AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2351785177
Éditeur : Gallmeister (05/04/2012)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Revenu brisé de la guerre du Vietnam, Doug Peacock a trouvé à se reconstruire en passant vingt années de sa vie dans les montagnes de l'Ouest américain, sur les traces d'un formidable prédateur : le grizzly, dont il est à ce jour l'un des plus grands spécialistes au monde. Son récit captivant nous entraîne de l'Alaska à la mer de Cortez, à la découverte d'un animal mystérieux, bien plus proche de nous que nous ne saurions l'imaginer. Dans ses relations avec ses semb... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Asterios
  15 juillet 2018
Pour les personnes qui ont lu le gang de la clef à molette, vous retrouverez le personnage de Hayduke en la personne de Doug Peacock qui a inspiré ce personnage à Edward Abbey. Un personnage haut en couleurs donc, plutôt rustre, solidaire, un brin alcoolique et provocateur mais surtout un fervent défenseur de l'environnement et des grizzly.
Ce livre autobiographique nous permet de comprendre le parcours d'un homme traumatisé par la guerre du Vietnam à laquelle il a participé en tant que soignant.
Son retour au pays est un long cheminement pour tenter d'oublier la guerre lors duquel il canalise son énergie et sa rancoeur dans la défense de l'environnement.
Le texte entremêle ses souvenirs déchirants avec ses réflexions et ses actions qui sont souvent situées en pleine montagne et lors desquelles il observe et filme les ours dans leur milieu naturel à la manière d'une longue thérapie.
Peacock à l'art de décrire la montagne et de nous faire aimer la nature à travers ses paysages sauvages. Il en va de même pour les ours dont son récits regorge de détails très documentés.
J'ai cependant été un peu perturbé par la construction du livre qui selon moi se répète trop et empêche une lecture claire. D'autre part, même si certains épisodes vécus au Vietnam s'inscrivent bien dans la linéarité du récit, pour d'autres je n'en ai pas saisit le sens. Dommage, mais cela ne retire en rien l'intérêt de ce texte militant qui s'inscrit dans une lute contre l'envahissement et la dégradation par l'homme de tous les milieux naturels.
C'est aussi un avertissement à ceux qui pensent que l'homme et au dessus de tout et que c'est dans la technologie qu'il trouvera le salut.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          390
LiliGalipette
  16 juin 2012
Au retour du Vietnam, Doug Peacock est meurtri. Comme de nombreux vétérans, il ne peut pas oublier les horreurs de cette guerre. C'est dans la nature, dans les derniers grands espaces sauvages d'Amérique qu'il cherche d'abord la sérénité, puis qu'il trouve une raison de continuer à vivre. de 1968 aux années 1980, Doug Peacock suit la trace des derniers grizzlys d'Amérique. « Je reviens sur ces lieux chaque année afin de suivre les ours à la trace et de tenir le journal de ma vie. Lorsque je suis rentré du Vietnam, alors que chaque année aurait pu se fondre dans la suivante, que j'aurais pu me perdre dans mes souvenirs sans que rien ni personne me fasse prendre conscience des années qui passaient, les ours m'ont fourni une sorte de calendrier. » (p. 15)
Le texte mêle les chroniques d'hiver de Doug Peacock et ses souvenirs du Vietnam. Sa découverte des grizzlys le renvoie à ses traumatismes de guerre qui ressurgissent sans crier gare. « Les dix années qu'a duré la guerre du Vietnam ont été perdues pour moi. » (p. 95) Mais, à mesure des étés dans les montagnes du Wyoming ou dans le parc du Yellowstone, Doug Peacock fait battre en retraite ces images d'un autre monde. Loin des hommes et de leurs crimes, il retrouve sa sérénité auprès des ours. « Je n'ai fait preuve d'aucune aptitude à réintégrer la société. » (p. 20) Loin des hommes, il ne perd pas son humanité, mais il cherche quelque chose de plus puissant que lui, une puissance qui ne soit ni nocive, ni destructrice comme peut l'être celle de l'homme. La force brute de la nature remporte le combat face au pouvoir néfaste de la guerre.
L'observation respectueuse des grizzlys est un vibrant plaidoyer pour cette espèce gravement menacée. C'est aussi le combat d'une vie : Doug Peacock a sauvé la sienne en suivant les grands ours et il la met au service d'un animal légendaire. « de mon point de vue, peut-être un peu tordu, sauvegarder les ours était une idée révolutionnaire : une tentative pour empêcher notre monde de devenir complètement dingue. » (p. 124) Doug Peacock dresse le portrait d'un animal dont la noblesse et la puissance ne sont pas vaines : le grizzly ne tue pas par facilité et il renvoie l'homme à ses propres instincts et à sa propre humilité. Mes années grizzly est un hymne à la nature et au monde sauvage. L'auteur exprime à mots à peine couverts sa haine de l'exploitation abusive des ressources naturelles et de l'extermination des grizzlys et autres espèces endémiques d'Amérique. Il ne cache pas un mépris certain pour les grands troupeaux d'élevage qui rappellent si malheureusement la disparition des hordes de bisons et, par là même, la disparition d'une richesse faunistique et floristique.
Cette autobiographie polymorphe parle d'hommes, d'un homme, de nature, de respect, de guerre et d'espoir. L'écriture est puissante, sans compromis : l'auteur lance son message et il n'entend pas cacher la réalité. Un texte essentiel pour les défenseurs de la nature, mais aussi pour ceux qui cherchent comment dépasser et transcender un traumatisme.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
loreleirocks
  09 juin 2014
Doug Peacock mon héros. Doug Peacock, ours, colosse. Doug Peacock qui se retrouva en 1980 à prendre Arnie "The Barbarian" Schwarzenegger par la paluche pour un week-end camping viril à Yellowstone et accessoirement montrer de plus près (tout est relatif) un grizzli pour une émission des années 70-80, qui, en passant, était une émission "sportive" chasse et pêche avec des guest stars populaires comme victimes. Ne me demandez pas comment je suis tombée sur cette vidéo...
Doug Peacock? Mais comment est-il arrivé là? C'est d'autant plus étrange que c'est à mille années-lumières de Grizzly Years. La vidéo parle d'elle même. Il est à autant d'année-lumières dans ses explications de la voix-off de type commentaire de guerre-animalier rétro.
N'empêche, Doug Peacock est mon héros. Entraperçu dans The Monkey Wrench Gang d'Edward Abbey qui s'est en partie inspiré de lui pour le personnage de Hayduke, puis fil conducteur de The Lost Grizzlies de Rick Bass, Doug Peacock, atypique, profondément déchiré par son excursion au Vietnam, Peacock se matérialise lentement, sauvage, insaisissable, imprévisible et passionné.
À travers le récit de ses années 80, ponctuées de flash-backs au coeur de l'horreur et de l'absurdité de la guerre du Vietnam, et organisées comme une succession de saisons, il raconte sa passion pour les derniers grands prédateurs de l'Amérique du Nord à travers laquelle on découvre sa lente reconnexion à un monde qu'il ne comprend plus. Une sorte de reconstruction de valeurs qui font sens pour lui, celles de la nature et des grizzlis.
Un livre étrange qui se dévore comme une collection de genres littéraires tous réunis dans des aventures réelles. Tension, réflexion philosophique, historique, aventure, confrontations à des géants surpuissants et imprévisibles comme à lui-même et ses échecs malgré principes et résolutions, faits et observations scientifiques, le tout ponctué de moments tendres et d'une générosité surprenants.
Et Doug Peacock, un homme complexe et hors-norme, presque timide, dont les traumatismes ont été un facteur positif supplémentaire à un engagement qui a de quoi décourager les plus solides. Je me suis passionnée pour ses énumérations d'aliments préférés selon la saison par son grizzli (et oui, le contenu des crottes de grizzli est très intéressant), pour son retour annuel vers certains ours (Happy Bear !) et tremblé avec lui dans ses rencontres malencontreuses (The Black Grizzly !) au coin d'un buisson. Des descriptions d'ours et de familles d'ours, de leur comportement, leurs interactions, incroyables. Un homme qui marche, qui écoute, qui sent, qui observe. Un homme qui s'émerveille et se laisse surprendre.
Voilà un livre qui m'a touchée et quelque peu ébranlée dans ma passion tranquille (et monomaniaque) pour ces auteurs merveilleux du Nature Writing, du grand Ouest américain.
Mon regard naïf (sérieux, je suis de la campagne du sud-ouest, campagne ultra-contrôlée et ce tellement anciennement de notre vieux continent... comment saisir l'étendue de... l'étendue sauvage américaine et de ce que l'engagement de ces hommes implique ?!) et ma gourmandise sans borne pour la poésie de ces récits merveilleux ont ici pris une sacrée claque.
On ressent constamment les complications et impossibilités liées à la politique expansionniste américaine (Manifest Destiny, people, Manifest Destiny !!) qui teinte tout, jusqu'aux institutions censées protéger ce qu'ils nomment "Wilderness", concept qui en lui-même implique régulation et "management". L'impuissance qui pousse à l'action furtive et illégale que les lecteurs trouvent si drôle dans The Monkey Wrench Gang et qui a été une réalité, tout au moins dans ses actions réalistes, et non la démesure du fantasme du dynamitage de ponts et barrages sur le Colorado... et toujours la menace de l'extinction aux États-Unis mais surtout l'incapacité humaine de respecter un élément essentiel de son propre écosystème. L'homme, comme le grizzli, est un grand prédateur. Lorsqu'un écosystème meurt, le premier maillon à disparaître est le grand prédateur, grand régulateur de son environnement...
Peacock aujourd'hui âgé de 70 ans et des poussières a recadré ses actions, plus dans la perspective de l'écriture et de l'éducation, dans l'action à travers des associations (je peux attendre la dépêche "le Hoover Dam dynamité !", bah !). Je ne savais pas qu'il avait écrit plus de deux livres. Et bien voilà ma liste qui s'allonge. Et quelle liste ! Un bonheur ! Les pieds sur terre, la tête dans les nuages et en avant pour des lectures passionnantes et qui ont de quoi vous faire enfiler vos godillots et agir !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
musaraneus
  27 janvier 2019
Doug Peacock revient du Vietnam marqué par le souvenir des atrocités dont il a été témoin; Traumatisé par cette guerre « qui n'est pas la sienne », fatigué par la bêtise de ses congénères, il part sac au dos rechercher la solitude dans les forêts du Wyoming et du Montana. Mais la solitude ne suffit pas à chasser les cauchemars...
Jusqu'à ce que, au détour d'un sentier, il fasse une rencontre frappante : Un énorme ours, l'Ursus horribilis, ou grizzly pour les intimes, se tient à quelques mètres de lui.
Se retrouver devant un Grizzly, c'est un peu comme se retrouver face à sa propre mort : cet animal immense et puissant, en moyenne 250 kg pour 1,5 mètres au garrot, est connu pour son mauvais caractère.
Pour Doug Peacock, cet électrochoc est salutaire. Il se prend de passion pour l'animal et vouera sa vie à son observation et à sa protection, au point d'en devenir l'un des plus grands spécialistes au monde.
Un récit intelligent sur la guerre et ses ravages mais surtout sur l'immensité de la nature et de la vie sauvage. Des bienfaits qu'elle peut avoir sur l'homme jusqu'à l'urgence de sa protection, le discours de doug Peacock est celui d'un homme tombé amoureux de ces espaces sauvages du nord des États-unis, territoires d'un animal fascinant et méconnu, le Grizzly.
A mi chemin entre le récit de voyage et le documentaire animalier, on y apprend une multitude de choses sur cet animal emblématique. Quelques coups de gueules écolo de bon sens viennent ponctuer le récit, qui rappellent que le grizzly, plantigrade solitaire qui a besoin de beaucoup d'espace pour vivre, est aujourd'hui menacé par l'industrie du tourisme.
Une bouffée de grand air que j'ai beaucoup apprécié.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
Corboland78
  07 mars 2014
Doug Peacock est né en 1942 dans le Michigan. Son passage chez les Bérets verts durant la guerre du Vietnam le marque à tout jamais. de retour en Amérique, il consacre plusieurs années à l'observation des grizzlys dont il est à ce jour l'un des plus grands spécialistes au monde et à l'exploration des déserts de l'Ouest. Il est depuis devenu une personnalité légendaire du combat écologiste et vit à Livingston, dans le Montana. Mes années grizzly date de 1987 avec une première parution en France en 1997.
Comme son titre l'indique, le bouquin est consacré aux grizzlys, l'ours emblématique des Etats-Unis. Tout au long de ces quatre-cents pages nous suivons Doug Peacock dans ces crapahutages à travers l'Amérique sur les traces de l'ursidé. Principalement dans le Yellowstone, le fameux parc national au nord-ouest du Wyoming et surtout à la recherche du « Griz de Bitter Creek – le grizzly de Yellowstone que je préfère » à la démarche particulière et caractéristique, le pied tourné vers l'intérieur. On en apprend beaucoup sur les moeurs de l'animal, ses conditions de vie ainsi, et c'est le but de cet ouvrage, que ce qu'il doit endurer pour survivre au milieu d'une nature sauvage qui rétrécit comme peau de chagrin, sillonnée par les randonneurs, survolée par les avions, mise en pièce par les compagnies de forage.
Manifeste à la gloire de l'ours dont il a fait son totem, Peacock fait de l'animal le symbole de la résistance pour la sauvegarde de la Nature à l'état sauvage et par là, de la liberté. Les critiques pleuvent, l'Administration et le grand capital en prennent pour leur grade, ce qui n'étonne pas venant de cet anarchiste sabotant les puits de forage ou détruisant une cabine téléphonique quand une standardiste finit par lui taper sur les nerfs. On comprend vite qu'il ne faut pas trop énerver ce Rambo au bout du rouleau, par ailleurs grand copain d'Edward Abbey (Le Gang de la clé à molette) ce qui en dit beaucoup...
Mais à la vérité, ce bouquin n'est pas consacré au grizzly exclusivement, au coeur de ces récits, entre les lignes parfois, apparaît le portrait d'un autre ours, Doug Peacock lui-même, fréquentant peu les humains, leur préférant la solitude des grands espaces, sac de couchage et canne à pêche sous le bras. L'évolution est frappante au fil de la lecture. Au début, les scènes de randonnée dans l'Ouest sont ponctuées des souvenirs cauchemardesques du Vietnam, mettant en parallèle expédition dans la nature et guérilla dans la jungle. Puis quand les traces du traumatisme s'estomperont timidement, une certaine Lisa sera mentionnée de-ci de-là, ensuite viendra le temps de la paternité avant que le mariage ne batte de l'aile. le cycle de la vie reprend, au terme de ce récit relatant une véritable psychanalyse pour l'auteur.
Un troisième niveau de lecture se dégage de cet ouvrage à mon sens. Outre l'ours et l'auteur, il nous permet à nous européens, de mieux appréhender à travers des remarques distillées au long du texte, l'esprit d'une certaine Amérique, celle de ces hommes et de ces femmes dont l'horizon est fait de plaines et montagnes sauvages, où croiser un loup comme un ours est le quotidien ou presque et pour qui la notion de liberté individuelle n'est guère éloignée de celle des pionniers, leurs ancêtres proches. Toutes choses enfouies bien profond, voire oubliées, dans les gènes de nos compatriotes sur le Vieux Continent. Je n'en tire aucun jugement de valeur, ce n'est pas mon propos ici, mais ce livre nous facilite l'accès aux raisonnements de certains Américains.
L'éditeur ne nous donne aucune explication sur la genèse de cet ouvrage et c'est bien dommage car elle pourrait excuser certaines de ses faiblesses. A priori, séries de récits tirés du journal de l'écrivain se déroulant sur plusieurs années, on regrettera les répétitions et une construction mal élaborée laissant un sentiment d'éparpillement. Par conséquence le bouquin paraît un peu long parfois alors qu'il aurait tant gagné à être plus ramassé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
musaraneusmusaraneus   29 novembre 2018
Le grand ours s’arrêta à 10 m de moi. Je glissai doucement la main dans mon sac à dos et, petit à petit, j’en sorti mon Magnum. Je dirigeai lentement le canon de mon arme vers les yeux rouge sombre de l’énorme grizzly. Il montra les dents en grognant et coucha les oreilles. Les poils de sa bosse entre les épaules étaient hérissés. Nous nous fixâmes l’un l’autre pendant des secondes qui me parurent des heures. Je savais une fois de plus que je n’appuierai pas sur la détente. Le temps des fusillades était terminé pour moi. Je baissai mon arme. Le grizzli redressa les oreilles et regarda sur le côté. Reculant un peu, je tournai la tête vers les arbres. Je sentis quelque chose passer entre nous. L’ours se détourna lentement, avec élégance et dignité, puis, d’un pas cadencé, il s’enfonça dans le bois à l’autre bout de la clairière. J’avais le souffle court et le visage cramoisi. Je sentais que je venais d’être touché par quelque chose de très puissant et de très mystérieux.
J’ignorais que cette rencontre conditionnerait mon existence.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
OlafOlaf   21 octobre 2012
La nature à l'état sauvage est bien ce qui empêche les services fédéraux chargés de la faune de défendre les grizzlys. Il n'y a rien à gagner dans de telles régions, rien à gérer. Pourtant l'intolérance des hommes en fait de véritables champs de bataille où les grizzlys ne cessent de perdre et de mourir. Ces derniers auraient pu s'adapter à notre présence, mais nous ne leur en avons pas donné la possibilité. Notre culture ne nous permet pas de vivre aux côtés d'une autre espèce intelligente et prédatrice. Les ours ont besoin de la nature sauvage.
Ce serait également une bonne chose pour les humains car, comme le disait Thoreau : "Dans la nature sauvage réside la préservation du monde." Concrètement, cela signifie : défoncer les routes et faire disparaître les parcs de stationnement, détruire les bâtiments et non à tout forme de capitalisme ou de socialisme qu'elle quelle soit. Les grizzlys ont besoin de régions sauvages vastes et libres, sans survols ni aménagements touristiques, sentiers de randonnée, gestion humaine ou "développement" d'aucune sorte. La nature sauvage doit exister pour elle-même, et pour les grizzlys.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          91
keishakeisha   26 août 2012
Les grizzlis communiquent au moyen de leur taille, de leurs postures, de leur gueule, de leurs oreilles et de leurs yeux.Lorsqu'ils se dressent sur leurs pattes de derrière en balançant la tête, ils essaient simplement de mieux voir et de mieux sentir. Un grizzli qui souffle des whoosh est inquiet mais ne représente pas une menace pour l'homme. Par contre, s'il lance des woof tout en restant sur place, il peut être dangereux. Quand il ouvre et ferme ses mâchoires tout en bavant, il est temps de prendre la fuite. S'il baisse la tête vers l'une de ses pattes de devant tout en regardant sur le côté, il vous indique qu'il aimerait s'éloigner paisiblement si vous en faites autant. Si sa tête est tournée vers le côté, vous pouvez encore vous en aller. Si elle est basse, mais bien droite, et que ses oreilles sont rabattues vers l'arrière, il est sur le point de charger. Si, au dernier moment, ses yeux deviennent fixes et froids, vous êtes vraisemblablement dans un beau merdier.(...) C'est certainement l'ultime signal que vous recevrez avant de voir une masse de fourrure fondre sur vous.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
AsteriosAsterios   07 juillet 2018
Préface de William Kittredge citant Doug Peacock:
Nous ne pouvons pas, disait-il, supprimer tout ce qui nous menace, défolier toutes les jungles ou tuer tous les animaux qui pourraient venir hanter nos nuits.
Nous avons commencé par être des animaux et nous ne cesserons jamais de l'être; et lorsque nous détruisons le monde naturel, c'est nous que nous tuons. En tant qu'espèce nous devons apprendre l'humilité et tenir compte de cette part de nous même qui est animale. Notre salut ne viendra pas de la technologie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
musaraneusmusaraneus   19 décembre 2018
Quant à l’incident, il s’était produit lorsqu’un couple de Los Angeles était tombé sur un grizzly occupé à manger des baies et avait essayé de le chasser. Jugeant leur attitude agressive, l’ours les avait attaqués. Plus tard, le couple avait chargé un avocat d’engager des poursuites contre le gouvernement et réclamé 2 millions de dollars de dommages et intérêts pour mauvaise gestion, mises en garde insuffisantes et utilisation de poussière d’ange qui aurait rendu le grizzly fou. Bien sûr, tout cela n’était que des conneries : toute personne se promenant en pays grizzly court le risque d’être attaqué par un ours. Ces derniers sont les seuls à ne pas pouvoir intenter de procès alors qu’ils auraient de bonnes raisons de le faire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
Videos de Doug Peacock (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Doug Peacock
Doug & Andrea Peacock sur le grizzly, sa présence, son point de vue...
autres livres classés : GrizzlyVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr

Autres livres de Doug Peacock (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
747 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre
.. ..