairement.
On plonge, en même temps, au cœur du XIIIe. L’auteur nous restitue une époque en commençant par les habitudes culinaires des puissants sans lésiner sur les détails (lassants parfois) en passant par les mœurs dissolues qu’autorise la licence du siècle et que favorise l’indulgence pour les nantis qui débouchent sur la corruption, sans oublier la misère qui opprime le peuple dont la colère gronde et va fomenter la révolution.
Nicolas le Floch y apparait comme la figure mitigée d’un honnête homme attaché à ses privilèges (il est marquis), mais pas assez fou pour les remettre en cause ; toujours à la recherche d’un compromis avec lui-même. Il voit tout, mais ne cesse jamais de se mentir en évitant soigneusement d’aller au bout de ses raisonnements un peu tortueux.
On peut se dire que le même processus opère au XXIe siècle, pourtant la misère est moins visible dans ce sens où l’hygiène règne et que la puanteur, la saleté et les rats sont souvent bien loin de nos cités.

Quant à Louis XVI, ce n’est apparemment pas le pire des rois, mais par sa faiblesse qui puise ses sources dans une certaine forme de bonté et une relative volonté de justice contrairement à ses prédécesseurs, il ouvre le champ à une révolte qui s’avère par ailleurs pleinement justifiée. In fine, il a payé pour les autres.
J’ai apprécié le réalisme et le soin donné à cette restitution d’une époque cruciale, mais le style lourd m’a un peu rebuté par l’abus de mots savants pas toujours appropriés, des tournures répétitives et alambiquées qui même si elles correspondent parfois aux usages du siècle auraient souvent mérité d’être simplifiées : le récit aurait ainsi gagné en clarté.
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critiques presse (2)
LeFigaro   18 décembre 2014
Les descriptions des faubourgs parisiens sont aussi saisissantes que crépusculaires et Jean-François Parot a autant de talent pour décrire un bouge qu'un souper fin, dont le menu nous est décliné avec moult détails, comme dans les précédents romans de l'auteur.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeFigaro   05 décembre 2014
Un parcours labyrinthique où s'entremêlent le crime passionnel et l'intrigue politique et d'où surgira brusquement la vérité.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   24 mai 2018
Désabusement
"Il n'est point de vérité absolue, et les hommes se trompent bien moins, faute d'entrevoir la vérité, que faute d'en apercevoir les limites".
Sénac de Meilhan
P..410
🌟🌟🌟🌟
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FortunaFortuna   29 décembre 2016
Ainsi surgissaient, pénétrant le commun de stupeur effarée, une foule de prodiges et d'apparents mystères. Deux mondes basculaient l'un sur l'autre ; le nouveau, empruntant à l'ancien ses arcanes, usait de ce que la science lui prodiguait pour en redoubler l'efficience. Le tout constituait une chaîne entravant le libre jugement des crédules qui se laissaient séduire.
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Didier_TrDidier_Tr   25 février 2019
- A cela s'ajoute aussi que l'enlèvement des neiges et des glaces n'est guère respecté. L'audience de police du Châtelet, nous le savons, ne cesse de condamner des récalcitrants. On a même tenté de former des compagnies de balayeurs de la cité.
- Et, répondit Nicolas, tu sais que le remède a été pire que le mal. Elle a persuadé le bourgeois que le balayage n'était plus une obligation. Il paraît s'en laver les mains puisque la police se chargerait de tout.
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stefmetstefmet   28 décembre 2014
Les réformes commencent toujours mal. Les débuts sont difficiles et le Français est rétif à toute nouveauté, bien qu'emporté régulièrement par des modes successives.
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stefmetstefmet   18 décembre 2014
Le roi est aimé avec commisération, la reine est vilipendée avec haine. La noblesse et la finance se disputent l'impudence et tombent dans le mépris public. Regardez et écoutez, Nicolas, ce désir passionné de changement. Hélas, il est par trop diversifié dans son objet et dans ses causes, à l'infini de chaque état de la société ! Changera-t-il un jour le sort de chacun ? Fallacieuses illusions ou, peut-être ...
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Cette année encore, les musées de Lyon se sont mis aux couleurs de Quais du Polar : les auteurs invités Claude Izner, Jean-François Parot, Deon Meyer et d'autres sont intervenus pour des visites atypiques dans les musées Gadagne, le musée gallo-romain de Fourvière, le musée de l'Imprimerie et de la Communication graphique et bien d'autres ! Des enquêtes et animations dans le cadre du festival étaient proposées aux visiteurs. Vidéo réalisée par les étudiants de Factory.
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