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Commandant Delestran tome 2 sur 2
EAN : 9782213725109
416 pages
Fayard (09/11/2022)
3.87/5   46 notes
Résumé :
Un numéro de téléphone, un exemplaire de La Peau de chagrin et un briquet de la Légion étrangère. C’est tout ce qui est retrouvé sur le cadavre d’un homme abandonné dans un bassin du jardin des Tuileries. Alors qu’il piétine déjà dans une enquête sur la disparition de trois jeunes femmes, le commandant Julien Delestran est chargé de l’affaire. Le numéro de téléphone est sa première piste : c’est celui du CNAOP, l’organisme permettant aux enfants nés « sous X » de re... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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enjie77
  17 novembre 2022
Chaque année, je prends plaisir à m'offrir le dernier Prix du Quai des Orfèvres que j'apprécie par son réalisme, une plongée dans le monde des affaires criminelles que je découvre par procuration.
Excellent cru que ce Prix du quai des Orfèvres 2023. Trois femmes disparues, une enquête qui piétine, avec en supplément, la découverte du corps d'un homme, peut-être un « sans abri » , dans l'un des bassins du Jardin des Tuileries avec pour tout indice trouvé sur lui, un livre De Balzac « La peau de chagrin », un briquet aux armes de la Légion étrangère et un papier sur lequel figure un numéro de téléphone. L'équipe du commandant Julien Delestran a du pain sur la planche. Trouver l'identité de cet homme, reconstituer son parcours, élucider ce qu'il faisait de ses journées, tenter de trouver des réponses avec l'espoir de comprendre ce qui lui est arrivé tout en devant faire face aux interrogations et au désespoir des maris dont les épouses ont disparu.
Non seulement Jean-François Pasques sait nous captiver en créant une ambiance intimiste autour de l'équipe du commandant Julien Delestran mais il ne cherche pas à impressionner le lecteur en lui imposant des situations outrancières. Son récit est centré sur l'humain ! Pas d'exploits, pas de course poursuite, tout se passe dans un climat finement alimenté par la personnalité de chacun des acteurs, leurs questionnements, leurs investigations, leurs déductions. Il crée ainsi sa touche personnelle du roman policier, pétrie de réalisme et de personnages attachants et en toile fond, la détresse, le tragique de la vie humaine.
A cette équipe sympathique vient s'ajouter, malgré les réticences du commandant Julien Delestran, une psychologue, Claire Ribot qui va très vite trouver sa place au sein de l'équipe d'autant que l'intrigue touche un sujet sensible « l'abandon des enfants nés sous X ».

C'est avec beaucoup de doigté que l'auteur nous fait pénétrer ces coulisses. Pour qu'il y ait une compréhension sans faille des procédures françaises, il se sert de son canevas pour expliquer méthodiquement l'instruction d'un dossier.
C'est ce que j'aime dans les livres écrits par des policiers, les enquêtes sont inspirées de ce qu'ils vivent dans leur vie professionnelle. Tout est réaliste et à auteur d'hommes et de femmes de terrain avec pour chacun d'eux, leur individualité, leur réflexion, leur sentiment, leur façon de mettre de la distance entre leur vécu et leurs émotions. Même si le capitaine Jean-François Pasques donne un peu plus d'épaisseur à ses personnages, il n'en reste pas moins que son style m'incite à lire ses autres romans policiers tant j'ai beaucoup aimé son approche. Cette fiction est rédigée avec délicatesse et intelligence du coeur.
A souligner, pour nous qui sommes branchés régulièrement sur le site des amoureux des livres, la dernière scène est particulièrement réussie, elle sort de l'ordinaire, et devrait parler à tous les amoureux des livres.
Un prix grandement mérité
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Jeanfrancoislemoine
  17 novembre 2022
Nous , amateurs de polars , avons énormément de chance dans la mesure où de trés nombreux flics décident de prendre la plume et se lancent dans la rédaction avec un gros atout , celui de l'authenticité .Ce roman , par son " squelette " ne dérogera pas à la règle et Jean-François Pasques va , comme nombre de ses collègues écrivains , nous ouvrir des portes qu'il n'est pas si évident de franchir . Bon , évidemment , on peut se faire " passer les menottes " pour mieux s'imprégner de l'atmosphère et tester le confort réputé des cellules , mais il parait que l'exercice est risqué , donc , prudence .C'est qu'on va en passer , des heures , à supputer , avancer des hypothèses , échanger, avec l'équipe de Delestran ...Le challenge semble pourtant aisé , peu valorisant , mais pourrait s'avérer plus complexe à résoudre qu'il n'y parait : découvrir l'assassin d'un " clochard "retrouvé dans un bassin du jardin des Tuileries .Si la mort violente ne fait aucun doute , il faut trouver le mobile et là....Jean-François Pasques n'a pas choisi la facilité en axant son enquête sur les problèmes de filiation .Il faut être bien armé pour développer une idée qui nous dirige vers un problème humain et sociétal difficile , douloureux , complexe . Une psy va même venir " fourrer son nez "dans l'affaire , au grand dam du patron ....
S'il ny a pas beaucoup d'action , sauf à la fin , le débat abordé n'en reste pas moins fort intéressant , traité avec fermeté certes , mais aussi avec humilité et humanité .
L'image de la police en sort valorisée à une époque où l'heure est plutôt au dénigrement systématique .
Image emblématique du roman ,le commandant Julien Delestran , attaché aux valeurs qu'il véhicule depuis toujours m'a vraiment plu , à la fois critique , sérieux , exigeant , humain et surtout juste .Son charisme rejaillit sur ses adjoints et l'équipe est soudée et solidaire . Mais , en plus du cadavre , il faut aussi retrouver trois femmes qui ont toutes disparu de façon similaire .....Lancez- vous dans ces étranges enquêtes , le challenge est élevé mais je vous fais confiance....
Le Prix du Quai des Orfèvres 2022 me semble être un bon, voire un trés bon cru .Imaginez vous , dimanche , confortablement installé devant un bon feu de cheminée , ce livre et un petit verre de Beaujolais nouveau à disposition ....Il parait qu'il n'est pas mal non plus.A bientôt.
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babel95
  16 novembre 2022
Comment choisit-on un roman ? Je ne connaissais pas Jean-François Pasques, le titre ne m'interpellait pas plus que ça... mais, oui, j'avais déjà lu en 2014 un autre prix du Quai des Orfèvres, et j'ai d'ailleurs rencontré son auteur, Hervé Jourdain grâce à Babelio. C'est sûrement ce souvenir qui m'a poussée à saisir sur l'étagère de la librairie Fils de Personne, Prix du Quai des Orfèvres 2023, il y a quelques jours,et à le dévorer en quelques heures.
"X.... MASCULIN"
"L'inscription à l'encre noire avait été tracée en lettres majuscules sur l'en-tête blanc du certificat de décès. le 6 avril 2005, à 07.40, un homme était officiellement mort".
C'est par ces quelques lignes que débute le roman Fils de Personne. Un homme d'une soixantaine d'années, aux allures de clochard est retrouvé mort dans un bassin du jardin des Tuileries. Difficile de l'identifier, dans ses poches on retrouve La peau de Chagrin, un briquet de la légion étrangère, et un numéro de téléphone. Une première piste.... il s'agit du numéro du CNAOP, le Conseil national pour l'accès aux origines personnelles, organisme qui permet aux enfants nés "sous X" d'obtenir des renseignements sur leurs origines. Et c'est le gardien du jardin qui va véritablement faire démarrer l'enquête lorsqu'il communique au Commandant Delestran, de la 1ère division de police judiciaire, le nom du clochard, Monsieur Georges, et une adresse : l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, dite église des Polonais, rue Saint-Honoré.
Un commandant déjà en charge d'une enquête sur la disparition récente de trois jeunes femmes, et qui voit arriver à contre-coeur dans ses services une psychologue, Claire Ribot.
Fils de Personne m'a offert un bel après-midi de lecture : une belle introduction , une enquête très détaillée, bien menée font partie des plaisirs des romans policiers. J'ai été sensible à l'atmosphère dépeinte par Jean-François Pasques, et les personnages principaux, le commandant Julien Delestran, la psychologue Claire Ribot, le lieutenant Victoire Beaumont, l'adjointe du commandant, sont bien rendus, sans parler de Nicole, la prostituée, personnage sympathique, plein d'humanité...
Le thème du roman est annoncé dès les premières pages, on devine qu'il s'agira de la recherche des origines... l'enquête policière se double d'une enquête très personnelle, l'émotion n'est jamais très loin lorsqu'on traite de sujets aussi sensibles.
Je ne pense pas me tromper en disant que Jean-François Pasques est un lecteur, que la lecture est pour lui une vraie passion, et que Georges Simenon fait partie de ses auteurs préférés.
J'ai refermé le roman et ai immédiatement cherché à en savoir plus sur son auteur. Jean-François Pasques est capitaine de police et travaille à Nantes en Sécurité Publique. Il connaît bien la section criminelle de la 1ère DPJ, où il a travaillé une quinzaine d'années.
Babelio a publié une petite video qui m'a déjà donné quelques pistes et permis de mettre un visage sur une plume (si on peut le dire ainsi) et j'ai déjà entrepris la lecture de Mortelle Canicule, roman qui met en scène pour la première fois les personnages de Fils de Personne.
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mariecloclo
  18 novembre 2022
Chaque année je m'offre le roman ayant obtenu le prix du quai des orfèvres. Celui de cette année est un bon cru. Je ne connaissais pas l'auteur mais lirai sans doute ses précédents romans.
Celui-ci se passe à Paris de nos jours. On vient de retrouver le cadavre d'un ancien légionnaire dans un bassin du jardin des Tuileries. C'est l'équipe du commandant Julien Delestran qui est sur l'affaire. Qui est cet homme ? Qui l'a tué ?
Parallèlement, l'équipe enquête sur la disparition de trois femmes, mères de famille sans histoire.
L'enquête sera longue, laborieuse, méticuleuse. Comme l'auteur est lui-même capitaine de police, on sent que tout est crédible et bien documenté. Il ne faut pas s'attendre à un roman bourré d'actions et de suspense. C'est plutôt lent et psychologique, un peu comme un roman de Simenon.
Un très bon moment de lecture pour moi. Je le recommande.
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nelly76
  29 novembre 2022
Oui,je reconnais que c'est un bon polar,bien ficelé, mais est-ce parce que je connais le milieu policier,que pratiquement depuis le début,je savais que les deux histoires étaient liées ,il ne manquait que quelques éléments,et l'affaire était " bouclée",je ne suis pas une miss Marple, loin s'en faut,mais ce policier m'a tenu en haleine une partie de la soirée, confortablement installée avec un plaid sur les genoux,et bercée par le ronronnement de mon chat à côté de moi.
C'est bien écrit,un style fluide ,une bonne syntaxe,des références littéraires ,ce qui ne gâche rien mais ,car il y pour moi un :mais ,pas méchant: un tout petit reproche dans les longueurs: dans les descriptions des procédures ,comme si l'auteur avait voulu prouver qu'il était policier et qu'il connaissait bien son métier.
Comme Olivier Norek,on sent le vécu au travers son histoire,mais parfois j'ai du passer quelques lignes tant les détails m'incommodaient,ceci dit,c'est un bon polar,sans scènes de sexe,sans profusion d 'hémoglobine,un côté positif dans l'analyse psychologique de chaque personnage et j'ai aimé ce petit côté "vieille France" du commandant J.Delestran ,surtout a l'arrivée de la psychologue dans son service,qui ne fut pas sans me rappeler, par certains côtés, et certains comportements, l'arrivée au Havre de la 1ère femme motarde.
À recommander ,c'est un polar qui " sonne vrai" .⭐⭐⭐⭐
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
nelly76nelly76   29 novembre 2022
Ses yeux se formèrent,accompagnant un mouvement de tête de gauche à droite, dans une lenteur surprenante ,qui témoignait de sa déception.Valentin Matthias n'avait pas offert à Delestran son dernier regard dans lequel il aurait pu entrevoir une ultime vérité (Page 414).
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nelly76nelly76   29 novembre 2022
Après quarante- huit heures de garde à vue,s'il etait clairement établi que Patrice Lecoin avait tenté d'enlever une jeune femme en la faisant monter de force dans sa voiture,rien ne le rattachait pour autant aux trois autres disparitions. En cette veille de week-end, on venait de mettre la procédure en page,l'homme s'apprêtait à quitter les locaux de la 1ère DPJ pour rejoindre une autre cellule, au dépôt de Paris.Le lendemain matin ,il serait présenté au magistrat ,qui ne manquerait pas,vu les faits et ses antécédents judiciaires ,d'obtenir son placement en détention provisoire.Face à cette affaire ,les psychiatres s'étaient réveillés. Patrice Lecoin était soudain devenu dangereux,alors qu'un an auparavant on l'avait lâché dans la nature ,sans même une obligation de soins,après sept années de réclusion pour une série de cinq viols .....(Page 209).
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nelly76nelly76   23 novembre 2022
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《X...MASCULIN》

L'inscription à l'encre noire avait été tracée en lettres majuscules sur l'en tête blanc du certificat de décès.
Le 6 avril 2005,à 07h40,un homme était officiellement mort.
Le corps avait été extrait d'un bassin du jardin des Tuileries,puis allongé sur la terre battue.L'examen avait pris deux minutes au docteur Albert ,pas davantage .Le corps était froid.Il avait rejoint la température de l'eau,une dizaine de degrés. À l'intérieur, plus rien ne circulait,tout était figé.Les chairs étaient légèrement flétries par l 'immersion prolongée.Ce fut une curieuse formalité pour ce généraliste de SOS médecins soumis aux cadences infernales des visites à domicile.Son patient était déjà mort à son arrivée.Il n'avait rien eu à faire ,sinon constater la réalité. En somme ,il était redevenu un peu comme tout le monde,fragile et impuissant devant la mort.(Page 11).
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babel95babel95   13 novembre 2022
Un peu étourdi, il releva la tête lentement. D'un regard circulaire, il fit à nouveau le tour de la pièce avant de se fixer sur la grille d'évacuation d'air. Les yeux dans le vague, il réfléchissait. Est-ce que cela valait la peine ? N'était-il pas, lui aussi, en train de perdre son temps en accumulant des petits détails sur la vie d'un homme n'ayant, au bout du compte, aucun intérêt s'il s'agissait tout simplement d'un accident, d'une chute fortuite ?
Le doute s'insinua en lui. Tout ça pour ça ? ll tâtonnait dans ses pensées, mais son goût pour la curiosité humaine, sa prétention à tout vouloir connaître de ses semblables, l'arracha à son indécision. C'était plus fort que lui, surtout avec un personnage aussi singulier que Georges Bernard.
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babel95babel95   13 novembre 2022
- Et donc, vous vous êtes de nouveau rencontrés ?
- Oui, je ne pouvais pas le laisser passer sans rien dire. Cela vous est déjà arrivé de recroiser des personnes du passé auxquelles vous avez tenu ?
- Oui, comme tout le monde.
- Eh bien là, ce n'était pas comme tout le monde. C'était étrange. Nous avions tellement de choses à nous dire que nous étions gênés de n'avoir rien à nous dire. Il a fini par me reconnaître, mais j'ai bien vu que quelque chose s'était éteint en lui. Définitivement. Plus de lueur dans le regard. On a échangé quelques mots, mais c'étaient les silences qui parlaient pour nous. Je lui ai proposé de boire un café, il a refusé sans avoir besoin de prétexter quoi que ce soit. Je me souviens de sa petite phrase : "C'est gentil, Nicole mais non merci". J'ai tout de suite compris qu'il ne fallait pas le brusquer. Il m'a dit qu'il repasserait et, effectivement, il est revenu sans que je sache si c'était réellement pour moi ou parce que je e trouvais sur son chemin. En fait, il a fallu que je la rapprivoise. C'est ma petite faiblesse, ça, commandant, les hommes sauvages... Alors en plus, lorsqu'ils sont esquinttés, c'est plus fort que moi !
Delestran lui renvoya le même sourire qui s'était dessiné sur ses lèvres à cet instant-là, le sourire amusé de grands enfants terriblement lucides et un peu complices.
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