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ISBN : 2264035498
Éditeur : 10-18 (16/01/2003)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 281 notes)
Résumé :
Nous sommes en 1770 et dix ans ont passé depuis la première enquête du Breton Nicolas Le Floch, commissaire de police au Châtelet.
Dix années pendant lesquelles, avec son mentor Sartine, lieutenant général et homme des affaires spéciales du roi, il aura déjoué de multiples complots.
Des succès dont certains sont jaloux et c'est au moment où l'on tente de mettre les deux hommes au placard qu'une catastrophe intervient pendant le mariage du Dauphin : des... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Herve-Lionel
  05 avril 2014


N°537 – Août 2011.
LE FANTÔME DE LA RUE ROYALEJean-François PAROT – JC Lattès.
Les enquêtes de Nicolas le Floch, commissaire au Châtelet.
Paris, le 30 mai 1770, c'est le mariage du dauphin et Louis XV veut que la fête se termine par un feu d'artifice sur la place qui porte son nom. Malheureusement les explosions provoquent un incendie et la panique s'empare de la foule venue en masse assister à ce spectacle. On relèvera des centaines de morts et de blessés. Nicolas le Floch, marquis de Ranreuil, commissaire de police au Châtelet obtient de Sartine, grand amateur de perruques et actuel Lieutenant général de la police, le droit d'enquêter sur cette affaire où des erreurs ont été commises en matière de maintient de l'ordre, d'autant plus que cette responsabilité incombait à la compagnie des gardes de Paris. Durant son enquête, notre commissaire découvre le cadavre d'une jeune femme d'une vingtaine d'années tenant fermement dans sa main une perle noire. de plus, l'examen post mortem révèle qu'elle n'a pas été écrasée comme les autres victimes mais étranglée ! A l'évidence on a mêlé sa dépouille à celles des autres cadavres pour masquer ce qui est en réalité un assassinat. Tel est le point de départ de cette passionnante enquête policière menée dans ce Paris du siècle des Lumières où le lecteur aime à se perdre et à se retrouver. Il y rencontre les gardes de la ville aux nouveaux uniformes chamarrés qui montrent plus que de l'opposition à la police officielle, Sartine contre qui des libelles circulent dans la cité, tout un peuple de « mouches » et de domestiques, le fidèle adjoint Pierre Bourdeau, Sanson, le bourreau qui fait aussi office de légiste et Guillaume Semacgus, chirurgien de marine qui assistent le commissaire... le lecteur y croise le quotidien des gens du peuple, des cabarets et des maisons de plaisirs mais aussi les intrigues de Cour...
Les investigations du marquis vont le mener rue Royale, chez Charles Galaine, un maître pelletier chez qui vivait cette jeune femme, sa nièce, Élodie. Il loge chez lui, sur ordre du roi qui l'apprécie et à qui il fera personnellement ses rapports. Cette résidence forcée va l'amener à découvrir tout un décor où l'hypocrisie le dispute aux réalités les plus sordides. Témoins ce Naganda, personnage ambigu, indien Micmac au visage tatoué, fils de chef d'une tribu alliée à la France en terre d'Amérique, ancien élève des jésuites qui use d'un langage châtié et cite Saint-Jean en latin et Racine en français. Lui aussi loge chez Galaine, mais dans une soupente. Son personnages et ce qui lui arrive sont de nature à jeter sur lui les doutes les plus fondés. Il deviendra plus tard un espion du roi dans les territoires d'Amérique tenus par les Anglais, mais pour l'heure il fait partie des suspects. Notre commissaire va découvrir bien pire, une servante qui cache sa future maternité et qui, de lévitations en révélations [en état de transe elle parle allemand et latin avec la voix des morts et révèle à le Floch des détails sur sa vie qui ne sont connus que de lui seul] donnera toutes les marques d'une possession du démon, au point que l'archevêque de Paris soi-même va dépêcher un exorciste auprès d'elle. Semacgus qui ne croit ni aux fantômes ni au diable, rappelle le marquis à plus de rationalité et préfère à tout cela la manifestation de l'hystérie. Une telle procédure qui évoque le Moyen-Age n'a pas sa place au siècle de Voltaire et des encyclopédiste, mais pour le Floch qui a reçu une éducation de qualité chez les bons pères, il en va aussi de l'ordre public dont il est le garant. Quant à Élodie, elle n'était pas exactement la jeune fille rangée qu'il avait imaginée, des personnages sont escamotés, d'autres disparaissent pour réapparaître, un attentat est perpétré par les gardes de la ville contre un ancien procureur mais visait en réalité notre commissaire, un monstre au visage blanc est évoqué, un reçu est découvert dans la maison de Galaine et qui date du jour du drame, un testament caché et retrouvé par hasard par une enfant qui en sait probablement plus qu'elle ne veut en dire. Comme si tout cela ne suffisait pas il y a un infanticide, une faillite annoncée, des dettes de jeu et des vêtements mis en gage, des chantages, des amours contrariées, un procès un peu long où notre commissaire prend des accents de procureur... Mais la vérité finit par éclater ...
Jean-François Parot dessine peu à peu pour le lecteur la personnalité et l'histoire parfois intime de son héros mais aussi se livre avec bonheur à des descriptions évocatrices [ Je retiens particulièrement l'épisode de l'exorcisme et aussi le portait de l'archevêque de Paris dont les états d'âmes transparaissent sous les mots]. J'aime bien le texte de ce récit, l'érudition de son auteur, les notes qui suivent les chapitres...
Je continue avec bonheur et passion à découvrir l'oeuvre de cet auteur qui sert si bien notre belle langue française, replonge son lecteur dans le contexte de ce siècle des Lumières, le dépayse agréablement et distille un suspense de bon aloi jusqu'à la fin. C'est à chaque fois un bon moment de lecture.


©Hervé GAUTIER – Août 2011.http://hervegautier.e-monsite.com



















































Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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lacazavent
  24 mai 2016
Une nouvelle aventure pour Nicolas LeFloch, jeune commissaire au Châtelet, et un nouveau mystère bien obscur.
Ce volume s' ouvre sur le début des festivités proposés par le Ville de Paris en l' honneur du mariage du futur Louis XVI, mal organisés (volontairement ou involontairement) la fête tourne au drame lorsque des feux mal tirés, un début d' incendie puis un mouvement de panique font fuir la foule amassés Place Louis XV (devenue place de la Révolution puis Place de la Concorde). Les morts sont nombreux parmi eux, une jeune fille, les premières constatations laissent à penser qu' elle a été assassinés. Mandaté par M. de Sartine pour faire tout le jour sur les négligences qui ont conduit au drame, Nicolas le Floch va se servir de l' enquête sur le meurtre de la jeune fille comme couverture.
Bien vite, c'est cette enquête qui va prendre toute la place ou presque, l'autre ne faisant que brièvement quelques apparitions rajoutant mystère et danger.
L' intrigue tissée autour du meurtre est relativement classique mais les personnages sont bien campés, le contexte historique est bien tracés. C'est avec plaisir que l' on s' immerge dans le Paris du XVIIIème siècle.
Sans dévoiler l' histoire j'ai été un petit peu déçus que l' auteur ne nous propose pas pour un des mystères une explication plus terre à terre pour un phénomène bien étrange qu' il laisse volontairement dans le flou.
Une lecture toujours aussi sympathique que je vais continuer avec plaisir.
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DOMS
  16 novembre 2014
Une nouvelle aventure du commissaire Nicolas le Floch, dans un Paris qui fête le mariage du dauphin. La police du Roi n'est pas en charge de la sécurité des citadins ce soir-là. Un feu d'artifice est donné, mais rien n'a été correctement organisé, et c'est la catastrophe, les victimes se comptent par centaines.
En parallèle à cette soirée de fête qui tourne mal, un cadavre est trouvé, et sa mort est très suspecte. Il va falloir toute la finesse, l'intelligence et l'esprit de déduction de notre enquêteur hors pair pour parvenir à confondre les coupables. Alors que surgit un conflit entre deux pouvoirs, entre deux polices, le Service de la ville et le Service du Roi, Nicolas va devoir enquêter finement pour parvenir à prouver ce qu'il cherche à démontrer.
S'autorisant même une incursion dans le monde mystérieux des exorcistes et des croyances étranges, l'auteur nous fait découvrir des habitudes, des milieux, des rues de Paris, des métiers, qu'il sait décrire à merveille. Sans oublier au passage quelques recettes culinaires de l'époque. Au final, en plus d'une intrigue, cela donne au lecteur l'impression d'apprendre tout en se divertissant, c'est très agréable à lire.
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MissSherlock
  24 novembre 2016
Nicolas le Floch, commissaire au Châtelet, se voit confier une mission d'importance par le lieutenant général de police Sartine : enquêter sur les raisons qui ont provoqué la mort d'un millier de personnes le soir d'un feu d'artifice. Dans le même temps, le fougueux commissaire découvre qu'une jeune fille a été assassinée le soir même de la tragédie.
Pour cette troisième aventure, Jean-François Parot nous fait faire un bond dans le temps. Dix ans ont passé depuis sa seconde enquête et Nicolas n'est plus un jeune homme naïf mais un policier aguerri, diplomate et proche du Roi. J'ai été décontenancée par cette ellipse mais pas autant que par l'intervention du surnaturel à mi-parcours.
Décontenancée mais pas déçue car cette aventure est une fois de plus passionnante, les personnages prennent de l'épaisseur et l'écriture de Jean-François Parot est un régal.
La conclusion est cependant un peu trop rapide à mon goût - d'autant que je m'étais totalement fourvoyée quant à l'éventuel coupable.
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petitepom
  08 décembre 2012
J'ai beaucoup aimé cette enquète, peut être parce qu'il y a plus de femmes et que les circontances des meurtres m'ont plus touché.
La découverte du corps d'une jeune femme au milieu d'une cohue de victimes, m'a tout de suite plu,elle cache un secret qui m'a touché, la famille dans laquel elle vit n'est pas sans interet ; tout cela en fait une intrigue passionnante, un peu complexe pour que le lecteur ne soit pas mis sur la piste, mais pas de quoi nous perdre.
Ce 3° volet est, à ce jour mon préféré, le premier et le second m'ont donné plus de difficulté à rentrer dans l'histoire, à présent, je connais les personnages, je suis familier des lieu.
Je poursuivrais donc avec plaisir cette série.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
GaBuZoMeuGaBuZoMeu   20 novembre 2017
Vous me coupez un bon morceau de poitrine de veau, bien choisi, dodu et nacré. Vous me le débitez en tronçons, que vous lardez d'un ou deux morceaux de gras. Là dessus, vous me préparez une pâte brisée au saindoux que vous abaissez dans la tourtière. Vous empâtez les tronçons dans celle-ci après les avoir assaisonnés de lard, sel, poivre, clous, muscade, fines herbes, laurier, champignons et culs d'artichauts. Vous recouvrez le tout de pâte. Deux heures gaillardes au four du potager. Vous sortez, vous ouvre un nombril au couteau et vous y introduisez avec délicatesse une sauce blanche bien conditionnée avec un jus de citron et des jaunes d’œuf, juste avant de servir.
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ElviraElvira   21 septembre 2011
Le ciel s’était encore obscurci et les premières étoiles brillaient. Le spectacle qui se déroulait sous leurs yeux les laissa sans voix. Au loin, vers Suresnes, les dernières lueurs du couchant baignaient l’horizon de lignes pourpres, dessinant la découpe des hauteurs entourant la capitale comme une soie chinoise. La Seine scintillait, reflétant les lumières de la ville. Ils furent saisis par le nombre de spectateurs rassemblés sur la place Louis-XV. Un espace avait été réservé autour du monument central, submergé à chaque instant par les poussées de la multitude. Çà et là des vides correspondaient à des tranchées non encore rempierrées. Nicolas, que n’abandonnait jamais le soucis du détail révélateur, nota avec inquiétude qu’une cohue confuse de voitures et de chevaux continuait à grossie sur le quai des Tuileries et sur ses abords.
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ElviraElvira   21 septembre 2011
Nicolas se crispait à la vue du scalpel entamant les chairs. C’était à chaque fois la même chose : difficile au début, on tirait désespérément sur sa pipe ou on prisait avec frénésie, et puis, le métier l’emportait peu à peu sur l’horreur du spectacle. La curiosité raffermissait une volonté pressée d’aboutir, d’éclairer, de comprendre les zones obscures d’une affaire. Ce corps n’était plus un être qui avait vécu, mais le but d’un travail précis, obstiné, délicat, avec ses bruits étranges et ses couleurs que le stylet ou la sonde découvrait soudain. Un monde inconnu de mécanique animale apparaissait, offrant, comme boucherie à l’étal, le théâtre intérieur d’une vie avant que la corruption des chairs ne vînt tout emporter.
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ElviraElvira   21 septembre 2011
Nicolas se crispait à la vue du scalpel entamant les chairs. C’était à chaque fois la même chose : difficile au début, on tirait désespérément sur sa pipe ou on prisait avec frénésie, et puis, le métier l’emportait peu à peu sur l’horreur du spectacle. La curiosité raffermissait une volonté pressée d’aboutir, d’éclairer, de comprendre les zones obscures d’une affaire. Ce corps n’était plus un être qui avait vécu, mais le but d’un travail précis, obstiné, délicat, avec ses bruits étranges et ses couleurs que le stylet ou la sonde découvrait soudain. Un monde inconnu de mécanique animale apparaissait, offrant, comme boucherie à l’étal, le théâtre intérieur d’une vie avant que la corruption des chairs ne vînt tout emporter.
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talou61talou61   24 mai 2017
En face d'eux, une porte dérobée s'ouvrit et le roi parut sortir de la muraille. En habit gris clair et coiffé, il sembla à Nicolas bien voûté. Il avait perdu cette altière prestance qui le faisait reconnaître à cent pas et ressemblait à présent aux gravures de son vieil adversaire, Frédéric de Prusse, le dos arrondi. Le visage toujours régulier était menacé par les ombres et les dévastations de la vieillesse, et marqué durement sous les yeux.
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Vidéo de Jean-François Parot
L'enquête russe de Jean-François Parot .Voir l'émission : http://www.web-tv-culture.com/l-enquete-russe-de-jean-francois-parot-362.html1782, le fils de Catherine de Russie séjourne à Paris, incognito. Pour la Cour de Versailles, comment recevoir cet hôte encombrant sans froisser les autres puissances étrangères ?Au même moment, des meurtres mystérieux ont lieu à l'ambassade de Russie mais aussi sur des filles galantes dans les bas-fonds de Paris. Y-a-t-il un lien ? Nicolas le Flochmêne l'enquête. Après «L'énigme des Blanc-manteaux », « Le noyé du Grand Canal » ou « L’honneur de Sartine », retrouvez Nicolas le Floch, le héros de Jean-François-Parot, dans « Lenquête russe ». La nouvelle aventure Nicolas le Floch, « L'enquête russe » aux éditions Jean-Claude Lattès.Jean-François Parot est sur WTC.
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