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Philippe Pelaez (Autre)Francis Porcel (Autre)
EAN : 9782818975633
56 pages
Éditeur : Bamboo Edition (10/06/2020)
4.07/5   23 notes
Résumé :
Jacques et Lily surprennent Charon, le boucher-maire, dans le bois en train de capturer des chats, matière première de ses fameux pâtés que tout le monde s’arrache. Lorsque Charon s’aperçoit que sa recette est éventée, il décide tout simplement d’éliminer les enfants qui pourraient trahir son secret. Jacques se défend et tue le boucher. En rentrant chez lui, le garçon s’interpose entre son père ivre et sa petite sœur et tue le tyran. Devenu meurtrier pour sa survie,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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LePamplemousse
  07 octobre 2020
Tout commence avec Charon, le boucher qui tue des chats pour en faire des pâtés qu'il vend au prix du foie gras. Jacques, un adolescent, le surprend et un terrible accident suivra.
Le soir-même, en rentrant chez lui, Jacques découvre que son père à une fois de plus frappé sa mère et là encore, il décide que ça suffit.
Toute la vie de Jacques sera placée sous le signe de la violence et cet engrenage fera sa fierté jusqu'à ce que l'engrenage s'emballe et signe sa perte.
Cette bande dessinée est sombre, tant par les couleurs employées que par les propos mais j'ai beaucoup aimé suivre le destin très particulier de ce garçon.
Commenter  J’apprécie          280
Imaginoire
  15 septembre 2020
Ce qui attire au premier coup d'oeil quand on se retrouve devant cette bande dessinée, c'est tout d'abord sa couverture, sombre et pesante à souhait qui contraste avec le titre qui nous fait sourire « Dans mon village, on mangeait des chats ». Résultat, direction la quatrième de couv' pour découvrir qu'il s'agit de l'histoire d'un parcours initiatique d'un jeune garçon dans le crime organisé. Cet album avait donc toute sa place dans ma bibliothèque.
Nous ferons donc connaissance avec Jacques Pujol, un ado issu d'une famille pas tout à fait comme les autres, même si les faits divers nous en présentent régulièrement des du même acabit. Son père, routier ne rentre que pour boire et tantôt violenter sa femme, tantôt ses enfants. Sa mère ne possède nullement la fibre maternelle et préfère donner de l'affection à différents hommes en l'absence de son mari plutôt que vers ses enfants. Seule Lily, sa petite soeur apporte un peu d'humanité dans ce foyer.
Un soir où ils font le mur, Jacques et Lily, tombe sur le père Charon, boucher et maire de leur village du sud-ouest, réputé pour ses pâtés pour lesquels les clients n'hésitent pas à faire des kilomètres et dépenser des fortunes en train de chasser des chats. Jacques fera vite le rapprochement et voit là une opportunité pour essayer d'améliorer sa condition.
De ce moment, Jacques trace sa voie vers un destin qui lui fera franchir les étapes de sa transformation de caïd en chef de gang bientôt à la tête d'une petite entreprise criminelle d'envergure. Son histoire nous rend attachant ce personnage pourtant détestable.
Philippe PELAEZ, nous déroule un récit aux petits oignons, très visuel, on pourrait se croire dans un film de Belmondo. Chaque évènement marquant dans la vie de Jacques est décrit tel une évidence. Il subit, n'a jamais vraiment le choix, quand à chaque fois à quelques minutes à dire ou quelques centimètres près, on se dit que l'histoire aurait pu être tout autre.
Pour donner encore plus de profondeur et de noirceur à ce scénario génial, Francis PORCEL, joue avec les dessins et surtout les couleurs qui créent une ambiance pesante.
Si comme moi, vous aimez le noir, vous allez adorer « Dans mon village, on mangeait des chats ».

Lien : https://imaginoire.fr/2020/0..
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Bazart
  26 octobre 2020
Le nouvel album de Philippe Pelaez au scénario ( Un peu de tarte aux épinards, Puisqu'il faut des hommes) et de Francis Porcel ( Les files bergèeres, Les Mentors) au dessin nous raconte la génèse d'un jeune garcon qui tombe dans la délinquance et le crime organisé.
En surprenant le boucher de son village en train de tuer des chats pour en faire du paté, Jacques va commencer à devenir meurtrier un peu en son corps défendant et continuera à tuer notamment son père, violent et tyran
Le voila plongé dans une spirale de violence, racontant un quotidien très glauque et sombre d'une France très populaire des années 70. Cet album raconte l'évolution d'un garçon né sous une mauvaise étoile qui va entrer dans une spirale de violences impossible à juguler. Une narration assez originale- le narrateur s'exprime souvent directement au lecteur, donnant une dimension très cinéma, à la Martin Scorsese au récit- et des illustrations sombres mais percuantes font de cette histoire d'un enfant né sous une mauvaise étoile un récit édifiant et captivant à recommander !
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Sarahfolledelecture
  18 avril 2021
Tout le monde se bouscule pour acheter les pâtés du boucher Charon, vendus au prix du foie gras. Un soir, Jacques Pujol, un ado qui vit avec un père très violent, le surprend et découvre leur composition... s'ensuivra plusieurs crimes (accidentels pourtant) qui enverront Jacques en maison de correction.
Il y rencontrera ses 3 acolytes, Christophe, Alain et Sylvain.
Parce qu'il est très malin, il devient le meneur de la bande et ensemble ils vont petit à petit sombrer dans la délinquance et la criminalité...
Une bande dessinée sombre, violente, plutôt glauque... mais très prenante ! C'est le titre qui m'a d'abord interpellé ! Et je suis ravie d'être passée à la caisse avec !
Le visage de Jacques est si expressif ! j'ai beaucoup aimé les dessins qui illustrent parfaitement l'ambiance de cette bd.
J'ai aimé sortir de mes habitudes de lecture mais je préviens les âmes sensibles... dans ce village, on mangeait des chats !
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Carolivra
  09 juin 2020
Drôle de titre pour une BD! Dans mon village, on mangeait des chats met en scène Jacques. Il a quatorze ans et vit dans un petit village sur lequel règne le maire et boucher tout-puissant Charon. La boucherie de Charon est réputée pour ses pâtés fins et onéreux. Un soir, Jacques surprend le secret de Charon. Il fabrique ses pâtés grâce à la viande de chats! Charon décide de tuer Jacques mais c'est le jeune garçon qui en se défendant tue le boucher. Jacques est alors envoyé dans une maison de correction…
Jacques c'est l'histoire d'un pauvre gosse, comme tant d'autres, qui grandit au milieu des années 70. Son père est routier. Quand il revient à la maison tous les quinze jours, c'est pour s'alcooliser et taper sur sa mère. Cette dernière se prostitue dans sa propre maison pour arrondir les fins de mois. C'est donc dans un foyer malsain et déséquilibré que grandit Jacques. Lorsqu'il devient meurtrier, pourtant, c'est presque par accident. Car au fond Jacques est un gamin au grand coeur qui ne cherche qu'une chose: protéger sa soeur Lily.
Comment ne pas s'attacher à ce gamin d'une rare intelligence? Au sein de la maison de correction, Jacques va se rendre indispensable. Il n'est pas seulement un meurtrier. C'est un garçon intelligent et fin qui sait se sortir de toutes les situations. Ainsi, la maison de correction va devenir pour lui un terrain d'expérimentation géant pour gravir les échelons du crime organisé.
J'ai tout simplement adoré cette BD très courte. J'ai d'abord aimé la noirceur de l'intrigue renforcée par les dessins épurés du dessinateur. Il n'y a pas de fioritures. C'est parfois un peu brut mis le trait s'accorde parfaitement avec le scénario imaginé par les auteurs. La force de l'intrigue est aussi bien présente. On suit Jacques de son adolescence à l'âge adulte. Il y a peu de bulles mais des encarts dans lesquels le personnage s'adresse directement au lecteur, l'immergeant complètement dans cette ambiance sombre.
Il y a ensuite toute une réflexion sur les institutions de correction qui se chargent des enfants « non éducables » pour en faire finalement des enfants perdus dans la société, sans avenir. La fin de la BD donne raison d'ailleurs à cette version d'une jeunesse perdue et sans espoir. C'est extrêmement bien vu de la part des auteurs et très réaliste.
« Dans mon village, on mangeait des chats » est une BD à découvrir. Un récit très sombre, réaliste et violent qui m'a beaucoup plu.
Lien : https://carolivre.wordpress...
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critiques presse (6)
BoDoi   26 août 2020
En collant de si près à Jacques, et en n’offrant aucun contrepoint à sa voix, les auteurs font preuve d’une forme de complaisance envers lui et ses actes parfois atroces. Comme si la dénonciation de l’échec de la politique de gestion de la délinquance juvénile se diluait dans le portrait d’une personnalité fascinante et sulfureuse… Dommage.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Bedeo   01 juillet 2020
Dans mon village, on mangeait des chats est une BD frappante. Le récit taillé au couteau de Pelaez et le dessin tranché de Porcel sont deux très bonnes raisons de découvrir la vie de Jacques. Une BD qui a toute sa place dans la Série Noire.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Sceneario   25 juin 2020
Grâce à son trait semi-réaliste et sa mise en couleurs impeccable qui campe bien les époques, Francis Porcel a trouvé le juste équilibre pour animer l’évocation du parcours de Jacques.L’artiste nous offre un travail efficace, parfois violent, assurément dynamique, avec des personnages qui bénéficient d’une personnalité bien marquée et des décors particulièrement bien léchés.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Auracan   18 juin 2020
Francis Porcel adapte son dessin à la rudesse de l'histoire [...] Pour le reste, l'efficacité est prioritaire et il n'en faut pas plus pour servir un album qui se lit comme un roman noir, évoquant parfois Daeninckx, parfois Vautrin... Les amateurs apprécieront.
Lire la critique sur le site : Auracan
ActuaBD   17 juin 2020
Grandeur et décadence d'un caïd de campagne : "Dans mon village on mangeait des chats" pourrait n'être que l'énième récit générique de la vie d'un truand. Pourtant, celui-ci fait mouche. Le secret ? Une narration percutante... et du pâté de chat !
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDGest   02 juin 2020
Loin de miser sur l'esthétisme, Francis Porcel (Bouffon, Chevalier Brayard, Les folies Bergère) préfère donner du caractère et de l'impact à cette intrigue douce-amère. Ce dessinateur a toujours juste dans sa mise en couleurs, compose avec des tons naturels qui renforcent le côté terroir et installent des ambiances appropriées.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Pixie-FlorePixie-Flore   13 novembre 2020
Oui, quelqu'un le tenait par les roubignolles... mais il m'avait laissé un peu de place pour que je m'y accroche, moi aussi...

[p27]
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YuyineYuyine   17 juin 2020
C’était de bons moments tout ça… ces moments auxquels on ne prête guère attention ou si peu, et qui vous brûlent le ventre quand on sait qu'ils ne reviendront plus.
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