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EAN : 9782352073017
95 pages
Éditeur : Audie-Fluide glacial (16/04/2014)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Pedrosa s'attaque à nouveau, dans sa chronique du quotidien vert, à cette constante du militantisme politique qui touche encore plus les écolos pratiquants que les autres : la confrontation entre les principes et la réalité. C'est toujours aussi bien vu, bien senti et bien drôle et surtout ce qui ne gâche rien, très beau.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Nastasia-B
  12 juillet 2014
Cyril Pedrosa, en simple citoyen engagé, attire avec humour notre attention sur beaucoup de questions qui parsèment notre quotidien. Cette bande dessinée est une compilation de planches publiées initialement dans Fluide Glacial, puis regroupées par la suite en deux volumes, lesquels deux volumes sont recyclés et compactés ici en un seul volume.
Il y a de nombreuses choses à dire sur ce livre, à commencer par le style graphique de l'auteur. Personnellement, j'adore son trait, à la fois " croquis " et très sophistiqué. le dessin, parfois minimaliste parfois fourmillant de détails très fins et très finement observés, est toujours juste et constant.
On sent une grande maîtrise et ça fait plaisir de voir un dessinateur qui sait dessiner (c'est devenu rare par les temps qui courent), sans erreur de proportion, sans approximation graphique. Il est également palpable que l'auteur est passé par l'animation car il possède une grande aisance dans la façon de faire bouger ses personnages. le dessin au trait est mis en relief par un camaïeu de verts tendres, écologie oblige.
À certains égards, j'aurais tendance à rapprocher son style de celui du Québécois Michel Rabagliati qui lui aussi excelle dans l'art du détail et de l'autobiographie. Transition toute trouvée pour aborder un second aspect de l'ouvrage : l'autobiographie.
Cyril Pedrosa a choisi un angle autobiographique original en nous parlant de ce qui constitue une partie importante de son quotidien : son engagement écologiste et solidaire pour un monde durable.
C'est avec beaucoup d'humour et de la distanciation qu'il nous rapporte les mille et une galères, les mille et une contradictions que doivent essuyer ceux d'entre nous qui veulent avoir un comportement citoyen responsable, en consommant local, en consommant bio, en maîtrisant leurs dépenses énergétiques et en tentant d'enrayer la spirale continue de la société de (sur)consommation.
Je me suis reconnue dans les situations décrites et à beaucoup d'égards, j'ai le même engagement et parfois... les mêmes déconvenues. Mais, au-delà des anecdotes cocasses et ludiques, il y a aussi une vrai question philosophique, un vrai choix de vie, un vrai enjeu global dont nous sommes tous responsables.
Il ne nous cache pas les contradictions qu'engendrent cette vision de la vie avec le désir de vivre dans un certain confort et avec une ouverture culturelle. Ne serait-ce que le désir de voyager et de connaître autre chose que son petit nombril qui se heurte fatalement à un problème de pollution via les transports.
Manger bio, très bien, mais c'est aussi une gageure au quotidien et ça vous coûte un bras. Sans compter l'inévitable étiquette sociale qu'on vous colle sur le front : " ÉCOLO ", " BOBO ", " EMMERDEUR ", etc. Bref, ce n'est pas simple, ça demande beaucoup d'énergie et de sacrifices jour après jour et l'on a une furieuse impression soit de se couper d'une grande partie de l'humanité soit d'être une mouture moderne et encore plus ridicule de Don Quichotte. Mine de rien, être écolo, vraiment écolo, ça demande une sacrée force de caractère pour souvent beaucoup de déconvenues.
Et c'est tout ça qu'exprime très bien Cyril Pedrosa, avec un axe très fort sur la cellule familiale, transmettre des valeurs et des idées à ses enfants sans que ceux-ci se fassent stigmatiser à l'école, etc. Et encore, on peut dire que l'auteur évite l'une des principales anicroches qui peuvent se faire jour : celle de l'incompréhension entre conjoints (j'en connais un rayon sur ce thème) car lui et sa femme sont plus ou moins sur la même longueur d'onde. Cependant, même d'accords entre eux, les seules différences de " degré " d'implication écologique peuvent créer de petits heurts qu'il illustre fort bien.
Il me faut maintenant dire quelques mots de l'objet livre. C'est tout d'abord une couverture très sympa sur un épais carton bis recyclé, laquelle non blancheur du support permet des rehauts de blanc très réussis. L'ensemble de l'ouvrage a été réalisé dans un soucis de qualité et de respect écologique évident, en phase avec le propos, ce sur quoi l'une des planches nous avertit et ne se fait pas d'illusion quant à la portée.
D'une façon générale, ce livre est vraiment une réussite et je tiens premièrement à féliciter Fluide Glacial et deuxièmement à remercier chaleureusement Fluide Glacial pour son aimable envoi dans le cadre de Masse Critique, ainsi que Babelio, le grand dispensateur d'ouvrages. J'aimerais toutefois émettre deux seuls bémols, l'un pour l'éditeur et l'autre pour l'auteur.
Concernant l'éditeur, bien que le format du livre ne soit pas petit (planches de 20 x 25,5 cm), le format des dessins a été réduit par rapport à la taille originale et l'on perd tant en lisibilité qu'en détails sur le dessin. C'est un peu gênant à la lecture.
Concernant l'auteur, la quantité de jurons par mètre carré est légèrement au-dessus du taux communément admis entre gens socialement responsables. On peut mettre ça sur le compte du fait que le texte est garanti bio et sans traitement ce qui explique la recrudescence de mauvaises herbes langagières...
En guise de conclusion, une vraie bonne BD, 90 pages sympas, divertissantes et avec beaucoup plus d'épaisseur qu'il y paraît à première vue, une incitation à la réflexion sociale et à examiner nos choix de vie. Mais ce n'est bien évidemment que mon avis, avec présence possible de parasites car brut et non traité, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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LePamplemousse
  22 juillet 2014
Personnellement, même si j'adhère au concept de vie écologique, à part trier mes déchets et couper le robinet d'eau pendant que je me lave les dents, je ne vais pas beaucoup plus loin dans ma mission de sauvetage de la planète.
Oui, je mange de la viande plusieurs fois par semaine, je ne sais pas résister à une tablette de chocolat qui a parcouru la moitié de la planète avant de finir sa course dans ma cuisine et je prends plus facilement ma voiture que mon vélo quand il pleut !
Cyril Pedrosa, lui, tente de mettre en pratique ses convictions écologiques et son témoignage est aussi passionnant que follement drôle.
Pas si simple de faire coïncider des valeurs auxquelles on croit avec la réalité quotidienne et ses innombrables tentations.
Dans cet album il relate avec beaucoup d'humour ses déboires d'homme et de père de famille soucieux de préserver la planète tout autant que la santé de sa progéniture et ce, malgré son train de vie plutôt chiche.
Bah oui, n'oublions pas qu'un auteur de BD ne dispose pas d'un budget illimité surtout quand il s'agit de dépenser la moitié de son salaire pour acheter des céréales sans OGM ou du lait de chèvre bio chaque matin !
Ces petites chroniques du quotidien d'un homme engagé sont pleines de finesse et de dérision, car l'auteur n'oublie pas de se moquer de ses petits travers au passage.
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som
  21 juillet 2014
Ou les milles tribulations et tracas rencontrés par l'auteur pour accorder sa vie quotidienne à ses convictions écolos. Pas facile tous les jours de manger, s'habiller, consommer et se déplacer bio, sans parler de l'art délicat de la transmission à sa progéniture tout en modérant parallèlement l'enthousiasme débordant de sa tendre et chère. Et que dire de tous ceux qui mettent des bâtons dans les roues sans parler de la terrible tentation des saucisses cocktails beaucoup plus séduisantes (et bien moins chères) qu'un paquet de gâteaux achetés chez Biocoop ? Face à ces immenses difficultés, notre preux chevalier du vert tente de faire face avec dignité et constance …. ou pas, mais toujours avec un sens inoxydable d'autodérision. C'est avec un ton décapant et ultra drôle que Cyril Pedrosa fait passer son message et surtout son expérience à l'aide de vignettes dessinées sur fond vert.
Lu dans le cadre de Masse critique bd.
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photonoxx
  19 août 2014
Dans Autobio, Cyril Pedrosa nous propose, par de petites scénettes qui tiennent la plupart du temps en une ou deux pages, de découvrir sa famille de fervents défenseurs du bio, et écolos devant l'éternel.
Je ne sais pas à quel point ce livre est auto« Bio »graphique, ou s'il fait la part belle à l'imagination de l'auteur, mais on parcoure ce livre avec beaucoup de plaisir et souvent beaucoup de sourire. Même si personnellement je ne suis pas allé au éclat de rire, les situations sont je trouve plutôt bien senties et souvent un peu loufoques.
Le dessin est simple et plutôt agréable, par contre, j'ai trouvé les textes un peu petit pour mes yeux, certes pas très « performants »… Étant une intégrale des deux tomes d'Autobio, peut-être la compilation a-t-elle été faite sur un format plus petit, ce n'est cependant pas un gros problème, et la qualité de fabrication du livre est plutôt bonne et très agréable, genre couverture en carton recyclé !
Voilà et bonne découverte.
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Christelle83230
  05 novembre 2015
Auto bio, titre sous forme de jeu de mots pour désigner un engagement écologiste et solidaire sous une perspective autobiographique.
A travers de courtes scénettes, l'auteur, partisan du "consommons bio et local", tente de nous démontrer que le quotidien de ces citoyens aux comportement responsable n'est pas toujours rose : galères, contradictions et étiquette sociale apposée sur leur front.
Avec l'humour dont l'auteur sait faire preuve, cette intégrale, condensé de deux volumes, traitant du quotidien avec dérision et souvent ponctuée de jurons, est un réel succès. La couverture est sympathique, et l'art du détail propre à l'auteur est appréciable.
Dommage que la lisibilité des dialogues est ardue.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   13 juillet 2014
- Vous avez remarqué qu'il y a vachement plus de gens en vélo partout ? C'est chouette.
- Ouais, c'est géniaaal ! À Paris ils roulent n'importe où et c'est encore plus le bordel qu'avant...
- Rhaaaa, t'exagères...
[...]
- Les gens sont pas prêts, c'est tout.
- Mais non ! Justement ! Avec Vélib les vélos ne sont à personne ET ils sont à tout le monde. C'est la fin de la propriété ! La Révolution !... Quoi ?
- Dis-lui toi... Moi ça me fait de la peine...
- Mais quoiii ?
- À Paris, les gens ont commencé à mettre des cadenas sur les Vélib pour que personne d'autre qu'eux ne puisse les prendre...
(Grand silence.)
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Nastasia-BNastasia-B   11 juillet 2014
DAVID CHAUMEL : Et alors ici, c'est une mairie de gauche ou de droite ? ... Histoire de savoir si on reste ou pas...
LE CHAUFFEUR : C'est une mairie apolitique.
DAVID CHAUMEL : Ah d'accord. C'est une mairie de droite alors...
LE CHAUFFEUR : Faire des ronds-points ou gérer des écoles, c'est ni de droite ni de gauche.
DAVID CHAUMEL : Ah ben si vous le dites...
LE CHAUFFEUR : Par exemple ici il y a un projet de rocade pour que le bagnoles puisse faire le tour de la ville. Droite ou gauche, tout le monde est d'accord. Sauf ces connards d'écolos bien sûr...
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Videos de Cyril Pedrosa (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Cyril Pedrosa
Cyril Pedrosa vous parle de "La Flamme", un Aire Libre signé Jorge González.
La llamarada, la flamme, c'était le surnom de José Maria González, un grand joueur du football argentin à cause de sa chevelure qui lui donnait une allure de fusée quand il courait derrière le ballon. C'était aussi le grand-père du dessinateur Jorge González qui ouvre sa palette graphique pour retracer sa généalogie intime, en interrogeant l'héritage et la transmission de pères en fils au fil des générations.

"La flamme", disponible en librairie Feuilleter la BD : bit.ly/LaFlamme-AL
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