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ISBN : 1090106017
Éditeur : Editions de l’Abat-Jour (01/01/2011)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Il pleut en permanence sur Delta-02, la plus délabrée de toutes les villes verticales, agrégat sordide de buildings d’affaires et d’immeubles en ruines ; dans un monde où les ségrégations ethnique et sociale sont de mises, la sécurité règne en maître et la violence a disparu. Une nouvelle catégorie de personnes, les vics pour victimes, sert de défouloir à la population, à condition d’y mettre le prix : leur travail consiste à subir toutes les violences possibles dur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Jenta3
  07 mai 2011
le moins que je puisse dire c'est que cette lecture sort complètement de mes sentiers livresques, que ce soit sur la forme comme sur le contenu.
Tout d'abord la forme, ce livre m'a été proposé par Vincent du site "Les agents littéraires" sous forme d'e-book. J'ai donc enregistré sous format PDF le roman, et me voilà installée devant mon écran pour commencer ma lecture (je n'ai pas les supports matériels pour lire les e-books). Je ne suis pas restée bien longtemps dans cette position car quand je lis, je suis la plus part du temps affalée dans mon divan ou mon lit, et là, à être bien droite assise sur ma chaise, je n'ai pas fait long feu. J'ai donc sorti le livre sur papier (de récupération, pour pas trop abimer mère Nature) et mis tout cela dans une farde. Au début, cela m'a un peu génée, j'avais l'impression d'étudier, et puis je m'y suis faite et j'ai fini le livre sans problème.
Ensuite le fond. Là aussi, j'ai été bluffée. Ce genre de littérature n'est pas du tout mon quotidien, mais au fil des pages, je me suis mise dans l'histoire. J'ai été bluffée par le style, la syntaxe, le vocabulaire et bien sûr l'histoire. le style est très trash, le vocabulaire employé est aussi assez déstabilisant (souvent vulgaire, voire grossier parfois). le contexte et les décors sont très glauques, noirs, violents et gores. Mais malgré tous ses qualificatifs pas très alléchants, j'ai aimé cette lecture. Je me suis prise d'amitié pour les 2 héros, que l'on pourrait qualifier de super-héros, car ils s'en prennent tellement dans la g... qu'on se demande comment ils survivent à tout ça. Comme le dit un des personnages à la fin du livre, qui a exactement la même pensée que moi : "T'es un type étonnant, Scott, je le pense, ta persévérance m'impressionne, rien que de te voir encore en vie c'est du domaine du paranormal." (p.279)
Au début j'ai été perdue, je ne comprenais pas bien les 2 histoires (puisque chacun des héros prend la parole tour à tour pour raconter la même histoire, mais chacun vu de leur vécu) puis ça se met en place petit à petit et j'ai vraiment accroché à partir de la 2ème partie du livre. J'avais presque voulu abandonner mais j'ai bien fait de persévérer.
Une lecture saisissante, que je ne regrette pas.

Lien : http://jenta3.blogs.dhnet.be..
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lesagentslitt
  30 avril 2011
[Cette critique a été rédigée par Jenta3, auteur du blog La petite bibliothèque de Jenta3]
Le moins que je puisse dire c'est que cette lecture sort complètement de mes sentiers livresques, que ce soit sur la forme comme sur le contenu.
Tout d'abord, la forme : ce livre m'a été proposé sous forme d'e-book. J'ai donc enregistré sous format PDF le roman, et me voilà installée devant mon écran pour commencer ma lecture (je n'ai pas les supports matériels pour lire les e-books). Je ne suis pas restée bien longtemps dans cette position car quand je lis, je suis la plupart du temps affalée dans mon divan ou mon lit, et là, à être bien droite assise sur ma chaise, je n'ai pas fait long feu. J'ai donc sorti le livre sur papier (de récupération, pour pas trop abimer mère Nature) et mis tout cela dans une farde. Au début, cela m'a un peu génée, j'avais l'impression d'étudier, et puis je m'y suis faite et j'ai fini le livre sans problème.
Ensuite le fond. Là aussi, j'ai été bluffée. Ce genre de littérature n'est pas du tout mon quotidien, mais au fil des pages, je me suis mise dans l'histoire. J'ai été bluffée par le style, la syntaxe, le vocabulaire et bien sûr l'histoire.
Lire la suite sur : http://www.les-agents-litteraires.fr/crevez-charognes-herbert-pastorius-2
Lien : http://www.les-agents-litter..
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lesagentslitt
  30 avril 2011
[Cette critique a été rédigée par Abettik, auteur du blog Sf et al]
Atmosphère, atmosphère. Quelques références cinématographiques qui me sont spontanément venues à l'esprit au fur et à mesure que je m'enfonçais dans le récit serviront de fil conducteur pour évoquer l'ambiance particulière de ce roman.
Mad Max (George Miller, 1979), pour la violence impitoyable qui est devenue la norme dans une vision très sombre de l'avenir. Pas d'horizon lointain et poussiéreux ici, au contraire, du béton, de la pluie, les égouts comme seules perspectives. Sous prétexte d'éradiquer définitivement les crimes et en contrepartie d'une application apparemment très dure et inflexible de la « tolérance zéro » (absurde oxymore démagogique) face à ces actes violents , une sous-classe de citoyen est créée, les vics (pour victimes) qui serviront de défouloirs humains à toutes les pulsions contenues des citoyens plus fortunés.
Lire la suite sur : http://www.les-agents-litteraires.fr/crevez-charognes-herbert-pastorius-3
Lien : http://www.les-agents-litter..
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lesagentslitt
  30 avril 2011
[Cette critique a été rédigée par Karline, auteur du blog Un brin de lecture]
C'est une grande première pour moi de découvrir un e-book et franchement, cela m'a plus dérangée qu'autre chose, j'avoue être personnellement très attachée au livre en tant qu'objet et cela m'a manqué. de plus, lire sur l'ordinateur, ce n'est pas très pratique et extrêmement fatigant.
En ce qui concerne le récit, on pénètre ici dans une oeuvre de science-fiction particulièrement noire et souvent même glauque. L'auteur met en scène les pires instincts de la nature humaine et le vocabulaire et les tournures de phrases peuvent parfois paraître choquantes, mais elles restent tout à fait adaptés au récit…
En tous points, ce récit est choquant et c'est aussi la finalité de cette oeuvre, mettre le doigt là où cela fait mal et remettre en cause une société et des comportements. On est bien évidemment dans une fiction tout à fait rocambolesque mais de temps en temps, cela se rapproche sous certains aspects tellement de faits réels que cela peut devenir effrayant !
Lire la suite sur : http://www.les-agents-litteraires.fr/crevez-charognes-herbert-pastorius
Lien : http://www.les-agents-litter..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Jenta3Jenta3   07 mai 2011
J'imagine que la cloche elle a rien dit, elle s'est couchée sur la plaque, elle a fait semblant de pioncer pour me couvrir. Ils ont entravé que pouic, quand je suis revenu à moi j'étais au même endroit, la tronche trempée dans le noir, absolument seul. J'étais gelé jusqu'au calbute, j'avais trop mal pour me relever mais fallait que je bouge, je pouvais pas ramper non plus, tout ce que j'ai réussi c'est à m'adosser au conduit et à pousser sur les jambes pour avancer en crabe, par petits pas minuscules. Valait mieux pas qu'on me poursuive, même une foutue limace m'aurait grillé au cent mètres, j'étais complètement cuit, recuit, ensuqué, c'était l'énergie du désespoir, la volonté de pas pourrir là, peut-être aussi parce que ce connard de Sobor m'avait mis la haine, j'avais pas envie de claquer sans le zigouiller de mes mains. J'ai continué longtemps, sans voir personne, à croire que les égouts étaient vides, ç'avait peut-être rapport avec l'odeur de charogne que je sentais sans pouvoir détailler l'origine. J'ai pas crié, j'ai pas appelé à l'aide. C'aurait fait qu'attirer d'autres pelures, dans mon état j'aurai s pas pu me défendre.
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Jenta3Jenta3   07 mai 2011
Dans les dicos ils disent que c'est comme ça qu'on appelait les animaux bons pour l'abattoir y'a des siècles, on les donnait en offrande aux dieux, quand on en avait devant lesquels se mettre à quatre pattes. Ca a bien changé. Maintenant on en est réduit à se donner en holocauste à des paumés, des merdeux, des baltringues qui sniffent de la colle et s'envoient du méthane, pour que dalle la plupart du temps, ou si peu, une fois qu'on a payé la bouffe et le loyer il reste plus au fond des poches que des vieux pansements et le sang séché goutté de ses phalanges. Et puis on a trouvé le dieu unique, le dieu suprême, il est bien balèze celui-là, il résout tout et personne trouve rien à y redire. La sécurité. Le mot est laché. Tout est dit. Y'a plus de violence. Plus de crimes. Plus de meurtres. Plus de guerres, pas ici en tout cas. On a la solution. Elle est belle, elle est pratique, on l'adore comme des bienheureux. Tout est légal. Tout est organisé. Si un mec a envie de se défouler en shootant les genoux d'un type au fusil, coup de fil, virement par carte bancaire, le rendez-vous est pris en catégorie A qui se fera dézinguer avec le sourire à condition d'allonger. C'est le job. Ca gagne oas des masses si on tient à rester valide. Pour beaucoup c'est du superflu. Faut repartir en civière en tenant ses tripes pour que ça paye un minimum.
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AbettikAbettik   01 mai 2011
Je suis vic. Ou 2AP pour l’administration et les fiches de paye, Agent d’Accompagnement Personnel, les connards des bureaux ont le sens de l’euphémisme, ça pourrait me faire marrer si j’avais pas si mal aux côtes, un fou rire et je pourrais me perforer un poumon. Entre nous on a jamais dit 2AP, ou alors pour faire les cons, on disait vic, c’est comme ça qu’on s’appelait. Ça veut dire victimes. On en était pas vraiment puisqu’on était payés, à une époque je me suis renseigné pour savoir d’où il venait ce mot-là, j’aime pas avoir des doutes, ça m’empêche de dormir, ça et les hématomes, les attelles, les os qu’on doit garder immobiles, qui se ressoudent la nuit pendant qu’on est plus rien. Dans les dicos ils disent que c’est comme ça qu’on appelait les animaux bons pour l’abattoir y’a des siècles, on les donnait en offrande aux dieux, quand on en avait devant lesquels se mettre à quatre pattes. Ça a bien changé. Maintenant on en est réduit à se donner en holocauste à des paumés, des merdeux, des baltringues qui sniffent de la colle et s’envoient du méthane, pour que dalle la plupart du temps, ou si peu, une fois qu’on a payé la bouffe et le loyer il reste plus au fond des poches que de vieux pansements et le sang séché goutté de ses phalanges. Et puis on a trouvé le dieu unique, le dieu suprême, il est bien balèze celui-là, il résout tout et personne trouve rien à y redire. La sécurité. Le mot est lâché. Tout est dit. Y’a plus de violence. Plus de crimes. Plus de meurtres. Plus de guerres, pas ici en tout cas. On a la solution. Elle est belle, elle est pratique, on l’adore comme des bienheureux. Tout est légal. Tout est organisé.
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AbettikAbettik   01 mai 2011
Ici on voit que dalle, les journées elles existent pas. Tout est comme avant. J’ai pas pu être là quand on l’a mis six pieds sous terre. À supposer qu’il ait eu droit à tout le ramdam. Je suis au courant de rien, j’ai même pas la télé. Le spectacle m’aurait plu. J’ai préféré plier les gaules, j’avais toute une clique de connards au derche. Si je me tiens tranquille, tout se passera bien. Je sais que ça ira. J’ai fait le plus dur. J’ai survécu. C’est dommage quand même. J’ai toujours eu un goût pour les enterrements. Le cérémonial. Les discours. Les fringues sombres. Les concetés débitées par le cureton. Puis les larmes, aussi, faut être honnête. C’est pas que j’aime voir les gens souffrir, ça me rassure de savoir que je suis pas le seul à m’en prendre plein la tronche. Chacun prend sa part à la grande saloperie universelle, rien de plus normal.
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