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EAN : 9782110073495
96 pages
Éditeur : La Documentation Française (02/09/2008)
3.5/5   1 notes
Résumé :

Plusieurs secteurs de l'édition - les livres professionnels, pratiques ou de référence -, sont déjà largement dématérialisés, même si le livre a plus longtemps résisté que d'autres industries culturelles à l'entrée dans le numérique. Réunis autour de Bruno Patino, auteurs, éditeurs, libraires, juristes, directeurs de bibliothèques, économistes et experts en technolo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
MurmuresNumeriques
  19 décembre 2020
Je n'aime pas lire sur support numérique.
Je l'ai déjà dit en parlant du Crépuscule des Bibliothèques (QUE J'AIME CE LIVRE….) mais le mois passent, je lis toujours mais… mais sur papier.
Mes grosses lunettes d'astigmates et ma manie de mettre mon nez dans mes livres n'arrangent pas ma maladresse (faite tomber un livre, vous pourrez toujours le lire, faites tomber votre ipad…)
En somme ce livre ne partait pas très bien avec moi.
51aZkBc8yoL-1._SX195_.jpgIl s'agit d'un rapport commandé par le ministre de la culture en 2008. Ca peut sembler « daté » un peu mais finalement le fond du propos est toujours assez juste. L'ouvrage est sous-titré « du livre objet au livre droit », j'aime la nuance : mais je ne crois pas à un glissement total. Il suffit de voir l'attachement des ados pour les éditions grand format de leurs sagas, l'intérêt porté aux couvertures et la collectionnite qui touche certains… mais je m'égare !
Patino prend acte de la nécessité de « faire quelque chose » pour permettre au livre de ne pas trop souffrir de son passage au numérique, pour cela il préconise :
une offre légale ATTRACTIVE
la défense de la propriété intellectuelle
de laisser les éditeurs définir les prix,
une politique active auprès des institutions pour la promotion du numérique
Ok tout cela semble bien joli, et personne n'aurait envie de lui répondre qu'il vaudrait mieux des prix aléatoires et des offres légales inaccessibles. Soit. Tout cela a été dit et redit, et je pense que le système actuel qu'il passe par des abonnement ou par des achats bien moins honteux que le papier fonctionne (au moins en partie).
Mais au fond, je ne suis pas sûre que l'état ait pris les responsabilités qu'il est ici encouragé à prendre. Ce sont les grands groupes (coucou l'argent et les mots !) qui ont mis en place des moyens de diffusion numériques et les libraires, bibliothécaires etc n'ont eu qu'a courir derrière en essayant de s'adapter. On commanderait des rapport aux éditeurs pour se donner bonne conscience ? hum ?
Je n'en sais rien et en 2008 j'étais encore en primaire. Ce que je sais c'est que je ne veux pas acheter de liseuse à batterie qui se décharge, des crash disc… il affirmait qu'une solution « aussi technologiquement parfaite que le livre sera trouvée, et stabilisera sur une seule forme la lecture numérique ». On me répliquera que les livres ne sont pas parfaits, ils sont lourds, prennent la poussière et le feu, s'immiscent dans l'espace vital de leur détenteurs… oui mais pour survivre à tant d'année, nos chers ouvrages doivent bien avoir une forme de perfection !
Finalement ce rapport très court et clair est une bonne entrée en matière pour réfléchir sur la question, mais je ne le conseillerais qu'à des passionnés (ou des étudiants).
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
lanardlanard   26 octobre 2015
Les recommandations formulées par la commission visent à préparer un basculement éventuel dans le numérique sans fragiliser les équilibres existant actuellement dans l’édition.
Un «livre numérique» est difficile à définir de façon stable comme la simple extension du livre imprimé. En revanche, que l’œuvre écrite soit imprimée ou qu’elle apparaisse sur un écran, le droit intellectuel doit être le même, quel que soit ce type d’écran. Finalement, l’économie numérique fait des livres, avant toute chose, des droits sur une œuvre. En utilisant un raccourci, on pourrait dire qu’en devenant numérique, le «livre objet» devient un «livre droit».

Dans ce mouvement de dématérialisation, il serait vain d’opposer les détenteurs de droits (auteurs et éditeurs) à leurs utilisateurs (internautes et/ou possesseurs d’écrans ou de readers), tant il est vrai que les intérêts des deux,
dans la diversité, le partage et l’accès à la création, sont liés.
Il existe en revanche une concurrence possible entre ceux qui détiennent les
droits et qui ont intérêt à en maximiser leur valorisation, et les acteurs
industriels qui, détenant l’accès sans détenir les droits, ont intérêt à leur
dévalorisation.
Dans ce dialogue inégal, par la taille comme par la puissance économique des acteurs, la commission est d’avis que l’intérêt général passe par la possibilité, pour les détenteurs de droits, de valoriser ceux-ci de façon optimale.
Car ce mécanisme seul garantit la diversité de la création, ainsi que l’accès
universel à celle-ci.

Ces deux points sont les seuls à même de garantir la diversité de la création,
et l’accès de tous à celle-ci. Dans cette perspective, la commission préconise une série de mesures organisées au sein de quatre actions

1. Aider et promouvoir une offre légale attractive

2. Faire du droit d’auteur la clé de voûte de l’édition numérique

3. Établir des mécanismes permettant aux détenteurs de droits d’avoir
un rôle central dans la détermination des prix

4. Conduire une politique active auprès des instances communautaires.
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lanardlanard   24 octobre 2015
La question centrale n'est en réalité pas de savoir s'il existe une forte probabilité de développement d'un usage massif de la lecture numérique; mais, à partir du moment où cette probabilité existe, les acteurs du livre doivent s'y préparer sous peine de subir un impact qui modifie le marché de façon irréversible.
Pour un industrie qui bascule dans l'univers numérique, cet impact est désormais connu: c'est l'irruption d'un intervenant placé dans une position stratégique propre à créer des barrières à l'entrée, pour empêcher les autres acteurs de la concurrencer sur le marché, ou des barrières à la sortie, pour bloquer le consommateur désireux de changer de fournisseur.
Parmi les acteurs, et particulièrement parmi ceux qui sont déjà en place, une telle situation entraîne deux conséquences, non exclusives l'une de l'autre: l'appropriation de la valeur par un acteur dominant et l'éviction d'acteurs traditionnels de la chaîne du livre.
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Videos de Bruno Patino (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bruno Patino
Extrait de "La civilisation du poisson rouge" de Bruno Patino lu par l'auteur. Parution le 26 février 2020.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/la-civilisation-du-poisson-rouge
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