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ISBN : 2081391449
Éditeur : Flammarion (06/06/2018)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 7 notes)
Résumé :
«Inès avait l'air de l'ange qu'elle n'était pas. Marie l'avait compris. Fille unique, elle était la future héritière de l'hôtel le plus prestigieux de Lourdes situé au pied des sanctuaires, là où se pressaient les foules de pèlerins et où vivaient les propriétaires des affaires les plus florissantes, ceux de la haute.» Sur fond d'intrigues au c?ur d'un palace luxueux, dans une ville mystique jusque dans sa pierre de granit et ses brumes hivernales, L'hôtelière du Ga... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
hcdahlem
  19 juin 2018
L'autre miracle de Lourdes
Bernadette Pécassou retrace dans L'hôtelière du Gallia-Londres l'essor de l'hôtellerie à Lourdes. Un autre miracle, riche en péripéties, qui va accompagner l'évolution de la société.
Si c'est grâce à Bernadette Soubirous que Lourdes va devenir à partir de 1858 l'un des plus importants lieux de pèlerinage en Europe, c'est grâce à une autre Bernadette que nous pouvons découvrir l'impact de ces apparitions de la vierge Marie sur l'économie locale. Dans son nouveau roman, Bernadette Pécassou-Camebrac a choisi deux femmes pour incarner cet essor aussi fulgurant qu'inattendu, Marie et Inès.
La première est fille d'un boulanger et vit dans le quartier populaire en haut de la ville. Ses parents, qui ne comptent pas leurs heures de travail, espèrent que leur dur labeur leur permettra de grimper l'échelle sociale et espèrent offrir à leur fille une vie meilleure. En attendant, et pour répondre aux besoins d'une clientèle de plus en plus nombreuse, Marie est chargée d'assurer les livraisons dans les hôtels et les pensions qui n'ont pas tardé à ouvrir pour accueillir la masse grandissante des pèlerins. Selon leurs moyens, ces derniers choisissent de loger dans une pension, comme celle que tiennent les parents de Josy, sa meilleure amie, ou dans le petit hôtel tenu par les parents de Chantal, une autre amie, voire dans un établissement plus huppé situé au pied du sanctuaire, comme le prestigieux Gallia-Londres tenu par les parents d'Inès.
Inès est certes camarade de classe de Marie, mais pour le reste les deux filles sont à l'opposé l'une de l'autre. Un fossé qui ne va du reste cesser de croître après que Marie ait compris la soif de pouvoir et le plaisir d'humilier d'Inès. Un jeu pervers qui a failli causer la mort de Béatrice, la jeune fille qu'Inès entendait soumettre à ses caprices. Et alors que la ville se transforme, que les premières habitations de fortune en bois cèdent le pas à des structures plus importantes, que les groupes hôteliers tentent de s'installer et que les bénévoles – en particulier les hospitaliers de Lourdes – tentent de se structurer, les deux adolescentes vont trouver un nouveau terrain d'affrontement: les beaux yeux de Paul.
Le beau jeune homme est un espoir du rugby dans une ville qui a fait de ce sport une nouvelle religion et voit le FCL devenir le club le plus titré de France.
Ne dévoilons pas ici laquelle des deux réussira à l'épouser, mais soulignons le talent avec laquelle Bernadette Pécassou a construit son roman. En nous offrant quelques rebondissements qui entretiennent joliment une dramaturgie combinant les rivalités aux éléments d'histoire locale et les ambitions avec les changements profonds de la société, elle mêle l'utile à l'agréable. Sans oublier l'une des mutations les plus spectaculaires de l'époque: la volonté d'émancipation des femmes. Car si le sexe dit faible n'a alors pas le droit d'avoir un compte en banque, il ne va pas pour autant abdiquer. Les combats sont ici édifiants avec quelquefois un coup de main du destin. Mais à Lourdes, comment pourrait-il en aller différemment? Une lecture à ne pas conseiller uniquement à ceux qui partiront en vacances dans les Pyrénées, mais ä tous ceux qui aiment les romans historiques bien troussés.
Lien : https://collectiondelivres.w..
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mimi5751
  27 août 2018
Très belle histoire à lire qui se passe entre les années 50 et 60 - la fin en 80 et 90.
Ou l'on découvre aussi la pauvreté dans cette partie de la France et ou toute la famille était mise à contribution dans le travail, surtout les filles.
Comment les maisons se sont transformées en pensions de famille avec des clients fidèles mais aussi c'est l'histoire de Marie, Josy, Inès, Chantal, Béatrice et Paul Le frère de Josy qui faisait le coq de basse cour au mileu de toutes ces jeunes filles.
Marie qui a toujours travaillé à la boulangerie de son père et qui a été spoliée par son frère et son père mais qui après une période difficile arrivera à réaliser son rêve " avoir un hotel " bien à elle et à partir de là monter une chaine d'hotels modernes et nous verrons dans ce roman qui se lit comme une nouvelle la fin des pensions familiales et la résolution d'un mystère qui hante Marie et les autres filles.
Voilà je vous souhaite de trouver autant de plaisir que moi à le lire.
A très bientôt.
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vinceol
  15 septembre 2018
Bernadette Pécassou nous plonge dans le Lourdes des années 1950 - 1960, où l'hôtellerie et le tourisme religieux connaissent de profondes mutations. le contexte est précis et documenté, l'auteure arrive à donner vie à cette ville où les visons de Bernadette assurent prospérité mais aussi jalousie et rivalités.
L'histoire est cependant bien faible, et n'arrive jamais à véritablement décoller. Les personnages semblent bien artificiels, tout comme leur évolution dans la cité. On arrive au bout du livre sans peine, mais sans réel plaisir non plus.
Le style est plat, le travail de documentation prend souvent le pas sur la narration. L'hôtelière du Gallia-Londres nous aura au moins permis d'améliorer nos connaissances sur le développement de Lourdes, mais c'est tout !
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mamoounne
  06 janvier 2019
je me suis un peu ennuyée en le lisant. bien écrit pourtant.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   19 juin 2018
Marie avait commencé à déceler la noirceur du démon sous la trompeuse blondeur de l'ange un jour d'hiver et de froid sibérien quand, par le plus grand des hasards, elle avait assisté à une scène qui devait rester gravée au fer rouge dans sa mémoire.
Nous étions au cœur du terrible mois de février 1956.
Une exceptionnelle vague de froid paralysait le pays depuis plus de deux semaines. Les eaux du gave avaient gelé et la neige, tombée en abondance, recouvrait la ville. Le thermomètre était passé au-dessous des moins vingt degrés, la France et l'Europe entière étaient en alerte. La Nouvelle République du 12 février annonçait qu'en Corrèze, le record de froid était de moins trente-cinq degrés et à Nantes, la Loire charriait des glaçons longs de plus d'un mètre. C'était un temps à ne pas mettre le nez dehors ou mieux valait s'emmitoufler jusqu'aux yeux d'épaisses couches de laine, sous peine de sentir la moindre goutte geler dans ses narines. Harnachée de pied en cap, la petite Marie filait à l'épicerie Cazalé faire une course de dernière minute pour le repas du soir quand, passant devant la statue de sainte Bernadette près de l'église paroissiale, elle entendit une voix. Or, elle avait beau tourner la tête en tous sens, elle ne voyait personne. Pas le moindre passant, pas même un chien. Elle s'apprêtait à repartir quand la voix résonna à nouveau, toute proche. Elle s'arrêta, tendit l'oreille.
Cette voix si particulière… c'était celle d'Inès. Ça alors! Que pouvait bien faire cette pimbêche dans ce froid glacial, ce n'était pas son genre d'affronter les frimas, surtout à cette heure tardive? Intriguée, Marie s'était avancée vers le petit square de la statue de sainte Bernadette d'où la voix semblait provenir, et ce qu'elle découvrit la sidéra. Enveloppée d'une chaude pelisse à capuche bordée de renard argenté, gantée et chaussée de confortables bottines fourrées, Inès piétinait le sol et tapait ses mains l'une contre l'autre pour ne pas laisser le froid traverser ses gants et les semelles de crêpe de ses bottines.
— Tu avais dit que tu le ferais, disait-elle d'un ton sentencieux, si tu renonces maintenant ne compte pas sur moi pour rester ton amie. J'ai horreur des lâches et je ferai ta réputation…
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hcdahlemhcdahlem   19 juin 2018
En cette deuxième moitié du XXe siècle, la famille de Marie Cassagne possédait une boulangerie et les parents de sa meilleure amie, Josy Dulac, une petite pension. Toutes deux étaient aussi liées avec Chantal, la fille des Fourcade, propriétaires d'un hôtel familial modeste mais rentable. Toutes trois vivaient en haut de la ville de Lourdes et rêvaient un jour d'habiter en bas, de l'autre côté du pont qui franchissait le gave, là où se dressaient les prestigieux hôtels trois étoiles, regroupés au plus près des sanctuaires religieux. Là où les foules de pèlerins venus du monde entier priaient la Vierge Marie, «Dame Blanche» apparue à Bernadette Soubirous en l'an 1858.
Avant les apparitions, la ville comptait à peine sept mille habitants. C'était une simple bourgade, incontournable passage vers les montagnes pyrénéennes, alors très à la mode pour les bienfaits de leurs eaux thermales, les mystères de leurs forêts et de leur faune sauvage. La riche société lourdaise vivait rassemblée autour de l'église et de la mairie sur la belle place Marcadal où trônait une fontaine de pierre sculptée de dauphins qui recrachaient l'eau des montagnes. C'était la place des cafés et des auberges où se croisait tout ce qu'une petite ville peut compter de notables, commerçants, hommes de loi, pharmaciens, médecins, journalistes. 
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rkhettaouirkhettaoui   28 juin 2018
Quelque chose la retenait qu'elle ne pouvait définir. Une crainte face à la découverte des profondeurs de l'âme humaine. Un instinct. Pourquoi Béatrice, que rien n'obligeait à se laisser humilier de la sorte, l'avait-elle accepté ? Pourquoi s'était-elle soumise à la volonté d'Inès alors qu'elle aurait pu la mettre à terre sans difficultés. Physiquement elle était bien plus forte. Que risquait-elle à l'envoyer se faire voir ailleurs plutôt que de subir une violence pareille. Pour Marie, il y avait dans cette interrogation quelque chose de si incompréhensible et de si vertigineux qu'elle ne pouvait s'y attarder.
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rkhettaouirkhettaoui   28 juin 2018
Lourdes est mystique depuis bien avant ce temps-là. Elle l'est dans sa pierre de granit, dans les eaux tumultueuses de son gave glacial, dans ses brumes hivernales, et dans la lumière étrange qui baigne les montagnes pyrénéennes alentour, où les ours et les aigles disputent âprement aux hommes leurs territoires sauvages. Elle est mystique dans sa nature, et ceux qui y sont nés en sont marqués à vie.
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StelphiqueStelphique   28 août 2018
A Lourdes, des hommes croient au ciel et d'autres n'y croient pas.
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Videos de Bernadette Pécassou-Camebrac (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bernadette Pécassou-Camebrac
Geneviève de Gaulle : les yeux ouverts Bernadette Pécassou-Camebrac
Calmann-Lévy , (mars 2019)
Résumé
Nièce du général, G. de Gaulle-Anthonioz a été marquée par son engagement dans la Résistance et son internement au camp de Ravensbrück. Elle consacre sa vie à la défense des plus démunis et soutient le mouvement ATD Quart monde. Un portrait intime construit à partir d'archives et d'entretiens avec ses proches. ©Electre 2019
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