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Isabelle Maillet (Traducteur)
ISBN : 2253172731
Éditeur : Le Livre de Poche (05/02/2003)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Condamnée à perpétuité pour le meurtre de son mari Martin, Rachel Beckett, âgée de quarante-deux ans, bénéficie d'une libération conditionnelle après douze années de réclusion. Accusée à tort d'un crime qu'elle n'a pas commis, elle est décidée à prouver son innocence. Elle tente de se ressourcer en Irlande, à Dun Loaghaire, un bord de mer qu'elle a tant aimé à l'époque de son mariage et des jeux avec sa petite Amy dont elle est séparée depuis si longtemps.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
nameless
  19 août 2014
Préciser en premier lieu que mon avis concerne bien "Noir dessein", répertorié sur ce site avec une couverture de "un coeur coupable", couverture que j'ai tenté de modifier, sans savoir si j'ai réussi, n'est pas geek qui veut.
"Noir dessein" donc, dernière lecture dont je me suis régalée en connaissance de cause puisque j'avais lu précédemment , "En mémoire de Mary", "Le sablier d'or", "Piège de soie", "Je t'ai vue", en piochant dans la bibliographie de cette auteure de naissance néo-zélandaise et irlandaise d'adoption, qui ne cesse de me procurer d'intenses sensations bien que je l'aie découverte tardivement dans ma carrière de lectrice. Mais, mieux vaut tard que jamais, merci à Babelio et aux pépites qu'y déposent certains de ses membres.
On ne peut pas dire que cette romancière, Julie Parsons, choisit la facilité d'une bluette à deux balles, dans laquelle le dénouement nous apparaîtrait dès les premières pages lues. Non, elle attaque le noir-psychologique par la face nord (north face pour les bilingues), celle qui abandonne sur ses flancs de nombreux grimpeurs qui ne parviennent pas à son sommet, peut-être parce qu'ils sont chaussés de tongs littéraires, en négligeant une météo contrariante.
D'abord saluer le découpage de l'intrigue : 3 parties, le début (35 pages, version livre de poche), le milieu (de la page 39 à 420 même version), la fin (de la page 423 à 447), découpage simple et primal. Au cours du début, nous faisons connaissance avec Rachel Beckett, architecte, censée avoir assassiné son mari, et punie en conséquence par un tribunal irlandais qui l'a condamnée à perpette. Dans ce début, extrêmement concentré, ramassé sur lui-même, nous découvrons le milieu carcéral, ses journées longues et lentes, rythmées, par les immuables heures des repas, des sorties sans lumière, des changements de lieux au cours desquels cliquettent les clés des matones qui ordonnent l'arrêt ou le franchissement de certaines portes. On y découvre aussi la solidarité qui peut naître entre les détenues, les plus lettrées ou éduquées offrant leur aide aux plus intellectuellement ou socialement démunies en contrepartie de leur expérience sur le terrain, car rien n'est vraiment gratos en tôle. Les relations homosexuelles, livrées en quelques phrases et pourtant tellement essentielles à leur survie sont également hurlantes de vérité. Bien loin des déferlements de violence décrits par Karine Giebel dans "Meurtres pour rédemption", on découvre ici une forme de sororité, de sensibilité, propres aux femmes, qui les rendent, non pas forcément sympathiques, mais compréhensibles.
Dans le "milieu", on retrouvera la même Rachel, qui durant 12 ans d'enfermement aura eu tout le temps de mitonner sa vengeance, implacable à l'encontre de celui qui lui a laissé porter le chapeau à sa place. Elle sera aux prises, sous liberté conditionnelle, avec son agent de probation, qui a lui-même quelques problèmes conjugaux à régler avec sa mourante épouse, avec Jack Donnelly, flic confronté à des meurtres qui semblent a priori sans rapport avec notre roman. Elle se prépare lentement à solder ses comptes avec celui qui lui a laissé la vedette lors du procès, qui est devenu un homme bien sous tous rapports, fortune assurée, femmes et enfants parfaits, dans une baraque située dans les plus beaux quartiers de Dublin. Mais avant d'atteindre son but, Rachel qui a aussi perdu l'amour de sa fille, lors de son procès, confiée aux services sociaux, devra passer par des phases de réintégration dans le monde réel : dans sa chambre, elle veillera à ce que l'espace dont elle a besoin pour vivre ne dépasse pas 8m2, la taille de sa cellule, elle devra apprendre à nouveau à traverser un carrefour sans qu'une gardienne ne lui en donne l'ordre, elle ne saura pas partager ses repas, habituée qu'elle a été à les prendre seule, elle devra accepter un travail dans un pressing, elle avance à petits pas, formatée par sa réclusion. Dans la dernière partie "la fin", nous comprendrons comment Julie Parsons intrique tous les morceaux de son intrigue pour nous livrer une fin inattendue, qui nous plombera, quoi que nous ayons imaginé.
Une fois de plus, je m'étonne que cette auteure, petite soeur de Patricia Highsmith et de Ruth Rendell, connaisse une si piètre notoriété dans notre petite communauté. Je ne terminerai pas sans préciser la magnifique évocation de Dublin, avis aux amateurs.
Bonne lecture.
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mjaubrycoin
  02 décembre 2015
Rachel Beckett a été condamnée pour le meurtre de son mari alors qu'elle n'a jamais cessé de clamer son innocence. Emprisonnée pendant de longues années , elle doit survivre dans un univers cruel qui l'amènera à se rapprocher de Judith une autre détenue avec laquelle elle noue une tendre relation.
A sa libération ,elle constate qu'elle a tout perdu , son métier d'architecte, sa maison et même sa fille qui refuse de la voir.
Elle décide alors de se venger de l'homme qui est responsable de tout son malheur, le meurtrier de son mari
Mais rien n'est simple et Rachel doit mettre sur pied un plan diabolique pour causer la perte de celui-ci et elle ne recule devant aucun stratagème pour lui faire payer tout le mal qu'il a fait
Il est impossible d'étoffer ce résumé sans aller plus loin dans l'intrigue et ainsi priver le lecteur du plaisir infini qu'il prendra à suivre cette justicière dans le plan particulièrement pervers qu'elle met au point pour se venger.
Un très bon roman policier où les femmes sont mises en avant; certes elle n'ont pas toujours le beau rôle mais pour une fois, elles ne sont pas cantonnées dans un statut de victime et c'est suffisamment rare pour être souligné
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pit31
  22 janvier 2019
Un excellent roman ou un inspecteur enquête sur deux affaires que l'on pense différente mais avec un lien commun.
Ces 2 enquêtes s'entrecroisent sans moment de repos. L'auteur a su faire le lien entre les deux enquêtes sans que l'on s'en aperçoive.
C'est le premier romand de Julie Parsons que je lis et j'apprécie vraiment sa façon d'écrire.
Je l'ai vraiment apprécié
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zakfm
  20 février 2017
Une écriture et une intrigue tout en finesse qui va en crescendo. C'est le troisième polar que j'apprécie de Julie Parsons, avec "je t'ai vue" et "piège de soie". À chaque fois, elle arrive à nous surprendre et à nous captiver. Elle est bien loin de ces "auteurs" aux gros sabots bien lourds qui ont la faveur des critiques corrompus et des lecteurs paresseux. C'est bien pour cela qu'elle est moins connue, hélas !
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   05 février 2016
De quel droit se permettait-il de critiquer les riches ? songea-t-il en se redressant. Il leva les deux bras au-dessus de sa tête, s'étira de tout son long puis tourna la tête vers la mer, laissant le vent ébouriffer ses épais cheveux noirs. Ne donnerait-il pas n'importe quoi pour être à leur place ? Pour habiter lui aussi une de ces belles demeures avec vue sur la mer et une nouvelle Mercedes ou BMW garée dans l'allée? En tout cas, ce n'était pas comme ça qu'il y arriverait, pensa-t-il en suivant la housse mortuaire jusqu'à l'ambulance, où elle fut chargée. Il lui faudrait prendre des mesures draconiennes pour éponger les dettes qui s'étaient accumulées en un an et demi. La situation le déprimait complètement. Tout ce qu'il possédait, tout ce qu'il gagnait semblait revenir à Joan et aux deux enfants. Pour les filles, c'était normal. Il le leur devait. Il les aimait. Et elles avaient besoin de lui. Mais pour Joan, c'était une autre histoire.
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rkhettaouirkhettaoui   05 février 2016
PLUS D'AVENTURES à vivre. Toujours plus de choses à découvrir chaque jour. Des exercices à faire tous les matins. Des poses de yoga apprises en prison, destinées à tirer ses muscles de leur léthargie. Le chat, creusant ou arrondissant le dos, respirant régulièrement, sans à-coups. Le cobra, étirant le buste, maintenant paumes et fesses plaquées au sol. Le chien, bassin en l'air, jambes tendues, le poids du corps sur les talons. Le triangle, pieds écartés, tournés d'abord d'un côté, puis de l'autre. Des exercices d'équilibre aussi, debout, une jambe pliée et l'autre tendue, un bras au-dessus de la tête, le regard fixé sur un point au mur, s'efforçant de rester immobile, de rester droite, de rester concentrée
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rkhettaouirkhettaoui   05 février 2016
Tiens, prends Nelson Mandela. Il avait l'air rudement en forme quand il a quitté Robbin Island. Comment ils appellent ça, déjà? Le "syndrome de la Belle au bois dormant", je crois, non ? Une vie réglée comme du papier à musique, pas d'alcool ni de drogues, une nourriture simple, de l'exercice physique au grand air... Je me souviens d'avoir lu des articles sur lui dans les journaux anglais. On disait qu'il paraissait vingt ans de moins que son âge réel.
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rkhettaouirkhettaoui   05 février 2016
La prochaine fois que vous vous regarderez dans le miroir, pensez à ce que vous voyez. Pensez aux rides sur votre visage, aux mèches blanches dans vos cheveux, à la peau plissée de vos mains. Pour une fois, pensez à votre avenir. Ensuite, demandez un entretien avec le directeur. Annoncez-lui que vous êtes prête à assumer la responsabilité du meurtre de votre mari. que vous admettez avoir commis un crime et que vous éprouvez aujourd'hui des remords sincères. Et quand vous prononcerez ces mots, ils vous transformeront. Ils vous rendront digne de compassion, de rédemption. Et un jour, peut-être pas demain, ni dans l'immédiat, ces mots vous libéreront.
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rkhettaouirkhettaoui   05 février 2016
On ne peut pas s'offrir le luxe d'un scandale ou d'un quelconque incident vous impliquant. Jusque-là, nous avons eu de la chance que les médias n'aient pas eu vent de votre sortie. Mais ce n'est s˚rement qu'une question de temps avant qu'ils l'apprennent.
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