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Critique de El_Gabier


El_Gabier
  10 novembre 2017
La poésie de Pasolini, c'est la fuite de la jeunesse paradisiaque, c'est la mue de l'Italie d'après-guerre. Celle qui s'unit sous le joug de Rome, sous la pression de la modernité. La poésie de Pasolini se fait plus violente, plus provocatrice avec l'âge, elle chante la douleur et la subversion, elle loue la beauté juvénile, celle qui lui brulera les ailes un soir de novembre 1975. " Je tomberai dans le noir de ma mort qui dispersera les tilleuls et le soleil. Les beaux jeunes garçons courront dans cette lumière que je viendrai de perdre, essaimant des écoles, les boucles sur le front. Je serai encore jeune en chemise claire, les cheveux tendres en pluie sur la poussière amère. Je serai encore chaud, et courant sur l'asphalte tiède de l'allée, un enfant posera sa main sur mon ventre de cristal". Il y a un monde entre cette candeur poétique des premiers écrits et cette rancoeur de "la seconde jeunesse", entre ces amours, cet attrait pour les jouvenceaux et sa quête homosexuelle dans les quartiers sordides de Rome, entre cette poésie du coeur et celle de l'esprit. Pasolini nous emmène dans cette campagne frioulane digne de Virgile, époque idyllique qui fleurait l'innocence, l'insouciance. Une complainte qui s'éteindra comme un sanglot moraliste et contestataire.
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