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Michèle Pedinielli (Autre)
EAN : 9782815942218
224 pages
L'Aube (18/03/2021)
4.07/5   41 notes
Résumé :
Letizia Paoli a été assassinée. Pour Ghjulia – Diou – Boccanera, c’est d’autant plus une tragédie que cette jeune journaliste corse était la nièce de Joseph Santucci, son ancien compagnon. Pour enquêter sur ce meurtre, Diou débarque sur une île qu’elle a quittée depuis longtemps et dont elle ne maîtrise plus les codes. Dans les montagnes de l’Alta Rocca, elle doit se confronter à des habitants mutiques, encaisser des coups sans sommation et affronter ses propres sou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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fertiti65
  31 mars 2022
C'est le troisième et dernier livre de l'autrice Michèle Pedinielli que je lis. Je trouve que son écriture à évoluer dans le bon sens. Son premier "Boccanera" est pas mal, c'est un polar de bonne facture. Son. deuxième "Après les chiens" est nettement mieux. Les deux premiers romans se passe dans le Vieux-Nice où Diou Boccanera, l'héroïne qui est détective privée enquête sur des meurtres. Ce troisième opus se passe en Corse. Son ex, Joseph Santucci, vient de perdre sa nièce, Letizia, elle a été assassinée et brûlée dans une voiture. Il se rend à l'enterrement en Corse et emmène Diou avec lui pour qu'elle fasse son enquête et confonde le meurtrier avant la police . Diou est native de Corse par ses grands parents, mais cela faisant longtemps qu'elle n'était pas revenue sur l'île et ne maîtrise plus les codes. C'est à travers cette magnifique région, qui sent bon les épices et le maquis que Diou va enquêter. Entre les terres qui brûlent, les spéculations immobilières et le mutisme des habitants de l'Alta Rocca, Diou à fort à faire. Heureusement qu'il y a quelques personnes sympathiques qui vont l'aider, l'air de rien.
Un très bon polar qui sent bon le Sud.
Je vous le conseille bien volontiers.
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fbalestas
  11 août 2021
Une fois n'est pas coutume : je lis un polar corse.
Nous sommes du côté de Propiano, dans des paysages magnifiques. Une jeune journaliste de France 3 Corse, Letizia, très appréciée des siens comme de ses collègues, est sauvagement assassinée et son corps brûlé dans un coffre.
Son oncle Jo Santucci, flic à Nice, aimerait s'occuper de l'enquête, mais c'est impossible. Alors il se résout à en parler à Ghjulia Boccanera, qu'on appelle plus simplement Diou, 50 ans environ, née en Corse mais travaillent elle aussi à Nice, et native de Corse, et détective privée de son métier.
Diou est aussi l'ex compagne de Jo, et connaît très bien Letizia et sa mère Antoinette. Elle ne peut refuser d'aider son ex, même si cela signifie retourner sur ses terres natales et retrouver des gens qu'elle a quittés comme à regret il y a quelques temps.
Commence alors une enquête en parallèle de celle que mène la police : Letizia a-t-elle été tuée à cause de ses enquêtes en tant que journaliste ? de mystérieux feux démarrent sur des parcelles ciblées, et pourraient faire l'affaire de promoteurs peu scrupuleux. Mais il y a aussi des oliviers centenaires sauvagement déracinés et replantés fort opportunément dans des jardins somptueux : un trafic qui semble rapporter gros à ces malfrats qui saccagent ces arbres qui ne résisteront pas longtemps à ce déménagement.
Diou est têtue. Sa ténacité est nécessaire, parce que nombreux sont ceux qui essayent de la détourner de son enquête en sous-main. Mais elle le fait pour son ex belle famille, et notamment pour la petite Marie Stella, deux ans et demie, la fille de Letizia, privée subitement d'une mère que tout le monde aimait dans son village.
La vérité éclatera dans les dernières pages. Comme toujours elle se cache derrière des apparences trompeuses. Mais l'intérêt principal n'est pas là, mais plutôt dans la description fidèle de paysages corses, de personnages secondaires savoureux – à l'image du maire du village, octogénaire, érudit, qui donne à Diou les clefs pour comprendre ce qui se passe autour d'elle.
Une écriture plutôt râpeuse et non sophistiquée mais efficace pour mener un bon polar jusqu'au bout.
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RomansNoirsEtPlus
  13 septembre 2021
Les rapports familiaux ne sont jamais chose facile. Ceux qui animent les familles corses peuvent prendre des tournures dramatiques quand on connaît leur caractère bien trempé et leur sang chaud.
Gjhulia (Diou pour les intimes) Boccanera a quitté depuis longtemps le nid et l'Ile de Beauté pour s'installer sur le continent, à Nice, où elle exerce le métier de détective privée. C'est justement à ce titre que Jo Santucci - commandant de police à Nice et l'ancien compagnon de Gjhulia -lui demande de l'aide. Sa nièce, journaliste à FRANCE 3 Corse, vient d'être sauvagement assassinée et il a besoin de son concours pour découvrir son meurtrier.
Direction la Corse donc et la région de l'Alta Rocca où la famille Santucci est installée depuis plusieurs générations. Lors de son enquête Gjhulia va ainsi (re)découvrir les us et coutumes d'un pays qu'elle a perdu de vue mais aussi que la journaliste tenait un blog évoquant différentes affaires sur lesquelles elle avait investigué de manière confidentielle. Une de ces enquêtes privées recèlerait-elle une des raisons qui pourrait expliquer ce crime ? À moins qu'en arrivant à briser l'omerta elle découvre un secret de famille bien gardé pouvant également la mener vers une piste sérieuse…
J'ai immédiatement été conquis par l'écriture lumineuse de l'auteure. Une prose qui vous plonge dans ce passionnant récit d'où transpirent d'odorantes senteurs , de magnifiques couleurs qui donnent envie de partir dans cette île si captivante par sa beauté authentique entre montagne et mer au bleu azuréen .
On y suit notre héroïne qui fait un come-back remarqué dans sa terre natale. Elle qui se plaît dans l'urbanité, retrouve le maquis et une certaine ruralité revendiquée , l'âpreté des habitants comme cette suite de virages à n'en plus finir , à l'image du caractère tortueux des corses. Elle va également faire connaissance de beaux personnages qui ont de fascinantes histoires à raconter et qui sont aussi la mémoire vive du village. Côté face cachée, elle va apprendre ce qu'est l'écobuage immobilier, cette pratique qui consiste à brûler une terre non constructible que l'on veut transformer en futur paradis pour promoteurs. L'imagination et l'appât du gain n'ayant aucune limite, certains ont également eu la riche idée de déterrer des oliviers millénaires pour les vendre à des bobos ou à des collectionneurs.
Un roman qui s'engloutit en quelques heures avec l'impression de ne pas avoir vu le temps passer et d'avoir redécouvert à travers ces pages cette Corse éternelle qui peut abriter malgré elle de sombres drames.
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Matatoune
  14 avril 2021
Avec La patience de l'immortelle, Michèle Pedinielli abandonne la tribu d'amis et le quartier du Vieux Nice habituel de Ghjulia Boccanera, sa détective, pour la transporter sur un meurtre dans l'île de Beauté.
Letizia Paoli est une journaliste à France 3 de 26 ans, reconnue pour son professionnalisme et son charisme. Elle est aussi la nièce de Joseph Santucci, l'ex de Boccanera, commandant de police à Marseille. Lorsqu'on retrouve son corps, une balle dans la nuque, carbonisé dans le coffre d'une voiture, la stupéfaction et la douleur inonde la famille. Car le mode opératoire interroge : C'est un « barbecue marseillais » selon Jo et la police locale !
Dans l'impossibilité de pouvoir enquêter lui-même, Jo demande à Boccanera de trouver l'auteur de cet assassinat qui fait penser clairement à un règlement de compte.
Le blog de Letizia contient-il une partie de la réponse ? Car la journaliste avait l'habitude d'y consigner ses diverses investigations. Ou est-ce un assassinat pour se venger d'un drame familial, mais lequel ? Lorsque le mari de Letizia, jean-Noël, disparait à son tour, le mystère s'épaissit. Même si la gendarmerie locale souhaite avoir les coudées franches, la détective, malgré ses liens avec la famille, ne peut qu'essayer de trouver des indices..
Vient compléter cette présentation, trois portraits féminins. Celui d'Antoinelle, la soeur de Jo, qui malgré le décès de François, son mari, a continué à apporter à Letizia toute la bienveillance dont elle avait besoin pour grandir au mieux. Puis, il y a Diane, la meilleure amie d'Antoinelle, venue avec son fils s'installer dans sa maison à la mort du mari, capable d'être la cerbère détestée par Diou. Et, il y a la plus jeune, Marie Stella, deux ans et demi, fille de Letizia et de Jean-Noël, qu'il faut protéger et continuer à aimer malgré le drame.
Non seulement, Boccanera retrouve une famille qu'elle a connue et appréciée lors de sa vie commune avec son compagnon mais elle retrouve aussi des racines qu'elle avait tenté d'oublier. L'enquête se mène en solitaire dans des décors magnifiques, rudesse et isolement semblant en être le leitmotiv. Car c'est une terre de coeur que décrit ici Michèle Pedinielli.
La détective peut compter uniquement sur un vieil autochtone, plutôt un sage, connaissant tous les secrets du coin, et un milan qui la suit dans ses différentes investigations.
Boccanera est complétement atypique. Où trouve-t-on une détective femme capable de résoudre une enquête difficile mieux que la police ? Car elle va trouver la vérité ! Moins « barré » que dans le précédent polar, elle gagne en épaisseur. Ses idées sont tout aussi engagées. Mais elle semble moins révoltée, plus chaleureuse, surtout lors des échanges avec Marie-Stella.
Mais ce qui fait la force de ce personnage, c'est sa capacité à penser au delà des représentations et des a-priori. C'est là sa vraie liberté, son champ des possibles très personnel, qui en fait un personnage de fiction inhabituel.
Il faut noter que cette liberté se retrouve aussi dans les autres personnages féminins, Antoinelle et Diane. Les femmes de Michèle Pedinielli sont capables de se dépasser et d'assumer, contre vents et marées, leurs responsabilités.
Habituées à agir seules, elles affichent leur force, comme d'autres leur séduction, droites et têtes hautes. de plus, il s'agit, ici, de redonner fierté à celle qui fut bafouée.
La proximité avec le lecteur s'établit avec le tutoiement qui revient de loin en loin comme par hasard. du coup, l'impression de devenir le confident de Boccanera, et peut-être de Michèle Pedinielli, s'installe comme un lien amical. Ça renforce le plaisir de la lecture ! Et, puis il y a l'humour, très présent, comme une dérision du quotidien.
Évidemment (mais là il faut rester discret), il s'agit, comme dans toutes ses enquêtes, de dénoncer l'appât du pouvoir et de l'argent qui ne respecte rien, surtout pas l'humain !
Pour La patience de l'immortelle, Michèle Pedinielli offre son « enquête corse » où les trafics, tricheries et influences gangrènent son île, magnifique, encore sauvage au patrimoine naturel séculier. L'humour comme une pirouette vient éclaircir Avec sa détective, elle propose un polar singulier aux personnages féminins libres et attachants. A recommander !
https://vagabondageautourdesoi.com/2021/04/14/michele-pedinielli-la-patience-de-limmortelle/
Lien : https://vagabondageautourdes..
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Sokleine
  29 mars 2021
J'ai lu ce livre dans le cadre de la dernière Masse Critique Mauvais Genres : Pièces à conviction et je remercie donc chaleureusement Babelio et les Editions de l'Aube Noire de me l'avoir fait parvenir.
La Patience de l'Immortelle met en scène Ghjulia - dite Diou - Boccanera, native de Corse, la cinquantaine, et détective privée, qui officie habituellement à Nice. C'est le troisième roman de Michèle Pédinielli. Je n'ai pas lu les deux premiers, mais cela n'a aucune importance pour le déroulement de l'intrigue qui se situe aux fins fonds de la Corse du Sud, dans l'Alta Rocca. Relief accidenté, routes sinueuses, maquis, champs d'oliviers et senteurs méditerranéennes… Et comme décor un tout petit village isolé, seulement quelques maisons ancestrales, une église, un café où quelques rares habitués se retrouvent pour boire un verre, jouer aux cartes et apprendre les dernières nouvelles. Quel dépaysement et quel plaisir de plonger dans l'atmosphère envoutante de l'Ile de Beauté !
Letizia Paoli, une jeune mère de famille, belle intelligente, brillante journaliste à la télévision locale, vient d'être assassinée. Son corps, une balle dans la nuque, est retrouvé brulé dans le coffre de sa voiture. Qui l'a tuée ? Pour quel mobile ? Aurait-elle découvert un secret ? Une magouille politique ?
C'est Ghjulia, dont l'ex-compagnon était l'oncle de Letizia, qui va mener l'enquête en solitaire et se replonger dans ses souvenirs de jeunesse. Elle va être confrontée à la rudesse de la population locale, à son mutisme et ses codes particuliers. Réussira-t-elle à découvrir la vérité ?
Voici un polar agréable, délassant et très « soft » qui se lit rapidement et peut être mis entre toutes les mains. le style est simple et clair et les dialogues sont écrits sur un ton parfois très familier ou teinté d'humour. C'est donc un livre sympathique qui fait passer un bon moment.
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critiques presse (1)
Liberation   29 octobre 2021
Ecrit à la première personne du singulier, ce polar, récompensé au début du mois par le prix France Bleu du polar/Toulouse polars du Sud, se déguste telle une gorgée de myrte, une senteur d’immortelle. Il est brûlant de soleil et de rancœurs mais très drôle aussi car Michèle Pedinielli, «née d’un mélange corse et italien» et que l’on associe assez bien à Diou, a un humour qui sait faire mouche.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
ManouBManouB   06 mai 2022
...en Corse, on ne conduit pas, on pilote. Sur un territoire où la seule ligne droite est tracée dans la plaine orientale, c'est-à-dire bien loin d'où on se trouve, le Code de la route ressemble à une blague pour le touriste qui découvre un panneau 90 au milieu de la série de virages montagnards à la limite de l'épingle à cheveux alors qu'il peine à atteindre les 40 kilomètres à l'heure. Et c'est une entrave pour les Corses qui ne voient pas pourquoi ils ne pourraient pas doubler le pinzutu tétanisé devant eux, même si ligne droite au milieu, pas de visibilité en face, et ravin à droite.
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ManouBManouB   06 mai 2022
Depuis toujours, la Corse me parle en français avec l'accent corse.
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fertiti65fertiti65   29 mars 2022
Attention, je suis capable de frémir devant un brin d'herbe vert tendre, de ressentir la caresse d'un champ qui se couche sous le vent ou de méditer en observant la branche d'un saule plongée dans une rivière où paressent des truites qui n'attendent apparemment qu'une fausse mouche pour entrer dans l'histoire. Mais il faut juste qu'un auteur américain me souffle ce brin d'herbe, ce champ et cette rivière. Pour m'émouvoir, il faut donc passer par la puissance de l'écrivain et par la fidélité de son traducteur. Avec moi, la nature a besoin de quelques filtres littéraires.
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fbalestasfbalestas   11 août 2021
Letizia est morte ? Je ne comprends pas. J’essaie de détacher les trois mots. Letizia. Est. Morte. Puis de les répéter plus vite, Letiziaestmorte. Je cherche une signification cachée, j’essaie un code, je tente le double fond du tiroir. Letizia est morte. Ca n’a toujours pas de sens. Parce que Letizia, je n’en connais qu’une, c’est la nièce de Jo, la fille de se sœur Antoinette. Mais la nièce de Jo, la fille de sa sœur Antoinette, est une magnifique jeune femme qui n’a aucune raison de mourir. Je revois son visage parfois à la télévision à l’heure des informations régionales quand mon pouce zappe sur le canal de France 3 Corse où elle présente les journaux, vêtue d’un tailleur strict, comme pour faire oublier son visage juvénile.
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fertiti65fertiti65   30 mars 2022
Un moment suspendu avant que la réalité des autres ne te rattrape. Une parenthèse flottante, hors du temps et des conventions. Cet espace de légèreté, interdit par ailleurs. Car le monde n'est pas léger. Il fait la gueule en permanence. Le monde est lourd comme une putain de croix à porter juste pour pouvoir vivre dans une vallée de larmes. On a tous le droit de s'évaporer de temps en temps.
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