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ISBN : 2012022901
Éditeur : Hachette Jeunesse (26/09/2012)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Janvier 1937. Jack Miller vit dans la solitude.Il est pauvre. Son unique espoir : participer à une expédition scientifique. Destination : le pôle Nord.

Jack embarque avec quatre hommes et huit chiens sous le soleil de minuit. Rien ne se déroule comme prévu. Une malédiction semble s'être abattue sur les chercheurs. Un à un, les compagnons de Jack sont contraints d'abandonner la mission.

Maintenant, Jack est seul.
Une angoisse so... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  07 décembre 2014
J'ai toujours été très attirée par les romans qui se situent dans des contrées froides, hostiles et glacées, et qui racontent des expéditions scientifiques ou des expériences à la limite du fantastique.
J'avais adoré "Terreur" le roman d'épouvante de Dan Simmons et j'ai retrouvé ici la même ambiance : l'envie d'aventures et de solitude des personnages, le vent qui souffle en permanence, le froid qui pique, le besoin de se réconforter avec un repas consistant et un verre d'alcool fort, les paysages à couper le souffle, les aurores boréales, les glaciers, la banquise à perte de vue, les ours polaires, les troupeaux de rênes aperçus au loin, les nuées d'oiseaux qui survolent les colonies de phoques ...et surtout cette chose qu'on ne voit pas, qu'on n'entend pas vraiment mais qu'on ressent au plus profond de soi, cette impression qui nous paralyse, nous tétanise, cette chose qui n'est sûrement qu'une hallucination mais qui nous glace le sang et nous empêche de faire le moindre pas...
En moins de 300 pages, Michelle Paver réussit à nous plonger dans une angoisse trouble et à distiller de la terreur à l'état pur.
L'écriture semble simple, puisque nous lisons le journal d'un des membres d'une expédition scientifique ayant eu lieu en 1937 au Spitzberg, mais le suspense monte au fil des pages, pendant que le jour disparaît peu à peu pour ne plus laisser place qu'à une sorte de nuit glacée et à un silence aussi assourdissant que terrifiant.
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bilodoh
  10 janvier 2016
Nuit arctique, un roman de froid, de peur et de noire solitude. Nyctophobes et autophobes s'abstenir…

En 1937, un jeune télégraphiste britannique est recruté pour participer à une expédition dans l'île Spitzberg, à environ 1000 km au nord-ouest du Cape Nord. Toute une aventure à l'époque pour ces explorateurs qui veulent y faire des relevés météorologiques et faire avancer la connaissance de cette région arctique.

Bientôt cependant, des événements fortuits réduisent l'équipe et le jeune Jack se retrouve seul, avec des journées de plus en plus courtes, seul dans la nuit.

Des phénomènes étranges se produisent, est-il vraiment seul ? Qu'est-ce qui se cache dans l'obscurité ?

La raison vacille et la terreur s'installe…

Un roman de fantômes noirs qui glissent sur la neige blanche…
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KrisPy
  02 janvier 2015
Je ne sais plus qui sur Babelio, comparait 40 jours de nuit à du Stephen King. Je dirais que je suis à moitié d'accord avec cette affirmation…
Nous nous trouvons effectivement ici devant une oeuvre digne d'une ambiance "shiningueste", par le côté enneigé de la situation - l'action se situe au Pôle Nord - et le huis-clos qui s'installe inéluctablement à partir du moment où trois protagonistes se retrouvent encerclés par les ténèbres, le froid et la solitude des grands espaces vides de vie humaine.
Et on retrouve également un thème cher au King : les fantômes. Mais contrairement aux oeuvres de King, où les personnages nient l'évidence, dans le récit de Michelle Paver, il deviendra une nécessité pour le héros d'envisager l'existence de telles créatures, pour ne pas finir fou.
Tous ces éléments, plus l'emploi de la 1ère personne à la manière d'un journal de bord, font indéniablement penser à la manière dont opère Stephen King quand il a décidé de nous mener là où il veut, doucement mais fermement. On est happé, c'est sans appel, on ne peut lutter, il faut continuer à lire... pour savoir.
Mais là où le livre de Paver se différencie vraiment de Stephen King, et le surpasse même oserais-je dire, c'est par son style, directe, simple, efficace. Pas de foisonnement de détails sur le fil des pensées des personnages, mais la juste dose d'intimité, distillée par le journal de bord de Jack Miller, caractère centrale presque Shakespearien, qui est et restera celui qu'il a décidé d'incarner pour une fois dans sa vie : un héros.
Car ce jeune britannique de la classe moyenne qui a dû arrêter ses études pour subvenir à ses besoins, et qui se jette dans cette expédition scientifique aux confins du Groenland comme on se jetterait à la mer pour échapper à une pauvre vie trop étriquée, ce jeune homme plein de volonté et de contradictions va devoir se battre contre lui-même, entre-autres, pour mener à bien cette expédition dans un premier temps, puis pour survivre à cet hiver polaire, et accessoirement, échapper à un fantôme en colère...
Ce livre m'a donné des cauchemars. Je l'ai lu en deux jours, et j'en ai rêvé toute une nuit, hantée, terrifiée. J'ai adoré cette histoire.
C'est un délicieux récit de terreur pure.
Les peurs primales se réveillent… Celle du Noir, des Ténèbres au sens propre du terme ; quand le Soleil disparait totalement, et qu'il ne reste que la Lune pour éclairer le monde durant ces longs jours de nuit Arctique. Et quand la Lune disparait à son tour… Il ne reste que la nuit et les ténèbres.
La peur du Noir combinée à celle de la solitude, du silence, des immenses espaces vides et glacés, entourés d'un océan couleur de néant, alors l'esprit s'affole et les esprits se réveillent. Peut-être n'ont-ils jamais vraiment dormi d'ailleurs…
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Yumiko
  01 décembre 2012
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce roman et j'ai été ravie d'être transportée tout du long. Une excellente découverte en somme!
Jack est au bout du rouleau, ne sachant plus quoi faire pour sortir la tête de l'eau, il va rejoindre une expédition qui se rend dans le grand nord pour une étude. Heureux de cette opportunité, il rejoint ces nobles chercheurs et découvre avec émerveillement les belles étendues blanches, le silence, la tranquillité de l'Arctique. Seulement après cette joie première, tout va se transformer en cauchemar, car leur campement semble soumis à une force invisible et malfaisante.
Il est difficile de vous parler de ce livre sans trop vous en dire et cela serait dommage de gâcher votre plaisir à la découverte de ce roman. Mais je vais essayer de vous donner envie de le découvrir sans dévoiler trop de choses.
Le récit commence comme une histoire douce, banale, sans étrangeté, pour virer vers quelque chose de plus sombre, d'inquiétant, voire d'un peu horrifique sur les bords. L'auteur nous plonge dans une ambiance qui nous prend à la gorge, nous angoisse, nous rend complètement paranoïaque.
Le lecteur finit par voir le mal partout et il ne sait plus sur quel pied danser: mensonge ou réalité? Folie? Paranoïa? Jeux de l'esprit? le lieu est-il vraiment hanté ou tout n'est que croyance? Jack va-t-il s'en sortir? Mourir?...
Tant de questions qui accompagnent notre lecture et ne font que renforcer le côté obnubilant du récit. Jack est le personnage que l'on suit le plus et qui du coup est le plus proche de nous. le roman est en fait son journal de bord, ce qui nous fait vivre le récit à travers ses yeux et nous fait bien ressentir ses émotions. A tel point que le lecteur s'identifierait presque à ce personnage, ce qui ne fait qu'augmenter le côté stressant du récit, pour notre plus grand plaisir.
J'ai adoré cette ambiance et le rythme qui alterne entre moments stressants et phases plus calmes, pour nous replonger ensuite encore plus profondément dans les méandres du récit. le seul petit bémol qui me vient à l'esprit est la longueur du début, plus précisément les passages sur les évènements avant l'expédition qui sont parfois moins intéressants.
En bref, ce roman est une magnifique découverte qui nous emporte dans sa paranoïa et nous donne l'impression d'être observé tout au long du récit. le rythme augmente progressivement, les ténèbres s'installent petit à petit, ce qui ne fait que renforcer cette ambiance sombre. Un livre à découvrir de toute urgence pour les fans du genre!
Lien : http://evasionslitteraires.w..
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Loucy
  09 novembre 2012
L'histoire commence comme un récit d'aventure : une expédition en Arctique, seuls ou presque, pour explorer un no man's land … Pourtant très vite les catastrophes s'enchainent, l'inquiétude monte petit à petit et lorsque Jack se retrouve seul … La peur atteint son paroxysme, s'en suivent alors des pages que l'on lit avec angoisse, incapable de lâcher le livre et pourtant paniquée … Que se passe-t-il dans ce lieu ?
L'Arctique apparaît dangereux, inhospitalier, effrayant … Quels sont ces sons, ces images ? Est-ce réel ou non ? Nous ne pouvons tout d'abord pas répondre à ces questions même si nous brûlons de nous dire que c'est faux, que c'est un effet de la solitude, qu'il est atteint du « rar », mais on ne peut pas s'empêcher de se dire « et si … ? ». Dans cette question se trouve l'angoisse du lecteur, l'angoisse de Jack …
J'ai choisi ce livre, parce que je trouvais que l'histoire changeait des romans « Young adult » actuels, déjà par son époque : les années 1930 mais surtout par son lieu : l'Arctique … J'avais envie de changement, de lire autre chose et j'ai beaucoup apprécié cette lecture qui m'a passionnée au point de le lire presque d'une traite. Il faut avouer que j'étais morte de trouille en le lisant ce qui a contribué au fait de ne pas lâcher le livre, car j'avais besoin de connaître la fin pour tenter d'oublier ma terreur ! le style de Michelle Paver est parfait pour ce genre d'histoire, l'angoisse monte petit à petit, le roman passe d'un roman d'aventures à un roman d'épouvante. Les personnages sont intéressants, on connaît surtout Jack, et sa vision des autres, plutôt réalistes, on devine assez vite ses sentiments envers les autres personnages d'ailleurs. J'ai eu un mini coup de coeur pour Isaak, le husky adorable … J'étais très inquiète pour lui au cours de ma lecture, je l'avoue. J'aurai aimé en savoir un peu plus sur Gus et Eriksson aussi, connaître un peu leurs sentiments sur l'aventure, sur ce qu'ils pensent … Même si on se doute de certaines choses …
Je ne connaissais pas Michelle Paver, mais cette lecture m'a donnée envie de la découvrir, j'ai beaucoup aimé ce livre et je le recommande vivement. Sur la quatrième de couv, Jeffery Deaver parle d'un nouveau genre pour décrire le livre : « l'épouvante littéraire » et c'est exactement ça, si vous voulez vous faire un peu peur, si vous voulez changer un peu de genre de lectures, découvrez ce livre …
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   10 janvier 2016
J’ai perçu les ondes qui émanaient d’elle. Intenses, implacables, pernicieuses. Ainsi qu’une malveillance impitoyable, inhumaine, qui appartenait aux ténèbres. Une fureur sans bornes. Une marée noire dans laquelle tout s’engouffrait.

(Hachette, p. 200)
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bilodohbilodoh   09 janvier 2016
« Dans la vie, rien est à craindre, tout est à comprendre. » Elle avait raison, cette bonne vieille Marie Curie.

(Hachette, p. 132)
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KrisPyKrisPy   11 janvier 2015
Il y a encore un éclat de lune dans le ciel. Mais plus pour longtemps. J'ai l'intention d'accrocher une lampe-tempête aux ramures de renne placées au-dessus du porche.
Hier soir, j'ai mis le Gramophone en marche, puis la radio, mais ces voix désincarnées n'ont fait qu'amplifier mon sentiment de solitude. J'ai alors préféré lire, en écoutant le sifflement des lampes, les grésillements du poêle et le tic-tac de l'horloge de voyage de Gus. Elle est en cuir de vachette vert olive, lisse et fraîche au toucher, et son cadran cerclé d'or est d'une belle simplicité. Je la garde près de moi.
[...]
Il est 20 heures. Je suis assis à la table avec un verre de whisky. Trois lampes brillent d'un vif éclat. N'importe qui pourrait me voir distinctement depuis la promenade de planches. Evidemment, il n'y a personne alentour. Mais cette idée me déplaît. Et je n'aime pas voir ces vitres noires quand je lève les yeux. Je pourrais peut-être les couvrir, pour empêcher la nuit de regarder à l'intérieur.
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YumikoYumiko   01 décembre 2012
- Gruhuken... porte malheur. Il s'y est passé de drôles de choses.
- Lesquelles?
- De mauvaises choses.
- Mais quoi, enfin? Y a-t-il des courants dangereux dans la baie? De fortes intempéries au-dessus de la calotte glaciaire? Quoi donc?
Il a mâchouillé sa moustache, puis a répondu:
- Des événements parfois bien pires.
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SolarineSolarine   21 novembre 2012
Dans l'une de mes revues scientifiques, j'ai lu que nos connaissances ne représentent qu'un pourcentage minuscule de ce l'univers contient réellement. Selon l'auteur de cet article, le reste demeure invisible, indétectable, même s'il est bien là, et il l'appelle Dark Mater, "matière noire". Évidemment personne n'y croit ; mais cette idée me perturbe. Non pas tant la notion en elle-même, qui incarne simplement une représentation insolite du cosmos. Non, ce qui me trouble, c'est le sentiment qui m'envahit parfois qu'il puisse exister des choses autour de nous, dont nous ne savons rien.
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