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Critiques sur Un si petit oiseau (93)
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Ladybirdy
  24 novembre 2019
Il suffit parfois de deux petites secondes pour faire chavirer une vie. C'est ce qui arrive un jour comme un autre à Abby, une jeune fille de vingt ans prometteuse. Sa mère est au volant lorsque le choc surgit. Deux secondes. Et Abby se retrouve amputée de son bras.
Abby qui rêvait avant ses deux secondes de devenir vétérinaire, ne voit plus rien. Ni présent ni futur. Un membre en moins pour un homme ça fait guerrier alors que pour une femme ça la rend monstrueuse. Son moignon, son rognon comme elle l'appelle annihile tous ses rêves. Elle se drogue aux anti douleurs qui l'empêchent de se concentrer, les douleurs fantômes la font souffrir, la réveillent la nuit. Elle n'est plus que l'ombre d'elle-même. Dans ce cataclysme, c'est toute une famille qui est emportée. Il n'y en a que pour Abby. Sa soeur Mellie en souffre, c'est comme si elle aussi était amputée. Amputée de parents aimants et attentionnés. Toute une famille amputée, des victimes collatérales.

Lorsque Abby reçoit un colis d'un inconnu avec un ouvrage de Blaise Cendras « La main coupée », sa vie titube sur le sens à lui donner à nouveau.

S'il suffit de deux secondes pour changer une vie, il suffit aussi d'un si petit oiseau pour réapprendre la liberté et l'envie de vivre.

Ce joli roman est un hymne aux possibles après un drame, à l'envie de vivre quand tout a disparu, à ces jolies rencontres qui vous tombent dans les bras pour vous accorder le droit d'être heureux même si la vie vous a scalpé un bout de chair. Même dans la différence, il y a de la place pour tout ce qui vous définit, une âme n'a nul besoin de deux bras et deux jambes. Juste les couleurs d'une identité où dansent l'envie d'exister pour ce qu'on est et non pour ce que l'on possède.

Beaucoup de tendresse dans ce roman d'une auteure que je découvre avec grand plaisir. Une histoire qui touche avec des personnages qu'on accompagne par la main avec plaisir et attachement.

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Lutvic
  13 janvier 2019
Le sujet d'« Un si petit oiseau » de Marie Pavlenko – le traitement littéraire d'un traumatisme dans un « livre jeunesse » signé par une autrice que je n'avais pas lue – m'avait incitée à cette rencontre.
Comme la plupart des lecteurs le disent, d'un tel sujet casse-gueule, Marie Pavlenko s'en sort pas mal.
La somatisation du choc d'un accident mutilant, retentissant jusqu'aux gestes infimes du quotidien, dans le regard des autres et dans son propre regard porté sur soi, est très bien rendue (il y a de la « documentation »/vécu/témoignage derrière...). La colère et l'incompréhension qui habitent la jeune fille sonnent juste, et c'est presqu'un exploit. L'évolution vers l'acceptation de la « chose », de cette nouvelle vie, au sein d'une famille aimante et à côté d'un amoureux hors pair, respire les bons sentiments et ne peut que transmettre « du positif ». A la pelle. Un peu trop même.

Et c'est pendant cette partie-là du livre que ma lecture a commencé à dérailler.

Jusqu'à en avoir marre de ces simagrées bien-pensantes, de ces intérieurs léchés, de ces fêtes en famille harmonieuses, de cette famille-sur-laquelle-on-peut-compter-coûte-que-coûte, toujours à l'écoute, qui se met en quatre pour que ça aille mieux et pour limiter les dégâts ; j'en ai eu marre de ces dialogues (souvent invraisemblables, loin du réalisme et de la froideur apparente des ados d'aujourd'hui) ; j'en ai eu marre de la facilité, en quelque sorte, de « s'en sortir », de finir par s'en sortir, dans un tel milieu bienveillant, dévoué et confortable, destiné à amortir la chute et à déterminer le personnage à se relever. (Vous l'aurez imaginé autrement, dans un tel contexte ?)

Frappée par cette tiédeur me rappelant certains films français actuels (peu regardables, faits « entre soi » et « pour soi », se donnant bonne conscience et se voulant divertissants), je me suis mise à rêver :

Comment la même expérience de vie pourrait-elle être vécue dans un milieu hostile ? Dans la solitude ? Dans une famille difficile, voire peu aimante ? Dans la précarité ? Dans la cité d'aujourd'hui ? Dans un noyau familial multi-générationnel hétéroclite ? (Qui étoufferait encore plus le personnage tombé à terre ? Ou qui saurait parfaitement contenir le drame et apprendre à le gérer ? Qui aurait d'autres moyens pour ramener vers la vie un corps et une âme meurtris ?) Et comment l'écriture de Blaise Cendrars pourrait-elle résonner dans une autre tête que celle de cette-Abigail-là ? Je sais, je risque qu'on me réplique : « mais ça serait un autre livre ! » Eh oui, j'aurais voulu un autre livre, avec le talent de Marie Pavlenko : ça ne serait pas trop lui en demander, elle en est capable. Je ne lui demanderais pas de faire une galipette et de se transformer en Edouard Louis, mais j'attends ce livre que j'ai imaginé sans cesse, en second plan, pendant ma lecture d'« Un si petit oiseau ». Un livre n'ayant pas peur de politiser la souffrance qui reste une grande question de société, et dans lequel plein d'autres sensibilités, moins bien nées, pourraient se refléter. Avec le réalisme qui s'impose.

Pour l'instant, « Un si petit oiseau » va bien aux filles sages et proprettes des beaux quartiers, avec des lectures dirigées, choisies en connaissance de cause par leurs cadres des parents. Pour la démocratisation de la douleur dans la littérature jeunesse, on attend encore...
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Saiwhisper
  24 mai 2019
J'ai lu quasiment d'une traite ce joli roman ado/adulte avec un sujet difficile, mais très bien amené ! C'était une lecture sensible et, surtout, crédible… Ce qui est apparemment le cas, puisque l'auteure a écrit cette fiction en s'inspirant de sa mère ayant eu un accident en 2015 qui lui a coûté un membre… J'ai trouvé la démarche bouleversante et pleine d'amour, car on ressort avant tout positivement de cette lecture… Pourtant, les thématiques du drame et du handicap ne sont pas faciles à aborder ! À première vue, on pourrait penser que l'on va rentrer dans le pathos ou dans la mièvrerie. C'est se tromper, car Marie Pavlenko a beaucoup de talent, même lorsqu'elle s'attache à des thèmes complexes… Sa plume a une petite pointe d'humour, de tendresse, de simplicité, de réalisme et d'émotion ; comme c'était déjà le cas dans « Je suis ton soleil »… Ainsi, j'ai passé un bon moment aux côtés d'Agibail et d'Aurèle !

Les conséquences de l'accident sont vues non seulement par le biais d'Abi, mais également par ses proches. C'est très intéressant ! En ce qui concerne l'héroïne, j'ai trouvé qu'elle éprouvait ce que n'importe qui ressentirait : colère, peine, perte de confiance, crainte du futur, etc. de ce fait, elle déprime, est susceptible, amer et cynique. C'est compréhensible, surtout qu'elle avait énormément de rêves pour l'avenir et que son petit-ami lui a tourné le dos sans hésiter… Au fil de l'intrigue, l'adolescente évolue de façon parfaitement logique. Il en va de même pour sa famille où chacun appréhende cette amputation à sa manière. On a par exemple la tata Coline qui apporte des sourires dès qu'elle vient voir sa filleule, la mère qui fait tout pour sa fille et s'inquiète énormément, le père qui tente de faire des blagues pour ne pas sombrer, la soeur Millie qui trouve qu'Abi prend trop de place dans la famille et ne fait aucun effort pour remonter la pente… Les changements psychologiques vont arriver au compte-goutte, dès lors que la demoiselle va réapprendre à vivre, être un peu plus autonome et va s'accepter.

La quatrième de couverture explique quasiment tout le déroulé de l'intrigue. de ce fait, il n'y a pas vraiment de passage inattendu, de révélation ou de rebondissement. On sait d'avance que la jeune fille va retrouver la joie de vivre grâce à ses proches. Je trouve cela un peu dommage et j'aurais souhaité être un peu plus surprise. Même durant certains passages, j'avais malheureusement anticipé les choses, comme le secret du voyage pour étudier les oiseaux… Par ailleurs, j'ai lu dans quelques critiques que certains trouvaient la famille bien trop attentive à Abi, ce qui n'était pas réaliste… Je dois reconnaître que c'est un peu la marque de fabrique de l'auteure : dans toutes ses publications, les proches du personnage principal étaient souvent présents… Mais en quoi est-ce une mauvaise chose ? Cela montre de belles valeurs comme l'entraide, le soutien et l'amour. Peut-être que cela inspirera des lecteurs à ouvrir les yeux ? Bien qu'une famille ne réponde pas toujours présente en cas de drame dans la vraie vie, d'autres familles ou d'autres personnes comme des amis peuvent le faire… de plus, ce récit part d'une histoire personnelle. Je suppose que la mère de Marie Pavlenko a été aussi bien entourée qu'Abi… Enfin, j'estime que cela change de tous ces fictions où le personnage principal est orphelin… N'oublions pas qu'il y a déjà de tensions, de peines ou de crises qui hantent la famille d'Abigail. Tout n'est pas harmonie cependant, chaque membre de cette petite famille a opté pour l'entraide.

Bref, ce fut une belle histoire sur la résilience et l'acceptation de soi avec de l'amour sous toutes ses formes en toile de fond. Une bonne découverte qui confirme mon attachement pour le style et les choix de cette auteure…
Lien : https://lespagesquitournent...
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Elodieuniverse
  03 janvier 2019
De jolis mots, des émotions: voilà ce qu'il me vient à l'esprit pour résumer ce livre. Au cours de la lecture, je me suis surprise à ressentir les émotions d'Abi qui sont parfaitement bien retranscrites. C'est une lecture d'autant plus émouvante que l'auteure s'est basée sur l'histoire de sa propre maman pour construire celle d'Abi. J'ai été totalement touchée à cause de la difficulté d'Abi avec ce nouveau corps décharné, cette prothèse qu'elle ne supporte pas. Il faut assumer le regard des autres mais surtout son propre regard. le handicap n'est pas toujours facile à vivre. Il y a des moments tristes, des moments drôles mais surtout de l'amour et de l'espoir. C'est un roman à découvrir. (...)

Ma page Facebook Au chapitre d'Elodie
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alexb27
  27 février 2019
Après « je suis ton soleil » que j’avais adoré, j'ai retrouvé avec bonheur l'écriture lumineuse et pleine de peps de Marie Pavlenko dans ce roman familial qui traite avec beaucoup de pudeur et d'humour du handicap (et de son acceptation par Abi, suite à un accident de voiture ). Beaucoup de bons sentiments bien sûr mais surtout un excellent moment de lecture !
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Lagagne
  28 janvier 2020
On a ici un roman qui se lit très facilement. Je me suis attachée à l'héroïne qui parle de son handicap avec, il me semble, réalisme. Mais c'est le reste qui manque parfois de réalisme : cet Aurèle trop parfait (mais bon avec une petite faille tout de même), cette famille bienveillante (même s'il y a des frictions presque pour la forme), ces belles rencontres dans la vie quotidienne (la coiffeuse, la logeuse). Tout m'a semblé un peu trop parfait, avec des touches d'imperfections comme pour essayer de nous faire croire que tout n''est pas parfait, alors que finalement ça nous démontre le contraire (oui, je tourne un peu en rond).
C'est peut-être un peu trop lisse ? Et les dialogues ne me paraissent pas vraiment crédibles. Mais il faut reconnaître que des dialogues crédibles aujourd'hui seraient limités en vocabulaire.
En bref, un roman feel good pour ados, avec un point de départ dramatique, qui fait passer un bon moment, même si on peut lui reprocher certaines choses.
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Selvegem
  11 janvier 2019
Abigail – Abi pour les intimes – a vécu l'une des choses les plus traumatisantes que l'on puisse connaître. Suite à un accident de voiture, elle est amputée de l'un de ses bras. Suite à cela, elle va se renfermer profondément en elle, son bras mutilé lui faisant perdre tout ses repères. La douleur est toujours présente, le regard des gens sur son bras absent est frappant, et de devoir s'habituer à faire les gestes de la vie quotidienne avec un seul bras.
Mais Un si petit oiseau raconte aussi – et surtout – l'histoire d'un renouveau. Comment Abi va réussir à reprendre pied. C'est aussi l'histoire de sa famille, et de comment des livres et des oiseaux peuvent permettre de reprendre goût à la vie.
Je suis Marie Pavlenko depuis ses débuts avec sa trilogie Saskia, et je suis à chaque fois impatiente de lire ses nouveaux romans ! Je dois dire que même si j'apprécie énormément ses romans fantastiques comme Saskia, Marjane ou La Fille-Sortilège, je craque encore plus sur ses romans contemporains. Il y a eu Je suis ton soleil en 2017, il y a maintenant Un si petit oiseau, qui est une nouvelle pépite !
Comme pour Je suis ton soleil, Un si petit oiseau est un condensé d'émotions, de larmes, de rires... Marie Pavlenko décrit ici le thème du handicap, avec beaucoup de sensibilité et de pudeur, et décrit avec finesse toutes les épreuves auxquelles Abi est confrontée – que ce soit la douleur, le poids du regard des proches, le fait que toute sa famille soit impactée, et le fait de devoir tout réapprendre à faire avec un seul bras. Cela donne lieu à des situations souvent bouleversantes, que ce soit pour pleurer avec Abi ou hurler de rage contre les insensibles. Mais – heureusement – c'est aussi l'occasion de rire, de découvrir de nouvelles choses, de ressouder des liens et des amitiés.

(Voir mon avis complet sur mon blog.)
Lien : http://chezlechatducheshire...
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orbe
  04 janvier 2019
Abi a perdu son bras dans un accident de voiture. Elle s'enferme chez elle, coupe les ponts avec ses amis, et pense que sa vie est finie.

C'est sans compter sur le dévouement de sa mère, l'énergie débordante de sa tante, l'humour de son père et les crises d'adolescente de sa soeur.

Difficile dans ce tourbillon d'amour de ne pas garder un mince espoir en une existence meilleure. Mais l'absence d'avenir l'empêche de se projeter.

L'arrivée de Yoru, une petite touffe de poil puis la rencontre avec Aurèle vont bouleverser son quotidien et sa vision de ce nouveau monde où bien sûr tout est différent mais dans laquelle beaucoup de choses restent possibles...

Un livre émotion car l'autrice a su avec justesse et délicatesse retranscrire les sentiments complexes de l'héroïne qui a perdu ses repères, une partie de son autonomie et sa joie de vivre.

J'ai particulièrement apprécié la place laissée à la nature, aux animaux et tout particulièrement aux oiseaux dans le récit. Ils vont aider Abi à se réconcilier avec elle-même.

Abi n'arrive plus à se considérer comme une jeune fille vivante. Son bras disparu et le moignon restant est un boulet qui l'empêche, par la douleur qu'il induit et par le handicap qu'il génère, à habiter sa vie.

Le regard des autres est particulièrement pesant et l'amène à se recroqueviller sur elle-même. Sa chance est d'être entourée et de percevoir chez Aurèle des sentiments autres que la pitié. La nature viendra compléter ces atouts.

Une belle leçon de vie illuminée par les propos de Marie Pavlenko en fin d'ouvrage.

A lire et à offrir !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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NanouAnne25
  30 novembre 2019
D'accord, ce livre a le mérite d'aborder un thème sensible, le handicap, en le dédramatisant et en montrant que la vie ne s'arrête pas quand on perd son bras. D'accord, l'auteure s'est inspirée d'un évènement survenu à l'un de ses très proches parents pour écrire ce livre. D'accord, il a quelque part servi d'exutoire.
Mais le style d'écriture, je n'ai pas accroché. Trop simple, trop familier, trop de "putain" dans les dialogues, trop survolé. J'en attendais certainement un peu trop de ce livre, ayant entendu tant de critiques élogieuses à son sujet.
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charlottelit
  21 juin 2019
après un début triste et difficile,
l'auteure nous entraîne dans la vie de cette
jeune fille qui a subi quelque chose de terrible mais
chut .....
à vous de lire pour savoir si elle va s'en sortir ....

Belle écriture qui nous emmène vers .....
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