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ISBN : 2264068906
Éditeur : 10-18 (06/10/2016)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 96 notes)
Résumé :
Nicolas Le Floch est saisi par Le Noir, nouveau directeur de la Bibliothèque du roi, de la disparition d'un conservateur au cabinet des médailles.
Quelle est l'identité du cadavre décapité découvert dans une maison démolie du pont Notre-Dame ? Qu'augurent les informations transmises par Lady Charwel, alias La Satin, concernant un complot anglais visant Louis XVI ? Existe-t-il un lien entre les deux affaires ?
D'autres meurtres suivront au cours d'une m... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
domisylzen
  24 mai 2016
Le livre commence avec la fin de l'affaire du collier, à laquelle je n'ai pas compris grand-chose. Doit être la fin du volume douze, qui déborde. C'est donc le treizième tome des aventures de Nicolas le Floch et le premier que je lis, j'avais une certaine appréhension au début qu'il y ait trop de références au passé. Mais ça va, on arrive aisément à suivre. Pas vu non plus, la série à la télé. Pas vu la télé non plus, doit-être dans le grenier à prendre la poussière.
Nicolas le Floch est commissaire de police au Châtelet sous les ordres de le Noir. Celui-ci le convoque car un de ses collaborateurs a disparu, quelques piécettes aussi.
Un cadavre avec un visage méconnaissable, est découvert dans une maison en cours de démolition sur le pont de Notre-Dame, d'autres suivront.
Le roi Louis XVI doit se rendre à Cherbourg et Nicolas le Floch est chargé de le protéger : un éventuel attentat serait en préparation.
Un lien entre toutes ces affaires ?
Nous sommes en 1786, à l'aube de la révolution. Avec ce roman historique, bourré de détail sur la vie au dix-huitième siècle, on en ressent les prémices. L'intrigue est lente à se nouer, tellement l'auteur nous renseigne sur une foultitude de détails, s'en est presque un peu agaçant. Mais passé la moitié du livre le récit se fait palpitant, l'intrigue est de plus en plus embrouillée. La science se mettra au service de la police pour résoudre cette affaire.
Un roman qui convient autant à des amateurs d'Histoire, qu'à des passionnés d'enquêtes policières. L'écriture est faite, en partie, de mots qui ne sont plus usités de nos jours et ajoute une certaine ambiance à la lecture. Juste faut s'habituer. P'tét pour ça qu'il m'a fallu la moitié du bouquin pour être complétement transporté.
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Commenter  J’apprécie          321
umezzu
  10 mars 2016
Quel délice de retrouver Nicolas le Floch et ses compagnons et de passer quelques heures en plein XVIII éme siècle comme en terrain connu. Au fur et à mesure des épisodes de cette série, on s'est habitué à la maisonnée de la rue Montmartre : le vieillissant Noblecourt, la maternelle cuisinière alsacienne Catherine, le jeune Louis de Ranreuil, fils de Nicolas, à leurs petites habitudes et à leurs visiteurs. L'écriture de Parot contribue grandement à ce retour dans le temps, par l'usage de mots oubliés, désuets, d'argot parisien, toujours mis au service d'une magnifique langue.
Cette histoire répond à tous les canons des enquêtes du commissaire de police au Châtelet, ses habituels comparses vont encore une fois lui apporter leur précieuse aide : Bourdeau évidemment, avec lequel les relations sont de plus en plus complices, Semacgus, le chirurgien de marine, Samson, bourreau aux grandes connaissances anatomiques, Rabouine, indicateur, « mouche », et même plus que cela dans cet épisode.
Parot se perd parfois dans les méandres de ses romans à trop vouloir écarter le lecteur du fond de l'intrigue. Il n'en est rien ici. Même si, comme souvent, les personnages ne sont pas forcément ce qu'ils sont sensés être, la chaîne logique qui part d'un cadavre suriné sur le pont Notre-Dame en travaux, et dont la tête est méconnaissable, écrasée sur un bloc de pierre, et mène à un complot anglais sournois contre la couronne royale, est parfaitement déroulée.
Entre temps, le lecteur aura visité la bibliothèque royale, les salles de jeux clandestines, les rues crasses, les échoppes des boutiquiers, les Champs-Elysées, qui ne sont alors que bosquets offrant un lieu de promenade qui peut tourner au coupe gorge, et Versailles, bien sûr, avec toutes les chausses- trappes que les grands se tendent pour attirer la faveur royale,
Parot offre en plus aux habitués de sa série le retour de personnages perdus de vue, car éloignés de Paris, comme Antoinette dite la Satin, espionne du Secret du roi, ou officiellement rangés des affaires, comme Sartine, qui n'est plus ministre, mais qui continue à agir dans l'ombre.
L'année choisie 1786 est de celles où tout bascule. La reine Marie-Antoinette est de plus impopulaire, l'affaire du collier l'a discrédité un peu plus, le parlement prend fait et cause pour le cardinal de Rohan, et son fils le Dauphin est malade. le roi reste populaire dans les campagnes, notamment lors de son unique voyage en province à Cherbourg, mais le peuple bruit et la révolte est dans l'air. Comme l'écrit Parot : « Que présageait le grondement sourd d'un peuple excédé, que la gloire et la grandeur de ses souverains pouvait un temps subjuguer, mais que la moindre faute incitait désormais au mépris et, peut-être à la révolte ? ».
Jean-François Parot livre assurément là un des meilleurs tomes de cette fort bonne série.
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stefmet
  13 janvier 2016
Les années passent et je reste toujours ravi d'avoir entre les mains une aventure de Nicolas le Floch.
L'intrigue est relativement classique avec son mélange de policier, d'espionnage et d'événements privés (avec une révélation sur la naissance de Nicolas). le fond historique est toujours aussi documenté et passionnant avec les conséquences de "l'Affaire du collier". La Révolution Française n'est plus très loin et cela se sent. Si Jean François Parot maintient le rythme habituel - trop lent à mon goût - le prochain opus se déroulera en 1788. J'ai donc déjà hâte de le lire.
Si j'aime beaucoup l'évolution humaine des personnages, on se rend compte que l'auteur a beaucoup de mal à faire mourir certains d'entre eux. On peut le comprendre. Mais depuis les premiers opus, aucun des personnages récurrents important n'a perdu la vie, offrant ainsi une semi-immortalité étonnante aux plus âgés (à l'image de Noblecourt). Mais je doute que cela continue ainsi...
Vivement 2017, à moins que J.F. Parot nous surprenne.
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patricelucquiaud
  27 septembre 2019
Que cherchons nous à travers nos lectures ?... En premier lieu, je pense, c'est le dépaysement ou, si vous préférez, une sortie manifeste du contexte de nos vies. Plonger dans de nouveaux univers, échapper au train train quotidien, changer d'époque aussi, allant dans le futur ou investissant le passé ; dans un sens comme dans l'autre, ce sera toujours l'inconnu avec, en prime, de nouvelles aventures...

En cela, avec les enquêtes de Nicolas le Floch, nous ne serons point déçus. Dans celle dont je viens de terminer la lecture constituant le dernier roman de Jean-François Parot, intitulé « L'inconnu du pônt Notre-Dame » nous faisons un retour de deux siècles et demi dans le temps.
L'affaire débute exactement au printemps 1786 sous le règne de Louis XVI... nous sommes à trois années avant le début de la Révolution...
Non, cher Internaute de passage, je ne vais pas vous résumer l'histoire, ce n'est pas le but de mon billet. Par contre, que ce que je décris, ici, vous incite à lire ce roman policier d'une époque bien antérieure à la notre, fait bien partie de mes intentions.
Déjà, rien que pour redécouvrir et parcourir le Paris de cette fin du XVIIIe siècle, tourner les pages de ce livre est un délice... les images affluent au gré des descriptions, des déplacements et de toutes les allées-et-venues de notre vaillant, tenace et perspicace commissaire.
Bien sûr, tout ça s'imagine en costumes d'époque où la perruque accomplit encore de nombreux offices mettant en évidence beauté ou défauts des visages. Notre commissaire s'en amuse parfois quand il ne s'agit pas de la sienne...
Pour l'assister ou pour l'éclairer, des personnages sympathiques, et avenants parfois hauts en couleurs, le suivent, le réceptionnent à l'improviste ou s'invitent dans son cabinet à l'hôtel du Châtelet, le plus souvent pour faire le point sur les avancées de l'enquête. Ce sont des grands moments de discussions où la réflexion n'est pas exempte de finesses et de trouvailles. L'auteur donne à ses dialogues une pertinence tout à fait réaliste, jamais surfaite. J'apprécie en outre le ton courtois, nullement badin mais juste relevé, qu'adoptent ces personnages de cour. En émane une distinction suffisante, mais savoureuse pour faire passer des vérités gênantes parfois. Ici, nous sommes loin de la brusquerie des policiers de notre époque même si l'on sait que sous Louis XVI, on a encore recours à « la question », une méthode inquisitoire que réprouve vivement l'humaniste Marquis de Ranreuil alias Nicolas le Floch.
On évolue donc dans ce « beau monde » jusqu'à la cour du roi à Versailles, on suit les échanges de vues entre ce monarque débonnaire qui sait aussi être mesuré dans ses appréciations et jugements et l'honorable commissaire marquis. Mais on pénètre également les bas-fonds de la capitale :, tavernes obscures, maisons de passes insalubres, bouges immondes, des lieux où le bourgeois croise le misérable qui, parfois, s'adressent la parole, transmettent et reçoivent l'obole, sans doute avec plus de naturel et beaucoup moins de condescendance qu'à notre époque. Les indigents assument leur amère condition d'existence et les bourgeois leurs démarches d'insoucieux ventripotents.
Ce monde chamarré et gris sombre se mélange encore, il ne saura tarder à envisager une séparation inéluctable avec les conséquences cataclysmiques que L Histoire nous a enseignée.
Mais nous n'en sommes pas encore là, il y a, présentement, cette énigme de l'Inconnu du pont Notre-Dame à résoudre et ce n'est point une mince affaire.
En suivre le dénouement est palpitant, une piste nous conduisant sur une autre et cette dernière sur une nouvelle qui ne semble encore pas la bonne. Ne doit-on alors revenir au point de départ ? le suspens est bien présent et entretenu, entrecoupé d'agréables et bienfaisants instants constitués de rencontres joyeuses, de repas gouleyants entre amis, ou encore de fêtes et de bals à la cour de Versailles. Entre lueurs et éclats, tout un monde scintille de ses flammes doucettement généreuses ou de ses artifices...

L'écriture est soignée, les descriptions détaillées amplement suggestives, les images séduisantes, tantôt vives, tantôt volontairement floutées. J'apprécie beaucoup leur narration.
C'est au point que même, ayant apprécié les épisodes filmés présentés à la télévision, je préfère encore la lecture de ces romans ayant inspirés ces fictions. Elle constitue pour moi un régal qui va parfaitement dans le sens du dépaysement évoqué au début de cet article. Sans doute parce que la vie dans sa réalité autant que dans sa traduction écrite, ne tient pas qu'aux seuls mouvements résultant de l'agir, elle s'apprécie aussi dans la mouvance du perçu et du ressenti. La véritable action est un tout qui rassemble paysages, personnages, agissements jamais dénués des réflexions qui les suscitent.
Quoi de plus exaltants que de tous, les recréer et les vivre en soi, au fil des mots !....
Lien : http://www.mirebalais.net/20..
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Sasha1979
  23 octobre 2015
Je l'attendais avec impatience et je ne suis pas déçue !!!
En plus, nous sommes enfin en 1786, donc à 3 ans de la Révolution Française et j'ai hâte de voir comment Nicolas le Floch va réagir. Toujours est-il qu'ici, il est question d'espions anglais, de la Satin, de travestis, de joueurs chevronnés... le tout couronné par le mariage de Louis, le fils de Nicolas.
Un roman très agréable à lire, quelques longueurs dues notamment à des répétitions, et un final assez bien ficelé qui joue de plus en plus sur les intrigues de la Cour, reflétant ainsi le déclin et le crépuscule de la monarchie française.
Jean-François Parot prend toujours plaisir à narrer les recettes au beurre et au vin et nous pauvres lecteurs, on salive avec !
Un très bon cru ... contrairement aux précédents. A lire donc !
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
domisylzendomisylzen   10 juin 2016
Il se rendit compte que, venant de la ville, la campagne s'offrait à lui comme une sorte de paradis bucolique, un pays idyllique à la Rousseau. Et pourtant, les villages et les bourgs traversés, pour riant que fût leur aspect, révélaient, à bien y regarder, les mêmes misères, mendiants et pauvres enfants en haillons, pieds nus dans la poussière.
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umezzuumezzu   05 mars 2016
L'obscurité tombait peu à peu sur le champ de bataille au fur et à mesure que s'éloignaient en grésillant torches, chandelles et bougies. De ce théâtre d'ombres montaient des odeurs composites, fruits écrasés, parfums mêlés de remugles des corps agités. Cette débâcle était-elle le symbole éloquent d'une vieille monarchie qui tremblait de plus en plus sur ses bases? Ce fumier répandu figurait-il l'image d'un royaume où un cardinal corrompu attendait son jugement dans un cachot de la Bastille ? Que présageait le grondement sourd d'un peuple excédé, que la gloire et la grandeur de ses souverains pouvait un temps subjuguer, mais que la moindre faute incitait désormais au mépris et, peut-être, à la révolte ?
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domisylzendomisylzen   29 mai 2016
Le peuple, Madame, est versatile par nature, un jour il chante, un jour il rit, un jour il pleure et un jour il acclame.
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domisylzendomisylzen   24 mai 2016
Dans sa voiture, Nicolas éprouvait la lassitude de ces perpétuels déplacements semblables à ceux d'une araignée que les nécessités de sa chasse obligent à se mouvoir sur l'ensemble de sa toile.
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ladyogaladyoga   11 février 2019
Nicolas accomplit ce qu'il appelait le grand tour en marcheur obstiné qu'il était, une manière de rentrer en lui-même . Il avait observé combien cette rumination mentale et ces pensées inconscientes l'avaient parfois conduit à des solutions. Cette décantation laissait de côté le superflu pour révéler l'essentiel.
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Videos de Jean-François Parot (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-François Parot
Cette année encore, les musées de Lyon se sont mis aux couleurs de Quais du Polar : les auteurs invités Claude Izner, Jean-François Parot, Deon Meyer et d'autres sont intervenus pour des visites atypiques dans les musées Gadagne, le musée gallo-romain de Fourvière, le musée de l'Imprimerie et de la Communication graphique et bien d'autres ! Des enquêtes et animations dans le cadre du festival étaient proposées aux visiteurs. Vidéo réalisée par les étudiants de Factory.
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