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EAN : 9782900752029
128 pages
Éditeur : Quai des brunes (25/10/2018)

Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Dans l'imaginaire collectif, les rousses ont un caractère de feu ! Après des siècles d'opprobre, des procès pour sorcellerie, les rares qui disposent du gène roux (soit 1,5 % de la population mondiale) prennent leur revanche : tous, absolument tous les médias, pubs, séries, BD, les portent aux nues. Car désormais, les chevelures ardentes font rêver ! Décryptage d'une couleur qui fascina et fascine encore.
Les rousses et les fausses rousses ont marqué à jamais... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Aelinel
  31 mars 2019
L'auteure et journaliste Edith Pauly m'avait contactée en janvier pour me faire savoir qu'elle avait publié un nouveau livre susceptible de m'intéresser Rousses : les foudroyantes dans l'Histoire. En effet, il y a deux ans, j'avais beaucoup apprécié son livre jeunesse Darwin, mission sous surveillance, obtenu dans le cadre d'une Masse critique Babélio. Comme son nouvel opus m'intéressait, je lui ai proposé que sa maison d'édition m'envoye son livre en échange d'une chronique sur mon blog.
Cet ouvrage fait partie d'une collection née de la volonté de Quai des Brunes de mettre en avant « la représentation intellectuelle et graphique des femmes». Ainsi, Rousses : les foudroyantes dans l'Histoire répond à cette démarche en partant des mythes et réalités des femmes rousses dans l'Histoire avec pour problématique la suivante : Quelle est l'évolution du regard porté par la société sur ces femmes, au travers des arts, dans l'Histoire? Puis, le livre décline dans les parties suivantes toutes les différentes représentations de ces femmes au travers des sources littéraire, picturale, photographique, publicitaire ou cinématographique. Chaque partie est aussi l'occasion d'un zoom sur différents sujets indépendants comme « la Rousseur ou la science » ou « les prostituées rousses », par exemple.
Si je n'ai pas eu en main le livre papier, la version pdf que j'ai reçue montre une mise en page soignée et agréable : claire, ordonnée, elle est aussi agrémentée de très jolies photographies qui illustrent le texte.
Sur le fond, en revanche, je suis un peu plus réservée. En effet, je me suis fourvoyée dès le départ car je m'attendais à un ouvrage au croisement entre l'Histoire des femmes de Georges Duby et X et l'Histoire du symbolisme ou des couleurs (Rouge notamment) de Michel Pastoureau. En réalité, la démarche d'Edith Pauly est un peu différente de celle à laquelle je m'attendais et cela m'a un peu dérouté. En effet, je pensais trouver une problématique de départ à laquelle un plan chronologique et/ou thématique aurait répondu et dans lequel les sources précitées auraient seulement servies d'exemples pour illustrer le propos. Or, Edith Pauly a opté pour une méthode complètement différente, c'est-à-dire que chaque partie de son plan (sa table des matières si vous préférez) a pour sujet principal une source. L'avantage, c'est que le lecteur peut piocher rapidement ce qu'il recherche en fonction de ses intérêts (art, littérature, cinéma, etc…) ; l'inconvénient, ce sont les redites entre les parties et du coup, faire une synthèse sur l'évolution du regard porté sur la femme rousse dans l'Histoire est un peu fastidieux. On peut me trouver aussi un peu pointilleuse mais la bibliographie est rangée par ordre alphabétique des auteurs : cela m'a un peu dérangé car j'ai l'habitude que les sources historiques (Pline l'Ancien, Histoire naturelle) soient distinguées des ouvrages scientifiques (Michel Pastoureau, le Rouge).
Maintenant, si je me mets à la place d'un lecteur(trice) néophyte venu(e) chercher un ouvrage sur le sujet, Rousses : Les foudroyantes dans l'Histoire remplit parfaitement son office. En effet, les textes sont pertinents et claires et vont à l'essentiel. En peu de pages (autour des 130), le lecteur aura donc un aperçu général sur le sujet. S'il veut en savoir plus, ce sera à lui de se tourner vers des ouvrages plus spécialisés.
En conclusion, je ne pense pas être le public cible de ce livre dans le sens où par ma formation, j'ai un degré d'exigence un peu plus poussé. En revanche, si quelqu'un s'intéresse au sujet, il sera amplement satisfait par cet ouvrage. de plus, la mise en page claire et soignée laisse présager un très joli livre-objet à offrir ou à s'offrir.
Lien : https://labibliothequedaelin..
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BruC
  14 mars 2020
Voilà un livre qui tombe à pic : alors qu'a lieu jusqu'au 13 mai prochain l'exposition "Roux" au Musée Jean-Jacques Henner (Paris 17e), Édith Pauly propose son essai Rousses ! Les flamboyantes à travers l'histoire Aux éditions Quai des Brunes (sic).
C'est un euphémisme de dire que les femmes rousses ont inspiré esthétiquement les artistes autant qu'elles ont suscité toutes les passions mais aussi les idées reçues. L'auteure écrit ceci dans sa préface: "Le rouge, première couleur du prisme, est perçu de manière ambivalente selon les époques et les cultures. Il peut représenter le pouvoir, la vie, la chaleur, mais tout autant basculer de l'autre côté du miroir avec l'enfer, la traîtrise, la cruauté… Parfois même les deux représentations coexistent !"
Les préjugés tout autant que les fantasmes alimentent l'iconographie pléthorique de ces femmes qui ont pu être reines, guerrières, modèles, artistes, actrices, mannequins ou simplement des figures anonymes. La relative rareté de leur caractéristique physique (1,5 % de la population mondiale), qui est le résultat de la mutation d'un gène il y a plusieurs milliers d'années seulement, expliquent en grande partie pourquoi les rousses ont pu susciter tour à tour fascination, méfiance, admiration ou adoration.
Édith Pauly retrace, grâce à un ouvrage passionnant et richement documenté, l'histoire de ces chères rouquines, une histoire qui commence d'abord par ces figures légendaires, mythologiques ou sacrées qui ont fascinées les hommes en raison précisément de la couleur rouge de leur chevelure. La journaliste précise d'emblée que l'ambivalence est présente dès l'époque romaine avec le terme latin de rufus qui désigne aussi une injure courante qui signifie "grotesque", "risible" et difforme", au point que les roux ont pu être chassés de Rome pour expier les fautes de la Cité.
Le roux et la rousse deviennent mal aimés, au point de servir de modèles pour des personnages abhorrés : Ève, Caïn, Lilith, Judith, Dalila et jusqu'aux sorcières à l'époque de l'Inquisition. Pour illustrer ces figures mythiques, Édith Pauly puise dans des sources de tous horizons, les rousses ayant inspiré de nombreux artistes, que ce soit Rubens (Samson et Dalila, 1610), Cranach L'Ancien (Salomé avec la tête de Jean-Baptiste, 1530), ou John Collier (Lilith, 1887).
En dehors de ces personnages légendaires, les femmes rousses ont marqué toutes les époques et frappé l'imagination de leur contemporain, nourrissant même malgré elles les préjugés sur cette fameuse couleur. Édith Paul s'intéresse à quelques figures historiques : Elizabeth Ier et Marie Stuart – la première ayant fait décapiter la seconde –, les guerrières berbères Kahena et Fatma Tazouguerth ou encore Roxelane, la concubine de Soliman le Magnifique. Ces rousses légendaires frappent par leur caractère de feu, à l'image de leur chevelure, mais aussi, pour certaines, par leur indépendance : "Souvent violentes, guerrières, sans scrupule, à tout le moins de fort tempérament, leur destin s'achève fréquemment en tragédie" : la reine bretonne Boadicée (ou Boudicca), la pirate Anne Bonny, Marion du Faouët ou, bien plus près de chez nous, l'espionne russe Anna Kushkenko.
Édith Pauly consacre près de la moitié de son essai à l'influence de la rousseur sur l'esthétique. Et l'on découvre à quel point la caractéristique physique d'une chevelure a pu marquer l'histoire de l'art... La Vénus sortant des eaux de Botticelli était une rouquine. Au XIXe siècle, Manet demande à Victorine Meurent de poser pour elle pour le déjeuner sur l'herbe puis pour Olympia. Autre maîtresse, autre rousse : Tulla Larsen pour qui Klimt aura une passion folle. L'inspiration pour ces femmes est telle que des mouvements picturaux entiers s'appuient sur cette couleur flamboyante : le préraphaélisme, le symbolisme ou l'art nouveau. Modigliani et sa compagne Jeanne Hébuterne, sa muse rouquine, vont révolutionner l'art pictural grâce à ces portraits reconnaissables entre tous et ces fameux cheveux.
Le livre ne passe pas sous silence l'utilisation que la publicité, la bande dessine, le cinéma ou la télévision ont faites des rousses, avec là encore quelques figures devenues cultes : Maureen O'Hara, Marlène Jobert, Isabelle Huppert, Agnès Moorehead, Fifi Brindacier, Barbarella ou Sophie Dahl, la mannequin ayant posé pour le parfum Opium®.
Aujourd'hui, ces fascinantes et chères rouquines sont plus présentes que jamais. Autrefois méprisées ou moquées, elles seraient presque jalousées, voire enviées. Les fausses rousses ne manquent pas, écrit Édith Pauly, que ce soit Mylène Farmer, Kylie Minogue, Rachel McAdams ou… Axelle Red. La danseuse de stars Fauve Hautot, elle-même, s'est colorée les cheveux dès l'âge de 12 ans. La mode mais aussi les préjugés sont passés par là, est-il dit en conclusion : "Certaines ont envie de faire évoluer leurs rôles, comme peuvent l'être les blondes lassées des stéréotypes attachés à leur couleur. Pour d'autres, se teindre en rousse leur aurait donné un culot, une prestance qu'elles n'avaient pas auparavant. du moins le pensaient-elles."
Lien : http://www.bla-bla-blog.com/..
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Aufildeslivres
  21 février 2019
Avant de parler de cet ouvrage, je tiens déjà à noter la qualité du support : un papier haut de gamme, une mise en page soignée, des illustrations magnifiques tel un véritable livre d'art.
L'écrit se suit de façon linéaire ou se feuillette d'un thème à l'autre ; les rousses et l'histoire, les peintres, les publicités, la littérature … toutes ces représentations – croyances, peurs ou fantasmes, qui jalonnent l'existence des rousses. Tour à tour pourchassées, séduites ou encensées, ces femmes suscitent toujours l'intérêt. On les dit de caractère, de mauvaise vie, avides de pouvoir, manipulatrices, cruelles, malfaisantes, odorantes, mais surtout fascinantes.
Le contenu de cet ouvrage complet, riche, varié et très documenté offre un regard éclairé sur la rousseur (l'aspect scientifique est également évoqué).
Je recommande vivement ce livre à la fois beau et intéressant.
Lien : http://aufildeslivresblogetc..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
BruCBruC   14 mars 2020
Le rouge, première couleur du prisme, est perçu de manière ambivalente selon les époques et les cultures. Il peut représenter le pouvoir, la vie, la chaleur, mais tout autant basculer de l’autre côté du miroir avec l’enfer, la traîtrise, la cruauté… Parfois même les deux représentations coexistent !
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BruCBruC   14 mars 2020
Souvent violentes, guerrières, sans scrupule, à tout le moins de fort tempérament, leur destin s’achève fréquemment en tragédie.
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