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ISBN : 2742787208
Éditeur : Actes Sud (06/01/2010)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Las Rosas est un village de caravanes regroupées autour d’une station-service, perdu quelque part à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, on ne sait pas au juste de quel côté.
Las Rosas est un village de femmes : le shérif du comté est le seul homme adulte autorisé à y pénétrer. La principale distraction consiste à suivre les péripéties sentimentales des tele-novelas, feuilletons télévisés à l’eau de rose.
La nouvelle arrivante s’appelle Ros... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
sassenach
  01 mars 2014
Dans le désert américain non loin de la frontière mexicaine, Las Rosas est un petit bled étalé le long de la route et composé uniquement de quelques caravanes et d'une station service faisant aussi office de bar. Celle-ci est tenue par Marisol, qui semble régenter tout le village où ne vivent que des femmes et leurs enfants. C'est sous la garde de celle-ci que le shérif local décide de mettre la jeune Rosa, petite dealeuse à ses heures perdues mais qui s'est retrouvée enceinte suite à un viol. La jeune femme a beaucoup de mal à faire passer les heures dans ce patelin perdu et elle commence à s'intéresser à l'histoire de ces femmes : Marisol, qui attend impatiemment le retour de son fils Angel, sorti de prison depuis peu, Amparo, qui semble avoir quitté sa famille et une vie aisée, Yoli, sa colocataire de chambre, qui rejoint tous les soirs dans le désert Pedro, qui ne peut venir au village car il est détesté par Marisol pour de sombres raisons …
Ce roman graphique d'Anthony Pastor est bien ce que la couverture annonce : « un western tortilla à l'eau de rose » mais avec du suspense et des rebondissements étonnants. le graphisme noir et blanc utilise la même technique que pour son premier album « Ice cream » mais travaillée différemment (dixit l'auteur car j'avoue que je ne suis pas suffisamment calée en techniques graphiques pour affirmer une telle chose !). Cela donne un dessin pourtant totalement différent, un peu plus brouillon, mais qui va à merveille avec l'histoire : on se sent vraiment en plein désert, avec sa luminosité éblouissante en journée (avec beaucoup de blancs) et ses nuits sombres (avec des contrastes de noirs). Mais ce qui m'a le plus marquée, ce sont les personnages hauts en couleurs et cachant presque tous des lourds secrets parfois inattendus. La jeune Rosa a beaucoup de mal à se faire à sa nouvelle vie sans hommes et c'est sa curiosité qui va animer l'histoire. J'ai aimé de voir celle-ci narrée de différents points de vue : parfois c'est celui de Rosa, parfois c'est celui du shérif ou bien de Marisol ou encore d'autres protagonistes mais on ne s'y perd jamais. Ces variations de points de vue relancent à chaque fois le rythme. Et puis, il y a du suspense car Angel va mettre du temps à apparaître et avec lui, l'histoire deviendra plus tragique mais en même temps source d'espoir. Je ne pense pas que j'aimerais vivre à Las Rosas car j'aime trop mon confort mais j'ai apprécié mon séjour de 300 pages là-bas et je me suis vite attachée aux personnages, humains et touchants dans leurs faiblesses, aux facettes multiples mais jamais banales.
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alouett
  17 août 2012
Sud du Mexique. de nos jours.
Parce qu'elle deale et qu'elle se met en danger, Flecha – le shérif – décide d'emmener Rosa dans un coin tranquille dans le désert, en retrait de la ville. Ce coin, c'est une communauté gérée par Marisol, un lieu qui n'accueillent que des femmes, un lieu où il n'y a rien à faire, juste se mettre à l'abri de la violence des hommes. Mais l'arrivée de Rosa à Las Rosas coïncide avec le moment où Angel, le fils de Marisol, sort de prison après une longue détention. du coup, Pedro (le père d'Angel) traîne dans les environs de Las Rosas pour voir son fils et provoquer leur ultime confrontation.
Flecha est sur les nerfs. Il multiplie les patrouilles à Las Rosas pour éviter le drame. La tension est à son paroxysme d'autant que personne ne sait où est passé Angel ni quand il fera apparition.
-
Comment se mettre le doigt dans l'oeil en pensant qu'on va lire un bon comics ? En pensant comme moi qu'Anthony Pastor est un auteur américain. Ce qui n'est pas le cas. Il n'empêche, Las Rosas a une odeur de comics, de graphic novel dirais-je même en me la jouant un peu ; est-ce le noir & blanc, la manière de traiter le sujet ou la psychologie des personnages ? Un peu de tout cela je pense.
L'ambiance graphique nous transporte dans la chaleur écrasante d'un désert. le climat est aride, les individus économisent leurs gestes et leur salive. Quant à nous, lecteur, on regarde farouchement ces cactus qui en imposent et mettent en garde, toutes épines dehors, ceux qui chercheraient à s'en prendre à eux.
Les personnages ensuite. Si justes, si humains tant ils sont paumés, si injustes tant ils se retranchent derrière leurs carapaces. Les personnages féminins sont touchants, crédibles et les quelques hommes qui gravitent autour de la communauté aident à la construction de cette intrigue. A commencer par Angel qui apparaît sur le tard mais son absence n'est qu'un leurre pour le lecteur ; en effet, il est présent dans l'esprit de chaque personnage et ce, dès le début de Las Rosas. Et même Rosa, qui ne le connait pas, en vient à l'attendre. En miroir, le lecteur se retrouve inconsciemment dans le même état d'esprit.
On ressent le poids du passé, celui des non-dits, le besoin de les balayer pour pouvoir aller de l'avant mais je reconnais que comme Rosa, j'ai eu envie d'en savoir plus. Et le fait qu'elle fouine pour obtenir des renseignements n'a pas été pour me déplaire. Quoiqu'il en soit, l'auteur a été attentif à soigner la psychologie de ses personnages, on s'enfonce dans ce thriller avec beaucoup de plaisir et on en ressort satisfait.
(...)
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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malaurie
  13 avril 2011
Une station essence en plein milieu du désert quelque part entre les États-Unis et le Mexique. Autour du bâtiment, des caravanes et quelques baraquements, « Las Rosas, ciudad de las mujeres ». Des femmes vivent là… en ruptures avec leur conjoint, leur famille, rejetées par la ville voisine, elles ont décidé de vivre entre elles, au bord de la route, comme des laissées pour compte de la société. Pas tout à fait marginalisées, mais plus du tout intégrées, à le frontière entre la ville et le désert, seulement reliées par le ruban d'asphalte à ce qui reste la normalité. Rosa arrive, accompagné par le shérif Flecha. Elle est enceinte, a subi des violences, baigné dans des trafics, le shérif pense qu'elle pourra être en sécurité, loin des tentations et des dangers qui la guette en ville. Une décision d'assistante sociale plus que celle d'un homme de loi. Rosa tente de garder ses secrets, elle va découvrir que Las Rosas en recèle de nombreux, sombres et dangereux.
Rosa est accueillie par Marisol qui règne en maîtresse de maison sur la station service et lui donnera quelques petits boulots à faire. Elle loge avec Yoli qui en pince pour Pedro Cuervo. Ce dernier, prétend être le père d'Angel, neveu de Marisol. Tout le monde, à Las Rosas, attend le retour d'Angel depuis sa sortie de prison. Surtout Marisol qui veut savoir pourquoi sa soeur est morte et soupçonne Cuervo.
Quant à ce dernier, plongé dans un comportement mystique et radical, pense qu'Angel est l'auteur des menaces de morts qu'il reçoit par SMS.
Rosa croisera aussi la route de la vieille, qui déambule autour de Las Rosas sans que personne ne s'en préoccupe, et ne l'aperçoive même…
Tant de passion, de souffrance, de fragilité qui mûrissent au soleil de Las Rosas ; chacune jalouse de ses secrets, chacune en attente d'un dénouement, d'une naissance, d'une renaissance, voire d'une rédemption… et le ventre de Rosa qui s'arrondit au fur et à mesure que les mystères s'épaississent.
Pendant ce temps, sur le poste de télévision, constamment allumé, de la station service passent des novelas, ces séries latinos à l'eau de rose.
Las Rosas est un « western tortilla à l'eau de rose » nous prévient l'éditeur sur la couverture.
Les dessins d'Anthony Pastor sont en N&B, ombrés par la technique du tramage, cher aux mangas, contribuent fortement à donner cette ambiance d'entre deux mondes, de suspicion et de secrets qui jalonnent son histoire. le scénario est riche en rebondissement, les personnages ont une véritable dimension psychologique et leurs rapports sont admirablement bien décrits. L'histoire mériterait bien une adaptation cinématographique, elle s'y prête à merveille.
Lien : http://legenepietlargousier...
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jovidalens
  07 septembre 2011
La 1ére page est tournée, et la 1ère image c'est un pick-up, prêt à démarrer, dont la portière passager est ouverte, qui nous invite à embarquer. On est en plein désert, déjà on sent la cagna, et déjà on sait que le but du voyage ne sera pas un palace.
Tout semble immobile, rien ne bouge, comme si la vie était au ralenti. Et pourtant...
Quelques femmes perdues au milieu de nulle part qui se cotoient par obligation, qui s'épaulent pour continuer debout.
Et la tendresse bordel ???
Elle est terrée dans les habitudes,l'accoutumance des unes aux autre, ... comme des béquilles...en cire, dont on n'est pas certain qu'avec la chaleur du soleil, ces béquilles ne vont pas fondre !
Les hommes ? pas nombreux !
Ce gros lard de flic, gros d'amour et d'un trop plein de tendresse.
Pedro ! le pourri (?) qui vit dans sa voiture dans le désert, qui s'y terre, qui attend et craint le retour de son fils, qui aime (?) mais est aimé (et c'est pas rien d'être aimé !) celui qui plastronne dans la nuit du désert
Angel, le vrai soleil ! Elles l'attendent toutes et l'espèrent. Ils l'attendent tous et se demandent comment les choses vont tourner .
On sent l'écrasement du soleil, le lent écoulement des heures du jour, l'ennui des soap à la télé, la difficulté de bouger (au sens mettre un pas de vant l'autre mais aussi au sens de prendre an main sa vie). Tout est écueil, obstacle. Sauf quand la nuit tombe.
Le dessin est...fouilli mais tellement adapté à ce qui est vécu. La beauté des êtres affleure sous le noir et blanc.
Une BD qui nous parle de nous et des autres.
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yvantilleuil
  02 mars 2011
Repris dans la sélection officielle du festival d'Angoulême 2011, ce one-shot signé Anthony Pastor a un petit côté soporifique qui risque de ne pas plaire à tout le monde.
Il faut dire que le récit se déroule à Las Rosas, un petit village de caravanes perdu au fond des Etats-Unis et rythmé par l'ennui. Regroupant les laissés-pour-compte de la société au sein d'un paysage aride et désolé, ce bled est de surcroît exclusivement réservé aux femmes. La principale distraction consiste à suivre les épisodes d'un feuilleton télévisé à l'eau de rose dans la station-service qui «anime» ce trou perdu.
A ces nombreuses vies brisées vient s'ajouter celle de Rosa, un jeune femme enceinte, complètement paumée. Une femme dont la vie se dévoile lentement au fil des pages et qui contribue à exhumer les secrets enfouis du village et de ses habitants. Au-delà de l'ennui et la marginalité, le lecteur découvre dès lors des personnages intéressants et parfaitement développés et se laisse emporter par une intrigue, certes lente, mais parfaitement construite.
Laissant beaucoup de place aux non-dits et à la suggestion, le dessin va également à l'essentiel et contribue à rendre ce ballet de relations humaines très intéressant.
Très justement qualifié de « western tortilla à l'eau de rose », ce roman graphique issu de la collection Actes Sud a vraiment tout pour séduire les amateurs du genre.
Lien : http://brusselsboy.wordpress..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
jovidalensjovidalens   07 septembre 2011
Elle s'appelait Rosa, et la vie jusque là, n'avait pas été tendre avec elle.
Pourtant, elle ne cherchait pas le réconfort dans les églises, contrairement à la plupart de ses compatriotes, elle ne voyait pas pourquoi elle perdrait son temps à implorer Dieu pour tout ou n'importe quoi, alors que lui n'en avait rien à foutre d'elle.
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jovidalensjovidalens   07 septembre 2011
Qu'est ce que c'était, un condensé de malheur ?
Un tas d'histoires tristes jetées en tas, dans le désert , pour y être brûlées ?
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jovidalensjovidalens   08 septembre 2011
Y’a un père ? - Non.
On peut dire ça comme ça : Y’avait une bite, mais pas de père !
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CocotteMoineauCocotteMoineau   20 février 2018
- Et de quoi elles vivent? Elles vendent leur corps aux routiers?
- Ça y'a que moi qui pourrait le faire petite conne!
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