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Maurice Champagne (Préfacier, etc.)
EAN : 9782070301584
251 pages
Éditeur : Gallimard (28/06/1967)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 24 notes)
Résumé :
21 novembre toujours rien.
Vers quatre heures, deux grands Anges Pourprés.
Il fait de plus en plus froid, le vent se met à souffler
en tempête. Vers six heures arrive un prodigieux
passage d'anges (Silvaticus, Anges des crevasses, Petits couronnés,
Petits Brûlés). Le ciel en est complètement couvert ;
ils semblent affolés
Toute la nuit, la tempête continue ; on entend distinctement
le cri des Anges des Creva... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
joellesence
  26 août 2012
A à peine trente ans, Patrice de la Tour du Pin publiait chez Gallimard “La Quête de joie” suivie de “Petite somme de poésie” où paraissent des poèmes aussi beaux et inoubliables que “Prélude”, “Enfants de Septembre” ou “Laurence printannière”. On peut les relire aujourd'hui en admirant leur forme, leurs thèmes, et une langue parfaitement maîtrisée, simple et éternelle. Il faut (et je trouve cela bien triste) que les écrivains aient justement des enfants ou des héritiers pour prolonger leur mémoire. C'est le cas de Patrice de la Tour du Pin dont la famille s'occupe pieusement. Je suis allée au château du Bignon (petit village du Bignon-Mirabeau au nord de Montargis) le 19 Juin 2011, journée Hommage du centenaire du poète. En 99, j'avais été reçue délicieusement par sa veuve, Anne, qui m'avait parlé de Julien Green (qu'ils avaient voulu inviter) et de sa timidité, et d'Elizabeth Badinter qui n'était pas même venue au château, propriété de Mirabeau (ancêtre des La Tour du Pin) sur lequel pourtant elle écrivait un livre : dédain des familles aristocratiques ou paresse ? (C'est moi qui pose la question.) Sur place (le 19 juin 2011 donc), je m'ennuie un peu jusqu'au moment où apparaissent deux jeunes gens (un garçon et une fille) qui se mettent à réciter et à lire des poèmes de Patrice de la Tour du Pin, et là, la magie opère. La parole du Poète est limpide et magnifique ; je regarde ma voisine et nous nous sourions.“Prélude”, “Enfants de septembre”, etc., c'est la Beauté à l'état pur. Les jeunes gens s'appelaient François-Xavier Durye et Valérie Taÿ. Je ne me suis pas déplacée pour rien ! Pendant la récitation des poèmes, je crois reconnaître assis devant moi Jean-Pierre Sueur (homme politique socialiste) et je me dis que c'est trop incroyable, que j'ai dû rêver... Bien sûr, les poètes catholiques sont à tout le monde ! (et “Enfants de septembre”... est-il “catholique” ? Non, il EST.) Patrice de la Tour du Pin fut embauché ensuite par des moines pour traduire les Psaumes. Il choisit le salut de son âme plutôt qu'une carrière littéraire, pourrait-on dire.
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GeoLeo
  22 septembre 2014
Passé de mode, sans doute... Mais l'élégance de la pensée et de la langue sont toujours là!
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
JudithbouJudithbou   06 novembre 2015
NOCES

Lorsque je vais vers toi de toute ma chair,
Refaisant l’admirable dessin de la femme
Avec les lèvres et les mains, la lumineuse
Prise de ton corps vierge dans le mien,
Il n’est pas d’autre mer pour le fleuve que je suis,
D’autre ciel pour le cri de bonheur que je suis,
D’autre champ pour le germe d’amour que je suis,
Et je ferme le corps que nous faisons ensemble.

Et je peux à la fin déborder de mon être,
À ton ventre et ta gorge, estuaires de la vie,
Et nous reprenons souffle l’un dans l’autre, au vent
Venu des plus profondes vallées sensuelles,
Et nous sommes du rythme éternel retrouvé.

Parce que d’un baiser tu changes tout un monde,
Que j’anime les grandes forces pures de ta chair,
Qui n’avaient pas, enfouies, trouvé leur plénitude,
Et qu’au travers de l’instant nuptial, je sais être
Sur l’immense courant qui joint les solitudes
Des hommes depuis toujours, et la solitude divine
À la leur, et tout près, cette solitude de nous-mêmes,
À celle de la vie que nous faisons éclore.

Et qu’au-delà de mon amour, mais bien en lui,
Je refais l’admirable dessin de ton âme
Tel qu’il fut au sourire divin, avec les sens
De l’âme errant sur elle comme mes mains
Sur ton corps, pour retrouver celui qui m’a fait naître,
Au delà de cet engendrement indéfini de pères
Jusqu’à l’enfant qui nous ressemblera...
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cathcorcathcor   14 juin 2012
C'était le pays des anges sauvages,
Ceux qui n'avaient pu se nourrir d'amour;
Comme toutes les bêtes de passage,
Ils suivaient les vents qui changeaient toujours;
Ils montaient parfois dans les coeurs élus,
Abandonnant la fadeur de la terre,
Mais ils sentaient battre dans leurs artères
Le regret des cieux qu'ils ne verraient plus!
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coco4649coco4649   24 septembre 2017
TU VOUDRAIS TE DÉPAYSER…


Tu voudrais te dépayser
Et courir le long de tes plages,
Changer d'ennui dans les voyages
Ayant le mal du familier…
Tes champs sont donc poisseux et sales,
Tes vallons si secs de pierrailles
Que tu désires t'oublier ?
Tu veux entrer dans des paroles
Que ne donne pas ton sol pauvre,
Un érable feu sur les chaumes ;
Attends alors le crépuscule,
Lui seul en toi peut incendier…
Ce n'est pas ta sève qui brûle
Et ton ciel n'est pas ton reflet.
‒ Mais fatigué de sa recherche
Sur les longs plateaux étrangers,
Je vois un épervier qui perche
Dans ton regard, et qui s'ennuie
Désolant tout autour de lui.

Tu ne secrètes pas ta grâce
Au-dehors, tu retiens l'espace
Où jouer ta vraie comédie.
+ Lire la suite
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coco4649coco4649   06 septembre 2018
ENFANTS DE SEPTEMBRE
   à Jules Supervielle.


Extrait 6

Alors, je le prendrai dans mes bras, endormi,
Je le caresserai sur la pente des ailes,
Et je ramènerai son petit corps, parmi
Les roseaux, rêvant à des choses irréelles,
Réchauffé tout le temps par mon sourire ami…

Mais les bois étaient recouverts de brumes basses
Et le vent commençait à remonter au Nord,
Abandonnant tous ceux dont les ailes sont lasses,
Tous ceux qui sont perdus et tous ceux qui sont morts,
Qui vont par d'autres voies en de mêmes espaces !

Et je me suis dit : Ce n'est pas dans ces pauvres landes
Que les enfants de Septembre vont s'arrêter ;
Un seul qui se serait écarté de sa bande
Aurait-il, en un soir, compris l'atrocité
De ces marais déserts et privés de légende ?
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cathcorcathcor   01 juin 2012
Loin dans l'âme, les solitudes s'étendent
Sous le soleil mort de l'amour de soi.
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Videos de Patrice de La Tour du Pin (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Patrice de La Tour du Pin
Patrice de La Tour du Pin – À la télévision (ORTF, 1974) Émission de télévision sur Patrice de La Tour du Pin. Portant le tire « Les Poètes », présentée et réalisée par Jean-Pierre Prévost, elle fut diffusée, le 13 novembre 1974, sur l’ORTF.
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