AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782815927260
280 pages
L'Aube (01/02/2018)
3.77/5   93 notes
Résumé :
Si l’on en croit le reste de l’Hexagone, à Nice il y a le soleil, la mer, des touristes, des vieux et des fachos. Mais pas que. Il y a aussi Ghjulia - Diou - Boccanera, quinqua sans enfant et avec colocataire, buveuse de café et insomniaque. Détective privée en Doc Martens. Un homme à la gueule d’ange lui demande d’enquêter sur la mort de son compagnon, avant d’être lui-même assassiné. Diou va sillonner la ville pour retrouver le coupable. Une ville en chantier où d... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
3,77

sur 93 notes
5
13 avis
4
14 avis
3
3 avis
2
0 avis
1
1 avis

fertiti65
  27 mars 2022
En octobre dernier, j'avais lu le second polar de l'autrice Michèle Pedinielli "Après les chiens" qui m'avait beaucoup plu. Celui-ci "Boccanera" est son premier. Je pensais me régaler autant, mais peut-être en attendais je trop ?
Je l'ai lu avec intérêt mais pas aussi avidement que son deuxième même si c'est un bon polar de qualité. L'héroïne est une quinquagénaire, Ghjulia Boccanera, surnommée par ses proches "Diou", sans enfant et avec une sacrée répartie. Elle est très sympathique, un peu/beaucoup frondeuse et terriblement humaine. Voilà pour le portrait.
L'histoire : Un jeune homosexuel se fait assassiner sauvagement. Il est riche et travail dans le monde de l'art. Est ce pour son argent, sa renommée ou pour sa sexualité qu'il est mort ?
Diou va enquêter coûte que coûte pour trouver le meurtrier à l'aide de Jo son ex qui est policier.
L'histoire se passe à Nice et si vous connaissez bien cette ville vous allez vous régalez. Les descriptions des différents quartiers y sont bien croqués.
Un polar de bonne facture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          471
Sylviegeo
  19 novembre 2021
C'est Diou qui nous raconte oui Ghjulia Boccanera (faut dire Dioulia ou Diou tout court) la détective privée . Une quinquagénaire, divorcée, un brin rebelle, mais totalement bienveillante, vivant avec Dan son coloc. Une femme de coeur avec qui j'aimerais bien prendre un café.
Les services de Diou seront requis par un jeune homme dont le compagnon est mort. Une mort que la police a qualifié de mort par jeu sexuel, justification qui ne fait aucun sens pour ce beau jeune homme , Dorian. Puis, Dorian lui même deviendra une victime, Diou sera agressée en rentrant chez elle et on prendra pour cible un capitaine de police... ça en fait, disons, beaucoup.
C'est donc un récit haletant, il se passe toujours quelque chose et les promenades auxquelles nous sommes conviés dans le vieux Nice sont délicieuses. C'est un plus pour ce récit, ce cadre enchanteur avec sa vie de quartier, ses amitiés forgées au café du coin, ses habitants qui sont là depuis toujours, cette langue fleurie, cette identité propre. Mais au-delà des beautés du lieu, Michele Pedinielli n'hésite pas à dénoncer les "phobes" de tout. Elle le fait sans complaisance, plutôt avec véhémence. C'est aussi, malheureusement, un récit sur les malversations, les tricheries , les magouilles pour que celui-ci ou celui-là en ait toujours plus au détriment des autres, toujours. Et donc, j'ai aimé me promener à Nice et j'ai aimé côtoyer Diou, cette belle humaine.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          400
RomansNoirsEtPlus
  06 janvier 2023
Les romans de Michèle Pedinielli m'ont tout de suite attiré . Les histoires tiennent la route comme les scénarios qui ne manquent pas de consistance comme de rythme. Mais ce qui fait que l'on plonge aussitôt dans les romans de l'auteure d'origine corse , c'est la qualité de ses personnages et notamment celui de son héroïne, Ghjulia Boccanera.
Une détective privée doublée d'une femme au caractère bien trempé qui ne lâche pas le morceau malgré les difficultés. Il est vrai qu'elle peut compter sur l'aide bienveillante de certains enquêteurs mâles de la Brigade Criminelle niçoise avec qui elle possède quelques accointances et pas seulement parce qu'ils sont d'origine corse comme elle.
Dans ce roman, elle va enquêter à la demande d'un jeune homme qui a découvert son compagnon assassiné, un certain Mauro Giannini, ingénieur dans une importante société de travaux publics internationale.
Une enquête qui va mener notre enquêtrice de choc dans les milieux interlopes homosexuels niçois avant que ses investigations s'ouvrent sur de nouveaux horizons beaucoup plus troubles , rebattant ainsi les cartes des suspects potentiels.
Ce livre est mon deuxième de l'auteure après « La patience de l'immortelle » et il offre autant de vitalité que le précédent. Enfin cette vitalité c'est à “Diou“ Boccanera que ce roman le doit essentiellement. Un personnage plus vrai que nature avec ses défauts et ses moments de faiblesse mais qui ne déserte pas une enquête en cours quand elle s'est engagée auprès d'un client. Elle va jusqu'au bout ! J'ai également beaucoup aimé la tonalité de ce polar qui sait parsemer quelques notes d'humour aux bons endroits. Enfin c'est cette humanité crevant les pages qui offre ce petit plus qui fait la différence. Une femme qui respecte les différences qu'elle soient d'origine sexuelle ou religieuse. Dans le même esprit je n'oublie pas de mentionner ce second rôle qui prend la forme d'un papy , voisin de palier de Ghjulia, qui perd parfois la boule et la notion du temps mais qui ne manque pas de ressources ….
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
monromannoir
  13 novembre 2021
On ne peut pas tout lire. Un fait indéniable qui prend parfois la forme d'une frustration avec cette sensation détestable de passer à côté d'ouvrages formidables à l'instar des romans policiers de Michèle Pedinielli qui met en scène, depuis trois ans, la détective privée Ghjulia (il faut prononcer Dioulia) Boccanera officiant dans la région de la Côte d'Azur et plus particulièrement à Nice que la romancière célèbre avec la poésie du mot juste comme Nougaro savait chanter Toulouse. Journaliste de formation, Michèle Pedinielli a exercé le métier durant une quinzaine d'année à Paris avant de retourner à Nice, sa ville natale, afin de se consacrer à l'écriture. Récipiendaire en 2015 du troisième prix du concours de nouvelles Thierry Jonquet, l'une des récompenses du festival Toulouse Polar du Sud, Michèle Pedinielli publie en 2018 Boccanera pour les éditions de l'Aube, collection Aube Noire, premier opus d'une série comptant désormais trois romans engagés qui mettent en exergue les turpitudes des puissants à l'égard des personnes défavorisées ou discriminées quand ce ne sont pas tout simplement les deux. Quinquagénaire à la forte personnalité, mélange savant d'origines corses et italiennes, toute vêtue de noire, Ghjulia Boccanera emprunte beaucoup de traits de caractère à la romancière en évoluant dans le dédale des ruelles du vieux Nice, recelant toute une mosaïque de personnages à la fois attachants et hauts en couleur et qu'elle dépeint avec une affection assaisonnée d'une pointe d'humour corsé comme le café noir que son héroïne ingurgite à longueur de journée afin d'entretenir ses insomnies.
Ghjulia Boccanera tout le monde la surnomme Diou dans le vieux Nice où elle vit en travaillant comme détective privée. Un métier qui convient parfaitement à cette cinquantenaire insomniaque, indépendante et forte en gueule qui a décidé de ne pas avoir d'enfant par conviction. C'est Dan, son colocataire qui lui fournit parfois des clients, comme Dorian Lasalle qui veut que l'on fasse la lumière sur la mort de son compagnon Mauro Giannini, que l'on a retrouvé étranglé dans son appartement. Pour la police, il ne fait aucun doute qu'il s'agit d'un jeu érotique qui a mal tourné. Affaire classée, circulez, il n'y a rien à voir. Mais Dorian est persuadé que son compagnon ne l'aurait jamais trompé et qu'il ne se serait jamais adonné à de telles pratiques. Désormais mandatée par le jeune homme, Diou va tenter d'éclaircir les circonstances de ce crime qui prend une toute autre tournure, lorsqu'elle apprend le décès de son commanditaire qui a également été étranglé après avoir été torturé. Sillonnant une ville en chantier, la détective privée, chaussée de ses Doc Martens, va donner un grand coup de pieds dans la fourmilière pour bousculer l'ordre établi afin de résoudre ces deux meurtres. Ce d'autant plus que le tueur a décidé de s'en prendre à elle.
Sans jamais rien céder au cliché bon marché ou au folklore de pacotille, Michèle Pedinielli restitue l'atmosphère pittoresque de cette belle ville de Nice autour du microcosme composant l'entourage de Ghjiulia "Diou" Boccanera, cette détective mémorable et captivante qui balance son ironie saignante comme Philip Marlowe enquillait les verres de Four Roses. On retrouve d'ailleurs chez Diou cette indépendance et cette décontraction qui caractérisait la personnalité du célèbre détective de Raymond Chandler. Mais loin d'être solitaire, on apprécie la belle déclinaison de personnages qui gravitent autour de cette enquêtrice à l'instar de son colocataire Dan, qui semble tout connaître de l'activité nocturne de la cité, de son ex compagnon Joseph "Jo" Santucci, flic de son état, auquel elle est toujours attachée, de Monsieur Amédée Bertolino, son voisin gâteux qui va se révéler d'un grand secours ou de tout le staff qui compose le café Aux Travailleurs où Diou a ses habitudes. Au niveau de l'enquête on part sur un schéma à la fois classique et solide autour d'une succession de meurtres et autres tentatives qui conduisent notre détective à investiguer auprès des entreprises de construction qui s'attellent à la mise en oeuvre du tramway, du percement d'un tunnel et de l'effondrement d'un mur de soutènement un soir d'orage. Un prétexte efficace pour mettre à jour les dérives dans ce milieu et dont on prend la pleine mesure par l'entremise de Shérif, un syndicaliste bedonnant mais perspicace qui va servir de guide pour notre détective privée. Une partie tellement réaliste que l'on se demande si Michèle Pedinielli ne s'est pas inspirée de faits réels qui auraient défrayé la chronique. On trouve d'ailleurs un article évoquant un effondrement du tunnel qui s'est produit au mois de juillet 2017. Quoi qu'il en soit on ne peut qu'apprécier ce polar dynamique et efficace qui nous entraine dans les différents quartiers de la ville à la rencontre de tout un panel de protagonistes détonants qui mettent en valeur, au gré d'échanges tonitruants, cette détective privée atypique que l'on se réjouit de retrouver dans Après Les Chiens (Aube noire 2019) et La Patience de L'Immortelle (Aube noire 2021), qui font suite ce premier opus très réussi.
Michèle Pedinielli : Boccanera. Editions de l'Aube. Collection Aube Noire 2021.
A lire en écoutant : Good Fortune de PJ Harvey. Album : Storie from the City, Stories from the Sea. 2000 Universal Island Records Ltd.

Lien : https://monromannoiretbiense..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Cigale17
  27 juin 2019
Si l'on excepte deux chapitres en italique non numérotés qui mettent en scène une courtière en immobilier, cette histoire est racontée à la première personne par Ghjulia Boccanera, détective privée. Au fait, prononcez Dioulia, ou même Diou tout court, c'est encore mieux.
Dan, son coloc qui connaît tout et tout le monde à Nice, a parlé d'elle à Dorian. le jeune homme vient la voir et lui propose une belle somme pour retrouver le meurtrier de son compagnon découvert étranglé dans son appartement. Il ne fait pas confiance à la police : les flics croient à un jeu érotique qui aurait mal tourné. Diou commence donc à enquêter à son tour et un second meurtre confirme ce qu'elle pense déjà : il ne s'agit pas d'un accident. Un crime homophobe, alors ? Faut voir… Elle collabore avec Jo, son ex-mari policier, mais les conclusions qu'ils tirent des éléments de l'enquête divergent souvent. Diou fait partie de ces nouvelles figures de femmes qui débarquent dans le polar depuis quelque temps. Elles ne sont plus très jeunes, pas spécialement belles, pas forcément infaillibles, et elles assument leurs faiblesses, leurs manques, leurs névroses et leurs ratages sentimentaux ou autres ! Voilà un personnage sympathique : une femme bien dans ses Doc Martens, libre de tout préjugé, autant qu'on peut l'être du moins, ouverte aux autres, compatissante, dont on comprend qu'elle a subi quelques coups durs, à commencer par la séparation d'avec Jo : il voulait des enfants, elle non, et ce n'est pas négociable.
J'ai bien aimé ce premier roman même si je n'ai pas trouvé l'enquête particulièrement bien ficelée. L'intérêt est ailleurs, me semble-t-il. Dans le personnage de Diou, je l'ai dit, mais aussi dans plusieurs personnages secondaires bien campés en peu de temps : Dan qui semble posséder des qualités semblables à celles de Diou, Dorian qui se bat pour connaître la vérité, monsieur Bertolino qui n'écoute que son courage, la famille syrienne qui fait preuve d'une remarquable résilience, et d'autres encore. J'ai bien aimé aussi la présentation de la ville de Nice, les balades dans la vieille ville, les mots de nissart parsemés au fil du texte, les considérations sur la ville qui change, etc. Mais ce que j'ai préféré, c'est le ton ! Ironique, mordant, décalé, bref, un plaisir ! Je lirai le prochain.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100

Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
fertiti65
fertiti65  
Comme tout quartier populaire passé aux nouvelles règles d'urbanisme, c'est devenu le paradis des bars et de la bouffe, des concept-stores et des magasins de fringues - un Éden rempli majoritairement d'Adonis qui semblent ne jamais dépasser les vingt-cinq ans même quand tu sens qu'ils sont plus près de l'andropause que de la première communion.
Commenter  J’apprécie          140
fertiti65
fertiti65  
Concevoir, me reproduire, perpétuer l'espèce...Faire un enfant. Ni en adopter un. Jamais. J'aime les enfants, les enfants des autres, tous les enfants de la terre. Mais je ne me suis jamais sentie en droit ni en capacité de devenir mère.
Commenter  J’apprécie          160
fertiti65
fertiti65  
J'aime cet endroit. Pas seulement parce qu'on y mange bien, des trucs préparés sous ton nez, mais parce que j'ai l'impression d'y être à ma place. Les sets en papier, Pierrot qui rougne derrière le comptoir du bar en faux bois, les commandes, les rires et les vannes qui fusent. Et la chaleur de tout le monde : ici, quand on te demande comment ça va, on écoute la réponse.
Commenter  J’apprécie          90
rkhettaoui
rkhettaoui  
J’essaie d’agripper ce qui m’étouffe mais mes doigts ne saisissent rien, je me laboure la peau pendant que mon larynx commence à s’écraser.Plus d’air. Plus d’air du tout. Ça ne peut pas. Finir comme ça. Je dois pouvoir respirer. Ce n’est pas possible de mourir. Pas moi. Pourquoi m’empêche-t-il de respirer ? J’essaye de penser. Mais il n’y a plus d’oxygène dans mes poumons. Il n’y a plus d’oxygène pour moi, nulle part. Je m’apprête à basculer dans le grand rien quand je perçois au travers du brouillard sale qui m’étouffe une sorte de hurlement. Je ressens un sursaut et la pression sur ma gorge se relâche. Une autre secousse, un corps qui s’écroule de toute sa masse sur moi. À plat ventre, le nez collé au sol, je respire. J’avale, j’engloutis l’oxygène. J’aspire tout, air et poussière, par la bouche, par le nez. Une fois, deux fois, dix fois. Je respire pour aujourd’hui, pour demain, pour tous les jours. Plus jamais. Plus jamais. Il faut respirer. Et vivre.
Commenter  J’apprécie          20
Cigale17
Cigale17  
Le gentil ouvrier est un objet publicitaire que l'entreprise offre à ses contacts ou à son encadrement méritant. Le cynisme des gens du marketing, ou leur total manque d'imagination les a fait concevoir un prolo dont la tête héberge les documents virtuels des cadres qui l'exploitent. Le petit ouvrier n' intéressé ni les cambrioleurs, ni les enquêteurs. Je l'empoche. (p. 42)
Commenter  J’apprécie          40

Video de Michèle Pedinielli (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michèle Pedinielli
Michèle Pedinielli, Estelle Tharreau et Cécile Cabanac vous donnent un cours de psychogéographie du crime...
autres livres classés : niceVoir plus
Notre sélection Polar et thriller Voir plus





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
2501 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre