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EAN : 9782081442825
528 pages
Éditeur : Flammarion (08/05/2019)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 8 notes)
Résumé :
« Lorsqu’on joue de la samba dans une roda, on rit de sa propre misère. Moi et ma solitude, on se tient par la main, on se fraye un chemin au milieu de la musique, émerveillées de se voir si pitoyables et si magnifiques au même instant. »

Au Brésil, dans les années 1930, une orpheline travaille dans une plantation de cannes à sucre. Sa vie bascule lorsque surgit la fille pourrie gâtée du nouveau propriétaire. Alors que tout les oppose, Dores et Graça ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
musemania
  10 novembre 2019
Histoire d'une amitié, pas forcément comme les autres, les vies de Graça et Dores ont été intimement liées jusqu'à leur mort. Issue d'une famille riche qui entreprend la reprise d'une plantation de cannes à sucre, Graça va lier un lien intangible et indéfectible avec Dores, membre du personnel. Fuyant leur région, elles vont grandir ensemble, partageant le rêve commun de devenir des stars de la radio.
On suit les deux gamines par le récit qu'en fait Dores, devenue âgée, qui revient sur le cours de sa vie et de son amie, Graça. Comme dans un journal intime, elle y livre ce qu'elles ont vécu depuis leur enfance, étant un peu comme des chattes avec leurs 9 vies, tant leur destinée a été ponctuée de riches événements, bons ou parfois pénibles.
J'ai aimé cette atmosphère si riche et si envoûtante de l'Amérique latine et plus particulièrement, celle du Brésil. C'est parfumé, étincelant de lumières mais il ne faut pas oublier la misère et la pauvreté ressenties par le peuple dans les rues et ruelles des grandes villes brésiliennes.
Frances de Pontes Peebles m'a conté un Brésil (principalement dans ses faiblesses) depuis les années 30 et différent des décors de mes lectures habituelles. Alliant fiction à la réalité, on y découvre l'histoire politique et les étapes par lesquelles le peuple brésilien a été confronté au fil des années comme les héroïnes de ce roman. Même si l'un des thèmes principaux est l'amitié au fil des années, l'auteure n'en oublie pas moins les répercussions dans les différentes classes sociales. La musique, et en particulier, les musiques brésiliennes occupent une place très importante dans l'histoire. Tout mélomane, surtout de musiques latine, appréciera cette originalité.
J'ai trouvé ce livre beaucoup trop long. Selon moi, certains passages étaient trop tirés en longueur et auraient pu être raccourcis. En fin de compte, le livre aurait pu ne compter que la moitié des pages que cela aurait été suffisant pour ma part. J'ai longtemps dû batailler pour poursuivre ma lecture. La routine et la monotonie dans le récit m'ont souvent refroidie et donné envie d'abandonner ma lecture. Pourtant, j'ai souhaité poursuivre en espérant une digne fin, que je n'ai – hélas – pas trouvée. C'est donc en partie une déception que cette lecture.
Comme déjà dit dans d'autres chroniques moins positives, ceci n'est que mon humble avis personnel. Je ne vous dénigrerai jamais un livre parce que je ne l'ai pas aimé, sans tenté de trouver des éléments objectifs. C'est pourquoi je vous conseille de le lire, ou à tout le moins, d'essayer afin qu'on puisse partager nos points de vue.
Lu dans le cadre du Grand Prix des Lecteurs de l'Actu Littéraire.
Lien : https://www.musemaniasbooks...
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Labelettedusud
  08 octobre 2019
Comme je n'avais pas envie de jouer les Gene Kelly en chantant sous la pluie dans mon lalaland noyé sous les trombes d'eau, j'ai trouvé plus sympa de me trémousser dans mon fauteuil au son de la samba de l'air que tu respires.
Qui dit samba dit Brésil. Et c'est là, en 1930, dans une plantation de cannes à sucre que j'ai rencontré les deux héroïnes de ce roman. Dores, pauvre fille de cuisine timide et Graça, fille pourrie gâtée du propriétaire. L'arrivée d'un gramophone et des notes de musique qui s'en échappent vont rapprocher les deux adolescentes et les unir autour d'une même obsession : s'enfuir pour devenir chanteuses à la radio.
J'ai pris plaisir à les suivre dans leur fuite, leurs errements dans les quartiers pauvres de Rio et c'est en même temps qu'elles que j'ai découvert ce qu'était la vraie samba, pas celle des carnavals emplumés pour touristes.
L'histoire, bien construite, est racontée par une Dores vieillissante et attendrissante. Elle dit la difficulté de leur amitié, la jalousie que les différences de classe et de talent créent inévitablement.
Comme vous devez le sentir à travers ma chronique, même si j'ai suivi avec intérêt les péripéties des protagonistes, je n'ai pas spécialement vibré au rythme de la prodigieuse amitié de Dores et Graça. Il m'a manqué la petite musique intérieure, une écriture plus en émotion peut-être.
En plus, mon plaisir de lecture fut un peu gâché dans les 50 dernières pages par la multiplication des coquilles (la différence entre le futur et le conditionnel ne tient qu'à un S mais ça m'énerve quand il est manquant. C'est pas compliqué quand même !)
Globalement, ce fut toute de même une belle danse par un jour de pluie.

Lien : https://belettedusud.wixsite..
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MarineNavy
  05 novembre 2019
L'auteur de ce livre, nous livres pas seulement une histoire, un roman mais une véritable plongée dans la destinée de deux femmes complètement différente dans un Brésil d'avant guerre. Ce livre n'est pas seulement une histoire d'amour à double tranchant.. Non..mais une véritable ode à la samba.
L'un des plus beaux livre que j'ai lu !
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   07 juillet 2019
Graça n’était pas belle ; du moins, pas selon les normes en vigueur, à savoir comme quelque chose qui provoque soit du désir soit une envie de protection. Graça n’était ni voluptueuse ni délicate. Sa bouche, ses yeux, sa silhouette n’avaient rien d’extraordinaire. Mais si ces éléments étaient combinés à sa voix, son rire, son énergie brute et inextinguible, ses mouvements élancés, Graça devenait belle. À ses côtés, on avait le sentiment de participer à une incroyable aventure, à un destin qui avait du sens. Sa beauté ne résidait pas dans un trait particulier. Sa beauté se révélait à travers l’effet qu’elle produisait sur les gens – pareil à un shot d’alcool ou une ligne de coke. C’était comme un sort qui conférait intelligence, courage et amabilité, attributs dont on ignorait l’existence en nous-même avant qu’il nous les révèle.
J’ignorais tout ça lorsque nous étions enfants, bien entendu. Je m’en suis rendu compte bien des années plus tard, en voyant Graça dans son cercueil. Il était entouré de fleurs et Graça était allongée à l’intérieur, les yeux fermés et les bras croisés sur la poitrine. Elle portait une robe de soirée rouge et son rouge à lèvres rouge habituel, et pourtant elle paraissait étrangement ordinaire – une institutrice dans un costume d’actrice. Je me penchai vers elle, lui pinçai la joue. « Graça, arrête de plaisanter ! Lève-toi. S’il te plaît ? », murmurai-je jusqu’à ce que Vinicius m’éloigne.
Contrairement à Graça, je grandis en hauteur et non en rondeur. Mes chemisiers étaient trop courts ; mes jupes recouvraient à peine mes jambes tout à coup noueuses et peu coopératives. Je devais me pencher pour passer sous la porte de la cuisine. Les garçons d’écurie, les employés au moulin et même le senhor Pimentel devaient basculer la tête en arrière pour croiser mon regard. À Los Angeles, où nous vécûmes plus tard, faire un mètre soixante-dix-huit n’avait rien d’étrange au milieu de ces starlettes amazoniennes et de ces jeunes premiers bien charpentés ; mais pour le Brésil, j’étais plus qu’imposante. Adolescente, ma taille ne me dérangeait pas autant que les autres changements qui se produisirent dans mon corps. Ma poitrine était sensible et je fus horrifiée de voir des poils noirs me pousser sous les bras et entre les jambes. Les femmes de chambre et les filles de cuisine avaient des poils à ces endroits-là mais, sur elles, cela paraissait naturel. Joli, même.
À la fin de la journée, Nena renvoyait certaines filles à leur plan de travail parce qu’elles avaient oublié de bien nettoyer quelque chose.
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LabelettedusudLabelettedusud   08 octobre 2019
Il est toujours plus facile de penser que les intentions valent autant que le résultat, mais ce n'est pas vrai. Le résultat, c'est tout. Le résultat, c'est ce qu'il reste et il faut vivre avec. P348
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rkhettaouirkhettaoui   07 juillet 2019
Nous avons tous les mêmes parties du corps : lèvres, dents, langue, palais, qui se prolongent dans notre gorge par une série de petits muscles couverts de mucus. Nous inspirons, l’air percute les petits plis de ces muscles, ils vibrent et produisent un son. Si on a de la chance, on émet un chant. Bien entendu, c’est plus compliqué que ça ; nous avons peut-être tous les mêmes organes, la même capacité à sortir un son, mais toutes les voix ne se valent pas.
Pour Graça, chanter était aussi naturel que de respirer. Pour moi, c’était comme tenter de soulever un sac de trente kilos de sucre au-dessus de ma tête – quelque chose que je pouvais, à la longue, réussir à faire, mais avec beaucoup d’entraînement et d’efforts. Ce qui ne me découragea pas. La petite fille de douze ans que j’étais ne se souciait pas du fait qu’on puisse avoir un talent brut, un don naturel, ou des cordes vocales mieux fabriquées que les miennes – comme celles de Graça. Il me semblait naturel au contraire que je doive travailler le chant et pas Graça – après tout c’était une Demoiselle, et les Demoiselles n’avaient jamais à faire d’efforts. Moi, j’avais grandi avec l’idée qu’on n’a rien sans rien.
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rkhettaouirkhettaoui   07 juillet 2019
Chaque plantation avait une histoire de fantôme et la nôtre ne faisait pas exception : une femme s’était noyée dans la rivière et y vivait encore. Certains affirmaient qu’elle avait été tuée par son amant, d’autres par son maître, d’autres encore qu’elle s’était suicidée. Apparemment, on pouvait l’entendre chanter sous l’eau la nuit, soit pour son amant, soit pour attirer les gens dans l’eau afin de les noyer et de ne plus être seule ; les avis différaient selon qu’on croyait le fantôme gentil ou rancunier.
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rkhettaouirkhettaoui   07 juillet 2019
Les récoltes avaient toujours lieu en été, quand la terre est bien sèche. La rivière se tarissait, les routes craquelaient, l’eau avait un goût de terre. Mais les cannes restaient vertes et épaisses, leurs feuilles longues et coupantes comme des machettes. Marcher dans un champ qui n’avait pas encore brûlé, ce serait comme affronter un millier d’hommes. On serait découpé en morceaux. Ou mordu et tué par un serpent venimeux.
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