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Vince Rause (Collaborateur)Marianne Audouard (Traducteur)
ISBN : 2253123609
Éditeur : Le Livre de Poche (03/01/2008)

Note moyenne : 4.47/5 (sur 73 notes)
Résumé :
C'est un vendredi 13, en 1972, que le Fairchild F-227 qui transportait une équipe de rugbymen uruguayens s'écrasait dans les Andes. Cet accident allait donner naissance à une légende. Soixante-douze jours durant, les survivants de ce crash vécurent sur un glacier à 3500 mètres d'altitude, au milieu des cadavres et des débris de la carlingue. Seuls au monde, ils luttèrent contre le froid et le désespoir - n'ayant bientôt d'autre choix que de manger la chair de leurs ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Nastie92
  07 juin 2016
La vie se charge d'écrire des scénarios qu'aucun homme n'oserait concevoir et certaines histoires vraies dépassent tout ce qui pourrait sortir de l'imagination débridée des scénaristes les plus fous.
Celle-ci en fait partie.
Le titre, Miracle dans les Andes, est suivi du sous-titre "72 jours dans les montagnes et ma longue marche pour rentrer", et c'est le récit de ces soixante-douze longues journées que nous pouvons lire ici.
Tout commençait bien, pourtant.
Une équipe uruguayenne de rugby s'envole vers le Chili pour y disputer une rencontre. L'atmosphère est joyeuse dans l'avion, les joueurs sont heureux à l'idée du match à venir, les quelques amis ou membres de leurs familles qui les accompagnent prennent plaisir à partager ce bon moment. Jusqu'à l'accident, en pleine Cordillère des Andes.
Perdus au milieu d'une nature hostile, seuls sur un glacier à 3 500 mètres d'altitude, les survivants attendent l'arrivée des secours. Mais la suite de l'histoire ne se passe pas du tout comme ils l'espéraient.
Deux réflexions pratiques.
Quand vous prenez l'avion, imaginons par exemple que vous alliez de Paris à Milan et que vous survoliez les Alpes, emportez-vous des vêtements et tout un équipement pour survivre ou au moins vous débrouiller le mieux possible au cas où l'avion s'écraserait à très haute altitude ? Moi, non.
Quand vous prenez l'avion pour vous rendre dans un endroit dans lequel vous savez qu'il y a tout ce qu'il faut à portée de main, emportez-vous des provisions pour tenir pendant soixante-douze jours, au cas où ? Moi, non.
Maintenant, vous pouvez un peu (un tout petit peu) imaginer ce qu'a été la vie des survivants pendant ces soixante-douze interminables journées.
Nando Parrado a vécu le drame de l'intérieur. Il faisait partie de la joyeuse équipe de rugby. Sa mère et l'une de ses soeurs étaient du voyage, elles ne survivront pas.
Après une longue attente, Nando Parrado, comprenant avec ses camarades d'infortune, que les secours ne viendraient pas, s'est lancé avec son ami Roberto à l'assaut des montagnes pour aller chercher de l'aide.
Le récit de leur équipée est saisissant. Souvenez-vous : ils n'avaient pas d'équipement d'alpinisme. Ils n'en avaient pas non plus la technique. Ils n'avaient que leur coeur et leur volonté farouche de vivre, de s'en sortir et de sauver leurs camarades restés près de la carcasse de l'avion.
Nando Parrado a laissé passer plus de trente ans avant de pouvoir mettre sur le papier ses souvenirs. Son livre est complet tout en étant très sobre. Et très humble : les trente années passées lui ont donné une maturité et une sagesse qui donnent à ce texte une force qu'il n'aurait sans doute pas eue s'il avait été écrit plus tôt.
Nando Parrado met en avant les hommes impliqués dans ces événements, leurs forces et leurs faiblesses. Il ne cherche à transformer personne en héros, et surtout pas lui.
Des hommes ordinaires ont vécu une histoire extraordinaire. Des hommes ordinaires ont su faire preuve d'un extraordinaire esprit d'équipe, d'une extraordinaire volonté, pour survivre. Des hommes ordinaires, avec leur peur, leurs faiblesses, leurs failles, ont su faire preuve d'un extraordinaire courage.
On ne peut que ressortir tout chamboulé de cette lecture. le dépassement de soi pour soi et pour les autres lors de la marche de Nando et Roberto, l'instinct de survie porté à son paroxysme : ce récit qui ne se veut en aucun cas donneur de leçon nous en donne pourtant une magistrale.
Dans les remerciements de fin d'ouvrage, l'auteur écrit : "À mes quinze compagnons survivants, mes frères pour la vie, les seuls qui puissent véritablement comprendre ce que nous avons traversé. Sans la loyauté et la solidarité dont nous avons su faire preuve les uns à l'égard des autres, aucun d'entre nous ne serait sorti vivant des Andes." Effectivement, même si le récit est terriblement prenant, même s'il nous touche au plus profond, même s'il fait naître des émotions fortes, nous ne pouvons qu'entrevoir ce qu'ont vécu, ce qu'ont ressenti les protagonistes de ce drame.
Un livre fort, une histoire quelquefois difficile, une grande leçon de vie.
Pour finir, je voudrais signaler qu'un livre a été écrit antérieurement à celui-ci sur le même sujet par le journaliste Piers Paul Read. Très intéressant lui aussi, il n'a cependant pas la force d'un récit vécu de l'intérieur, forcément plus personnel.
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Sonny18
  21 février 2013
J'ai été boulversée par le récit de Nando Parado suite à l'accident de leur avion dans la cordillère des Andes et leur acharnement à survivre. Dans ce livre et des années après l'accident pour faire taire toutes les rumeurs les plus folles, Nando Parado nous livre sa version des faits et ses sentiments durant cette rude épreuve. Bien que proches en certains point au livre'les survivant' de Piers Paul Read qui a raconté leurs aventures, Nando Parado nous livres toutes ses sensations, ses émotions de façon extraordinaire. C'est tellement bien écrit qu'on a du mal à revenir à notre réalité. En se donnant les moyens de survivre, ces survivants nous donne à nous lecteurs une belle leçon d'humilité et nous rend parfois honteux des pensées que nous avions ou avoir avant de lire ce chef d'oeuvre.
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PC37Shu
  12 juillet 2016
Ce livre est un magnifique témoignage de courage, de ténacité et d'amour. Que d'émotions au cours de cette lecture!
Vendredi 13 octobre 1972, une équipe de rugby d'Uruguay se déplace au Chili pour un match amical. le petit avion, affrété spécialement pour eux et transportant en plus de l'équipe quelques supporters et la maman et la soeur de l'auteur, se trouve pris dans des turbulences et s'écrase dans la Cordillère des Andes.
Les quelques rescapés du crash tentent de survivre jusqu'à l'arrivée des secours. Ils sont sur un glacier à 3500m d'altitude, n'ont rien à manger et pas de vêtements chauds... L'un d'eux a réussi à récupérer un petit transistor par lequel ils apprennent le dixième jour que les recherches sont stoppées. Ils sont considérés comme morts, les secours ne viendront pas.
L'auteur se promet de tout faire pour rentrer chez lui, revoir son père. Il décide qu'il partira vers l'ouest, escaladera la montagne et ira chercher du secours.
C'est le récit des 72 jours de survie du groupe, vus et ressentis par l'auteur et du long périple entrepris à deux pour traverser les Andes à la recherche de secours.
Superbe.

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Cronos
  05 juin 2016
Le genre de livre qui laisse sans voix !
Vraiment bouleversant, à éviter si vous êtes émotifs-ves. Je pense surtout au moment où ils entendent à la radio que les secours ont arrêtés les recherches et eux, toujours coincé sur la montagne avec leurs amis qui partent un à un.
Le récit n'est pas dans le sensationnalisme, et encore moins dans la justification, surtout avec cette histoire cannibalisme et c'est ce qui m'a plu, un récit humain, pour la survie et rien d'autre.
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vagabondssolitaires
  10 janvier 2014
On se souvient tous de cette effroyable et incroyable tragédie de l'année 1972. Celle d'un petit avion transportant une équipe de jeunes rugbymen uruguayenne vers le Chili, destination qu'il n'attendra cependant jamais suite au crash de l'appareil en pleine cordillère des Andes. Alors que très vite, les recherches seront abandonnées et les proches pleureront leurs disparus, sur un glacier à 3600 mètres d'altitude, les survivants, abandonnés à eux-mêmes devront lutter contre le froid, la faim, la peur et céder aux instincts à la fois les plus primaires et les plus courageux pour survivre.
Relatée par Piers-Paul Read en 1974 dans son ouvrage Les Survivants, puis adaptée en 1993 dans le film du même nom, Nando Parrado, rescapé de la tragédie, nous livre à son tour le récit personnel de cette odyssée cauchemardesque et pourtant incroyablement humaine.
" 72 jours dans les montagnes et ma longue marche pour rentrer "
Après l'éphémère espoir de voir les secours arriver, Nando Parrado nous livre de l'intérieur le quotidien des survivants. Dans l'enfer blanc des montagnes, survivre à chaque jour est une épreuve, et chaque lever de soleil voit naître la remise en question de l'utilité de se battre pour survivre, le bouleversement des croyances religieuses et par conséquent la décision de transgresser le tabou ultime : se nourrir du corps des victimes.
Sans voyeurisme et avec humilité, Parrado aborde chacun de ces questionnements auxquels ont dû faire face les rescapés, et la façon dont les uns et autres ont réagi, avec déni, résignation, ou violence. L'homme face à la mort, poussé dans ses derniers retranchements, devient dans ses bons et mauvais côtés l'homme "vrai"; et dans l'étendue de ce milieu hostile, il est si insignifiant, que pour démontrer ses droits à la Nature, se battre pour (sur)vivre devient essentiel.
De l'expédition de la dernière chance à travers les Andes, jusqu'aux vallées vertes tant espérées du Chili d'où viendra le salut, le récit haletant du duo escaladant les montagnes (Nando lui-même accompagné de son ami Roberto) est une ode à l'amitié et à l'amour, au courage et au dépassement de soi.
«J'ai eu un moment de calme et de clarté, et dans cette lucidité nouvelle, j'ai découvert un secret simple et stupéfiant : la mort a un contraire, mais ce contraire n'est pas la vie. Ce n'est pas non plus le courage, la foi, ou la volonté. le contraire de la mort, c'est l'amour.»
Témoignage poignant de sincérité et de retenue, ce récit émouvant (jusqu'aux larmes) démontre la formidable capacité d'adaptation des hommes pour survivre, et de leur aptitude, main dans la main, à rationaliser l'horreur. Une bouleversante leçon de vie, un triomphe pour l'humanité.
Lien : http://vagabondssolitaires.w..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Nastie92Nastie92   14 novembre 2016
[Nando évoque sa première nuit dans l'avion, avec sa sœur Susy, gravement blessée.]
J'ai souffert tout au long de la nuit, d'une respiration glacée à l'autre, d'un battement de cœur grelottant au suivant, et chaque instant était à lui seul un enfer. Quand il me semblait que je n'en pouvais plus, je me rapprochais de Susy, et c'est le fait de penser que je prenais soin d'elle qui m'a permis de rester lucide. Après le coucher du soleil, il faisait totalement noir. Je ne voyais plus le visage de Susy, je n'entendais que sa respiration difficile. Couché auprès d'elle, je me suis senti submergé par le sentiment de tendresse et d'amour que j'éprouvais pour elle, pour mes amis disparus, pour ma famille, pour ma vie et mon avenir, soudain devenus fragiles et précieux ; ce sentiment était si profond et douloureux qu'il m'a privé de mes forces et pendant un court instant, j'ai cru que j'allais m'évanouir. Mais je me suis repris et me suis blotti encore davantage contre Susy, en l'entourant de mes bras aussi délicatement que possible, faisant attention à ses blessures, et me retenant pour ne pas la serrer de toutes mes forces. J'ai collé ma joue contre la sienne pour sentir sa respiration chaude contre mon visage, et j'ai passé toute la nuit à la tenir, sans jamais relâcher mon emprise, en l'embrassant comme si j'embrassais tout l'amour, toute la paix et la joie que j'avais connus et que je connaîtrais jamais, comme si en la tenant aussi fort, je pouvais empêcher toutes les choses précieuses de m'échapper.
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Nastie92Nastie92   02 décembre 2016
Le fait de manger cette chair n'a pas calmé ma faim, mais mon esprit si, en revanche. Je savais que mon corps se servirait des protéines pour se renforcer et ralentir le processus de famine. Cette nuit-là, pour la première fois depuis le crash, j'ai entrevu une faible lueur d'espoir. Nous étions face à une cruelle réalité, et avions découvert que nous avions la force d'affronter une horreur inconcevable jusqu'alors. Notre courage nous procurait un faible sentiment de contrôle sur la situation, et nous faisait gagner un temps précieux. Nous n'avions plus d'illusions. Nous savions tous désormais que dans notre combat pour survivre, il nous faudrait affronter des choses bien plus abominables et destructrices que ce que nous aurions pu imaginer, mais je sentais aussi qu'en tant que groupe, nous venions par là même de déclarer aux montagnes que nous ne nous rendrions pas. Et pour ma part, je savais que je venais de faire, tristement, le premier petit pas qui me ramènerait vers mon père.
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Nastie92Nastie92   26 juin 2016
J'ai adressé un sourire à Carlitos et tourné la tête avant qu'il ne puisse déceler l'angoisse dans mes yeux. Mon regard s'est arrêté sur le monticule de neige où ma mère et ma sœur étaient enterrées. Depuis leur mort, je ne m'étais pas autorisé la moindre pensée sentimentale pour elles. À présent, je revivais le moment où j'avais déposé Susy dans sa tombe et l'avais recouverte de neige. Deux mois s'étaient écoulés, mais je voyais encore nettement son visage sous les cristaux qui retombaient sur son front et sur ses joues. Si je meurs, me suis-je dit, mon père ne saura jamais que je l'ai rassurée et réchauffée, ni à quel point elle semblait paisible dans sa tombe blanche.
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Nastie92Nastie92   12 juin 2016
Dans mon ancienne vie, ma vie ordinaire à Montevideo, mon existence aurait été totalement anéantie par la perte de ma petite sœur ; un tel événement aurait fait de moi un invalide sur le plan émotionnel pendant plusieurs mois. Mais ici, plus rien n'était ordinaire, et en moi, quelque instinct primaire avait compris qu'en es contrées impitoyables, je ne pouvais me permettre le luxe du chagrin.
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Nastie92Nastie92   20 octobre 2016
Le lendemain matin, nous avons gravi les marches qui conduisaient au sommet. Roberto se tenait debout à côté de moi. Je lisais la peur dans son regard, mais aussi du courage, et je lui ai aussitôt pardonné toutes ces semaines d'arrogance et d'obstination forcenée. "Nous marchons peut-être vers la mort, ai-je dit, mais je préfère marcher à sa rencontre plutôt que d'attendre qu'elle vienne me chercher."
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Vidéo de Nando Parrado
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