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ISBN : 2815927268
Éditeur : L'Aube (01/02/2018)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Si l’on en croit le reste de l’Hexagone, à Nice il y a le soleil, la mer, des touristes, des vieux et des fachos. Mais pas que. Il y a aussi Ghjulia - Diou - Boccanera, quinqua sans enfant et avec colocataire, buveuse de café et insomniaque. Détective privée en Doc Martens. Un homme à la gueule d’ange lui demande d’enquêter sur la mort de son compagnon, avant d’être lui-même assassiné. Diou va sillonner la ville pour retrouver le coupable. Une ville en chantier où d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Cigale17
  27 juin 2019
Si l'on excepte deux chapitres en italique non numérotés qui mettent en scène une courtière en immobilier, cette histoire est racontée à la première personne par Ghjulia Boccanera, détective privée. Au fait, prononcez Dioulia, ou même Diou tout court, c'est encore mieux.
Dan, son coloc qui connaît tout et tout le monde à Nice, a parlé d'elle à Dorian. le jeune homme vient la voir et lui propose une belle somme pour retrouver le meurtrier de son compagnon découvert étranglé dans son appartement. Il ne fait pas confiance à la police : les flics croient à un jeu érotique qui aurait mal tourné. Diou commence donc à enquêter à son tour et un second meurtre confirme ce qu'elle pense déjà : il ne s'agit pas d'un accident. Un crime homophobe, alors ? Faut voir… Elle collabore avec Jo, son ex-mari policier, mais les conclusions qu'ils tirent des éléments de l'enquête divergent souvent. Diou fait partie de ces nouvelles figures de femmes qui débarquent dans le polar depuis quelque temps. Elles ne sont plus très jeunes, pas spécialement belles, pas forcément infaillibles, et elles assument leurs faiblesses, leurs manques, leurs névroses et leurs ratages sentimentaux ou autres ! Voilà un personnage sympathique : une femme bien dans ses Doc Martens, libre de tout préjugé, autant qu'on peut l'être du moins, ouverte aux autres, compatissante, dont on comprend qu'elle a subi quelques coups durs, à commencer par la séparation d'avec Jo : il voulait des enfants, elle non, et ce n'est pas négociable.
J'ai bien aimé ce premier roman même si je n'ai pas trouvé l'enquête particulièrement bien ficelée. L'intérêt est ailleurs, me semble-t-il. Dans le personnage de Diou, je l'ai dit, mais aussi dans plusieurs personnages secondaires bien campés en peu de temps : Dan qui semble posséder des qualités semblables à celles de Diou, Dorian qui se bat pour connaître la vérité, monsieur Bertolino qui n'écoute que son courage, la famille syrienne qui fait preuve d'une remarquable résilience, et d'autres encore. J'ai bien aimé aussi la présentation de la ville de Nice, les balades dans la vieille ville, les mots de nissart parsemés au fil du texte, les considérations sur la ville qui change, etc. Mais ce que j'ai préféré, c'est le ton ! Ironique, mordant, décalé, bref, un plaisir ! Je lirai le prochain.
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mn31
  27 octobre 2018
Auteur rencontrée au Festival international des littératures policières de Toulouse en octobre. Un premier roman. Il ne m'en fallait pas plus pour m'intéresser à ce polar qui entraîne le lecteur dans le vieux Nice, ville natale de Michèle Pedinielli.
Voici une histoire qui commence comme tout bon polar qui se respecte par un meurtre. Crime sexuel qui touche le milieu gay ou pas? La détective c'est Boccanera, la cinquantaine déjantée et désenchantée. Elle est engagée par un jeune homme qui va être assassiné à son tour. Elle va mener l'enquête à ses risques et périls et remonter jusqu'au coupable. Cette femme a un sacré tempérament et...des failles, ce qui la rend d'emblée sympathique. On la suit donc jusqu'au dénouement final.
Le livre est facile et très agréable à lire. Des phrases courtes, un ton ironique qui se détache des scènes d'action. Un rythme soutenu qui va crescendo. Plusieurs personnages gravitent autour du personnage principal, plutôt bien cernés et haut en couleurs qui donnent une saveur supplémentaire au roman. De facture assez classique et chronologique, on a cependant affaire à un bon polar au style vif qui respecte les invariants du roman policier: meurtres, intrigue sous forme d'enquête, mobile et coupable. Et qui n'a d'autre but que nous distraire en jouant avec les codes: pas un détective mais une détective courageuse et plus toute jeune, Nice en toile de fond que l'on découvre comme si on se baladait dans les ruelles et les quartiers typiques, un ancien compagnon dans la Police, un peu de sexe, un mobile qui sent la magouille autour d'un chantier important, des documents compromettants... Un cocktail trépidant.
Pour un premier roman c'est réussi et il est fort à parier que le style va se bonifier avec le temps! J'ai aimé.
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Sharon
  17 novembre 2018
J'ai lu ce roman presque d'une traite – c'est dire à quel point je l'ai apprécié.
Bien sûr, ce serait facile de dire que c'était une lecture facile puisque je l'ai lu aussi facilement. Il n'en est rien.
Déjà, l'héroïne est hors norme. Si les femmes flics sont déjà peu représentées dans la littérature policière, que dire des femmes détectives privées ? Que dire aussi des femmes qui ont atteint la cinquantaine, et qui ont fait le choix – définitif – de ne pas avoir d'enfants, sans se justifier à tout bout de champs. Elle est restée proche de son ex-mari, policier, qui a mis fin à leur mariage pour cette raison, justement. Son travail de détective privé n'est pas toujours très exaltant, entre routine et opération franchement ennuyeuse. Seulement, l'affaire qui se présente à elle est différente. C'est Dan, son colocataire, oiseau de nuit, qui lui a trouvé ce client. Point positif : Diou n'a aucun préjugé, contrairement à d'autres enquêteurs, et le fait que Dorian veuille faire toute la lumière sur la mort de son compagnon, assassiné au cours d'un jeu érotique qui a mal tourné selon la police, est tout à fait dans ses cordes. Problème – et de taille : Dorian est assassiné à son tour, visiblement par le même assassin. Encore un jeu sexuel qui aurait mal tourné ? Les clichés ont désormais la vie dure, mais c'est tellement facile de foncer dans la première piste qui se présente !
Ce que j'ai aimé, c'est, en plus de la personnalité de Diou, la galerie de personnages haut en couleurs qui entoure la détective. Il y a Jo, son ex-mari, toujours prêt à l'aider, même s'il conserve sa mentalité d'enquêteur de police. il est aussi ses héros du quotidien, qui, tel monsieur Amédée d'un bon coup de marteau vous envoie un agresseur au tapis, voire au-delà. Il est des personnes aussi qui naviguent entre les deux, ni bons, ni réellement mauvais comme le frère de la seconde victime.
Et si le véritable personnage, c'était la ville de Nice, avec ses vieux quartiers, ses rues où il est parfois difficile de circuler, ses habitants et ses magouilles aussi ? Nice est au coeur de l'intrigue, qui n'aurait pu se passer ailleurs. Elle nous rappelle aussi qu'elle n'est pas loin de la frontière italienne, et qu'il est des personnes, humaines (ce n'est pas toujours un pléonasme) qui pensent à aider autrui.
Boccanera – un roman haut en couleurs qui vous plaira à condition de ne pas être frileux.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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CaroMelu
  15 juillet 2019
Un petit polar bien sympa que j'ai pris plaisir à lire ! L'intrigue se déroule à Nice et c'est très chouette de suivre l'héroïne dans la ville. le personnage de l'enquêtrice est une presque quinqua qui ne rentre pas dans les cases (et porte des docs ! J'adore!). J'ai beaucoup aimé aussi le ton de la narration, qui est souvent très drôle (j'ai pouffé de rire à plusieurs moments).
A découvrir !
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BobPolar
  03 juin 2019
« Concevoir, me reproduire, perpétuer l'espèce… Faire un enfant. Ni en adopter un. Jamais. J'aime les enfants, les enfants des autres, tous les enfants de la terre. Mais je ne me suis jamais sentie en droit ni en capacité de devenir mère. C'est un sentiment que j'ai toujours réussi à expliquer et défendre fermement, face à mes copines et même à mes parents. »
Celle que l'on surnomme Diou Boccanera, Diou pour Ghjulia (prononcé Dioulia en corse) a la cinquantaine intrépide et déterminée - notamment son choix de ne pas avoir d'enfant -, est détective et tombe sur une affaire qui va s'avérer inquiétante. Un jeune gay est assassiné et peu de temps après c'est son partenaire. Une poignée de personnages - dont son-ex mari - au va se mêler de gré ou de force à cette enquête.
« Je connais son talent d'enquêteur. Je connais sa perception particulière qui lui fait douter des évidences. Quelque chose qu'on a en commun. Qui nous a empêchés de nous bercer d'illusions et de nous mentir à nous-mêmes. Cette sensibilité qui donne une lucidité trop tranchante quand il s'agit de vivre ensemble. »
Michèle Pedinielli dans son premier polar dévoile celle qui sera vraisemblablement le principal protagoniste de ses prochains romans. Il ne fait aucun doute quelle s'est appliquée à brosser les portraits des acteurs mis en scène et celui de sa chère ville de Nice. Cela offre un confort de lecture et ainsi le déroulement de l'intrigue n'en est que mieux servi. le récit est soutenu par un style vif parfois coloré. Boccanera, la bouche noir, croque le lecteur et ne le lâche plus.

Lien : http://bobpolarexpress.over-..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   06 février 2018
J’essaie d’agripper ce qui m’étouffe mais mes doigts ne saisissent rien, je me laboure la peau pendant que mon larynx commence à s’écraser.Plus d’air. Plus d’air du tout. Ça ne peut pas. Finir comme ça. Je dois pouvoir respirer. Ce n’est pas possible de mourir. Pas moi. Pourquoi m’empêche-t-il de respirer ? J’essaye de penser. Mais il n’y a plus d’oxygène dans mes poumons. Il n’y a plus d’oxygène pour moi, nulle part. Je m’apprête à basculer dans le grand rien quand je perçois au travers du brouillard sale qui m’étouffe une sorte de hurlement. Je ressens un sursaut et la pression sur ma gorge se relâche. Une autre secousse, un corps qui s’écroule de toute sa masse sur moi. À plat ventre, le nez collé au sol, je respire. J’avale, j’engloutis l’oxygène. J’aspire tout, air et poussière, par la bouche, par le nez. Une fois, deux fois, dix fois. Je respire pour aujourd’hui, pour demain, pour tous les jours. Plus jamais. Plus jamais. Il faut respirer. Et vivre.
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Cigale17Cigale17   27 juin 2019
Le gentil ouvrier est un objet publicitaire que l'entreprise offre à ses contacts ou à son encadrement méritant. Le cynisme des gens du marketing, ou leur total manque d'imagination les a fait concevoir un prolo dont la tête héberge les documents virtuels des cadres qui l'exploitent. Le petit ouvrier n' intéressé ni les cambrioleurs, ni les enquêteurs. Je l'empoche. (p. 42)
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rkhettaouirkhettaoui   06 février 2018
Savoir s’adapter au client, c’est la clé. Celui-là est juste un ingénieur italien. Pas un émir qatari ni un millionnaire russe. Sa maison est petite mais le quartier est très chic. Le solitaire en diamant. C’est tout, c’est bien. Elle attrape les clés dans le vide-poches qui ne contient rien d’autre que son trousseau. Elle jette un dernier coup d’œil pour vérifier que tout est à sa place : le verre de jus d’orange est dans le lave-vaisselle, les flacons de vitamines disparus dans le tiroir. Tout est propre. Comme sa Mini, rutilante. Lorsqu’elle l’a choisie, elle a failli craquer pour un bleu dragée.
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rkhettaouirkhettaoui   06 février 2018
L’été, on peut attendre jusqu’à dix minutes avant de réussir à monter dans le bus. Donc, une file (lorsque ce sont des Anglais) ou un troupeau (le reste du monde) s’étire sur des dizaines de mètres au terminus, attendant de monter au compte-gouttes car seul un battant de la porte avant est ouvert. Comble de la perversité, le chauffeur est accompagné d’une seconde personne dont la fonction n’est pas de l’assister (comme en encaissant les billets pour accélérer le mouvement, par exemple), mais de demander aux voyageurs leur destination d’un air inquisiteur.
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mn31mn31   27 octobre 2018
C'était un grand blanc. Un bout de sommeil sans rêves, mais avec presque la conscience de l'inconscience. Je savais que je dormais et je savourais cette période de rien. Çà a duré un moment, juste le temps de penser, je dors et c'est bon, quand la sonnerie du téléphone est venue mettre un terme à ce qui ressemblait à de la félicité. (p.59)
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