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Barbey d' Aurevilly (Préfacier, etc.)
ISBN : 2915892040
Éditeur : Editions Palimpseste (26/06/2006)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :

" Il faut que je change de costume. Voulez-vous me tenir compagnie ?- Volontiers ", dit le jeune homme.Cela fut proposé et accepté avec une simplicité indescriptible. Seulement, ils échangèrent un regard en dessous : " nous allons voir " disaient les yeux de la princesse ; " vous verrez " répondaient ceux de Mérodack, et ils sortirent du salon en adversaires qui se sont défiés. Sans qu'un mot eût ét&#... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
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  20 décembre 2014
« le vice suprême », roman catholique et monarchiste, a connu un certain succès lors de sa parution en 1884. C'est le premier d'une éthopée - ainsi que Péladan lui-même a nommé cet ensemble de romans - consacrée à la décadence de la race latine. L'action commence à Florence, à la fin du dix-neuvième siècle. Leonora d'Este est une descendante de la famille d'Este et de Lucrèce Borgia. Dans son sang coule le vice de ses ancêtres, mais un vice magnifié, qui, loin de se réaliser dans la concupiscence, se manifeste par sa chasteté et son dédain des hommes. Mariée, elle vient vivre à Paris, nouvelle ville du vice. Puis, veuve, elle devient le fantasme de toute une armée d'hommes lubriques. Pourquoi la chasteté de la princesse d'Este est-elle le vice suprême ? Parce qu'elle n'est pas l'accomplissement du Mal, mais son origine. En terme moderne, Leonora est une allumeuse. Et Péladan soutient que l'accomplissement du Mal est moins répréhensible que de susciter le vice chez les autres. de toute façon, pour Péladan, il n'y a pas d'échappatoire, nous sommes tous des pécheurs. le plaisir, le désir et même l'amour profane ne sont que des formes différentes du plus odieux des vices. Toutes sortes de subtilités théologiques sont évoquées dans ce roman et ne peuvent laisser le lecteur attentif que dans un gouffre de perplexité. Péladan s'en sort avec des pirouettes magiques et astrologiques assez peu convaincantes. Sa religion se situe à mi-chemin entre Saint-Augustin et Paco Rabanne, beaucoup plus proche de ce dernier en fait. Il suffit de regarder des photos de lui avec sa pilosité assyrienne et sa robe de bure (je parle de Joséphin Péladan, pas de Paco) pour comprendre qu'il a eu au moins une bonne idée, celle de vivre cinquante ans avant l'âge d'or des camisoles de force et des électrochocs. Plus sérieusement, Péladan avait une grande culture, peut-être un peu trop ostentatoire, mais surtout inutile, menant partout et nulle part. Aussi, je me demande sérieusement jusqu'à quel point il a compris ce qu'il écrivait. Ce roman est-il d'une totale hypocrisie ou d'une réelle naïveté ? Les deux, j'ai l'impression. En tout cas, il est évident que cette Leonora d'Este est la matérialisation de ses fantasmes. Son succube, pour employer ses termes. Et puis, trois viols de vierge en un seul roman, je ne crois pas que ce soit innocent. Tout ça pour en venir à sa misogynie, qui là, est indéniable. Roman catho, donc : La femme est considérée comme un être normalement inintelligent, source de tout le Mal du monde, impure dès la perte de sa virginité. Mais surtout, on sent bien que Péladan est de la même espèce que les individus qui aiment répéter : « Elle l'a bien cherché ». A côté de ça, il y a des passages très intéressants, par exemple sur la faillite de l'Union générale, évènement loin d'être anodin dans une France dont la ligne de démarcation politique se situait encore entre les républicains et les monarchistes, et qui a provoqué la ruine du parti légitimiste et par la même occasion augmenté le ressentiment d'une partie de la population envers les banquiers juifs. Bref, il y a beaucoup de sujets dans ce roman, plus ou moins heureux. Quant à son style d'écriture, il est, lui aussi, très discutable. Il a un certain goût pour le classicisme qui rebutera d'emblée tous les amateurs de platitudes contemporaines et ça, c'est plutôt un bon point. Certains passages sont délicieusement surannés comme un vieux roman de chevalerie. Des fois on frôle le comique, lorsque Péladan raconte la guerre de 1870 façon « chanson de Roland ». Mais tout ça est plutôt charmant. Par contre, son maniérisme, l'afféterie de son style, son côté bêtement prétentieux ne laissent aucun doute : Péladan était un écrivain de second ordre. Il était au classicisme ce que le stuc est au marbre, une imitation. Les néologismes, les mots barbares comme « écolièrement », « docilisé » ou « rebellionnée » envahissent le texte et il faut avoir un gros sens de l'humour pour ne pas refermer ce livre. Et cette manie des citations latines inopportunes et gratuites, est très fatigante. Péladan c'est du toc, du faux, on a l'impression d'être au théâtre et de regarder une pièce ambitieuse faite avec trois bouts de ficelle. Ce qui ne serait pas désagréable en soi si l'auteur ne se prenait pas tant au sérieux.
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Vidéo de Joséphin Péladan
Trois préludes du Fils des Étoiles, wagnérie kaldéenne du Sâr Péladan. Nicolas Horvath au piano.
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