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François Rosso (Traducteur)
EAN : 9782070359288
368 pages
Éditeur : Gallimard (01/10/2009)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Dans un quartier populaire de Lisbonne, au début du XXe siècle, une famille d'artisans ébénistes est habitée par le deuil. La seule lumière vient des enfants et peut-être d'anciens pianos inutilisables,
qui, entassés dans un local attenant à l'atelier, semblent attendre de revivre. Au cœur de ce roman énigmatique et puissant, un récit à deux voix. Celle du fils, Francisco, mort d'épuisement pendant le marathon des Jeux Olympiques de Stockholm, en 1912, dont i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
  31 mai 2015
Un livre qui me déçoit un peu quand même. L'écriture en est un peu confuse, le style chaotique et je me suis perdue dans la chronologie de cette saga familiale... J'ai aimé cependant la complicité que les hommes de la famille entretiennent avec les vieux pianos et la passion qui les anime dans leur réparation. Un roman étrange, pas si facile à déchiffrer.
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bilodoh
  05 juin 2018
À la découverte de la littérature portugaise, une saga familiale lisboète avec amours, musique et course à pied.

À Lisbonne, une famille vit d'un atelier de menuiserie qui sera transmis de père en fils, un atelier où on répare aussi les pianos et pour ce faire, on garde de vieux instruments pour en utiliser les pièces détachées.

Le fils est aussi un coureur, un infatigable marathonien, mais il aura un destin funeste, celui de mourir pendant le marathon des Jeux olympiques de Stockholm. Un fait réel dont s'est inspiré l'auteur, mais uniquement pour l'événement, car la psychologie et les actions des personnages sont issues de l'imagination de l'écrivain.

Un beau roman, plein de sensibilité, mais une lecture un peu frustrante. le quatrième de couverture parle d'un roman à deux voix, mais peut-être suis-je dans l'erreur, car j'en ai plutôt compté trois : le grand-père, son fils, le marathonien décédé, et le petit-fils menuisier, qui n'a d'ailleurs pas connu son illustre père.

Les voix multiples et les morceaux de l'histoire livrés de façon discontinue créent une certaine confusion. Est-ce voulu par l'auteur? Est-ce que c'est vu comme positif pour les lecteurs qui sont fiers d'avoir compris malgré tout? En tout cas, pour moi c'est plutôt un désagrément, une indication claire des locuteurs m'aurait permis d'apprécier davantage la prose remarquable de l'auteur.
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Vianna
  13 août 2017
Deux voix ou peut être trois, s'entremêlent, se croisent, se complètent pour raconter une famille. Les souvenirs se chevauchent, le temps ne connaît pas de linéarité. Il suit les pensées qui affluent de leur logique propre. Qui parle ? le lecteur se perd : est-ce le père qui n'est pas nommé ? Est-ce Francisco le fils ?
Deux voix , deux regards pour raconter la vie, dans sa splendeur et dans sa tragédie. Petits détails du quotidien de cette famille du début du XXème siècle au Portugal ponctuent, précèdent les fulgurances du destin. de l'amour passionné, embrasé, à la violence éruptive des hommes, symptôme de profondes et secrètes frustrations, nous assistons à un condensé de notre humaine condition, impuissante et fascinante.
L'écriture est incroyablement inventive et parfois déroutante mais quelle sensibilité, quelle poésie.
L'auteur nous emporte, ne nous lâche plus, tout le long de ce marathon , kilomètre par kilomètre, page après page, le temps de l'enfance et de la jeunesse, la mort qui survient et par-delà la mort une parole toujours vivante, qui raconte ce que déjà elle sait qu'il adviendra….
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JMLire17
  19 août 2017
La lecture du livre de José Luis PEIXOTO Le cimetière de pianos " procure à la fois du plaisir, de l'émotion, et de l'admiration. Deux personnages principaux, nous font partager les deuils, les drames, les disputes, les violences, mais aussi les amours, les joies, les naissances des enfants, les jeux, d'une famille d'artisans ébénistes portugais transcendée par la force des liens qui l'unit et par l'existence d'un lieu mythique pour eux : un local contigu à l'atelier, dans lequel sont entreposés d'anciens pianos. Francisco, le fils, qui court le marathon aux jeux olympiques de Stockholm en 1912, se remémore sa vie, tout au long de sa course, kilomètre après kilomètre. le père, mort depuis longtemps, qu'il revoit vivre pour nous, sa famille, autour de sa femme. On a la sensation que José Luis PEIXOTO a voulu rendre hommage à " La Famille portugaise ". Il nous montre que malgré les malheurs, les deuils, les accidents, les violences conjugales, la famille résiste grâce aux naissances, et à l'espoir qu'elles apportent, pour nous prouver qu'elle vivra au-delà du roman alors que Francisco va au bout de ses forces, la dernière ligne annonce la naissance de son fils. Pour souder encore un peu plus la famille, il y a " ce cimetière des pianos ", un lieu dans lequel, ils leurs arrivent de vivre leurs premiers amours, qui concrétise la passion qu'ils ont pour leur métier, un peu comme un sanctuaire, un lieu de dévotion ou l'on entre avec respect, qui contient des trésors.
Avec une écriture sculptée, par petite touche, comme avec les ciseaux à bois des ébénistes, sensible, il décrit en détails et à merveille les instants, les sentiments, les sons, les gestes, les visages, les corps. Il nous révèle que " la solitude du coureur de fond " est peuplée de pensées et nous entraînent dans sa course en interrompant les phrases au passage des kilomètres mais sans couper le fil de ses souvenirs.
Quelle beauté dans les descriptions de moments de vie, tel que le bal, la gifle, l'explosion d'amour, les achats à la fête des lumières, la dispute entre Simão et son père ivre, ainsi que dans les observations qui font qu'un être en aime un autre!
Quelle poésie dans la conversation entre la petite fille et son grand-père mort, lorsqu'il nous demande à nous lecteur, de fermer les yeux pour encore mieux s'imprégner de leur histoire et pour continuer à exister, dans l'allégorie du gitan qui réapparaît régulièrement, dans le retour du frère dans l'atelier " Quelques semaines que les grains de sciure : qui se soulevaient et qui voltigeaient comme un univers: n'étaient pas effleurés par la voix de mon frère "
Quelle émotion, page 344, lorsque le couple (le père et... ma femme, comme il l'appelle) se pose la question de savoir qui survivra à l'autre! (question permanente des couples qui durent). Il faut lire " le cimetière de pianos ", c'est un livre merveilleux, un grand moment de littérature.
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Lali
  07 février 2011
Benfica, un quartier de Lisbonne, début du XXe siècle, une famille, trois narrateurs pour nous raconter celle-ci, ses bonheurs, ses tristesses, comme ses rêves et ses désillusions. Telle est la trame de Cimetière de pianos de José Luis Peixoto, touche-à-tout de la littérature, s'étant frotté au roman, à la poésie, à l'écriture dramatique et à celle de paroles de chansons, et dont on dit qu'il est l'écrivain portugais le plus prometteur de sa génération.
Benfica, donc, la voix d'un père qui vient de mourir, mais qui reste omniprésent, voyageant dans le temps, alors qu'il (se) raconte, et raconte les siens, sa femme, ses enfants devenus adultes et même parents, puis ces derniers à nouveau petits, de l'âge de ses petits-enfants. Tout cela, sans ordre chronologique, comme les souvenirs nous viennent parfois. Même ceux dont il n'a pu être témoin de son vivant, mais qu'il sent, qu'il sait, qu'il raconte aussi.
Voix d'un fils qui courra le marathon aux Jeux olympiques de Stockholm en 1912, voix aussi du fils de celui-ci. Voix qui s'entremêlent et qui parfois se mêlent. Qui est le père? Qui est le fils? L'histoire se répète-t-elle toujours?
Et derrière la porte de la menuiserie où chacun des hommes du roman a travaillé, un cimetière de pianos. Là où chacun a ses secrets, des morceaux d'histoire qui lui sont propres et tant de rêves que nul ne vivra jamais jusqu'au bout. Et au centre de tout cela des voix d'enfants, leurs rires.
Pour le lecteur, un roman fascinant qui raconte une famille, une époque, des moments de tendresse ou de violence, parce que telle est la vie. Une vie faite de tous ces moments décousus qui s'additionnent et qui donnent un roman non conventionnel aux voix multiples et surtout pas chronologique, ce qui pourrait en dérouter certains. Aussi bien que je vous prévienne.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   23 mai 2015
Mon père, comme son père avant lui, avait passé des années à faire des portes et des fenêtres parce qu'il ne parvenait pas à vivre en réparant seulement des pianos. Aussi, la plupart du temps, mon père faisait-il des portes et des fenêtres, des sièges pour s'asseoir, des tables qui attendaient les assiettes de soupe que les gens y poseraient. Mais, dans toutes ses songeries, il écoutait des pianos, comme s'il écoutait des amours impossibles. Et quand il venait de réparer un piano, seul, sans savoir une note, mon père s'enfermait dans la menuiserie pour jouer des musiques qu'il connaissait ou inventait. Peut-être aurait-il aimé être pianiste, mais même au temps où il n'avait pas renoncé à tous ses rêves, il ne s'en fût pas permis de cette grandeur. Mon oncle fixa son oeil gauche sur moi pour s'assurer que je n'oublierais pas et dit :
"Quand ton père parlait de pianos, quand il pensait à des pianos, il y avait en lui des tourbillons de musique"
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araucariaaraucaria   23 mai 2015
Dans l'entrée de la menuiserie, sur la droite, il y avait une porte fermée à clef, condamnée par le temps et par des chaises privées d'une jambe, par des plateaux de tables et autres vestiges accumulés en un tas désordonné. En ce début d'après-midi, mon oncle et moi écartâmes tout cela et, faute de savoir où se trouvait la clef, j'enfonçai la porte avec deux coups de pied au niveau de la serrure.
Le cimetière de pianos. Ma mère évitait de parler de cette pièce fermée de l'atelier. Si elle le faisait, c'était toujours pour dire qu'il n'y avait rien là qui pût m'intéresser. Quand cette explication cessa de me suffire, elle me parla de peurs. Elle me dit :
"Il y a des peurs là-dedans."
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bilodohbilodoh   28 mai 2018
Si dans une conversation, quelqu’un dit : tous les jours, ma femme pense à une succession infinie de lundis. Vendredi est la veille de la fin de semaine, et, pour cette raison, c’est un jour différent.Les samedis et les dimanches sont aussi des jours différents. Les mardis, mercredis et jeudis sont des jours spécifiques, où il arrive des choses spécifiques aux mardis, mercredis et jeudis. Les lundis sont des jours courants, anonymes. Ils sont tous les jours.

(Bernard Grasset, p. 315)
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bilodohbilodoh   03 juin 2018
Le temps entremêle la vérité et le mensonge. Ce qui s’est vraiment passé s’entremêle à ce que je voudrais s’être passé, ce qu’on m’a dit s’être passé. Ma mémoire n’est pas la mienne. Ma mémoire, c’est moi déformé par le temps et mélangé avec moi-même : avec ma peur et mon sens de la faute, et avec mon repentir.

(p. 172)
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nadejdanadejda   01 juin 2011
Le cimetière de pianos était immense. Les après-midi y avaient la taille de générations enchaînées. Je choisissais un piano, je l'ouvrais et je regardais son mécanisme immobile. Et toutes les fois, je ne pouvais m'empêcher de penser que ma vie, diluée dans l'immensité des après-midi, était exactement comme le mécanisme immobile d'un piano : le silence de ses cordes alignées, la perfection géométrique de sa presque mort, sa possible résurrection à un moment qui n'arrivait jamais, un moment simple comme tant d'autres aurait été suffisant, un moment qui pouvait arriver mais qui n'arrivait jamais.
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