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EAN : 9782021416961
400 pages
Éditeur : Seuil (02/05/2019)
3.74/5   86 notes
Résumé :
Le jeune Will Raven, issu d'un milieu modeste, est apprenti chez le Pr Simpson, dont la notoriété, le savoir-faire obstétrique et les recherches sur les anesthésiques en font une personnalité majeure de l'Ecosse victorienne.
Il règne une activité constante dans la célèbre demeure du 52 Queen Street à Edimbourg. Will y fait, entre autres, la connaissance de Sarah, femme de chambre et assistante de Simpson, dont le caractère bien trempé le déroute et le séduit ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
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nameless
  17 octobre 2019
Au départ, deux bonnes raisons m'ont incitée à lire le coeur et la chair. La première est que l'une des deux têtes de cet écrivain bicéphale est Chistopher Brookmyre dont j'ai préalablement beaucoup apprécié l'originalité dans Petite bombe noire. Une association littéraire avec son épouse anesthésiste, Marisa Haetzman, pour donner naissance à Ambrose Parry et écrire un roman policier médical et historique semblait naturel et prometteur. La seconde bonne raison pour lire cet ouvrage, est que j'attends avec impatience un auteur capable de renouveler un peu le polar dit "victorien" dont Anne Perry a asséché, au fil du temps, toutes les ressources.

Malheureusement, Ambrose Parry n'a pas tenu ses promesses. Je ne suis pas parvenue à me passionner pour l'histoire de Will Raven, jeune apprenti médecin en formation chez un obstétricien renommé à Edimbourg, qui cherche en outre qui a assassiné l'une de ses amies, Evie, alias « Encore une putain morte » pour la police.

D'une part, le style dilué des auteurs et le ton adopté, ensevelis sous des dialogues trop bavards, banals et redondants, et une avalanche d'adverbes (extrêmement, convenablement, parfaitement, certainement, assurément, sûrement...) ne m'ont pas semblé appropriés au XIXème siècle. D'autre part, je n'ai rien appris de nouveau sur l'époque victorienne, les quelques détails rapidement fournis n'étant que des clichés usés jusqu'à la corde. Il reste donc à évoquer l'aspect obstétricalement historique du roman. Il aurait pu être passionnant et documenté mais dans ce domaine également, les auteurs enfoncent des portes déjà bien ouvertes par d'autres avant eux et effleurent des thèmes qui auraient mérité un meilleur traitement. Ils rappellent en vrac, qu'il est écrit dans la Genèse : « Tu enfanteras dans la douleur» et que certaines personnes estiment que supprimer la douleur de l'accouchement va à l'encontre des Saintes Écritures, ils énoncent comme un scoop « Primum non nocere », dû à Hippocrate dans son serment, réduisent à quelques phrases niaises les travaux d'Hahnemann, ou découvrent que l'éther endort (dans un carburateur pour démarrer une voiture l'hiver, c'est bien aussi).

Au final et selon mes critères, les auteurs ont accouché d'un roman de petit poids, dont j'ai effectué la lecture aux forceps !
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iris29
  04 août 2019
Ne ratez pas cette série policière historique et médicale qui se déroule en Ecosse, sous le règne de Victoria...
Elle est écrite par un duo d'auteurs (mari et femme à la ville) , lui était déjà écrivain, et elle est médecin anesthésiste, c'est le détail qui change tout....
On est à Edimbourg et le jeune Will Raven s'apprête à faire son apprentissage chez un professeur renommé, le Dr Simpson. En ce temps là, on ne disait pas " interne en médecine", on était apprenti et on faisait ses études sous forme de stage, logé et nourri chez son mentor... Ce qui créait une sorte d'intimité , de proximité avec la famille et avec les domestiques. C'est ainsi qu'il fait la connaissance de Sarah , à la fois femme de chambre de la belle- soeur de Simpson et assistante des médecins. Mais Sarah est née bien trop tôt, à une époque où, même douée d'une profonde intelligence , une femme (quelque soit sa condition sociale) , ne pouvait pas faire les mêmes études que les hommes... Et Sarah , elle aurait aimé être médecin.
Aussi, c'est tout naturellement qu'elle aidera Will Raven dans son enquête, la police ne fait pas grand- chose, jugeant les victimes (prostituée et domestique), indignes de la bonne société d'Edimbourg.
Sous le pseudonyme d'Ambrose Parry se cache un malicieux hommage à Ambroise Paré. chirurgien du seizième siècle , ce qui annonce le ton de cette série qui nous embarque ( à travers le couple enquêteurs) dans les arcanes de l'histoire de la médecine. Et c'est passionnant !
Même en ayant aucune connaissance scientifique, je me suis régalée...
Le jeune Will apprend son futur métier et l'on voit tous les progrès qui ont été faits en matière d'accouchements ou
d'anesthésie... Les médecins chercheurs testant sur eux- mêmes , tout ce qu'il utiliseront plus tard sur leurs patients : ether, chloroforme , on revient de loin ...
Hyper bien documenté , grâce au métier de " madame", ce roman fourmille de mille anecdotes . Il fait par instants, penser à la série : "Monk "d' Anne Perry mais s'en éloigne également parce qu'il se passe à Edimbourg. On y retrouve les mêmes questionnements sur la condition de la femme, celle de la domesticité, le déterminisme social.
Ce qui séduit , c'est l'ambiance : alternance de moments lumineux dans la maison du professeur et d' instants plus sombres lorsque Will se ballade de nuit dans les ruelles glauques du centre ville. Cette atmosphère a tant plu à l'acteur britannique, Benedict Cumberbatch , qu'il va l 'adapter en série TV, et on le comprend , ce premier tome est passionnant !
Challenge Mauvais Genres.
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Crazynath
  13 août 2021
J'aime beaucoup les polars historiques et particulièrement ceux se déroulant pendant le dix-neuvième siècle de l'autre côté de le Manche. C'est dire que quant au hasard de mes flâneries sur Babelio j'ai découvert l'existence de ce livre avec une quatrième de couverture fort alléchante, je n'ai pas pu m'empêcher d'acquérir ce livre et je ne le regrette absolument pas !
Cette fois-ci, nous ne sommes pas à Londres mais à Edimbourg où va se dérouler cette histoire. Un jeune étudiant en médecine, Raven , va être mêlé malgré lui à une affaire de meurtres de jeunes femmes dans des circonstances bien mystérieuses.
Si ce roman est clairement basé sur l'enquête policière liée aux meurtres de plusieurs jeunes femmes, cette histoire fourmille aussi de détails forts intéressant sur la pratique de la médecine et de l'obstétrique en particulier à l'époque. le fait qu'une des co-auteurs soit-elle-même médecin explique clairement cela et il faut dire que les descriptions bien imagées rajoutent beaucoup de crédibilité à ‘histoire. Ce livre laisse d'ailleurs bien voir au lecteur quelle était la triste condition des femmes à l'époque, ou on ne les laissait pas accéder à certaines professions même si elles en avaient les savoirs et les compétences. C'est d'ailleurs la jeune Sarah, qui officie en tant que femme de chambre mais qui à notre époque serait devenue elle-même médecin qui en est le plus bel exemple dans cette histoire.
Un livre fort sympathique et je pense que je ne trainerais pas trop avant de me lancer dans la lecture du deuxième tome…

Challenge A travers l'Histoire 2021
Challenge Mauvais Genres 2021
Challenge Multi-Défis 2021
Challenge Pavés 2021
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LePamplemousse
  24 septembre 2020
Un apprenti médecin et une femme de chambre vont mener conjointement une enquête sur des décès suspects de jeunes femmes à Edimbourg.
Will Raven vient de commencer un stage auprès d'un médecin obstétricien et il va ainsi faire la connaissance de Sarah, femme de chambre mais aussi assistante du médecin.
L'histoire se déroule à une époque où mettre un enfant au monde se terminait malheureusement encore trop souvent par la mort de la mère, de l'enfant ou des deux, et où l'utilisation de l'anesthésie était toute récente et pas encore bien maîtrisée.
J'ai beaucoup aimé découvrir l'état des connaissances médicales de l'époque victorienne.
L'enquête en elle-même est palpitante, les personnages sont bien travaillés, avec des personnalités affirmées et des zones d'ombre.
La ville d'Edimbourg est bien décrite, autant les quartiers huppés que les quartiers les plus défavorisés, le médecin allant indifféremment aider des femmes à accoucher dans toute la ville.
Une bonne enquête bien menée et le côté médical apporte un vrai plus.
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Ogrimoire
  03 septembre 2020
Ce livre, le premier d'une série, regroupe visiblement les centres d'intérêt de nos deux auteurs, Chris Brookmyre, auteur de romans policiers, et son épouse, que l'histoire de l'anesthésie doit motiver.
Et, en effet, on se retrouve à Édimbourg, alors que l'éther commence à se faire une place dans la pharmacopée, mais se heurte à de sérieuses résistances, notamment du côté de l'église, qui s'accroche à la lettre des textes, et, en particulier, à l'idée qu'il faut enfanter dans la douleur. On comprend aisément, et cela est souligné dans le livre, que dans un tel contexte, quelques erreurs de manipulation auraient suffi à faire renoncer pour de longues années encore à l'emploi des narcotiques… laissant tous ceux qui devaient se faire opérer subir le martyre. Heureusement, l'arrivée du chloroforme, moins délicat d'usage que l'éther, et que le professeur Simpson adopte dans ce livre, a permis d'éviter cet écueil.
De plus, la condition féminine, en ce milieu du XIXe siècle, est particulièrement fragile. Même dans les classes favorisées, hors du mariage, point de salut, comme le montre Mlle Grindlay, qui consacre tous ses efforts à se trouver un parti acceptable, alors même qu'elle est cultivée et intelligente. Et, pour celles qui doivent travailler, c'est évidemment pire, puisqu'elles sont en permanence soumises au risque d'être renvoyées. Ainsi, nombre d'entre elles sont contraintes à tout accepter, pour éviter de se retrouver sans emploi, ce qui signifie alors sans logis, et, souvent, prostitution.
Sarah, pour sa part, incarne ces femmes qui se heurtent à l'impossibilité d'être reconnues pour leurs compétences. Femme de chambre, elle lit et serait parfaitement capable de suivre des études de médecine… mais elle n'est pas un homme. Elle aurait également les capacités de travailler comme préparatrice dans une pharmacie, mais les clients n'auraient pas confiance dans des médicaments préparés par une femme. Bref, elle se sent totalement engluée dans cette société machiste qui ne lui laisse d'autre choix que d'être femme de chambre. Et, comme en contrepoint, on nous rappelle au détour d'une page que Charlotte Brontë, pour publier Jane Eyre, l'avait fait sous un pseudonyme masculin, Currer Bell.
Le petit jeu entre les deux protagonistes de ce livre – et de la série qui va en découler, et dont le deuxième tome est paru en grand format cette année -, Will et Sarah, qui commencent par se regarder comme chien et chat, avant de s'apprivoiser, est assez amusant. Et l'on imagine tous les développements auxquels cela pourrait nous amener par la suite…
L'ensemble donne un livre efficace, avec une intrigue de facture assez classique, mais qui nous apporte beaucoup d'éléments sur la société et la médecine à l'époque. Sans être un véritable coup de coeur, cela fonctionne bien, la lecture est agréable – à l'exception de quelques descriptions, comme celle d'une craniectomie… -, ce qui devrait convaincre une bonne partie des amateurs de polars historiques !
Lien : https://ogrimoire.com/2020/0..
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   30 juillet 2019
- Mme Williamson ne prend pas de cela, intervint la sage- femme. Nous fréquentons la même église, et le pasteur affirme que c'est mal d'employer ce produit [ l' éther ]. (...)
- La malédiction originelle, dit-il en guise d'explication. Il est écrit dans la Genèse: " Tu enfanteras dans la douleur." Certaines personnes estiment que supprimer la douleur de l'accouchement va à l'encontre des Saintes Ecritures.
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iris29iris29   01 août 2019
- Mais qu' est ce que vous faites ? s'écria- t- il, baissant les mains pour couvrir ses parties intimes.
- Je vous aide à vous laver, répondit- elle, avec un sourire narquois. Ne vous embarrassez pas de pudeur, je suis autant infirmière que femme de chambre, dans cette maison ; quoi que vous ayez entre les jambes, je l'ai déjà vu.
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OgrimoireOgrimoire   03 septembre 2020
Elle ne le connaissait que depuis peu de temps, mais cela lui avait suffi pour le cataloguer comme un digne représentant de ses semblables : égocentrique, enclin à la grandiloquence et persuadé que son instruction le plaçait au-dessus de ceux qui n’avaient pas bénéficié des mêmes chances que lui. Elle repensa à son arrogance, quand il avait repoussé son conseil dans la salle d’attente. Il découvrirait rapidement qu’il valait mieux l’avoir comme amie que comme ennemie, mais elle était prête à être l’une ou l’autre – cela dépendrait de lui.
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missmolko1missmolko1   22 août 2019
Alors qu’Henry s’apprêtait à entamer le deuxième point, Raven l’interrompit en levant la main :
– Tu n’aurais pas de l’éther ?
– Non, répondit Henry, avec un regard désapprobateur. Il faut que tu supportes la douleur. Et je peux te dire qu’elle serait beaucoup plus intense s’il fallait te couper la jambe.
– C’est facile à dire, pour toi. On t’a déjà fait des points de suture sur le visage ?
– Non, et il est possible que cette chance soit liée au fait que, contrairement à quelqu’un que je connais, je n’ai pas tendance à aboyer à la lune et provoquer des bagarres avec des voyous de la Vieille Ville.
– Je n’ai pas provo… Aïe !
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iris29iris29   03 août 2019
Certains produits homéopathiques ne sont même pas avalés mais simplement appliqués suivant la technique de l'olfaction, décrivit Simpson, qui illustra son propos en reniflant de façon théâtrale son verre de sherry. J'ai entendu parler d'une dame à qui on avait ordonné un tel traitement ; au moment de régler les honoraires de son médecin, elle a passé un billet sous le nez de celui- ci et l'a remisé dans sa poche.
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