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EAN : 9782752602244
153 pages
Éditeur : L'Aube (16/03/2006)
2.92/5   13 notes
Résumé :
« C'est pourquoi, plein de confiance, nous proclamons dès le début de cette oeuvre extraordinaire qu'on n'ira pas plus loin désormais dans la voie du crime à bon marché. Nous avons rigoureusement établi nos calculs : la concurrence est impossible. Nous avons fait table rase de tout ce qui embarrasse un livre ; l'esprit, l'observation, l'originalité, l'orthographe même ; et ne voilà que du crime. »
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
HORUSFONCK
  26 mai 2021
C'est l'un des premiers ouvrages du domaine public numérique, que j'ai lu en 2016!
Drôle d'idée (mais riche idée, pour Horusfonck) de commencer la lecture de Paul Féval par ce pastiche du feuilleton populaire!
Comme eut dit certain président récemment défunt : C'est abracadabrantesque!... Mais quelle explosion de surréalisme bien avant l'heure et d'une auto-dérision jouissive et salvatrice! L'auteur se défoule, et c'est bon.
Une lecture sympathique, donc, avant d'aller voyager dans les autres oeuvres du maître!
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Allantvers
  03 mai 2021
Ce n'était pas forcément une bonne idée de découvrir Paul Féval per celle de ses oeuvres dans laquelle il se met à distance de lui-même et de ses contemporains à travers l'exercice du pastiche : faute d'avoir des références sur ce qui est pastiché, on passe un peu à côté de la subtilité de la chose.
En attendant, il ne fait pas de doute que dans cette fabrique délirante, l'auteur se marre, il jubile à balancer de la grosse intrigue, à mettre en scène des personnages improbables à la Eugène Sue (ah si j'ai une référence, finalement!), à tricoter une intrigue sans queue ni tête où les méchants explosent en l'air et entrent par les fenêtres, le tout sous un déluge de sang et de trucidations à la pelle.
Hélas, cette parodie de roman à suspens en vogue est si "hénaurme" et échevelée que, faute de points d'appuis, je m'y suis ennuyée.
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PiertyM
  29 septembre 2014
Une drôle d'histoire où les crimes se fabriquent comme les pains, sous un sombre aux nuages pourpres, sur le point de fournir à la terre une pluie de sang , l'absurde et le fantasque nous conduisent dans un monde où les personnages sont criminels depuis leur racine généalogique que le crime devient une chose bien normale, un acte d'accomplissement pour désaltérer une âme assoiffée du sang, un véritable monde des psychopathes...
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Eleusis
  27 juillet 2015
Sous couvert de parodie du roman feuilleton et populaire, où il a beaucoup officié – ou sévi, selon vos critère – Paul Féval s'amuse et livre, en creux, tout un manuel de l'écriture périodique. L'histoire est assez impossible à résumer. On y retrouve toutes les ficelles du genre : une jeune femme récemment mariée au mystérieux docteur Fandango, séquestrée par son aïeul ; des combats à morts (ou presque) entre deux factions ennemies ; tous les moyens possibles et imaginables d'attenter à la vie de quelqu'un ; des révélations d'identité en cascade. Au fond, ce qui compte, ce n'est pas l'histoire mais le procédé. Cela pourrait donner lieu à un plaisir tout intellectuel, si ce n'est laborieux, mais ce n'est pas le cas : l'auteur s'amuse avec sa matière avec une certaine tendresse, ce qui fait qu'on le suit volontiers dans le délire où il nous embarque. Il faut dire qu'il pousse la logique du roman-feuilleton tellement à son comble qu'on n'est pas loin de menacer les frontières de la réalité et de tomber dans l'absurde. Cela donne lieu à des moments grotesques, loufoques, mais également à une poésie étrange qui apparaît, fugitivement, pour peu qu'on le prenne au sérieux un peu plus de deux secondes (et un peu moins de trente, car l'écrivain veille bien à se jouer de notre crédulité).
Et en passant, avec la plus grande désinvolture, Féval vient à s'interroger sur l‘impact de la fiction sur notre perception du réel. Ainsi, lorsque trois criminels se présentent à l'atelier des Piqueuses de bottines en prétextant une raison incongrue, celle-ci leur rappelle l'écriture des « oeuvres d'imagination dont les Amanda, les Irma et les Anaîs nourrissaient leurs jeune intelligence en lisant le feuilleton d'un des cent mille exemplaires du Petit-Canard » : « Elles trouvèrent cela tout simple, et la gérante se leva pour ouvrir aux trois inconnus la porte de l'escalier. »
Pour finir, la chute m'a surprise et amusée, en ébranlant un peu plus l'édifice brinquebalant du réel que l'auteur a érigé avec une maladresse (voulue) devant nous. En somme, La Fabrique de crimes est un livre drôle et rafraichissant, tour à tour dépaysant et familier (si les ficelles ont changé en apparence, en a-t-on jamais fini avec les séries à suspense… ?), et dont la présentation graphique ajoute à la qualité. Pour ma part, je surveillerai avec attention les prochaines publications des éditions de la Robe noire, car j'apprécie particulièrement ce genre de démarches.
Lien : https://gnossiennes.wordpres..
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Okenwillow
  01 octobre 2020
Ah !! Paul Féval, écrivain sérieux, prolifique auteur de romans feuilleton à succès nous pond ici un étrange petit roman farfelu, au bord de l'absurde.Se moquant du polar de son époque et de ses propres romans, Féval laisse libre cours à son imagination, et, fidèle à son avertissement de la préface, ne nous donne que du crime, rien que de crime, au détriment de la plus élémentaire vraisemblance. L'humour est omniprésent, l'absurde n'est pas loin, le loufoque côtoie le grand n'importe quoi.Tous les éléments qui ont fait le succès de ses propres romans sont ici parodiés à l'extrême. Amours contrariées, vengeances séculaires, héros antagonistes, clans rivaux, tout y est et même le reste. L'intrigue est totalement dénuée de logique, tout y est improbable, les personnages, les rebondissements, leurs liens entre eux. On nage en plein polar romantico-fantastique, jusqu'à la chute qui est excellente et vaut son pesant de cacahouettes. du grand vrai n'importe quoi, un récit décousu dans lequel on sent que l'auteur s'est lâché et s'est fait plaisir.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
gavarneurgavarneur   19 février 2016
La jeune fille, étendue sur les dalles de l'allée, venait de mettre au jour de la nuit, au milieu des souffrances les plus atroces, un enfant du sexe masculin, très bien conformé et très viable.

Le vieillard, dont la figure de hibou exprimait une cruauté incalculable, essayait d'une main d'étrangler l'enfant nouveau-né, et de l'autre, de poignarder la jeune fille avec un crick malais d'un travail curieux et manifestement empoisonné.
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PiertyMPiertyM   29 septembre 2014
Mon passé est un abîme, mon présent un poème, mon avenir une vapeur !
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PiertyMPiertyM   28 septembre 2014
Les amis, les parents, les domestiques vinrent pendant toute la journée du lendemain reconnaître dans ce rouge fouillis, les morceaux de ceux qui leur étaient chers. C’était horrible, mais intéressant
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PiertyMPiertyM   28 septembre 2014
jamais vous ne trouverez le vrai courage dans l’âme des traîtres de mélodrame
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PiertyMPiertyM   29 septembre 2014
La fortune et la naissance ne donnent pas le bonheur
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Video de Paul Féval (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Paul  Féval
"Il y a quelques années, « on » murmurait que Claude Mesplède pourrait bien recevoir la médaille des arts et des lettres. Et puisque qu' « on » m'avait demandé mon avis sur la question avant d'entamer les démarches afférentes à ce genre de circonstances, j'avais indiqué que Claude ne voulait de médaille d'aucune sorte. Il avait déjà refusé celle du travail malgré ses 40 années de labeur à Air France !
Ce que Claude aurait aimé, c'est le prix Paul Féval de littérature populaire. Mais ce prix n'est attribué qu'à des auteurs qui écrivent des romans populaires. Lui, écrivait À PROPOS des romans populaires et donc, n'entrait pas dans cette catégorie.
Aussi voir naître, grâce à Quais du Polar que je remercie très sincèrement, un prix portant le nom de Claude Mesplède qui récompensera au choix : essai, ouvrage historique, correspondance, document, enquête, traduction, édition originale d'oeuvres complètes ou inédites, traductions nouvelles ou encore travaux académiques et universitaires… c'est énorme !
Et c'est finalement, en honorant sa mémoire, un joli retournement du sort. Claude aurait très fier qu'un prix porte son nom et sûrement un peu ébahi devant tant d'honneur.
Et que celles ou ceux qui comptent écrire sur l'oeuvre de Paul Féval se mettent au travail très vite. On ne sait jamais..." - Ida Mesplède
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