AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Denise Van Moppès (Autre)
EAN : 9782253003045
351 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (11/06/1997)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 135 notes)
Résumé :
Le Révérend Stephen Koumalo, pasteur noir d'un petit village d'Afrique du Sud, a plusieurs parents à Johannesburg: son frère John, le menuisier, sa sueur cadette, Gertrude, partie avec son petit garçon à la recherche de son mari, et son fils unique, Absalon. Sur la foi d'une lettre qui l'appelle auprès de Gertrude, Koumalo se rend à Johannesburg et découvre la réalité brutale de l'apartheid, de la misère et de la déchéance qui règnent parmi les Noirs transplantés da... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
latina
  17 janvier 2016
Il neige et je pense à l'Afrique.
Il fait froid et pourtant je pense à l'Afrique du Sud.
1946. Prémices de l'apartheid.
Soleil fondant dans un ciel de glace.
Plaines de maïs desséché, troupeaux faméliques, enfants exsangues.
Désert. Exode noir vers les grandes villes.
Et pourtant, dans ce début d'enfer, il y a Stephen Koumalo, pasteur, « umfudisi ».
Koumalo aime son pays brûlé, ses gens épuisés.
Car plus haut, l'Afrique est belle : « prairies vallonnées et charmantes », « herbages touffus », où « s'entend au loin le cri mélancolique du titihoya ».
Koumalo rêve...
Il rêve de sa région ressuscitée. C'est un homme bon. Mais simple.
Et puis l'épreuve terrible tombe sur Koumalo et sur sa femme. Plusieurs épreuves, mais une d'où il est difficile de se relever.
Koumalo est obligé de partir à Johannesburg, lui, l'homme du vent et des prairies.
Koumalo dans les rues grouillantes, dans la pauvreté crasse, dans les mauvais rires, dans la peur, toujours la peur.
La peur des hommes blancs de perdre le pouvoir sur les Noirs. La peur des Noirs face aux hommes blancs. La peur des femmes pour leurs enfants qui perdent la raison et l'éducation. La peur des enfants qui deviennent grands et qui tombent, pourtant.
Oui, pourtant... Koumalo l'expérimente, cette terrible vérité. Son fils, parti depuis longtemps sans laisser de nouvelles, il le recherche, et il le retrouve. Mais trop tard.
L'horrible épreuve vient de commencer. Epreuve mêlée aux hommes blancs.
Mais curieusement, de cette épouvante peut sortir l'espoir.
Car ce roman magique est un roman d'espoir. Sombre, mais brillant. Désespéré, mais plein de bonté.
« Quand l'orage menace, l'homme craint pour sa maison ; mais quand la maison est détruite, il y a quelque chose à faire. Contre l'orage, il ne peut rien, mais il peut rebâtir une maison ».
Epoustouflant de vérité. Criant d'humanité. Bouleversant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          6210
fredho
  21 janvier 2013
« Pleure, ô pays bien aimé » a été un vrai coup de coeur, livre acheté au hasard d'un vide grenier de campagne, j'ai tout d'abord été attirée par son titre et ensuite interpellée par la quatrième de couverture. Ce roman traite essentiellement de la ségrégation raciale en Afrique du Sud dans les années 1940, d'injustice et de l'amour d'un père pour son fils.
Koumalo, vieux pasteur noir d'un petit village d'Afrique du Sud est appelé par sa soeur Gertrude, exilée à Johannesburg comme la plupart de sa famille, pour venir la rejoindre d'urgence. A son arrivée, il apprend par cette dernière que le fils unique du pasteur a disparu, son fils Absalon qu'il n'a pas revu depuis des années.
Le pasteur découvre alors à Johannesburg la misère de la population noire, l'injustice de l'Apartheid, la déchéance et s'aperçoit malheureusement que sa soeur se livre à la prostitution et sombre dans l'alcoolisme. Koumalo qui jusqu'à maintenant n'a vécu que dans l'amour et la charité auprès de son petit village, se voit confronter à une réalité qui le dépasse.
Koumalo déterminé, décide de retrouver son fils, après de pénibles et interminables recherches, il apprend que Absalon est incarcéré dans un pénitencier pour le meurtre d'un blanc lors d'un cambriolage.
Le vieux pasteur va essayer de comprendre le geste de son fils, et découvrira par la suite beaucoup d'ambiguïté dans cette affaire. L'acte de son fils ne fut qu'un terrible et regrettable incident mais la justice de Johannesburg ne tiendra pas compte des témoignages et condamnera à mort Absalon...
Ce roman est une blessure qui nous marque douloureusement par l'intensité d'émotions et de sentiments qu'il émane, le lecteur suit le vieux pasteur koumalo si attachant et plein d'humanité dans sa quête de vérité. Nous sommes en totale immersion dans ce Johannesburg où règne l'injustice de l'Apartheid, nous assistons à la brutalité d'une réelle déchéance, nous pleurons sur la tragédie de cette Afrique du Sud des années noires.
Une fois le livre achevé, vous gardez longtemps en mémoire ce père courageux à l'âme pure et juste, il devient comme un manque...
Un roman bouleversant à l'écriture juste, intuitive, et linéaire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          440
aouatef79
  16 juin 2020
"Pleure , ô pays bien-aimé" est un roman d 'Alan Paton .Ce dernier est un Sud-Africain blanc .Le livre est publié en 1948 .
Ce roman peut être considéré comme un témoignage sur
l ' Apartheid en Afrique du Sud .La publication coïncide avec l 'instauration de l 'abominable système politique
qu 'est l ' Apartheid .
le protagoniste principal du récit est Stephen Koumalo Ce dernier est un vieux pasteur zoulou d 'un petit village reculé du pays .Ce pasteur est très sage et a des qualités humaines qui sont celles d 'un homme pieux , juste et probe .Il prêche la parole de Dieu avec beaucoup de sincérité et d 'amour.Là où il est , il mène une vie paisible .
Un jour il reçoit un message de sa famille vivant à
Johannesbourg . Dans cette grande ville faite pour les
Blancs et les noirs ne s 'y rendent que pour le travail et le
soir ils quittent les lieux pour la laisser exclusivement aux
Blancs .Les Noirs doivent rejoindre les bidonvilles .
le pasteur découvre l 'intolérable : la misère de la
population noire , l 'injustice de l 'Apartheid , la
déchéance humaine . Il apprend la prostitution de sa
soeur cadette , Gertrude qui s 'adonne aussi à l 'alcool !
le brave pasteur est confronté à une réalité qui le
dépasse .Autre drame du pasteur , son fils unique est
en prison pour un meurtre d 'un Blanc .La justice c 'est
à dire l 'administration judiciaire est entre les mains des
Blancs .
A Johannesbour , nous sommes dans une ville où règnent
l 'injustice de l 'Apartheid , la déchéance humaine .
Que reste-t-il au pauvre pasteur dans cet océan où
règne la ségrégation raciale , l 'injustice et la déchéance .
Il ne reste au pauvre et brave pasteur que les larmes pour
pleurer sur son pays bien-aimé .En tant qu 'Africains nous
pouvons que pleurer sur la tragédie de l 'Afrique du Sud
des années noires mais il reste une chose très importante
l 'Espoir que le soleil brillera pour ce peuple et ce pays !
c 'est-à-dire l 'indépendance totale du pays et les gens
vivront dignement dans leur pays quelques soient les
aléas .

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          448
ay_guadalquivir
  12 mai 2011
Lettre à Alan Paton
Avant d'écrire ces quelques lignes, je feuillette à nouveau l'exemplaire de « Pleure ô pays bien aimé » dont je ne me sépare jamais lorsque je suis en voyage. Je profite donc d'une escale rapide au coeur de l'Afrique pour m'adresser à vous. Une simple édition française du Livre de poche, mais un compagnon fidèle pour tous ces instants où le voyage éprouve la solitude et le rapport au monde. Pour tous ces moments où l'on ne comprend pas vraiment ce qu'on fait là, où le voyage devient l'épreuve du temps plutôt que celle de l'espace. J'ai acheté ce livre il y a bien longtemps, à une époque où je m'intéressais à la situation en Afrique du Sud, dans les années quatre-vingt. Depuis, j'ai l'impression de l'avoir lu des milliers de fois. Alors, je me dis que c'est bien le lieu, en cet endroit où l'Afrique parle à l'européen en creux, pour vous adresser ma reconnaissance. Je ne trouve pas de mot plus juste pour qualifier ce compagnonnage discret avec votre oeuvre. Souvent jeté dans la valise à la dernière minute, parfois sans en sortir de toute la durée du voyage, mais toujours là à portée de main. Je me rappelle mon premier atterrissage à Dakar, Pleure ô pays bien aimé en main. Je me rappelle la traversée du Maroc en taxi collectif, ce même livre bientôt usé dans la poche. Je crois que je n'aurais pu aimer l'Afrique autant sans ce livre. J'en ai bien sûr lu des dizaines depuis, mais le vôtre fut le premier, d'une intensité restée vivace à mon esprit. L'ouverture sur les reliefs du Karoo et la nature qui joue son rôle. Quiconque a posé le pied en Afrique sait que le premier choc vient de la nature, omniprésente. J'ai retrouvé plus tard, dans la nuit africaine, cette sensation de petitesse dans la nature, et souvent pensé alors à votre livre. L'histoire de l'Afrique du Sud est aussi une histoire de conquête de la nature. Votre magnifique roman présente l'histoire tragique d'un homme simple dans un monde qui change, qu'il ne comprend pas. Que faut-il avoir éprouvé de la marche du temps pour comprendre qu'un monde s'éteint ? A la relecture – multiple, il m'a semblé que la politique de votre pays n'y était pas si présente. J'y lis toujours ce monde changeant, opposé – rural/urbain, ancien/moderne, noir/blanc, à l'image de la société sud-africaine d'alors. le temps de la nature contre celui de l'homme. Au moment où vous écriviez ce livre, le gouvernement Malan organisait la séparation des Blancs et des Noirs, l'apartheid venait de naître. C'est une société dure que vous décriviez, dure plus encore pour les Noirs. Mais ce n'est pas un texte contre l'organisation de la société sud-africaine, c'est un texte qui veut comprendre le sens tragique que tout cela prend. Les peines et les douleurs n'y sont épargnées à personne. Mais surtout, j'y lis à chaque fois un cri d'amour pour l'Afrique, bien qu'assorti de grande tristesse. J'avoue que je suis tenté, le plus souvent, de ne retenir que le cri d'amour, pour laisser de côté le désespoir. Et c'est bien là le drame de l'Afrique, aujourd'hui encore : se trouver bouleversé par la force de cette terre, et oublier ses déchirures. Plus que jamais au moment d'écrire ces lignes, l'Afrique saigne des maux que vous décriviez alors. Aimez l'Afrique pourtant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          400
isabelleisapure
  05 décembre 2015
Stephen Kumalo, pasteur zoulou, sans nouvelle de son fils part à sa recherche depuis la campagne sud-africaine jusqu'à Johannesburg.
C'est en prison qu'il retrouvera finalement Absalon, accusé du meurtre d'un blanc, un homme, qui paradoxalement se préoccupait infiniment du triste sort de la population indigène d'Afrique du Sud et incarnait la voix du changement jusqu'à sa mort prématuré.
On rencontre aussi un autre père, celui de la victime dont le cheminement personnel à la découverte de son fils permet finalement à son destin et à son chagrin de se retrouver étrangement entremêlés à ceux de Kumalo.
A travers l'aventure de Stephen Kumalo, Alan Paton dénonçait, parmi les premiers, la violente réalité de l'apartheid.
J'ai relu avec plaisir ce livre que j'avais découvert avec beaucoup d'émotion à l'âge de 15 ans lorsqu'il me fut remis en récompense de bons résultats scolaires.
Bien des années plus tard, même si l'écriture m'a semblé un peu désuète j'y ai retrouvé la brutalité de l'apartheid mais aussi l'espoir des hommes en un avenir meilleur.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          403

Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
ay_guadalquiviray_guadalquivir   23 juillet 2009
« Pleure, ô pays bien-aimé, sur l’enfant qui n’est pas encore né et qui héritera de notre peur. Puisse-t-il ne pas aimer trop profondément cette terre. Puisse-t-il ne pas rire avec trop de joie lorsque l’eau coulera entre ses doigts, ne pas se taire trop gravement lorsque le couchant fera flamboyer le veld. Puisse-t-il ne pas être trop ému lorsque les oiseaux de son pays chanteront, ne pas donner trop de son cœur à une montagne, à une vallée. Car s’il donne trop, la peur lui prendra tout. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          470
BenedettinunziaBenedettinunzia   26 mai 2016
N’en doutez pas, c’est la peur qui règne dans ce pays, car que peuvent les hommes lorsque de telles multitudes se détournent des lois ? Comment goûter le beau paysage, comment goûter ses 70 ans de vie, et le soleil qui brille sur la terre, lorsqu’on a l’effroi dans son coeur ? Comment marcher tranquillement à l’ombre des jacarandas quand leur beauté est devenue une menace ? Comment reposer en paix dans son lit, quand l’ombre recèle tant de secrets? Quels amants s’abandonneront au délice d’être étendus sous les étoiles, lorsque le danger croît en raison même de leur isolement ?
Il y a des voix qui disent ce qu’il faut faire, une centaine, un millier de voix qui crient. Mais de quelle utilité sont-elles à qui cherche conseil, car l’une crie ceci, et l’autre crie cela, et une troisième autre chose encore qui n’est ni ceci ni cela ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
AelaAela   11 mars 2011
Pleure sur la tribu éclatée, sur la loi et les coutumes disparues. Oui et pleure tout haut sur l'homme qui est mort, sur la femme et les enfants endeuillés. Pleure, pays bien-aimé, tout ceci n'est pas encore fini. Le soleil inonde la terre, ce beau pays dont l'homme ne peut profiter. Il ne connaît que la peur dans son coeur.
Cry for the broken tribe, for the law and the custom that is gone. Aye, and cry aloud for the man who is dead, for the woman and chidren bereaved. Cry, the beloved country, these things are not yet at an end. The sun pours down on the earth, on the lovely land that man cannot enjoy. He knows only the fear of his heart.


+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
AelaAela   11 mars 2011
Oui l'aurore est venue. Le titihoya s'éveille, et entreprend de réciter son cri mélancolique. Le soleil recouvre de lumière les sommets des montagnes d'Angeli et d'East Griqualand. La grande vallée de l'Umzimkulu est encore dans l'obscurité, mais la lumière viendra là-bas. Ndotsheni est encore dans l'obscurité, mais la lumière viendra là aussi. Car c'est l'aurore qui s'est levée, comme elle se lève depuis un millier de siècles, sans jamais faillir.
Yes it is the dawn that has come. The titihoya wakes from sleep, and goes about its work of forlorn crying. The sun tips with light the mountains of Angeli and East Griqualand. The great valley of the Umzimkulu is still in darkness, but the light will come there. Ndotsheni is still in darkness, but the light will come there also. For it is the dawn that has come, as it has come for a thousand centuries, never failing.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
latinalatina   15 janvier 2016
Votre inquiétude s’est changée en peur et votre peur en chagrin. Mais le chagrin vaut mieux que la peur. Car la peur toujours appauvrit tandis que le chagrin peut enrichir.
Le chagrin vaut mieux que la peur. La peur est un voyage, un terrible voyage, mais le chagrin, au moins, est une arrivée. Quand l’orage menace, l’homme craint pour sa maison ; mais quand la maison est détruite, il y a quelque chose à faire. Contre l’orage, il ne peut rien, mais il peut rebâtir une maison.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          214

autres livres classés : afrique du sudVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Chasse à l'homme ! (10)

Couleur

rouge
blanc
noir
jaune
vert
bleu

8 questions
11 lecteurs ont répondu
Thèmes : jeux littéraires , opéra , théâtre , roman , religion , films , télévisionCréer un quiz sur ce livre

.. ..