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ISBN : 2714478042
Éditeur : Belfond (05/04/2018)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Dans la droite lignée du Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, un premier roman plein de charme et d'humour british, véritable ode à l'amitié, à la générosité et au courage des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale.Londres, 1941. À vingt-quatre ans, Emmy n'a qu'un rêve : devenir reporter de guerre. Un rêve qui semble sur le point de se réaliser lorsque la jeune femme décroche un poste au London Evening Chronicles. Enfin, Emmy va pouvoir entrer ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
montmartin
  17 avril 2018
1940, Londres est sous les raids des avions allemands. Emmy, une jeune secrétaire, rêve d'être journaliste, correspondante de guerre. Elle lit dans le journal une annonce, le London Evening Chronicle recherche une assistante, c'est un poste pour elle, la chance de sa vie, cela prendra du temps, mais elle va s'accrocher.
Elle se retrouve en fait dans un minuscule bureau d'un journal féminin et est chargée de taper les réponses au courrier des lectrices sous les ordres de l'intransigeante Mrs Bird. Emmy vient de quitter une place respectable dans une étude notariale pour taper des niaiseries, quelle gourde elle fait. D'autant plus que Mrs Birds a sa liste des sujets inacceptables et les lettres sincères où les lectrices livrent leurs secrets, leurs angoisses ou leurs désespoirs finissent dans la corbeille à papiers. Parmi ces lettres éliminées, celle de « Dans la mouise », une jeune fille de 17 ans amoureuse d'un garçon qui est dans la marine. Alors Emmy prend sur elle de répondre à ces courriers rejetés.
Un livre drôle et émouvant sur l'amitié et le courage, un livre qu'on lit avec son coeur, un roman résolument optimiste. L'écriture légère de AJ Pearce nous entraîne dans Londres , sous les bombardements, les immeubles incendiés, les maisons effondrées, les cratères dans les rues laissées par les bombes.
Un hommage aux femmes qui ne sont peut-être pas au front, mais qui se doivent de combattre de leur côté. le ton est très anglais et un peu désuet, mais ce n'est pas pour nous déplaire, car le style est plein d'entrain et le lecteur se laisse emporter dans la vie quotidienne de Londres en temps de guerre. le portrait d'une jeune femme enthousiaste, généreuse et pleine d'empathie.
Je remercie Babelio et les éditions Belfond pour cet agréable moment de lecture.

Lien : http://notreavis.canalblog.c..
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Sourisetdeslivres
  19 avril 2018
Emmeline ou Emmy, jeune femme de 22 ans, rêve de devenir reporter de guerre, dans ce Londres en plein chaos elle travaille à mi-temps comme dactylo dans une étude notariale et est volontaire la nuit pour le service de feu auxiliaire.
C'est elle, avec ses collègues qui reçoit les appels chaque nuit des gens désespérés, en panique, blessés après un bombardement de la Luftwaffe, gardant toujours son calme aussi difficile que cela soi d'entendre les cris, le bruit et les pleures à l'autre bout du fil.
Un jour en rentrant de son travail elle lit une annonce dans le journal, le London Evening Chronicle recherche une assistante.
Emmy n'y croit pas, sa chance de devenir journaliste est là à portée de main.
Avec l'insistance et les encouragements de sa meilleure amie et colocataire Bunty, elle va répondre à l'annonce ; quelle ne sera pas sa surprise quand quelques jours plus tard elle obtiendra un rendez-vous !
C'est Mr Collins, chroniqueur et rédacteur en chef adjoint qui la recevra.
Contre toute attente, Emmy se voit proposer le poste, tellement euphorique qu'elle ne pose pas de question sur son travail.
Elle se voit arpenter les rues de Londres à la recherche d'informations politiques, interroger des gens peut-être célèbres, être active sur le front, aidant la cause comme elle le pourra.
Elle se sentait inutile à l'étude notariale, Bunty, elle, travaille au cabinet du conseil de guerre, voilà un travail intéressant, mais maintenant tout va changer puisqu'elle sera, un jour, quand elle aura fait ses preuves à Londres, correspondante de guerre.
Pleine d'enthousiasme, ayant révisé tous les sujets d'actualité elle se présente à son nouveau travail de rêve.
C'est Kathleen, la secrétaire, qui la reçoit, Mrs Bird la rédactrice en chef par intérim n'étant pas là.
L'espoir de Emmy va être très vite anéanti quand elle va comprendre qu'en fait elle a été engagée comme dactylo non pas pour le Evening Chronicle, mais pour un hebdomadaire féminin appartenant au groupe, le Woman's Friend.
Elle devra juste trier les lettres que Mrs Bird reçoit pour le courrier des lectrices ; taper les réponses pour la rubrique « Henrietta Bird vous répond ».
Notre héroïne est encore plus atterrée, au bord des larmes quand elle obtient la liste des sujets inadmissibles, des mots inacceptables, dans ce cas les lettres et cartes des femmes qui écrivent au journal doivent être découpées et jetées.
Mrs Bird monte sur ses grands chevaux, elle hurle si elle voit apparaître des mots tels qu'adultère, amour, politique, amoureux, chambre à coucher.
Mrs Bird et l'hebdomadaire furent au début des années 1910 célèbres, cette femme austère et autoritaire se fait une idée de la dépravation, c'est simple toute relation, même la plus innocente ne passe pas la barrière de la censure.
De plus quand elle daigne répondre aux quelques lettres qu'elle a jugées admissibles ce sont des conseils du siècle dernier, ahurissants, dénués d'empathie.
Mrs Bird ne supporte pas la faiblesse et donc les appels à l'aide des femmes et jeunes femmes inquiètes par ce temps de guerre où les relations ne sont plus les mêmes.
Emmy va prendre des risques, elle ne conçoit pas que l'on ne réponde pas aux lectrices qui se sont donné la peine d'envoyer une enveloppe timbrée espérant une réponse personnelle.
Je ne t'en dis pas plus.
Emmy va mener sa petite révolution au journal, mais en cachette de tous y compris de Bunty qui ne cautionnerait pas.
Emmy est une jeune femme courageuse, une merveilleuse amie, pleine d'empathie pour ses collègues, voisins et amis.
Une autre femme, que l'on apprend à connaître, est cette chère Mrs Bird, je n'ai jamais vu une personne aussi antipathique, elle ne demande pas elle exige, elle ne parle pas elle hurle ses ordres et bien sûr les bavardages entre Kathleen et Emmy sont totalement interdits ; ce n'est que perte de temps. Je comprends pourquoi aucune assistante n'est restée. Cette femme est un dragon, A.J. Pearce n'a pas besoin d'énormément de descriptions pour que tu te la représentes.
Un sacré personnage.
Elle est froide, agressive et dicte ses ordres en coup de vent entre deux oeuvres de charité, sa rubrique ne l'intéresse guère.
Un personnage que j'ai aussi apprécié en dehors de Bunty c'est Mr Collin, sous ses airs toujours débordés, son bureau bordélique il sera un précieux allié pour Emmeline.
Tu rencontreras aussi William, Jack, les parents de Emmy, Roy, Thelma et Mary, ses collègues de la caserne et Charles.
Si les personnages sont nombreux et pour la plupart attachants, le réel intérêt du roman réside dans les descriptions de Londres pendant la guerre, de ses quartiers dévastés, des bombardements quotidiens, mais surtout de cette vie qui continue.
Hitler n'empêchera pas les Londoniens de rire, danser, s'amuser.
A.J. Pearce retranscrit admirablement la bravoure de la brigade des pompiers, une scène m'a particulièrement marquée, ces hommes même s'ils ne sont pas sur le front risquent leur vie chaque jour pour aider les citoyens.
L'auteure va te faire explorer toute une gamme de sentiments et d'émotions vécues par la narratrice Emmy.
Elle te transporte en quelques pages dans cette guerre, un monde devenu moche et cinglé, une guerre odieuse qui ne fait pas de cadeaux.
Les hommes sont en train de se battre, leurs femmes, fiancées ou familles attendent dans l'angoisse une lettre, elles ne doivent pas leur parler de leur crainte, leur devoir patriotique est de se montrer joyeuses en toute circonstance.
Tu auras aussi une, voire plus, histoire d'amour, « il pouvait nous envoyer tous les avions de la Luftwaffe, mais il ne pouvait pas empêcher les gens de s'aimer et de célébrer leur nouvel amour »
L'écriture est fluide, descriptive, puisque comme je te le dis tu perçois tout ce que Emmy ressent, tu lis les lettres des abonnées et lectrices, elles recherchent des conseils, de l'espoir en ces temps difficiles, certaines sont très émouvantes.
En avance sur son temps, Emmy veut mener carrière, elle pense qu'une femme doit décider ce qui est bien pour elle même, elle est à l'opposé de Mrs Bird, c'est David contre Goliath.
Les passages se déroulant à la caserne de Carlton Street te font mesurer combien les habitants de toutes des villes bombardées ont souffert.
Ne pense pas que c'est un livre triste, non pas du tout ; oui, il y a des scènes dramatiques, mais A.J .Pearce fait passer un véritable message d'espoir à travers sa narratrice, tu n'auras pas de description du manque de nourriture par exemple, oui c'est cité, mais juste survolé lors d'une conversation.
Je ne dirai pas que c'est un magnifique livre sur la Seconde Guerre mondiale, mais une façon de l'aborder assez inédite, rafraîchissante.
Une lecture doudou avec une héroïne qu'on ne peut qu'aimer et admirer pour sa force de caractère et sa ténacité.
Une lecture divertissante, une héroïne pétillante, tu as des moments plus tristes, mais, vraiment, ce qui ressort de ces pages c'est la joie de vivre contagieuse de Emmy même si elle aussi s'inquiète pour son frère et ses amis au front.
Un roman qui met en valeur les femmes qui, elles, sont restées à Londres et doivent bien continuer à vivre malgré toutes leurs craintes.
Un bel hommage aux femmes, une lecture, je ne dirais pas feeling good, mais presque.
La fin est un peu brutale, mais n'a en rien gâché ma lecture.
Quelques pages supplémentaires n'auraient pas été de refus preuve que j'ai aimé cette lecture.

Lien : http://luciebook.blogspot.be..
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Eroblin
  14 avril 2018
Tout d'abord je remercie les éditions Belfond et Netgalley de m'avoir permis de découvrir ce livre et cette auteure. J'ai passé un excellent moment dans la compagnie d'Emmy et de sa meilleure amie Bunty. L'action se passe pendant la Seconde guerre mondiale, à Londres, au moment où l'Allemagne essaie de faire flancher les anglais en bombardant toutes les nuits la capitale. Mais il faudrait plus d'un bombe pour ruiner le moral de cette chère Emmy qui, presque toutes les nuits, rejoint une équipe de pompiers pour faire son devoir. Emmy n'a qu'un rêve, celui de devenir grande reporter, et lorsqu'elle voit une annonce dans le London Evening chronicles, elle saute sur l'occasion sans chercher à savoir exactement le profil du poste proposé. Las, au lieu de courir les champs de bataille ou les coulisses du parlement à la recherche de scoops, la voici coincée au dernier étage d'un immeuble à supporter la vindicte de Mrs Bird qui l'a a chargée d'une unique tâche : sélectionner les lettres des anglaises à qui elle aura l'honneur de répondre. le problème c'est que cette femme très digne et conservatrice lui a fourni une liste tellement longue de sujets Indésirables qu'il ne reste pratiquement rien, à part discuter de la longueur de cheveux ou de l'inquiétude d'avoir perdu son chat. Pour Emmy c'est un crève-coeur que de mettre à la poubelle les messages de ces femmes qui s'inquiètent pour leur mari, de ces jeunes filles qui s'interrogent sur la conduite à tenir envers un jeune homme. Aussi, après avoir bien réfléchi et sans penser à mal, Emmy va se substituer à la redoutable Mrs Bird dont les hurlements pourtant terrifient tout le monde.
J'avoue que j'ai bien ri en lisant ce roman, par exemple lorsqu'Emmy se retrouve confrontée à la terrifiante dame et à sa liste de « mots et expressions qui ne seront ni publiés ni soumis à Mrs Bird pour réponse ». On rit aussi beaucoup quand l'auteur évoque la vie d'Emmy, ses déboires avec son fiancé, ses soirées avec sa meilleure amie. Mais pas seulement. AJ Pearce a su aussi restituer avec beaucoup d'authenticité le quotidien des londoniens pendant cette période et il y a quelques chapitres saisissants sur les bombardements nocturnes, notamment celui où Emmy tente de rejoindre le Café de Paris où elle a rendez-vous. On s'y croirait presque au milieu du hurlement des bombes qui s'abattent autour d'elle. Chère Mrs Bird est donc un roman plein de bonnes surprises qui aborde l'amitié, la force du peuple anglais qui a su résister à l'acharnement allemand, leur flegme et leur humour malgré la guerre et les morts. Je ne regrette qu'une chose c'est qu'il se termine aussi brutalement alors qu'il y a tant de choses laissées en plan. Doit-on comprendre qu'il y aura une suite ? Si c'est le cas je suis partante !

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mosaique92
  20 avril 2018
J'ai failli abandonner le livre au cours du premier tiers. Mais j'ai lu ce roman dans le cadre d'un Spécial Masse Critique (merci aux Editions Belfond et à Babélio) et je me devais d'aller au bout pour pouvoir rédiger une critique en connaissance de cause.
Pourquoi cette tentation d'abandonner ? J'ai trouvé les personnages exagérément caricaturaux : l'héroïne (Emmy) et sa meilleure amie (Bunty) sont immatures, bien qu'âgées de plus de vingt ans et vivant dans Londres en plein blitz ; la supérieure hiérarchique d'Emmy est une caricature outrancière d'une gorgone, le fiancé d'Emmy, bien qu'engagé dans la guerre, est une chiffe molle (j'exagère à peine), etc… etc… Et l'auteur délaie, délaie, délaie avec une foule de détails sans intérêt… sans doute pour appuyer son propos.
Deuxième tiers : à peine plus intéressant, les expériences d'Emmy dans son job au journal et dans son activité bénévole dans la caserne de pompiers étant très répétitives.
Dernier tiers : un peu plus intéressant car un événement dramatique secoue tout ce petit monde et il y a nettement moins de répétitions et délayages. C'est la raison pour laquelle j'attribue 3 étoiles au livre et non 2, comme j'en avais l'intention.
La 4e de couv. indique : ‘'dans la droite ligne du ‘'Cercle littéraires des amateurs d'épluchures de patates'', un premier roman plein de charme et d'humour british'' (je cite). J'ai aimé le roman de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows, subtil et drôle ; je n'ai pas retrouvé ces qualités dans le livre de A.J. Pearce à quelques rares passages près.
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Cath36
  21 avril 2018
Chère Mrs Bird... Autant faire une déclaration d'amour à un dragon. A moins que ce ne soit, et c'est ici le cas, de l'ironie à l'état pur. Car cette fameuse Mrs Bird, Henrietta de son prénom, rédactrice du courrier des lecteurs dans la revue Woman's Friend n'a rien d'une personne empathique soucieuse de réconforter son prochain, bien au contraire. Quand elle répond à certaines lettres, triées sur le volet, c'est plutôt pour envoyer promener les femmes qui lui écrivent.
Emmeline, dite Emmy, embauchée à son service alors qu'elle souhaitait devenir correspondante de guerre, car le récit se situe à Londres pendant la seconde guerre mondiale, prise de pitié pour ces jeunes femmes dont les missives restent lettres mortes, si je puis dire, va petit à petit s'enhardir à remédier à la situation.
Le pot aux roses finira par être découvert, bien sûr. Mais auparavant le lecteur aura ri, frémit aux aventures et mésaventures d'Emmy, et découvert le rôle des femmes qui s'engageaient à aider les pompiers pendant les bombardements nazis. Ce livre, est aussi une histoire d'amitié entre plusieurs d'entre elles, avec leurs joies, leurs espérances et leurs souffrances.
Le style de ce livre est vif, léger en dépit des graves sujets abordés, et se lit avec beaucoup de plaisir. On ne s'ennuie pas une minute. On sourit, on s'inquiète, on est touché par la témérité et l'engagement de ces jeunes femmes au service de leur patrie. On vit les événements avec elles et on comprend leurs réactions comme si elles étaient les nôtres.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre.
Un grand merci à Babel il et aux éditions Belfond pour ce livre, lu dans le Cadre de Masse Critique.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
montmartinmontmartin   16 avril 2018
Ma mère n'abandonnait jamais. Un jour, un ami de mon père avait déclaré que si ma mère avait été à la tête du pays au moment de la Grande Guerre, celle-ci aurait pris fin avant 1916. mon père avait rétorqué qu'elle n'aurait pas commencé tout court.
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Sophie_BazarSophie_Bazar   19 avril 2018
J’existais sur papier, pas dans le monde réel. Et c’était mieux ainsi. Quand on se trompait, on effaçait ou on recommençait.
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LuxiLuxi   08 avril 2018
Les journaux, la radio et même les magazines comme le nôtre regorgeaient d’appels au courage, à l’optimisme, à la force d’âme. Ils parlaient de batailles gagnées, d’avancées de troupes. Ils parlaient de garder le moral, de prendre soin de son foyer, de son apparence en attendant le retour des hommes, car c’était pour cela qu’ils se battaient. Il fallait être pomponnée, bien coiffée et ne pas se laisser aller pour montrer à Hitler qu’il ne réussirait pas à nous abattre. Et, en plus d’assurer sur le front domestique après six mois de bombardements, nous attendions de nos lectrices qu’elles gardent sous la main un joli corsage et le tout nouveau rouge à lèvres pour quand leurs hommes revenaient le temps d’une permission. Combien de fois leur disions-nous bravo ? Combien de fois complimentait-on les femmes pour le travail qu’elles accomplissaient ? Leur expliquait-on qu’elles n’avaient pas à tout porter sur leurs épaules ? Que c’était normal de se sentir un peu découragée ?
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LuxiLuxi   08 avril 2018
On voyait la rue parallèle à travers, mais je n’avais d’yeux que pour la pancarte sur les décombres, où quelqu’un avait écrit à la main PARTIS EN VACANCES – REVENONS BIENTÔT ! Mr Dennis était revenu vérifier si l’on pouvait sauver quelque chose, en vain. Avant son départ, il avait dit :
— Nous reviendrons bientôt. Si Hitler me demande, dites-lui que j’ai pris des vacances.
Le lendemain, un plaisantin avait installé la pancarte. Elle nous faisait sourire, mais, surtout, elle nous faisait penser à eux. Pas de doute, ils reviendraient.
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LuxiLuxi   08 avril 2018
Les journaux ne mentionnaient pas les situations dont parlaient les lectrices de Mrs Bird. Des femmes dont le quotidien avait été chamboulé par la guerre, qui se languissaient de leur mari, ou que la solitude avait poussées dans les bras de la mauvaise personne. Ou bien des femmes jeunes et naïves qui avaient perdu la tête pendant cette période difficile. Ces problèmes avaient toujours existé, seulement maintenant, au milieu du chaos, elles étaient supposées les surmonter seules. Qui les soutenait, elles ? […] Mrs Bird appartenait à une autre époque. Son point de vue était peut-être valable dans les années 1910, mais plus maintenant. Cette guerre n’était pas la sienne, c’était celle de tout le monde. La nôtre. Je voulais tenter ma chance. Je voulais rester à Woman’s Friend et aider les lectrices de mon mieux. Je ne savais pas comment j’allais m’y prendre, mais elles avaient besoin d’un coup de pouce.
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