AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2259248438
Éditeur : Plon (30/08/2018)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 76 notes)
Résumé :
Camille Pascal nous plonge au cœur d’un été inédit dans l’histoire de France : celui où quatre rois se sont succédé sur le trône.

" Il y avait ce matin-là beaucoup de monde à Saint-Cloud, la Cour bien-sûr, mais aussi les ministres, il jurait même que monsieur de Talleyrand avait fait sonner dès la première heure son pied bot cerclé de fer sur les marbres de l'escalier d'honneur. La galerie d'Apollon n'avait jamais été aussi peuplée, et les jardins s'a... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  03 novembre 2018
« L'insurrection avait chassé Charles X sans espoir de retour, la haute banque et le corps diplomatique ne voulaient pas entendre parler d'une république, tout le monde réclamait la liberté, mais personne ne cherchait l'aventure, et seul le duc d'Orléans pouvait réconcilier tout le monde. »
Charles X tente par un coup de force constitutionnel de freiner les ardeurs des députés libéraux — maintenant majoritaires — par ses ordonnances de Saint-Cloud du 25 juillet 1830, qui prévoient une nouvelle dissolution de la Chambre des députés, la modification de la loi électorale, l'organisation de nouvelles élections, et surtout la suspension de la liberté de la presse. En réponse de quoi les 27, 28 et 29 juillet 1830, dites « Les Trois Glorieuses », les Parisiens se soulèvent. Une émeute qui se transforme en insurrection révolutionnaire contraignant Charles X et la famille royale à fuir Paris, pendant qu'entraînés par Adolphe Thiers, les députés libéraux, majoritairement monarchistes, après beaucoup de tergiversations, optent finalement pour une monarchie constitutionnelle avec un changement de dynastie. La maison d'Orléans, branche cadette de la maison de Bourbon, succède ainsi à la branche aînée ; le duc d'Orléans est proclamé « roi des Français » et non plus « roi de France », sous le nom de Louis-Philippe.
Avec moult détails et beaucoup de bagout, Camille Pascal nous immerge dans les folles journées qui ont sonné le glas de la monarchie absolue — que Charles X tentait de restaurer avec les ordonnances de 1830 — et l'avènement de la Monarchie de juillet. Une révolution où l’on découvre l'engagement de tous ceux qui comptent dans la société française notamment des écrivains tels Chateaubriand, Stendhal, Dumas, Hugo, Benjamin Constant, Alfred de Vigny. Bien que trop longue à mon goût (plus de 600 pages) et un peu partiale, l’historien Camille Pascal signe là, sans conteste, une fresque historique d’ampleur vivante et instructive.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          6914
Eve-Yeshe
  02 décembre 2018
Camille Pascal nous raconte avec un tel enthousiasme ces journées de juillet 1830 qui resteront dans l'Histoire comme « les trois glorieuses » qu'on se laisse porter par le rythme ! j'ai eu souvent l'impression,non seulement suivre les protagonistes mais de faire partie de l'Histoire, du scénario : on devient acteur, l'auteur ne nous laisse pas lecteur assis confortablement dans son fauteuil !
La description des émeutes est minutieuse, l'auteur nous donne tous les détails,presque minute par minute sans jamais devenir soporifique. On voit monter en puissance la colère du peuple, soulevée par les ordonnances, l'atteinte à la liberté de la presse, la réduction du rôle du Parlement.
Après une période où tout se déroulait bien dans son règne, respectant les libertés,le roi s'est senti menacé dans son pouvoir et sous l'influence des ultras,notamment son premier ministre, le duc de Polignac, veut reprendre les choses en mains et faire taire les journalistes, notamment Thiers qui va publier dans son journal un manifeste où tous les noms des signataires seront imprimés.
La violence augmente de plus en plus, on arrache les pavés, on s'attaque aux Tuileries emblème du régime, on détruit tout, (comportement bien français que l'on retrouve régulièrement aux cours de l'Histoire !) et le roi envoie l'armée pour mater la foule…
Les soldats font de leur mieux mais c'est l'été, et surtout la canicule sévit sur Paris,ils ont faim et soif car on ne pense pas à leur distribuer des vivres. Ils tentent de calmer les émeutes le ventre vide parfois depuis plus d'une journée.
On veut la fin des Bourbons, la république, mais très vite, les espoirs se tournent vers la branche des Orléans, cousins du roi, et Louis-Philippe monte en puissance, on le nomme lieutenant général :
« Si la Chambre ne pouvait pas faire Louis-Philippe roi de France, elle pouvait au regard des circonstances exceptionnelles le faire lieutenant général du royaume. Ce titre était une vieillerie gothique héritée de la guerre de Cent Ans qui avait sauvé plusieurs fois la France du chaos et par laquelle un prince, ou à défaut un grand qui n'était pas le roi, se voyait investi de la réalité du pouvoir royal. »
On entre dans l'intimité de Charles X, roi dévot pour ne pas dire bigot, qui prie très souvent, ne rate pas une messe. Il ne voit rien venir, reste accroché à on pouvoir. Dans ces moments graves, il pense à ce qu'a subi son frère, Louis XVI, son fils le duc de Berry, ce fils préféré sur lequel reposait tous ses espoirs,mort brutalement, alors que son second fils, le duc d'Angoulême ne lui apporte que désillusions : il est plein de tics, incapable de se contenir(était-il épileptique ?)
Charles X ne le supporte guère, et ne se gêne pas pour le lui faire savoir. On est frappé de voir la manière dont il réagit ou plutôt ne réagit pas, ne changeant rien à ses rituels quotidiens, même lors de sa fuite. Durant la première journée, il ne pense qu'à la chasse :
« L'émeute pouvait s'emparer de Paris à tout moment, et le roi de France s'amusait avec ses chiens en forêt de Rambouillet. »
Par contre, il est à l'aise dans son rôle de grand-père et sa relation notamment avec son petit-fils est presque touchante, il reporte sur lui les espoirs qu'il avait mis dans le père de l'enfant et le petit duc de Bordeaux est attachant.
En quelques heures le destin de la France va évoluer à grande vitesse : Charles X consent à abdiquer, au profit de son petit-fils, court-circuitant ainsi le duc d'Angoulême qui ne se rebiffe même pas : Louis XIX est roi pendant une demi-journée et le duc de Bordeaux devient Henri V (il restera le représentant des Légitimistes) sous la protection de Louis-Philippe, régent…
Camille Pascal nous offre aussi des portraits sans concession des autres protagonistes : Thiers, journaliste raillé pour son accent méridional et qui sent qu'il peut jouer un rôle politique, Talleyrand qui tire toujours aussi bien les ficelles, Marmont, duc de Raguse maréchal quia trahi Napoléon en 1814 pour rester fidèle à la monarchie et qui traînera cette trahison toute sa vie :
« Lui, élevé par l'Empereur jusqu'à sa propre gloire et qui s'était ruiné et perdu de réputation pour servir les Bourbons. Lui, Marmont, dont le nom était devenu synonyme de trahison aux yeux des demi-soldes à cause de cette triste affaire,à la suite de laquelle les mauvaises langues avaient forgé le méchant mot de« ragusade » pour l'exprimer »…
Les écrivains n'ont pas la part belle, avec Chateaubriand en ultra, Stendhal qui court les jupons, passant à côté de ce qui se joue, Vigny militaire endurci… les protagonistes sont nombreux, donc il est difficile de parler de tous et certains étaient sortis de ma mémoire depuis longtemps, alors au début, je me suis un peu égarée dans les titres de certains…
Le titre est bien choisi : quatre rois vont se succéder, certains pour quelques heures, au cours de cet été caniculaire : Charles X, Louis XIX, Henri V et Louis-Philippe qui remportera la mise.
J'ai beaucoup aimé ce livre, pavé de 672 pages, que j'ai dévoré ! je connaissais mal l'histoire de Charles X et j'avais oublié beaucoup de choses apprises il y a fort longtemps. Il me restait des souvenirs des trois glorieuses et les dates clés, la succession des différents monarques, mais tout le reste était loin. Évidemment, je me suis retrouvée plongée dans les bouquins, surfant sur internet pour atténuer mes lacunes !
Fan d'Histoire ou pas, foncez ! ce livre se lit comme un polar !
et encore merci à NetGalley et aux éditions Plon qui m'ont permis de lire ce livre
#L’étédesQuatreRois #NetGalleyFrance
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          585
Annette55
  07 février 2019
Je ne ferai pas un long commentaire et ne rentrerai pas dans le détail de cette lecture historique, ô combien vivante ,qui prend au fil des pages, une allure de roman tellement l'auteur , historien, écrit le récit passionné des secousses d'un pays basculant dans une autre ére.
Mais qui se souvient donc des « Trois glorieuses » ? Réminiscences lointaines du lycée et/ou de l'université ?

C'est un récit imposant et foisonnant , instructif et haletant , où l'on entre dans l'intimité d'un roi bigot, où l'on côtoie la cour, son étiquette rigide, ses courtisans empressés et paresseux: un été caniculaire et enflammé, celui où quatre rois se sont succédé sur un trône , où la colère du peuple gronde : combats de rue, violence populaire ...foule furieuse criant : Mort aux Bourbons , Vive la Charte .....
Ce Charles X , vieillissant , âgé de 73 ans, marqué et influencé instinctivement par le sort réservé à ses ainés, Louis XVI et Louis-XVIII , lui, seul représentant et dernier de toute une lignée...
Pourtant il désirait redonner de l'allant à la monarchie en validant des ordonnances qui mécontenteront le peuple , il semble dépassé et en 1830 , ce peuple ne supporte plus les Bourbon, symbole de la révolution......
Deux mois uniques dans l'histoire avec la succession sur le trône de Charles X , Louis XIX, Henri V et Louis- Philippe.....
Où l'on voit monter en puissance la colère du peuple.
Maints détails imagés, des descriptions minutieuses nous plongent dans ces « journées » particulières où Paris s'enflamma , reposant sur une documentation solide: le lecteur a l'impression fugace et insolite de « participer »....

L'êcriture est ciselée, vivante, dense et alerte .
Où l'on croise FrancoisRené de Chateaubriand et Stendhal,
Alexandre Dumas et Lafayette, la duchesse de Berry, Madame Royale, Thiers et l'immense Victor Hugo, Alfred de Vigny et Talleyrand ...ce survivant à tous les régimes.

Une très belle fresque romanesque , un travail de fond où l'auteur déroule les faits avec exactitude, sans jamais prendre parti.

Un bel ouvrage instructif sans jamais lasser ! Ce n'est que mon avis bien sûr !
«  Nous y étions, nous l'avons vu, nous tous qui en parlons,
Qui en discutons aujourd'hui,
Mais soyons de bonne foi:
Nous n'y avons rien compris ...
Armand de Carrel, à propos de la révolution de 1830....




+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          6012
tynn
  05 août 2018
Les Trois Glorieuses, ça vous dit quelque chose?
Trois journées de juillet 1830 où Paris s'échauffa en insurrection.
J'avais pour ma part un souvenir plutôt flou de la fin définitive de la branche aînée des Bourbon, cette petite révolution à l'ombre de la Grande, illustrée par ce tableau de Eugène Delacroix, «La Liberté guidant le peuple».
Comment résister au plaisir d'une lecture historique quand elle évite le piège didactique et se lit comme un roman? Partant du postulat de ne s'attacher qu'aux événements et de replacer les hommes dans l'action, ne prenant aucune position de hauteur intellectuelle, Camille Pascal produit un petit bijou romanesque sur une documentation solide.
Par une plume élégante et fluide, souvent joyeusement ironique, on s'immerge dans un récit vivant, haletant, foisonnant, cinématographique. Les petits chapitres courts donnent une idée de ce que fut l'urgence de la situation politique et sociale, le chaudron parisien prêt à exploser et l'autisme du roi Charles X et de son gouvernement d'ultras.
Passant de lieu en lieu, la narration des journées d'émeutes sous chaleur estivale virevolte en autant de flashs que de noms connus et moins connus, tous emballés en sarabande incontrôlable: hésitations, tergiversations, incurie, face à une violence populaire de combats de rues, non sans rappeler d'autres heures noires de révolution.
Et la fuite désorganisée vers Cherbourg de la cour royale est une véritable épopée.
Quant à la chute, en déchéance royale absolue, elle est savoureuse!
Remerciements à #Netgalley et #Plon, pour cette lecture en avant première.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          404
PJN
  25 mai 2019
Pas de véritable héros dans cette chronique de la fin de la monarchie de droit divin. Charles X est anachronique car il n'a pas compris que la révolution a tout changé et s'imagine pouvoir restaurer la monarchie absolue de Louis XIV et Louis XV. Son fils le dauphin est pathétique. le maréchal de Marmont, duc de Raguse,a déjà l'étiquette de traître qui lui colle à la peau et est ruiné, c'est pourquoi il reste fidèle jusqu'au bout dans ce dernier voyage du roi et de sa famille. La dauphine, fille de Louis XVI est hantée par les souvenirs de la révolution qu'elle ne veut pas revivre. le portait du futur Louis Philippe est aussi peu flatteur : il apparaît machiavélique, ne jouant avec l'enthousiasme révolutionnaire du peuple qu'il méprise que pour ramasser la couronne. Chateaubriand est un brillant orateur m'a mais son influence politique est nulle. Reste Talleyrand qui joue une dernière fois son rôle de faiseur de rois. Une lecture agréable, une époque bien restituée à la manière des romans de Françoise Chandernagor par un romancier qui connait bien les coulisses du pouvoir . Car c'est de cela qu'il est question : comment le pouvoir échappe à son détenteur et change de main, avec plus ou moins de légitimité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190

critiques presse (1)
LeFigaro   14 septembre 2018
En juillet-août 1830, Louis-Philippe, Louis XIX et Henri V se disputent la succession de Charles X. L'auteur fait le récit d'un pays basculant dans une autre ère.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
PJNPJN   02 mai 2019
La révolution avait fait table rase. Tout devenait possible, et il existait en faveur du duc d’Orléans un formidable alignement des planètes politiques. Il était d’esprit assez libéral pour s’attacher les libéraux et de sang suffisamment royal pour rassurer les royalistes, mais attention à ne pas rater la marche car alors la chute serait vertigineuse. Et Thiers de menacer froidement les deux princesses effarées par cet ouragan de mots qui les emportait : — Votre mari, votre frère peut perdre tous ses avantages en un seul jour, et les plus rapides seront les plus habiles : les trônes sont au premier occupant ! Qu’il vienne aujourd’hui au milieu de Paris déclarer qu’il se rallie à la révolution !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
Eve-YesheEve-Yeshe   02 décembre 2018
Au moment de l’élévation, le roi se prosterna, priant à nouveau pour la France, pour ce frère martyrisé qui lui avait laissé une couronne tachée du sang de Saint Louis et pour son fils poignardé un soir de fête. Sa Majesté n’aimait pas à penser mais se plaisait à prier. Sur la recommandation de son directeur de conscience, il associa à ses prières sa pauvre femme morte depuis des lustres et dont il ne parvenait pas à se rappeler exactement son visage, tant il l’avait peu regardée de son vivant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
Eve-YesheEve-Yeshe   06 décembre 2018
Sa Majesté rêvait mal. Un même cauchemar revenait toujours. Son frère l’appelait au secours de l’autre côté de la rive, mais il lui était impossible de franchir la mer qui les séparait car, chaque fois qu’il cherchait à s’en approcher, elle se teintait de sang et il reculait aussitôt, de peur de gâter son bel habit de drap d’argent. Il s’en faisait toujours le reproche au réveil, mais son costume de cérémonie de l’ordre du Saint-Esprit paraissait dans son rêve une chose bien plus précieuse à sauvegarder que la vie de son propre frère. Tout cela n’avait bien sûr aucun sens et apportait la preuve que les rois, eux aussi, font des rêves idiots.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
palamedepalamede   04 novembre 2018
Depuis le renvoi du ministère Martignac, il [Adolphe Thiers] en était convaincu, le duc d’Orléans, fils de régicide, compagnon d’armes de Dumouriez, prince libéral et populaire, offrait un compromis possible pour une France éprise de liberté mais fatiguée des convulsions historiques. Il était l’heure pour le fils de Philippe Égalité d’entrer en scène ...
Commenter  J’apprécie          270
PJNPJN   05 mai 2019
Traître, misérable traître, vous voulez faire avec nous comme avec l’autre ? L’insulte atteignit Raguse en plein cœur. Il vacilla, perdit ce calme qui depuis le début de la conversation lui permettait de tenir le dauphin à longueur de gâche. Il avait osé ! Ce nabot, cet avorton de race, cette rincée de saillie avait osé ! Il osait lui reprocher la capitulation de Paris et les négociations sans lesquelles jamais les Bourbons n’auraient pu reprendre pied en France ! Il osait lui reprocher de leur avoir sacrifié Napoléon, sa gloire passée et son honneur de soldat ! C’était à n’y pas croire ! C’était à devenir fou ! C’était surtout à lui foutre sa main sur la gueule. Marmont ne voyait plus rien, la fatigue, la fureur et la haine l’aveuglaient. Il tira son épée non pas pour la remettre à ce demi-Louis qui tremblait en face de lui, mais pour le saigner, pour en finir avec cette race d’ingrats.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Videos de Camille Pascal (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Camille Pascal
L'été des quatre rois, de Camille Pascal
autres livres classés : France (Charles X)Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1679 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre
.. ..