AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Jan Baetens (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
ISBN : 2804018970
Éditeur : Espace Nord (13/01/2008)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Venu à Villers pour y conduire une enquête sur des crimes vieux de plus de cinquante ans, le narrateur se trouve entraîné, presque malgré lui, dans la plus angoissante des aventures. Plusieurs meurtres vont se produire coup sur coup dans cette ville où le temps semble s'être assoupi. D'abord simple spectateur, le narrateur se trouve soudain mêlé à cette affaire incompréhensible et dont l'étau, cependant, se resserre progressivement autour de lui... L'intrigue de La ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Noctenbule
  15 septembre 2013
SPOILER. Difficile de parler de ce livre, surtout de la première histoire La Bibliothèque de Villers, sans dévoiler la fin. Car je n'arrive à choisir si j'ai détesté ou si je dois crier au génie. Dans la postface de Jan Baetens, on lit cela, "D'autre part, l'inachèvement programmé du texte est tel que la simple relecture individuelle, non écrite, ne sera jamais suffisante pour rendre justice à l'appel du livre." où "Il existe d'ailleurs de nombreuses anecdotes sur des lecteurs à bout de nerfs assaillant l'auteur de coups de fil dans l'espoir de lui arracher la clé supposée de l'énigme." En effet, j'étais accroché à cette histoire avec des meurtres et l'enquête pour découvrir qui peut bien les commettre. La fin de l'histoire arrive et le narrateur me dit qu'il sait qui est le coupable mais qu'il ne le dévoilera pas. Quoi?? Je relis la fin et je n'ai pas mal compris ou rater des éléments. Non, le secret sera garder par l'auteur.
Dans l'essai qu'il nous propose par la suite sur l'oeuvre d'Agatha Christie, il explique comment se construit les romans policiers. D'ailleurs, il parle un peu de sa nouvelle précédente "Il n'est pas impossible d'imaginer, en prolongeant cette idée, un roman dont la fiction serait suffisamment passionnante pour que le lecteur ressente, avec une très grande intensité, le désir de connaître son dernier mot. C'est ce dernier mot qui, précisément, lui serait refusé, le texte ne renvoyant, en sa fin qu'à lui-même et à sa relecture. le livre serait ainsi offert une seconde fois au lecteur qui pourrait alors, le relisant, y découvrir ce que, dans sa fièvre première, il n'avait pas su lire." Quel petit malin cet auteur.
Avec un certain talent d'écriture, où l'on sent tout de même la plume d'un chercheur, il m'a mené en bateau. Je suis partagée avec le génie de m'avoir tenu en haleine, d'avoir provoquer en moi de la colère, du mécontentement et celle de crier au mensonge. Comment peut-on emmener le lecteur dans cette attente pour le planter? L'essai sur Agatha ne m'a pas calmé. Bien au contraire, en plus, il me nargue par rapport à la création d'un roman policier.
Bref, une lecture que je ne risque pas d'oublier. Dois-je remercier mon libraire de me l'avoir conseillé? Je réfléchis encore.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
argali
  12 novembre 2014
Etrange ouvrage que celui-ci qui réunit une nouvelle policière d'une cinquantaine de pages – un exercice de style plutôt- et un essai de trente pages sur Agatha Christie et son écriture. Ce n'est qu'en lisant la postface qu'on comprend que « La Bibliothèque de Villers » est un hommage à Agatha Christie.
« La Bibliothèque de Villers » nous met en présence d'une énigme surprenante. Alors qu'il étudie des crimes s'étant déroulés en 1905 à Villers, le narrateur est mis en présence d'autres meurtres perpétrés dans la commune. Détail sordide, la victime se voit incruster post mortem une étoile dans le dos. Etoile semblant indiquer la localisation du corps dans Villers. Quel lien unit ces victimes ? Quel rapport y a-t-il entre ces meurtres et ceux de 1905 ? Et quel mobile pousse l'assassin ?
Texte aride, écrit à la fin des années 70, ce récit est influencé, de l'aveu de l'auteur, par le Nouveau Roman. Il possède cependant une certaine rythmique qui le rend agréable, peut-être en raison de l'emploi peu courant de l'indicatif présent. Ce texte à l'intrigue subtile est cependant frustrant car l'auteur détient le fin mot de l'énigme et le garde pour lui. Il se refuse à exposer les tenants et les aboutissants des crimes. Par ce fait, le lecteur devient en quelque sorte responsable de l'intrigue et de son dénouement. A peine la lecture achevée, il est clair qu'il va falloir la reprendre depuis le début, décrypter les moindres propos du narrateur, décoder son personnage, soupeser les mots, les triturer, les comparer... si on veut trouver le coupable.
Cette nouvelle décalée, écrite il y a plus de trente ans, reste cependant intemporelle. A chacun de l'apprécier (ou non) en fonction de sa sensibilité et de son expérience du policier.
Je m'étendrai moins sur la deuxième partie qui consiste en un essai assez pertinent de l'analyse du style d'Agatha Christie. Benoît Peeters y décrit son génie pour mieux essayer de le surpasser. A dévorer par les amateurs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
MarcBibliotheca
  04 novembre 2009
Un documentaliste, le narrateur, arrive à Villers pour y mener une enquête sur des meurtres vieux de plus de cinquante ans. Il s'installe donc à la bibliothèque afin d'y étudier les archives. le temps passe et d'un coup, plusieurs meurtres surviennet. D'abord simple spectateur, le narrateur se trouve soudain mêlé à cette affaire incompréhensible et dont l'étau, cependant, se resserre progressivement autour de lui...
...
Suite : Cliquez sur le lien ci-dessous!!!
Lien : http://bibliotheca.skynetblo..
Commenter  J’apprécie          30

critiques presse (1)
Actualitte   06 mai 2013
Ce sont donc trois textes indissociables qui s'enchaînent dans ce livre, donnant une dimension nouvelle à un exercice de style finalement assez intéressant.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
NoctenbuleNoctenbule   15 septembre 2013
Il n'est pas impossible d'imaginer, en prolongeant cette idée, un roman dont la fiction serait suffisamment passionnante pour que le lecteur ressente, avec une très grande intensité, le désir de connaître son dernier mot. C'est ce dernier mot qui, précisément, lui serait refusé, le texte ne renvoyant, en sa fin qu'à lui-même et à sa relecture. Le livre serait ainsi offert une seconde fois au lecteur qui pourrait alors, le relisant, y découvrir ce que, dans sa fièvre première, il n'avait pas su lire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
NoctenbuleNoctenbule   15 septembre 2013
Il existe d'ailleurs de nombreuses anecdotes sur des lecteurs à bout de nerfs assaillant l'auteur de coups de fil dans l'espoir de lui arracher la clé supposée de l'énigme.
Commenter  J’apprécie          30
julienraynaudjulienraynaud   16 janvier 2016
Peu d'hommes, je crois, auront, autant que moi, souffert par la littérature.
Commenter  J’apprécie          60
NoctenbuleNoctenbule   15 septembre 2013
D'autre part, l'inachèvement programmé du texte est tel que la simple relecture individuelle, non écrite, ne sera jamais suffisante pour rendre justice à l'appel du livre.
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Benoît Peeters (80) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Benoît Peeters
Vidéo de Benoît Peeters
autres livres classés : nouveau romanVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Français ou Belge ?

Georges Simenon

Francais
Belge

10 questions
301 lecteurs ont répondu
Thèmes : roman , littérature française , littérature belgeCréer un quiz sur ce livre