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ISBN : 0543995402
Éditeur : BookSurge Publishing (19/10/2001)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
L'art idéaliste & mystique.
Doctrine de l'Ordre et du
Salon annuel des Rose + Croix
par Joséphin Péladan

L'Art Idéaliste Et Mystique, Précédé de la Réfutation de Taine Toutes les magnanimités qu'on admire chez Tolstoi, a l'état fébrile et incohérent, le roi Oscar nous les offre plus pures, plus sereines et méme plus lyriques.
Le Buddhisme, précédé d'un essai sur le védisme et le brahmanisme

1894
Édit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
NMTB
  20 décembre 2014
« L'art idéaliste et mystique », que l'auteur aurait aussi bien pu appeler « L'art vide et réac », est un manifeste esthétique qui vise à exposer les lois qui ont régentées le salon des Rose-croix. Ce salon a eu lieu à Paris de 1892 à 1897, à raison d'une exposition par an. Fondé sur les idées de Péladan, il est éminemment basé sur la religion catholique. En même temps, c'est un grand bazar où se mêlent la kabbale, le Beau Idéal, une sacralisation de l'artiste, et bien sûr, une haine absolue de la modernité, de la république, de l'embourgeoisement, etc.
Cet Ordre des Rose-croix, assez pittoresque, se veut le successeur des Templiers, c'est-à-dire des chevaliers au service de l'Eglise. La laïcité, la vulgarisation de l'art sont ses grands ennemis. C'est surtout un mouvement en réaction au naturalisme et à l'impressionnisme qui gouvernent l'art français à cette époque. Esthétiquement, il n'apporte rien de nouveau et ne fait que développer les vieilles idées sur le Beau Idéal. Pour donner une idée des goûts de Péladan, il vénère Léonard de Vinci et en particulier la Joconde, se réfère en général à l'art grec et à la renaissance italienne, aime bien Puvis de Chavannes, Félicien Rops, Gustave Moreau et voue un culte à Wagner. Il n'aime pas, entre autres choses : la peinture d'histoire, les natures mortes, les paysages, Rubens, Victor Hugo et surtout, il déteste Zola, ce « porc de Médan ». Les raisons de cette haine sont d'ailleurs compréhensibles mais manquent terriblement de noblesse et de charité. Il n'a pas tort, non plus, dans sa critique sur la vulgarisation de l'art, sur le fait que les dilettantes et les mondains préfèrent troquer leurs cannes à pêche pour des pinceaux. Il a assez judicieusement remarqué que ces mondains sont surtout des hommes vains et il reproche en général à la société son individualisme qui se répercute dans l'art. Contre ça, il préconise l'Idéalisme, c'est-à-dire, si j'ai bien compris, une peinture essentiellement religieuse et dénuée de toute expressivité et de toute personnalité. Pas de costumes contemporains mais des drapés antiques, pas de visions personnelles mais des conventions calquées sur les grands maîtres.
A mon avis, Péladan était un pantin assez comique qui était du genre à desservir les causes qu'il prétendait défendre. Sans s'en rendre compte, il participait à cette décadence qu'il dénonçait. Il avait une grande culture, très étendue, mais qui ne lui servait qu'à répéter bêtement ce qu'il avait lu et à tout mélanger. Faire de la kabbale, de la magie et parler de mystique sans évoquer un seul des grands mystiques de la tradition catholique, ce n'est pas rendre service à cette religion, mais plutôt la ridiculiser. On est vraiment, avec lui, au début de toutes les bouffonneries sectaires, les paumés, les allumés de Krishna, qui ont proliférés au vingtième siècle. Mais surtout, sa prose est assez éprouvante à lire. Il fait preuve d'une préciosité ridicule, d'une volonté de se distinguer et de paraitre érudit particulièrement pompeuse. Si encore son style s'accorderait à ses idées, mais là… Prétendre défendre le classicisme, la beauté, la tradition et parsemer son texte de vilains mots, inutiles et faussement médités comme : « passionnalité », « maladitivité » ou « plausibiliser » (des exemples parmi tant d'autres), il faut quand même avoir un sacré culot ou être un imbécile complet. Par quelle magie, Mallarmé, qui, à la même époque, tordait et étirait la langue française comme jamais auparavant, me parait infiniment plus respectueux de la tradition classique ? Mystère.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
JacopoJacopo   26 juillet 2018
Artiste, tu es mage : l'Art est le grand miracle, il prouve seul notre immortalité.
Qui doute encore ? Le Giotto a touché les stigmates, la Vierge est apparu à Fra Angelico ; et Rembrandt démontra la résurrection de Lazare.
Réplique absolue aux arguties pédantes, on doute de Moïse, mais voici Michel-Ange; on méconnait Jésus, mais voilà Léonard; on laïcise tout, mais l'Art immuable et sacré continue sa prière.
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Videos de Joséphin Péladan (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joséphin Péladan
Trois préludes du Fils des Étoiles, wagnérie kaldéenne du Sâr Péladan. Nicolas Horvath au piano.
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