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EAN : 9782378560294
Éditeur : Verdier (22/08/2019)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 214 notes)
Résumé :
Il y a d’un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l’heure. Il y a de l’autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixelisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu’elle seule semble... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (78) Voir plus Ajouter une critique
latina
  11 novembre 2019
Chère Anne, ma très chère Anne,
Permettez-moi que je vous appelle ainsi, parce qu'après ce que j'ai lu de vous, après ce témoignage poignant, je ne peux que vous considérer que comme une amie très chère.
Vous avez vécu ce que d'autres avant vous ont vécu, ce que d'autres vivront et ce que moi je vivrai.
Votre émotion, votre pudeur, vos mots percutants et si justes, si poétiques aussi, m'ont emmenée dans ces vertiges de l'émotion et j'ai pleuré, oui, j'ai pleuré.
Vous commencez par raconter la mort de votre père et votre sidération.
« Je m'étais retrouvée seule avec lui, mon macchabée, ma racaille unijambiste, mon roi misanthrope, mon vieux père carcasse, tandis qu'au-dehors tombait doucement la nuit ».
Et là, je suis tombée dans le chagrin.
Le décès est suivi de toutes les formalités, du choix du cercueil aux chants à l'église, et aux paroles prononcées lors de l'inhumation. Vous avez bien saisi toute l'inhumanité de cela, car la vie continue et est en hiatus avec l'abîme dans lequel vous êtes plongée. Et ce décalage effroyable, vous le racontez avec humour, ce qui permet de ne pas sombrer.
Et puis vient ce temps du deuil où vous pensez sans cesse à votre père, mais aussi à votre enfance. Votre père n'était pas « une idole », comme dit le curé, il était violent avec votre mère, alcoolique. Votre frère et vous en avez souffert. Mais à l'heure de lui dire vraiment adieu, à l'heure de vider la maison, vous opérez un travail d'historienne de l'âme, vous voulez retrouver ce père tout entier, dans toute son ambiguïté, dans toutes ses failles et dans toute sa gloire intime. Les objets dont votre père s'entourait, ses petits objets du quotidien acquièrent pour vous une valeur sans nom. N'oublions surtout pas la lettre pleine d'humanité que vous envoie à cette époque l'amie d'enfance de votre papa. C'est important, l'enfance, même celle de ses parents, surtout celle de ses parents lorsqu'ils sont morts.
Lentement, ce deuil vous enveloppe et vous déchire.
« Ce qui me semblait le plus difficile, c'était de ne plus l'entendre du tout, de ne plus avoir de nouvelles de lui, et au début, machinalement, je regardais mon téléphone pour vérifier qu'il ne m'avait pas appelée, mais non ».
Et doucement, j'avance avec vous. Je lis avec vous ce haïku choisi dans le recueil de votre père et je le murmure avec vous :
« Je pense seulement
À mes parents
Crépuscule d'automne »
Et enfin, j'écoute avec vous Céline Dion, « et puis là, sans prévenir, le refrain m'a sauté à la figure comme un animal enragé :
'Mais avant tout, je voudrais parler à mon père'.
Dans mon coeur, ça a fait comme une déflagration et je me suis mise à sangloter sans pouvoir m'arrêter. Mes toutes dernières larmes sont sorties ce jour-là. J'avais enfin accepté ».
Merci pour votre partage intense. Pour votre douleur. Et enfin pour votre apaisement, votre acceptation. Vos mots intimes sont universels et pour cela, vous m'avez aidée.
Merci.
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Cannetille
  14 janvier 2020
La narratrice vient de perdre son père, décédé d'un cancer. Alors qu'elle range la maison désormais déserte mais encore imprégnée de la présence du vieil homme, elle se remémore sa personnalité atypique et complexe, qui fut si difficile à vivre pour ses proches. Alcoolique et violent, provocateur et insupportable, cet ours unijambiste cachait pourtant pudiquement une tendresse maladroite et une sensibilité artistique empêchée, que sa fille va s'attacher à retracer au travers des mille objets et souvenirs entassés dans sa tanière : une manière pour elle de faire petit à petit son deuil, en se réconciliant avec ce qu'il fut et ce qu'il lui a laissé.

Ce roman aux sonorités autobiographiques est émouvant à plusieurs titres : c'est bien sûr le récit d'un deuil, d'une amputation affective avec laquelle il faut apprendre à vivre, mais c'est aussi la réhabilitation d'un père que l'auteur s'applique à révéler pour ce qu'il était vraiment, un long travail nécessaire à son apaisement, pour qu'enfin la réconciliation ait lieu et l'amour puisse retrouver sa place.

Le langage employé évoque la vie de tous les jours, les mille détails absurdes, drôles ou tragiques, qui, bien au-delà du raccourci des apparences, nous font deviner les secrets parfois touchants d'un homme devenu hérisson, et que seule la fin de vie a rapproché de sa fille. La maladie, l'hôpital, la morgue, les pompes funèbres, l'office religieux et l'enterrement, puis le vide et les souvenirs, sont évoqués sur un ton doux-amer, qui oscille constamment entre le rire et les larmes, narrant avec justesse et sensibilité un cheminement douloureux et nécessaire pour le retour à la vie des survivants.

Chacun pourra trouver une émotion à sa mesure dans ce récit intimiste à la portée pourtant universelle, où l'amour, trop pudique ou masqué par le quotidien, ne trouve à s'épanouir (ou pas) que lorsqu'il est bien (trop) tard.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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michfred
  13 juin 2020
Les morts vont vite. Le chagrin a besoin de lenteur. 
Aux premières pages, l'émotion est déjà là, mais masquée  derrière les fous- rires.
Entrée dans la nef  sur les pas du cercueil de son père,  au bras de son amie, comme une fiancée qu'elle mènerait  à l'autel, à l'heure des manifs anti mariage pour tous, Anne, la narratrice doit  attendre deux heures d'un interminable sermon par un curé qui parle plus de l'épouse exemplaire et maltraitée que de son  brutal et défunt epoux, ( pour un peu elle devrait suivre le convoi qui mène son père à sa dernière demeure  sur l'air des Chariots de feu alors que c'est un cul-de-jatte qu'on enterre!), mais elle se voit confisquer le  dernier mot par un croque-mort-en-chef ivre- mort  - dernier hommage foutraque et cocasse à son père alcoolique...
Un premier  portrait de Jean-Pierre Pauly est déjà brossé, à grands traits hâtifs : mari violent porté sur la bouteille, handicapé et vivant pauvrement dans une solitude farouche,  dont les enfants, Anne et Jean-François ( la mère est morte d'un cancer depuis des années) , ne retiennent pas que de bons souvenirs.
Mais si le fils est plein de colère, la fille, elle , est partagée : exaspérée par l'égoïsme d'un père qui semble n'avoir jamais pensé qu'à lui et débordée de tendresse pour ce grand escogriffe maladroit qui l'aimait.
Leurs fous-rires à tous deux  sont l' acclimatation à une disparition brutale, si rapide qu'elle ressemble à un escamotage. le rire traduit cette inadaptation des rythmes.
Comme chante Lénore, dans le poème d'August Bürger: "Les morts vont vite". 
Les morts vont vite - et le chagrin a besoin de lenteur.
Tout le récit , sincère,  juste,  aussi émouvant dans ses rires incongrus que dans ses larmes irrépressibles, est une danse de deuil pour retrouver le pas, le rythme et mettre enfin  cette mort fugace, sauvage, emballée au pas si lent de l'amour orphelin.
Comme dans un morceau de musique, après la carmagnole cruellement burlesque du début,  surviennent trois moments magiques.
La lettre de Juliette comme un thrène, un chant d'apaisement,  une douce consolation- qui dit à  Anne les mots que personne n'a su dire et redonnent au défunt tendresse, douceur, humanité. 
Les piles jumelles et leur étrange électro-cardiogramme qui scandent le ballet mesuré du  temps, l'attente de la mort. Et provoquent un adagio vibrant  à la patience du défunt, son attention à la modestie des choses. Anne s'avoue vaincue:  " j'ai cru mourir d'amour et de melancolie ".
Et enfin la chanson de Céline Dion qui provoque une pop-catharsis d'un genre inattendu chez cette programmatrice du festival queer,  Loud & Proud, ... qui se découvre soudain un coeur de midinette.
Bouleversée, Anne retrouve l'image vraie et réhabilitée d'un père tendrement chéri:  les larmes peuvent jaillir.
Les morts vont vite. Le chagrin a besoin de lenteur.
D'ailleurs tout est devenu signe : le mort a encore des choses à dire à ses enfants qu'il a quittés trop vite ou trop mal. Il faut que les remords ou la colère s'apaisent. Il suffit parfois d'une R 10 déglinguée  à l'angle d'un carrefour ou d'une pie dans la tempête.
Un livre qui m'a bouleversée et dont j'ai relu plusieurs fois,  dans les rires et dans  les larmes,  bien des passages.
Anne, ma soeur Anne, ton livre fait du bien à tous ceux, toutes celles qui ont mis du temps, parfois,  à retrouver,  comprendre, vider  et dépasser leur chagrin.
Les morts vont vite. Le chagrin a besoin de lenteur. 
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lucia-lilas
  05 septembre 2019
« J'ai cru mourir d'amour et de mélancolie... »
Je reprends ici une phrase du roman pour dire à quel point ce livre m'a profondément touchée.
Oui, j'ai vraiment senti la présence d'une voix très personnelle, d'une intense émotion et d'une sensibilité à fleur de peau qui m'ont bouleversée.
Et puis, parfois, vous le savez bien, l'amour que l'on a pour un livre naît d'une rencontre : des mots qu'on peinait à trouver et qui soudain sont là, devant vos yeux, comme par magie, et la chose incroyable, c'est qu'ils disent précisément, à la nuance près et avec une très grande justesse, l'émotion qui a été la vôtre ou qui aurait certainement été la vôtre dans un moment semblable…
Et ces mots, ces phrases, on sait tout de suite qu'on va avoir un impérieux besoin, tôt ou tard, de s'y replonger, de les relire, de s'y accrocher désespérément en cas de tempête... 
Le coup de coeur que l'on a pour un roman vient aussi de petits détails, de petites remarques (très tristes ou très drôles) qui nous font aimer l'auteure parce qu'on se sent furieusement sur la même longueur d'onde… Oui, c'est une sensibilité commune, une façon de concevoir la vie, l'amitié, l'amour, les relations aux autres, la mort, une espèce de feeling, un truc qui passe, qui nous happe et nous touche de façon très intime…
Et puis, bien sûr, c'est aussi une écriture, un style, une façon de parler du monde, des êtres et des paysages… En effet, les mots d'Anne Pauly claquent, pulsent, vont dans les coins et les recoins, ne tournent jamais la tête, n'ont peur de rien ni de personne. Ils ont la tenue des gens qui savent rester discrets et l'oralité de ceux qui disent ce qu'ils ont à dire.
Il y a aussi cet humour, cette énergie du désespoir qui est là, toujours, et qui aide à supporter le monde, car « chacun se tient en vie selon ses moyens » et rire du plus triste est peut-être la meilleure façon de tenir la tête haute et de continuer d'avancer.
Et là, on se dit que ce livre ne nous quittera jamais parce qu'on en aura toujours besoin, oui besoin, comme d'un aliment, d'une musique, d'un lac dans lequel se jeter en plein été parce qu'on a trop chaud.
Un indispensable, quoi. Un nécessaire. Un vital.
Bon…
Reprenons.
« Avant que j'oublie » (ah ce titre…) est un roman. C'est écrit au début. Mais dans ce roman, la narratrice s'appelle Anne Pauly et son père Jean-Pierre Pauly. Alors, évidemment, on est fortement tenté d'y voir une autobiographie. Bien sûr, il y a de nombreux éléments qui correspondent sans doute à la vie de l'auteure, mais ils sont, je pense, passés par le filtre de la littérature, de l'écriture, du souvenir aussi…
Ce père qui meurt dans les premières pages est un homme qui n'a pas une bonne réputation : on dit de lui qu'il n'a pas toujours été très agréable avec sa femme (vous noterez l'euphémisme), ni avec ses enfants d'ailleurs (le frère d'Anne semble lui en vouloir beaucoup.) Dans le fond, c'est un personnage que l'on découvre au fur et à mesure des pages, que l'on apprend à connaître, j'allais dire à aimer (j'exagère peut-être), en tout cas un être original que le regard de sa fille finit par rendre presque attachant.
Unijambiste, alcoolique, attiré par les ouvrages de spiritualité orientale, il n'a pas été facile à vivre et après sa mort, le frère d'Anne n'a qu'une hâte : que les obsèques aient lieu, que la maison soit vendue et qu'on n'en parle plus.
Mais pour Anne, c'est plus compliqué. Comme, Bartleby, elle « préférerait ne pas. » On sent que malgré toute sa colère et son agacement, la narratrice aime ce père dont elle se sent proche, dont elle se sent être la fille et surtout dont elle a besoin pour vivre. L'enterrer, lui dire adieu, trier les objets, liquider la maison et continuer à vivre sans lui ne vont pas être simples, il va falloir du temps, beaucoup de temps. Il va falloir aussi prendre sur soi. En triant ses objets et en lisant quelques lettres, elle va découvrir un homme qu'elle ne connaissait pas vraiment mais dont elle sentait qu'il n'était pas seulement ce qu'il laissait paraître.
« Sa vraie personnalité, enfin débarrassée des hardes puantes de l'alcool, était ressortie : un contemplatif fin mais gauche, gentil mais brutal, généreux mais autocentré, dévoré par l'anxiété et la timidité, incroyablement empêché. Un touriste de la vie. Contre toute attente, le monstre était humain, vulnérable, attachant. »
Écrire sur lui, sur ce père qui n'est plus, c'est révéler, dévoiler une forme de vérité, la sienne, celle que les gens n'ont pas vue ou celle qu'il n'a pas voulu montrer.
Écrire sur lui, c'est dire au monde qui il a été. Et le dire avec une tendresse infinie...
Un bel hommage qui permet l'apaisement, la réconciliation et peut-être même, enfin, l'amour. Un amour total.
Un livre sensible, fort, drôle aussi, très drôle même, et d'une très grande beauté.
Il m'a bouleversée.
Et je l'aime.
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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montmartin
  12 juin 2020
Les prix littéraires ont l'avantage de mettre en lumière des livres, à côté desquels on serait peut-être passé. C'est le cas du magnifique premier roman d'Anne Pauly « Avant que j'oublie » qui a reçu le prix Livre Inter 2020.
Anne la narratrice se retrouve avec son frère Jean-François, leur père vient de mourir d'un arrêt cardiaque. le colosse unijambiste a été foudroyé. Mais avec ce frère taciturne et cassant, elle ne pourra pas partager son chagrin ni les souvenirs. Faut dire que leur enfance a été faite de cris, de drames, un père ivre mort qui court après sa mère un couteau à la main en éructant, des excès d'alcool, de colère et de jalousie.
Avec une écriture simple et pleine de gouaille, elle va nous raconter la vie quotidienne et ordinaire, des moments dérisoires, mais qui aujourd'hui sont essentiels. Elle revient sur les mois qui ont précédé la mort et le difficile deuil qui suit.
Car derrière la violence et l'alcool se cachait un contemplatif, gentil, mais brutal, généreux, mais autocentré, dévoré par l'anxiété et la timidité. Un ogre timide, vulnérable et attachant, un juste, un sensible, un silencieux dans la bulle duquel être admis valait toutes les protections
Anne nous raconte la préparation des obsèques une occasion de réflexions savoureuses sur la religion, depuis toujours elle prend des libertés avec l'église et le camarade Jésus :
« j'avais coché dans le “Pour préparer la célébration” les textes qui me semblaient possibles, des choses qui s'éloignaient un peu des mystères compliqués de la foi et des fables invraisemblables dans lesquelles on multiplie les pains, on touche des lépreux sans rien attraper et où les morts se lèvent et marchent quand on leur ordonne. »
Les rituels de la messe, le cimetière. Et puis trier ses affaires et les souvenirs qui remontent. Garder ou jeter, se séparer de choses qui avaient représenté pour lui des mois d'économies.
« Bien sûr, c'était une autre époque : on recommandait à la population de consommer de la bière les jours de canicule, les gendarmes traquaient les nudistes à Saint-Tropez. Yves Montand roulait à tombeau ouvert, sans ceinture et de nuit pour rejoindre Romy Schneider après s'être enfilé deux trois apéros, et une bonne baffe calmait efficacement les épouses récalcitrantes. »
Et puis, une fois que la cérémonie est terminée, il y a l'absence, un vide immense. Sa vie ressemble à un dimanche d'hiver, tout est laid, gris, ralenti, obscurci, ankylosé, malgré la présence de sa fiancée joyeuse et du cercle de ses amis sincères.
Un récit plein de pudeur et de sensibilité, c'est un véritable cri d'amour que lance Anne Pauly, elle aimerait tellement partager encore un instant avec lui, elle voudrait juste parler à son père.

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critiques presse (5)
Actualitte   09 juin 2020
L’écriture, fine, alerte, au style marqué, déborde d’humour et de tendresse pour formuler ce qu’est l’ambivalence envers son père malade, malade, au fond, de bien d’autres choses tenues masquées par son alcoolisme de son vivant. Toutes l’intensité et la pudeur de la relation père-fille y sont narrées avec une grande justesse. Chapeau bas pour ce premier roman !
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaCroix   21 novembre 2019
Anne Pauly se saisit du deuil pour réhabiliter la mémoire de son père avec un humour rare et une écriture éclatante.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Telerama   23 septembre 2019
Anne Pauly signe “Avant que j’oublie”, un premier roman à l’écriture agile et humoristique dans laquelle “la magie de l’ordinaire” prend sa place. [...] On lit ce livre en riant et en s’essuyant les yeux car derrière le détail le plus minimaliste se cache le grand vide, l’absence définitive.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeFigaro   05 septembre 2019
Dans son premier roman, Anne Pauly porte un regard cruel et humoristique sur notre monde, sur les heures et les jours qui suivent la disparition d’un être cher.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Liberation   22 août 2019
Dans son premier récit intimiste, Anne Pauly raconte le deuil de son paternel au visage ambivalent.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (70) Voir plus Ajouter une citation
AlittlepieceofAlittlepieceof   07 juillet 2020
Il reste d'une personne aimée et disparue une matière subtile, immatérielle : une absence que l'on peut ressentir comme une présence dont plus rien désormais ne peut ternir l'éclat. Mais cela n'enlève rien au chagrin qu'il fait affronter pour continuer sa propre route. Il n'y a pas d'âge pour se sentir orphelin.
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Marti94Marti94   04 juillet 2020
Le pin, ça faisait cagette, barbecue, fin de marché. Après une vie passée dans une maison bricolée sur des lits rehaussés avec des cales de bois, un peu de confort, ça ne pouvait pas faire de mal, surtout à un mort.
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Marti94Marti94   04 juillet 2020
Il n'y a pas d'âge pour se sentir orphelin.
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Marti94Marti94   04 juillet 2020
Au fond, on ne sait jamais vraiment si quelqu'un boit pour échouer où échoue parce qu'il boit.
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Marti94Marti94   04 juillet 2020
Des fois on n'est pas attentif, et après, trop tard, les gens sont morts.
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Vidéo de Anne Pauly
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Anne Pauly était invitée au festival pour son premier roman, Avant que j'oublie (Verdier), texte très remarqué lors de la dernière rentrée littéraire (prix Envoyé par la Poste 2019, prix Summer 2020, finaliste du Goncourt du premier roman). Elle avait choisi de le lire sur scène, accompagnée en musique par Fany Corral. Ensemble, elles nous en livrent un extrait enregistré spécialement pour l'occasion.
A lire : Anne Pauly, Avant que j'oublie, Verdier, 2019.
http://www.ohlesbeauxjours.fr
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