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EAN : 9782383611202
Globe (25/08/2022)
4.39/5   589 notes
Résumé :
Quarante ans après la mort de son oncle Désiré, Anthony Passeron décide d'interroger le passé familial. Évoquant l'ascension de ses grands-parents devenus bouchers pendant les Trente Glorieuses, puis le fossé grandissant apparu entre eux et la génération de leurs enfants, il croise deux histoires : celle de l'apparition du sida dans une famille de l'arrière-pays niçois - la sienne - et celle de la lutte contre la maladie dans les hôpitaux français et américains.
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Critiques, Analyses et Avis (163) Voir plus Ajouter une critique
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°°° Rentrée littéraire 2022 # 8 °°°

« Sans doute que ça a commencé comme ça. Dans une commune qui décline lentement, au début des années 1980. Des gosses qu'on retrouve évanouis en pleine journée dans la rue. On a d'abord cru à des gueules de bois, des comas éthyliques ou des excès de joints. Rien de plus grave que chez leurs aînés. Et puis on s'est rendu compte que cela n'avait rien à voir avec l'herbe ou l'alcool. Ces enfants endormis avaient les yeux révulsés, une manche relevée, une seringue plantée au creux du bras. Ils étaient particulièrement difficiles à réveiller. Les claques et les seaux d'eau froide ne suffisaient plus. On se mettait à plusieurs pour les porter jusque chez leurs parents qui comptaient sur la discrétion de chacun. »

Un de ces enfants endormis, c'est Désiré, l'oncle de l'auteur, héroïnomane mort du sida en 1987, contaminé après un partage de seringue. Anthony Passeron n'en garde qu'un souvenir sepia très lointain que réactivent quelques bobines en Super 8. Une tragédie dont la famille s'est difficilement relevée. Son récit est une enquête familiale qui tente de rembobiner le fil d'une vie brisée presque occultée par l'omerta d'un clan soucieux de préserver respectabilité et notabilité dans une petite-ville de l'arrière-pays niçois. La vérité a été confisquée, entre déni et ignorance, Désiré étant officiellement décédé d'une embolie pulmonaire.

« Ce livre est l'ultime tentative que quelque chose subsiste. Il mêle des souvenirs, des confessions incomplètes et des reconstitutions documentées. Il est le fruit de leur silence. J'ai voulu raconter ce que notre famille, comme tant d'autres, a traversé dans une solitude absolue. Mais comment poser mes mots sur leur histoire sans les en déposséder ? Comment parler à leur place sans que mon point de vue, mes obsessions ne supplantent les leurs ? Ces questions m'ont longtemps empêché de me mettre au travail. Jusqu'à ce que je prenne conscience qu'écrire, c'était la seule solution pour que l'histoire de mon oncle, l'histoire de ma famille, ne disparaissent avec eux, avec le village. Pour leur montrer que la vie de Désiré s'était inscrite dans le chaos du monde, un chaos de faits historiques, géographiques et sociaux. Et les aider à se défaire de la peine, à sortir de la solitude dans laquelle le chagrin et la honte les avaient plongés. »

Pour inscrire l'histoire de Désiré dans le chaos du monde des années 1980, Anthony Passeron fait le choix pertinent d'une construction narrative alternant chapitres familiaux au plus près de l'intime et chapitres récapitulant l'histoire de lutte contre le sida. Ces derniers sont absolument passionnants, clairs, instructifs, relatant comme une course contre la montre la découverte du virus par les professeurs Montagnier, Barré-Sinoussi, Brun-Vézinet et Rozenbaum ( entre autres ), la bataille des brevets pour les traitements AZT puis bithérapie puis trithérapie entre laboratoires français et américains, relatant parfaitement les espoirs déçus et les petites victoires.

Les chapitres familiaux incarnent L Histoire avec un ton remarquablement juste, infusé d'un souffle pudique qui laisse à affleurer une émotion bouleversante sans spectaculaire clignotant ni pathos voyeuriste. Les mots de l'auteur font ressentir de façon très sensible tous les chamboulements entraînés par le sida, maladie tabou, emprisonnée dans une vision morale, accolée à la notion d'un péché pour avoir eu des relations homosexuelles, s'être drogué par intraveineuse ou avoir une sexualité trop libre. Il y a des malades plus «  coupables » que d'autres, et ceux du sida, même dans les hôpitaux où ils étaient soignés en fin de vie suscitaient le dégoût et peu de compassion, mis à l'écart.

Même schéma dans les familles où la honte a tout submergé. le personnage de la mère de Désiré, Louise ( la grand-mère de l'auteur donc ) est très intéressant : elle pique des colères folles lorsqu'on lui dit que son fils est héroïnomane et séropositif, elle qui a si durement acquis une notabilité en épousant un fils de boucher, elle l'étrangère, l'Italienne qui a fui le fascisme et a été stigmatisée par la pauvreté et la xénophobie. Jamais l'auteur ne juge sa famille usée par le silence et le déni, toujours il enveloppe son récit d'empathie et d'humanité.

Un superbe roman, important, qui offre une sépulture de mots à la fois digne et puissante à tous les Désirés du monde. On le quitte difficilement, terriblement émus.

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Pour son premier roman, couronné du prix Première Plume 2022, Anthony Passeron raconte l'apparition du SIDA en France dans les années 80, tout en brisant le tabou familial concernant le décès de son oncle.

Tout débute en 1981, lorsque des chercheurs américains et français observent l'émergence d'une étrange pathologie qui semble surtout frapper la communauté homosexuelle. Dans un petit village reculé de l'arrière-pays niçois, loin des préoccupations scientifiques relatives à l'apparition de ce « cancer gay », c'est l'ennui qui commence à faire des victimes parmi les plus jeunes. Il n'est en effet pas rare d'y retrouver des « enfants endormis » dans les rues, le regard comateux, une seringue vide plantée au creux du bras. Parmi ces héroïnomanes qui n'hésitent pas encore un seul instant à partager leurs seringues, Désiré, l'oncle d'Anthony Passeron

Au fil de chapitres très courts, l'auteur alterne deux récits qui se font brillamment écho. La petite histoire, reconstituant celle de sa propre famille, touche à l'intime, tandis que la grande revient sur le combat de la communauté scientifique à l'échelle mondiale. Deux batailles dévastatrices contre un adversaire féroce dont on ignore encore le nom…

C'est au détour de souvenirs retrouvés dans une boîte à chaussures et quarante ans après les faits qu'Anthony Passeron tente de lever le voile sur la mort de cet oncle que personne n'évoque. Plongeant au coeur de cette famille taiseuse, ayant emmuré cette tragédie dans le silence, l'auteur livre un regard plein de justesse sur une époque où la méconnaissance du virus était inévitablement synonyme d'exclusion, d'isolement et de stigmatisation. Des familles submergées par la honte à la mise à l'écart de la société de ces séropositifs traités comme des pestiférés, en passant par l'angoisse relative à la méconnaissance totale de ce virus, Anthony Passeron montre l'impact de ce fléau à hauteur d'homme… celle de son oncle et de sa propre famille.

En parallèle à cette histoire familiale très intimiste, l'auteur nous plonge également au coeur d'un récit qui tient presque du thriller en relatant la course contre la montre menée par les médecins, les immunologistes, les infectiologues et les virologues des deux côtés de l'Atlantique afin de débusquer ce tueur en série qui fera plus de 36 millions en quarante ans. Des premières victimes du virus constatées par des médecins français en 1981 au prix Nobel de médecine qui ne récompensera que deux d'entre eux en 2008, en passant par les premiers essais de dépistage, le scandale du sang contaminé, les fausses pistes thérapeutiques et la guerre des brevets, Anthony Passeron ne manque pas de passionner le lecteur en revenant sur cette traque visant à trouver et à éradiquer ce virus impitoyable qui s'attaque à notre système immunitaire.

Un premier roman intime et passionnant qui, à l'instar de « Over the Rainbow » de Constance Joly, revient avec beaucoup de justesse et suffisamment de recul sur les années SIDA.


Lien : https://brusselsboy.wordpres..
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Le sommeil de l'injustice.

Au détour de souvenirs retrouvés dans une boîte à chaussures, Anthony Passeron reconstitue

l'histoire de sa propre famille, notamment celle d'un oncle dont on ne parle qu'à demi-mots.

Une reconstitution familiale bouleversante autour du SIDA dans les années 80.

Maladie sulfureuse et honteuse du fait de son principal mode de transmission d'ordre sexuel,

soumise à l'opprobre morale car elle concernait au départ en majorité des homosexuels, elle revêt ici une dimension supplémentaire dans l'infamie : la culpabilité. On l'oublie parfois, mais le SIDA a fait aussi des ravages chez les personnes toxicomanes par l'échange des seringues, coupables de se droguer.

Son enquête le mènera à découvrir ce que pouvait représenter un toxico dans une famille de

commerçants d'une petite ville de province que tout le monde connaît. Un aspect social aussi abordé concernant la transformation économique de l'abandon des petits commerces au profit de la grande distribution.

Mais au-delà de la partie intime, l'auteur met en relief l'histoire même de la maladie à travers la

découverte du virus, la guerre des laboratoires, le scandale du sang contaminé, la mort de Rock

Hudson, ou encore les essais balbutiants des premières thérapies. Des souvenirs qui parlent à

beaucoup d'entre nous et que d'autres découvriront souvent avec circonspection.

La narration est tendue jusqu'à son dénouement, car en alternant les chapitres dans un cadre

familial et ceux dans un cadre scientifique ou politique, Anthony Passeron entretient l'espoir de

rédemption et de sauvetage de ces victimes.

Même sans le souffle romanesque de la fiction, ce livre vous étreint d'une émotion à fleur de peau qui ne vous quitte pas en abordant le SIDA de façon à la fois globale et intime.

Ces enfants endormis ne se réveilleront pas : l'héroïne, le SIDA, la fin d'une époque aussi auront raison de leurs espoirs avant qu'une nouvelle vie prenne place.

Un livre original que je défendrais en librairie car je suis sûr que vous aurez du mal à le refermer avant de l'avoir terminé.

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J'ai eu beaucoup de mal à terminer ce livre, je n'y voyais plus rien à travers mes larmes. Pourtant, je n'ai pas la larme facile.

Mais là, sur les dernières pages, j'ai été fauchée par Anthony Passeron avec son style distant, sans pathos, au sujet des années Sida dans les années 1980, quand les scientifiques ne savaient pas grand-chose de cette maladie. le sida apparaissait comme une justice divine pour certains pour punir les dépravés, les renégats de la société, les homosexuels et les drogués. À l'époque certains médecins refusaient de soigner les malades, ceux qui le faisaient étaient parfois incités à partir de leurs hôpitaux, personne ne voulait accueillir leurs patients pestiférés.

Le Sida a clairement marqué mon adolescence, l'insouciance c'était fini, on nous a martelé l'importance de « sortir couvert », je me souviens d'Hervé Guibert, du film « Les nuits fauves ». Mais tout ce que raconte Anthony Passeron, je l'avais un peu oublié ; les multiples atermoiements et embuches auxquels se sont heurtés les chercheurs, les répercussions terribles au sein des familles.

La drogue et le sida ont fait exploser la cellule familiale construite par les grands-parents de l'auteur, Louise et Émile. Ils ont travaillé dur toute leur vie dans l'arrière-pays niçois pour offrir un avenir sans nuage à leurs enfants. Leur fils aîné, le préféré, nommé Désiré comme son grand-père, fait leur fierté, il est le premier à faire des études. Mais Désiré s'ennuie ferme dans son petit village au sein de l'étude notariale dans laquelle il a son premier emploi, il rêve de liberté, de voyager. Un beau jour, il pique l'argent dans la caisse de la boucherie parentale et part à Amsterdam.

Il y aura un avant et un après Amsterdam, car pendant son séjour, Désiré découvre l'héroïne et ne va plus jamais la lâcher. Les déflagrations sur la cellule familiale sont terribles entre le déni et les coups de colère de Louise, et le mutisme d'Émile qui se tue à la tâche pour oublier les malheurs de son fils.

Le récit d'Anthony Passeron est extrêmement pudique, il raconte avec une grande simplicité le séisme familial provoqué par la lente descente aux enfers de son oncle Désiré.

Les chapitres alternent les trop lentes découvertes scientifiques et les rapides dégradations de la santé de Désiré.

Coup de coeur pour la plume fluide, sobre, sans fioritures de l'auteur qui exprime ses sentiments tout en retenue sans jugement, la tendresse et l'amour affleurent. Dans cette famille dans laquelle on ne dit pas je t'aime, les actes remplacent alors les paroles. Je ressors de cette trop courte lecture bouleversée et conquise…

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Début des années 80 , un petit village de l'arrière pays niçois . Les grands - parents de l'auteur font partie des " notables " du village , bouchers travailleurs , enrichis par les Trente Glorieuses , ils voient d'un trés bon oeil l'implication sans égal de leur fils cadet dans leur succession , mais soutiennent aussi le désir de liberté de l'aîné , Désiré , fils choyé , adulé , préféré , qui , trés vite fuit la vie promise étriquée pour les plaisirs de la ville voisine et , pour un premier grand voyage ,les " lumières " illusoires d'Amsterdam .

Cet oncle Désiré ,désormais décédé , Anthony Passeron aimerait bien le connaître ,savoir comment il a vécu , ce qui lui est arrivé , et surtout , savoir pourquoi la simple évocation de son nom voit s'abattre un chappe de plomb de silence attristée et énigmatique . Comment et pourquoi une existence devient - elle à ce point taboue et ne doit -elle pas franchir le seuil d'une boutique honorable qui ne veut pas disparaître ......???

Pour avoir vécu à cette époque , j'ai vraiment trouvé ce roman d'une intelligence incroyable . D'un côté l'apparition , dans un petit village , d'une maladie qualifiée de " honteuse " , une maladie dont on parle un peu à tort et à travers , sous " le manteau " , une maladie qui se répand de façon sinistre , une maladie qui jette le discrédit sur ceux et celles qui en sont atteints .L'ignorance , mais c'est hèlas encore bien actuel , creuse les fossés .Et pourquoi moi ? Pourquoi ces jeunes qu'on retrouve inanimés jusque dans le village , les nuits de sortie ?

" L'ambiance , les réactions , les suppositions , les condamnations " sont merveilleusement ( si l'on peut s'exprimer ainsi ) décrites et vous glacent le sang , même si , aujourd'hui , on en sait un peu plus sur ce fléau .C'est une observation parfaitement juste , des réactions de personnages en plein dans le contexte de l'époque où , du reste , on taisait déjà pudiquement qu'untel ou unetelle était atteint ou atteinte d'un cancer , vous savez cette terrible " longue maladie " ou encore ce " mal incurable " dont regorgeaient les avis d'obsèques ....Cette maladie honteuse dont on n'osait pas prononcer le nom , de peur que....

Et la mèdecine dans tout ça ? Prise au dépourvu , elle avance à petits pas , surtout en France et aux Etats- Unis où les chercheurs s'affairent mais restent bien impuissants .L'enjeu est pourtant colossal : soigner les gens et éviter une dramatique pandémie , noble cause , ou , pour certains , trouver le remède qui ouvrira les portes du Jackpot ....

L'intelligence de ce "roman , docu , témoignage " est de faire un parallèle absolument remarquable entre la description d'une famille prise dans la tourmente et les avancées importantes mais lentes des chercheurs . Les chapitres , courts , alternent du début à la fin , font se percuter le " monde du quotidien " et celui de la recherche , celui-ci étant suffisamment bien écrit , mis à la portée de tous , élevant le débat sans fioritures mais d'une grande justesse , donnant au lecteur l'impression de participer vraiment à une course contre un ennemi qui varie sans cesse son jeu , au point d'être quasiment invincible .

J'ai dévoré ce roman et je pense ne pas être le seul si l'on regarde le nombre d'avis et la note globale obtenue .Pour la lecture des commentaires , ce sera aprés avoir rédigé le mien , bien entendu .

Je remercie mon "épouse Mére Noël " pour ce cadeau et notre libraire Isabelle pour ses conseils toujours avisés .J'ai beaucoup de chance . Même si ce livre ne dégage pas trop " la joie " , il constitue une passionnante enquête sur une période noire pas si lointaine ....A bientôt .

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critiques presse (6)
Culturebox
06 janvier 2023
Dans la lignée d'Annie Ernaux ou de Didier Éribon, ce primo-romancier de grand talent entremêle enquête sociologique et histoire intime rendant ainsi hommage aux premières victimes du sida et aux chercheurs pressés par le temps. [...] Un essai poignant qu’aucun lecteur ne peut oublier une fois refermé.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaLibreBelgique
02 janvier 2023
Anthony Passeron retrace l’histoire de son oncle, emporté dans les années 90, alors que les chercheurs tentaient d’identifier et de contrer ce nouveau virus.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Culturebox
29 septembre 2022
Un ouvrage passionnant à mi-chemin entre l'enquête sociologique et le récit intime porté par une langue à nul autre pareil. Ce qui ne gâche rien !
Lire la critique sur le site : Culturebox
Elle
09 septembre 2022
Anthony Passeron renverse la rentrée avec ce récit intime et sociologique d’une famille aux premiers temps du sida.
Lire la critique sur le site : Elle
LeFigaro
08 septembre 2022
Dans ce premier roman l’auteur raconte l’apparition du sida en France en mêlant récit familial et enquête sociologique. Un livre magistral.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LesInrocks
29 août 2022
Un récit intime qui rejoint les prémices de la lutte contre le sida.
Lire la critique sur le site : LesInrocks
Citations et extraits (128) Voir plus Ajouter une citation

Dans une commune qui décline lentement, au début des années 1980. Des gosses qu’on retrouve évanouis en pleine journée dans la rue. (…) Ces enfants endormis avaient les yeux révulsés, une manche relevée, une seringue plantée au creux du bras. Ils étaient particulièrement difficiles à réveiller. (…) Les anciens ne comprenaient pas. Des enfants d’entrepreneurs, de fonctionnaires, de filles et des fils de commerçants qui avaient parfois réussi à accumuler un patrimoine important. (…) Les héritiers n’étaient censés manquer de rien. (…) On les avait laissé faire des études, s’amuser, s’égarer, même, pour trouve leur voie, loin de la rigueur dans laquelle leurs parents avaient grandi. (…) Les vieux du village fustigeaient le manque d’autorité des parents, les valeurs qui s’évanouissent. Peut-être qu’il n’y avait tout simplement rien à comprendre.

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Elle était impuissante face à l'avancée inexorable de la maladie, elle ne se battait que pour préserver ce qui pouvait l'être encore : les apparences d'une vie normale pour Emilie

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On était en pleine phase de sidération, incapable de comprendre, encore moins e réagir. Les parents étaient perdus. Certains ignoraient jusqu'à l'existence du cannabis.

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Sur une double page, deux portraits, pris à quelques mois d'intervalle, montraient les ravages de la maladie sur les corps.

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"Un soir, alors qu'elle veille un patient en soins palliatifs, Françoise Barré-Sinoussi perçoit le faible son d'une voix qui passe au travers d'un masque et tente de percer la vacarme de la machine respiratoire : "Merci." La jeune femme est déconcertée : "Mais pourquoi ? On n'a pas réussi à vous sauver." Les yeux mi-clos, entre deux mondes, le moribond trouve encore la force de répondre : "Pas pour moi. Pour les autres.""

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Vidéo de Anthony Passeron
Littoral, périurbain, ouest géographique ou fantasmé : l'attractivité résidentielle, dopée par les mouvements des retraités, les choix des cadres supérieurs et désormais par le télétravail, bouleverse les équilibres territoriaux. En outre, ces mouvements remettent en question l'efficacité des politiques visant à limiter les nuisances de la voiture individuelle. Alors que certaines communes périurbaines ou du littoral connaissent une croissance démographique impressionnante, l'Etat semble aux abonnés absents, et continue de renforcer le poids économique du Grand Paris.
Pour débattre de ces enjeux, « le Monde » organisait le 19 janvier 2023, en partenariat avec le Forum Vies mobiles, une conférence intitulée « La ruée vers l'ouest », avec Laurent Assouly, ethnologue et philosophe, Jérôme Baloge, maire de Niort, Claire Desmares-Poirrier, élue à la région Bretagne, Frédérique Macarez, maire de Saint-Quentin, Anthony Passeron, écrivain, Anne-Sophie Leclère, déléguée générale de l'Association nationale des élus du littoral, Nicolas le Goff, auteur du guide touristique La Bretagne autrement et Sylvie Landriève, directrice du Forum Vies mobiles.
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