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ISBN : 2072752612
Éditeur : Gallimard (04/01/2018)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 35 notes)
Résumé :
"Puisque le Domaine est une propriété privée et qu'il ne passe ici qu'un ou deux véhicules par jour, nous marchons en plein milieu de la chaussée, la route nous appartient, on dirait qu'elle a été tracée pour nous seuls au milieu des vallons, percée à flanc de coteau puis parfaitement aplanie, égalisée et goudronnée uniquement pour que toi et moi puissions y marcher tous les deux côte à côte le plus confortablement possible, et parler, parler sans cesse, expliquer, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
valsing
  11 avril 2018
Quelles sont les limites de la séduction ? Ou encore, quel(s) élément(s) provoque(nt) sa dérive vers l'Amour sincère et durable ?
Ce court roman nous entraîne dans le tourbillon de la séduction entre une femme mariée qui parle ouvertement de son « compagnon » et un célibataire, le temps d'un séminaire au Domaine. Il est charmé par son allure, ses propos, sa façon d'être tout simplement. L'intellect, le physique, le feeling, tout les rapproche !
Elle est sa princesse, il est son mentor.
Lequel des deux succombera le premier à la tentation et croquera la Pomme d'Amour ? «La vie princière» ne sera-t-elle qu'éphémère ?
Je les ai volontiers suivis dans cette course poursuite de ce « conter fleurette » intellectuel et ravissant. Mais au final, je suis restée à la lisière de cette aventure littéraire. Cette alchimie n'a pas fait recette à mon goût, elle a manqué…de peps et je suis restée sur « ma fin » !
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RITAB
  17 février 2018
J'ai découvert Marc Pautrel dans le dernier numéro (141) de la revue de Philippe Sollers, L Infini, dans un récit intitulé « l'invité ». J'ai été séduite par son écriture sobre et ne le connaissant pas, j'ai acheté son dernier livre « La vie princière ». Les deux textes racontent des rencontres dans un lieu idyllique (une retraite pour chercheurs ou écrivains en Provence). le narrateur, un homme, déroule ses pensées. Sans grande envolée lyrique, il nous conte la naissance, l'évolution puis la dissolution du sentiment amoureux, la vie sociale qui nous happe. Chaque récit décrit le déroulement de ces journées dans ces lieux de retraite : la rencontre à deux, la rencontre avec les autres, la rencontre à travers le regard des autres, et comme chacun de nous l'a déjà vécu, le cheminement de sa pensée (cheminement au cours duquel il revient sur sa filiation, son éducation, son origine sociale, sa relation avec sa mère).
« La vie princière » est une lettre que l'auteur adresse à la femme aimée après l'avoir rencontrée. La femme lui a annoncé dès le départ avoir un compagnon. On découvre qu'elle ne le voit que tous les trois mois. C'est une lettre mais aussi une confession. J'ai donc naturellement fait le rapprochement avec la confession de l'éleveur de brebis irlandais à la seule femme qu'il ait aimée dans la "Lettre à Helga" de Birgisson, qui est un texte saisissant et très différent que j'ai lu plusieurs fois (aux Editions Zulma). Dans « l'invité », le narrateur raconte son histoire à la première personne. La femme qui occupe ses pensées lutte contre ses pulsions, se montre tantôt rugueuse, tantôt avenante, «un léopard qui se ferait passer pour un chat ».
J'ai aimé le leitmotiv du geste de la main de la femme (comme chez Kundera) dans « La vie princière » : « ta main qui oscille comme les paumes de l'aéroport », le charme du geste et tous les messages qu'il contient ainsi que l'annonce du départ qui s'esquisse. Je ne vais pas en dire davantage sur ces textes puisque je déformerais leurs propos en en parlant trop. La naissance du sentiment amoureux et sa dissolution y sont décrits très simplement sans effet de style. Ce sont des textes courts, mais amplement nourrissants, bien plus que beaucoup de pavés mal dégrossis. J'ai préféré le texte de la revue. La revue que vous connaissez tous comporte d'autres textes intéressants (récits et essais). le tirage du livre a été fait en peu d'exemplaires, j'ai été dans deux librairies avant de le trouver.
Ces deux textes « L'invité » et « La vie princière » gagnent en valeur à chaque relecture. Je les ai relus et je crois que j'aime beaucoup le rythme du récit qui ondule. Chaque envolée est interrompue par un soubresaut presque impossible à voir venir, puis la musique reprend. Ils sont conduits avec un phrasé derrière l'autre, une modulation, puis une autre ; on pense que l'on va aboutir et ensuite on reprend avec un autre phrasé, une autre modulation, exactement comme l'impromptu de Schubert op. 90 numéro 3. Voici donc deux très beaux textes à lire et à relire.
Une excellente découverte.
4.5/5
« A présent elle arrive, un peu en avance, très confiante en elle, très professionnelle, nous discutons du séjour. Je joue mon personnage d'homme sûr de lui, et elle de même, chacun occupe un rôle éloigné de sa vérité brûlante, je parle beaucoup, elle sourit froidement et avec un grand aplomb, puis finalement au bout de quelques minutes et de propos banals sur la beauté des lieux et le travail que j'ai pu réaliser comme prévu, il faut bien que la conversation prenne fin. »
Revue L'infini, 141, "l'invité" ; Gallimard.
« Chaque seconde de ce dîner sera donc pour moi sacrée, jusqu'à la dernière, celle qui nous séparera puisque toujours je finis par être séparé des femmes dont je tombe amoureux. »
La vie princière, collection l'infini ; Gallimard.


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em2729
  24 février 2018
Je ne suis pas un lettré, je suis un technicien pour qui la communication n'est pas si facile, d'autant plus si elle est écrite. Je découvre ici un roman très court mais d'une merveilleuse efficacité à coucher sur du papier des idées que l'on pense. Il suffit d'un son, d'une voix, d'un visage pour déclencher des sensations qui deviennent des émotions. Les émotions deviennent alors des sentiments qui se transforment en mots dans notre tête c.-à-d. des pensées. Pensées déjà loin si loin du réel de l'éphémère présent de notre ressenti. Pensées que l'on essaye de partager par des phrases que l'on dit sans jamais vraiment savoir ce qu'elles deviennent chez l'autre. A mes yeux, Marc Pautrel arrive si bien à décrire ce processus. Un vrai plaisir, de voir des mots devenir des pensées et finalement redevenir des émotions pour le lecteur.
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DOMS
  26 février 2018
Il vous est arrivé de rencontrer quelqu'un et de vous dire que vous tombiez instantanément amoureux ? C'est ce qui arrive au narrateur, à l'auteur puisque ce court roman est une autofiction. Cette rencontre est si exceptionnelle qu'il n'a qu'une envie, écrire une lettre à la belle italienne qui a empli d'instants magiques ces jours passées ensemble.
Avec peu de mots, il écrit sa déclaration d'amour à celle qu'il rencontre au Domaine où il réside et où sont organisés des séminaires entre chercheurs. Elle fait des recherches pour sa thèse et cette singularité littéraire lui semble encore plus remarquable. Il parle à la deuxième personne, comme pour rappeler ce qu'ils ont vécu. Les regards, les corps qui s'effleurent, cette évidence que cette peau-là vous attire, puis sa voix, ses paroles, en résonance avec ce dont il rêve et à quoi il aspire.
Il ne se passera rien d'exceptionnel, une communion de pensée, l'envie d'être ensemble, de marcher, boire un verre de vin, et pourtant tout est magique, comme un instant d'éternité suspendu dans leurs deux vies. L'auteur sublime ces instants de bonheur que procure l'état amoureux, comme pour nous démontrer qu'être amoureux est toujours un grand privilège.
Chronique complète ici https://domiclire.wordpress.com/2018/02/23/la-vie-princiere-marc-pautrel/

Lien : https://domiclire.wordpress...
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Livresselitteraire
  14 mars 2018
Ma crainte en lisant les premiers mots était de découvrir un roman un peu niais ou une sorte de copie de la magnifique déclaration d'amour d'André Gorz à sa femme dans Lettre à D. Mais il n'en est rien. La vie princière n'appartient qu'à Marc Pautrel.
C'est une rencontre tissée de fil d'or entre deux êtres qui se frôlent, qui se cherchent du regard. Une complicité évidente qui naît durant leurs échanges, sur la terrasse du Domaine pendant que la belle fume ses cigarettes, leurs discussions approfondies lors de leurs marches au milieu des Cyprès. Une rencontre comme nous en avons rarement dans notre vie. Éclatante. Une rencontre capable de vous faire perdre toute notion du temps, de la réalité, tant que l'autre ne prononce pas les deux mots déchirants « mon compagnon ».
La vie princière est une magnifique déclaration d'amour à l'autre, mais à l'amour aussi. A ce qu'il est capable de saisir de mouvements, de grâce, de silences, d'évidences. de ces paroles prononcées sans qu'un mot ne sorte de la bouche de l'autre, ces paroles dictées par le regard. Ces réserves que l'on se force à avoir par respect pour l'autre alors que l'on crève d'envie de se laisser aller à une caresse, à un baiser. Marc Pautrel nous livre ici une lettre contemplative d'Elle. de ce qu'ils auraient pu être, peut-être, si bien sûr … Une lettre pour ne pas oublier son « ciao », son sourire, son parfum, sa voix, son absence. Presque d'une seule traite comme si cet homme avait peur de tout oublier avant le mot de la fin.
Lien : http://www.livresselitterair..
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critiques presse (1)
LeFigaro   13 avril 2018
Un homme écrit une longue lettre à la jeune femme qu'il a aimée quelques jours et perdue. Magnifique !
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
valsingvalsing   12 avril 2018
Parler avec toi, être à côté de toi, me semble une expérience surhumaine, et pour ainsi dire divine. Je réalise aujourd'hui seulement que pas une seule fois nous n'avons été en désaccord sur quelque chose, ni même ne nous sommes légèrement fâchés, ou un peu accrochés, non, j'étais toujours à mille pour cent d'accord avec toi, quoi que tu dises je disais pareil, et j'avais l'impression que moi aussi, quoi que je dise tu disais toujours pareil, et ce, uniquement pour être en accord, en symbiose, en harmonie avec moi. Où tu iras j'irai, c'était ça que ça voulait dire : quoi que tu penses je le penserai également, quoi que tu dises je le dirai aussi. L'amour déformait peut-être mes perceptions, mais je croyais que tu pensais toujours comme moi et que tu souhaitais tout ce que je souhaitais. Et aussi que tu voulais rester avec moi autant que je voulais rester avec toi.
P.22
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rkhettaouirkhettaoui   10 février 2018
Au moment où j’écris ces phrases, cela fait maintenant deux jours que tu es partie et je sens que les traits de ton visage, et ta voix, tes yeux, tes lèvres, tes mains, tes cheveux et la forme de ton nez s’effacent de ma mémoire. C’est une chose terrible à vivre et il n’y a rien à faire : maintenant c’est chaque seconde s’écoulant qui me retire quelque chose de toi qui demeurait en moi, c’est chaque seconde qui m’appauvrit de toi, comme si mon cerveau fuyait de toutes parts, et je ne veux pas que ça arrive, je voudrais te retenir mais je n’ai aucun moyen, je voudrais retenir surtout l’immense joie qui était la mienne quand tu étais là à côté de moi, mais aussi quand tu n’étais plus là mais que je savais que je te reverrais d’ici peu, par exemple après les promenades et avant le dîner. C’est cela que tu m’as donné, cinq jours de joie, cinq jours d’état de grâce intime, et c’est pour cela que je veux te remercier, grazie mille , merci, mille mercis pour tout cela.
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rkhettaouirkhettaoui   10 février 2018
J’ai déjà subi ça, les avances d’une femme amoureuse pour laquelle je n’éprouvais rien, et c’est terriblement dérangeant, déplaisant et parfois angoissant, et je me disais que je ne voulais pas imposer ça à quelqu’un. Mais quand une réalité invisible a pris des dimensions si vastes, il n’est plus possible de la taire, cela deviendrait malhonnête par rapport à l’autre, ce serait un trop gros mensonge et un manque de respect. Et aussi, à présent que mon inconscient a traîtreusement cherché et failli réussir à te chasser de mon esprit, je veux à tout prix que tu survives en moi, que ces quelques jours survivent.
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rkhettaouirkhettaoui   10 février 2018
Parler avec toi, être à côté de toi, me semble une expérience surhumaine, et pour ainsi dire divine. Je réalise aujourd’hui seulement que pas une seule fois nous n’avons été en désaccord sur quelque chose, ni même ne nous sommes légèrement fâchés, ou un peu accrochés, non, j’étais toujours à mille pour cent d’accord avec toi, quoi que tu dises je disais pareil, et j’avais l’impression que moi aussi, quoi que je dise tu disais toujours pareil, et ce, uniquement pour être en accord, en symbiose, en harmonie avec moi. Où tu iras j’irai, c’était ça que ça voulait dire : quoi que tu penses je le penserai également, quoi que tu dises je le dirai aussi. L’amour déformait peut-être mes perceptions, mais je croyais que tu pensais toujours comme moi et que tu souhaitais tout ce que je souhaitais. Et aussi que tu voulais rester avec moi autant que je voulais rester avec toi.
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diparidipari   06 mai 2018
Ton enthousiasme est extraordinaire, c'est la chose la plus précieuse chez toi, cette électricité rieuse, c'est acceptation par principe de toute proposition, et la façon dont tu me salues quand j'arrive ensuite : en faisant un geste de la main, paume ouverte dressée à la verticale dans ma direction et oscillant de droite à gauche, comme ces dizaines de mobiles de carton en forme de mains que j'avais vu une fois, accrochés avec une ventouse sur la baie vitrée de l'aéroport Marco Polo de Venise, face aux pistes d'envol, et qui s'agitaient toutes seules par l'effet de l'air ambiant, exactement comme font les enfants pour dire au revoir, et ce geste, toi tu le fais pour dire bonjour, je ne sais pas si tous les Italiens font ça, mais ça me paraît chaque fois miraculeux.
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Videos de Marc Pautrel (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marc Pautrel
Rencontre « Hors des murs » avec l’auteur Marc Pautrel à Dax
Dans le cadre des rencontres à lire qui se tiendront du 10 au 12 Mars 2017 à Dax, la ville de Herm organisait le 13 Janvier, une rencontre "Hors les murs" pour précéder l'évènement. Ainsi, l'auteur Marc Pautrel s'était rendu à la mairie de la ville afin de présenter son dernier roman : "La sainte réalité", et par la même occasion, ses 2 livres précédents.
autres livres classés : roman épistolaireVoir plus
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