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ISBN : 2815911000
Éditeur : L'Aube (07/11/2014)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Une histoire d'amitié entre un vieux luthier et un petit garçon dans un monde de musique avec Sofia pour toile de fond, vibrant au son des anecdotes du quotidien.
Un livre merveilleux et tendre, à l'image de ses violons, et qui vient d'obtenir dans son pays le Prix de la meilleure œuvre en prose.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  12 février 2015
Ode sublime à l'Amour de l'Art et la Musique!
Une magnifique histoire qui retrace l'affection profonde qui se crée entre un vieux luthier tchèque venu au début du siècle en Bulgarie et le petit Victor, fils de musicien qui vit dans un quartier pauvre de Sofia ,dans les années 50, à l'époque la plus sombre du communisme.
Un violon démesuré dédié à Dieu, que le vieux luthier Georg Henig fabriquera dans les derniers mois de sa vie, et un buffet fait par les propre mains du pére de Victor pour sa femme sont les deux "Objets d'Art" qui éclaireront cette vie de misère et de désespoir engendrée par un régime qui écrase toute dignité humaine. Tout est sensibilité, poésie et musique dans ce récit : le luthier qui écoute et parle au bois dont il fait ses instruments, le buffet qui déverse une orgie musicale, les Ombres des morts qui visitent Henig, les dialogues entre le petit garçon et Henig.....
Henig dans une langue qu'il maîtrise trés mal nous donne une vraie leçon de vie:"pas jouer parce que avoir oublié aimer. Maitre avoir oublié aimer métier. Client avoir oublié aimer violon. Violon avoir oublié aimer musicien. Homme avoir oublié aimer soi-même."
C'est un récit autobiographique. Victor Paskov deviendra chanteur d'opéra, qu'il délaissera plus tard au profit de l'écriture. Avec ce livre il rend hommage à cet homme unique qui lui a apprit ce qui est l'art véritable et l'importance de la richesse de l'âme.
J'ai adoré ce livre émouvant, dont j'ai lu les vingt derniéres pages la gorge nouée.
P.s.Un grand merci à Isabelleisapure dont la belle critique m'a fait découvrir ce beau livre!
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isabelleisapure
  22 janvier 2015
Ce livre est un joyau. Les médias ayant fait l'impasse sur cet auteur inconnu, seuls quelques privilégiés ont eu le bonheur de lire ce texte et j'aimerai vous donner envie de le découvrir.
Il s'agit d'une histoire simple, une histoire d'amitié entre un vieux luthier et un petit garçon dans un monde de musique, vibrant au son des anecdotes du quotidien. le jeune garçon va aimer le vieil homme d'un amour que rien ne parviendra à éteindre.
« J'avais enfin découvert un grand-père à mon goût : extrêmement pauvre, infiniment bon, il semblait sorti tout droit d'un conte de fées, détenait des secrets, venait d'un pays lointain et inconnu, parlait une langue magique, exerçait un étrange métier et vivait dans la misère comme un saint. »
Ce texte est empreint d'une grande sensibilité, chaque mot, chaque phrase sont autant de petites notes délicates comme seul un grand artiste, qu'il soit écrivain, peintre ou musicien peuvent en produire.
J'ai lu ce livre à un moment particulièrement douloureux pour notre pays endeuillé par des attentats qui ont mis à mal notre liberté d'expression.
Les mots justes et simples de l'auteur ont mis comme un baume sur une blessure douloureuse.
Un livre capable de faire oublier quelques instants de telles ignominies est assurément un très grand livre.
Si vous avez la chance de croiser le chemin de Georg Henig, suivez-le, vous ferez en sa compagnie une superbe ballade.
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clairette
  24 octobre 2014
Il y a des livres sans scène de violence, sans grands évènements, sans grands rebondissements mais qui pourtant vous font vibrer.
Il y a des livres dont personne ne parle ni à la télé, ni sur les blogs parce que leurs auteurs ne sont pas connus mais qu'ils seraient dommage de rater.
Mais heureusement, il y a des éditeurs qui prennent le « risque » de publier ces pépites.
Ballade pour Georg Henig fait parti de ces livres.
L'histoire est simple. le père de Victor est musicien. Il emmène son jeune fils chez Georg Henig. Il souhaite que le vieux luthier tchèque fasse un violon « un huitième » pour son fils de 5 ans.
Le début d'une belle histoire d'amitié entre un vieil homme et un enfant.
J'ai adoré le lien qui se crée petit à petit entre le vieil homme et l'enfant. Georg Henig, est un vieil homme un peu fantasque, qui perd un peu la tête, il devient une sorte de Grand-père pour Victor. le grand-père que tout enfant rêverait d'avoir.
Avec sa candeur et sa naïveté d'enfant, Victor, écoute le vieil homme. Et ce qui pourrait sembler à d'autres (des adultes ?) des radotages, devient un monde magique, où réalité et « fantastique » se mêlent.
Le luthier lui fait découvrir du monde de la musique, des musiciens. . Malgré sa mauvaise maitrise de la langue bulgare, il transmet au jeune garçon sa façon de voir le monde, sa croyance en l'âme humaine. En lui expliquant comment fabriquer un violon, c'est tout son amour du respect du matériel, du travail bien fait, l'importance de la richesse de l'âme (sur la richesse financière) qu'il lui offre. Il lui apprend à écouter le monde qui l'entoure et les gens.
L'écriture à la fois poétique, pleine d'humour et de tendresse… ne peut pas laisser le lecteur indifférent.
J'espère que vous pardonnerez le côté décousu de cet article : encore une fois, j'ai tellement adoré ce livre que je n'arrive pas à en parler. Les mots me semblent inadaptés, inadéquats.
Alors encore une fois je ne dirai qu'une chose : lisez-le !
Merci à Virginie Jullion pour cette belle découverte !!!
Citations
« J'avais enfin découvert un grand-père à mon goût : extrêmement pauvre, infiniment bon, il semblait sorti tout droit d'un conte de fées, détenait des secrets, venait d'un pays lointain et inconnu, parlait une langue magique, exerçait un étrange métier et vivait dans la misère comme un saint »
« Les pensées et les souvenirs tournoyaient autour de sa tête blanche, comme des papillons autour d'une lampe qui éclaire pour elle-même, sans se préoccuper de ce qui se passe autour d'elle. »
« Toi riche quand être avec trompette. Quand être sans elle, tout à fait pauvre. »
« J'étais plongé jusqu'au cou dans l'univers de Georg Henig, un univers peuplé d'ombres, de rois, de dieux, d'arbres parlants, de clair obscur et de voix mystérieuses. »
Lien : http://lireetrelire.blogspot..
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Mimeko
  18 mai 2015
C'est une très belle histoire d'amitié entre un vieux luthier juif tchèque réfugié en Bulgarie et le petit Victor que son père initie au violon que nous conte Victor Paskov. Par petites touches on découvre le parcours chaotique et néanmoins résigné de Georg, plus soucieux de réaliser le violon parfait que par ses conditions de vie, survivant chichement et délaissé voire oublié de ses propres élèves.
J'ai aimé ce roman qui fait plus la part belle à l'idéal et à l'amitié qu'au matériel, et à ces valeurs que va transmettre le vieux maître à son jeune émule. C'est un roman qui redonne espoir en la nature humaine dans un style simple et agréable .
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Hagakure
  08 décembre 2015
Il existe des histoires toutes simples, sans suspens, sans grands bouleversements, sans violence. Des histoires qui appartiennent à des livres dont on ne parle pas, ni sur les blogs, ni dans les médias. Mais heureusement, il existe des éditeurs pour les publier. Et « Ballade pour Georg Henig » est de ceux-là.
Lorsque le jeune Victor rencontre Georg Henig, vieux luthier un peu fantasque, il trouve en lui Le grand-père que tout enfant rêverait d’avoir. L'humble homme se voit confier un ultime violon à construire. Et dans le babil qui accompagne son ouvrage, où se mêlent réalité et fantaisie, le monde devient magique. Alors Victor écoute. Et Victor apprend. Il apprend le monde de la musique, l’importance de la richesse de l’âme, le respect du travail bien fait. Et le regard émerveillé et merveilleux que porte ce jeune garçon sur le monde, inspirant à Georg un nouvel et dernier souffle de vie, laisse présager dans notre imaginaire l’adulte éclairé qu’il deviendra.
J’ai lu ce livre il y a bien longtemps et je ne l’ai pas relu depuis. J’avais alors adoré cette histoire, qui a pour moi les reflets d’une pépite, prétexte à une belle leçon d’art et de vie. Bien que racontée par un adulte, elle porte la marque universelle de l’enfance. Et on se pense alors capable de remarquer dans l’air des choses que les autres ne voient pas.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   12 février 2015
Le corps du violon était prêt.J'avais beau regarder ses mains,je ne parvenais pas à comprendre comment il insérait à l'intérieur l'âme de l'instrument,ce petit morceau de bois de rien du tout qui ressemblait à une grande allumette et qui constituait la partie la plus importante de tout le violon.p.146
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MimekoMimeko   12 mai 2015
Je me demande si l'on continue à vivre dans la conscience des autres, lorsqu'on a quitté ce monde. Je me demande s'il faut croire ce bel aphorisme qui dit que l'esprit du maître émigre dans celui de ses disciples, tandis que son art se perpétue dans leur mémoire et dans leurs œuvres.
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MimekoMimeko   12 mai 2015
Le ton était doux et velouté, plus chaud et passionné qu'aucun des violons que je connaissais.
Il s'éteignit, argenté et étheré, comme une fine toile d'araignée, tendue entre les branches glacées de deux buissons, l'hiver, et que le vent agite doucement.
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LionelBDLionelBD   25 novembre 2018
"Georg Henig, lève-toi ! [...] le métier est-il plus important que la vie, ou la vie est-elle plus importante que le métier ?"
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LionelBDLionelBD   25 novembre 2018
"une mélodie à trois tons éclata puissamment sur le mode majeur, comme si, au même instant, tous les violons de l'orchestre s'étaient mis à Jouer. Le ton était doux et velouté, plus chaud et passionné qu'aucun des violons que je connaissais !"
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