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Tostaky61
  06 novembre 2021
Première Guerre mondiale.
Comment donner du courage à ces hommes que l'on propulse dans l'horreur des combats ?
En les enivrant !
Le pinard, ce breuvage issu de divers mélanges, dont on ne sait plus très bien de quoi il est fait, ni quel goût il a vraiment.
Du raisin ?
Y en a.
De la gnôle ?
Y en a p't'être aussi.
Du bromure ?
Ah, ça ! Avec l'état-major, il faut s'attendre à tout, de l'ardeur au combat, oui, mais il faut tempérer les libidos et gérer l'abstinence.
Bien sûr il y des profiteurs, de ceux qui s'enrichissent sur le dos du pauvre poilu.
Il en est ainsi dans toutes les guerres, mais, bien mal acquis...
Au coeur du conflit, on suit l'histoire d'un homme, un civil qui n'est peut-être pas celui que l'on croit.
Quel est donc son secret ?
Avec cet excellent album, signé Pelaez au scénario et Porcel aux dessins,  on entre au coeur de la Grande Guerre.
On y entre pas par le fût d'un canon, mais dans une barrique de vin.
Une histoire qui m'a rappelé Au-revoir là-haut, pour ceux qui connaissent, avec ses arnaques aux monuments ou aux cercueils.
N'allez pas croire que ce Pinard de guerre est de la piquette,  la guerre qui y est présentée n'a rien des plaisirs de l'ivresse.
Une autre façon de relater la vie des tranchées, que les auteurs ont su restituer avec justesse.




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bookaddict02
  04 octobre 2021
Cette bande dessinée retrace la vie des soldats pendant la Première Guerre mondiale à qui on fournit du vin pour qu'ils aillent à la mort sans avoir peur. Ce vin que les profiteurs de guerre coupée avec de la gnôle et vendaient au prix fort. le héros ou plutôt l'antihéros qui traficote part vendre ce vin frelaté et se retrouver pris au piège en plein combat. Il va malgré lui s'attacher à ces soldats et vouloir les sauver. le scénario est très bien écrit et le graphisme très réaliste.
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Krissie78
  29 septembre 2021
Ferdinand Trancourt se définit lui-même comme un charlatan. Pendant la 1re guerre mondiale, à la veille de son exécution pour trahison, il raconte son histoire, comment, alors qu'il vit du négoce du vin à Bercy au profit de l'armée française, il se retrouve malgré lui au coeur des tranchées, et comment un acte qui se voulait positif va causer sa perte.

Le récit est en voix off. On découvre ce profiteur de guerre, héros pas vraiment sympathique mais intéressant par les multiples facettes qu'il déploie. de ce salopard désagréable auquel on va finalement s'attacher, les auteurs font, comme souvent avec ce type de personnages, un méchant au grand coeur (en l'espèce un margoulin touché par la grâce d'un danseur prodigieux), qui se défend de vouloir faire le bien.

« Pinard de guerre » c'est aborder la guerre des tranchées sous un angle différent. Une fois passé l'euphorie des premières semaines, la stagnation de la première année, les beaux discours du haut commandement ne suffisent plus à motiver les troupes. le dessin rend bien l'ambiance terne, glauque et effrayante de ces tranchées grises, boueuses, étroites, où les soldats vivent dans la peur et la promiscuité. Alors jusqu'au plus haut niveau de l'état on va favoriser la distribution d'alcool pour les soldats, parce que ivres vivants les poilus ne se posaient plus de question et fonçaient tête baissée vers l'ennemi, vers la mort, parce que "Après un litron, quand il faut partir à l'assaut du feldgrau, le tire-au-flanc se transforme en héros, le cabot en général, le bas-du-cul en géant."

Le texte est plutôt bien écrit, avec le franc-parler et le ton populaire des poilus. Tant le texte solide que le dessin soigné mettent bien en avant le contexte historique, géographique, social. L'ensemble crée une histoire touchante, tant pour son méchant devenu héros que pour les anonymes croisés dans les tranchées.

Une autre vision de cette guerre qui fit tant de ravage.
La BD est complétée par d'intéressantes annexes sur le vin en lien avec la Première Guerre mondiale.
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MassLunar
  19 septembre 2021
Pinard de Guerre est le premier tome d'une série consacrée... à la guerre dans la collection Grand Angle de chez Bamboo. A priori, chaque album de cette collection sera indépendant et focalisé sur un thème précis différent durant la période de la Grande Guerre. Ce premier volume scénarisé par Philippe Pelaez ( Puisqu'il faut des hommes, Un peu de tarte aux épinards...) et dessiné par Francis Porcel ( Les folies bergères, Les mentors...) est donc centré sur le vin de guerre: ce breuvage couleur sang qui animait l'ardeur des soldats entre deux tranchés.

La première de couverture est alléchante. Au premier plan, nous avons Ferdinand le héros cynique de cette histoire assis contre des tonneaux de vins percés par les balles dont le liquide rouge sang s'écoule au coeur d'une tranchée.

Durant la Grande Guerre, le vin fait oublier, le vin stimule, le vin calme... Peu importe sa qualité et ses additifs douteux, le pinard de guerre est le véritable compagnon des damnés des tranchés.

Avec un personnage principal peu scrupuleux dans la lignée de ces antihéros cynique façon Lord of war et une thématique bien ciblé tel que le vin, on pouvait s'attendre à une bd au caractère bien affirmée... Malheureusement, il n'en est rien. Ce pinard de guerre est coupé avec beaucoup d'eau trop d'eau pour nous enivrer complètement.

Le début est pourtant prometteur. le lecteur est bien plongé dans l'atmosphère étouffante de Verdun que ce soit sur le terrain ou dans le quartier des généraux, les couleurs froides, ocres, le dessin de Porcel peu affiné au niveau des personnages mais avec du caractère nous immergent sans problèmes au coeur des tranchés. Au niveau de la forme, le résultat aurait pu être davantage conventionnel avec une colorisation et un style dans la lignée habituelles des bande dessinés consacrées aux tranchées et à la Grande Guerre. Dans l'ensemble, Pinard de Guerre demeure dans une représentation habituelle à une exception faite : le personnage de Ferdinand Tirancourt...

Cynique, féroce, sans aucun scrupule, ce fournisseur de vin frelaté, cet escroc traine son costume orange derrière les tranchées se faisant passer pour un infirme... Il vend son vin au litre à un prix plus chère et assume totalement ses actes. Plutôt intéressant, le héros de cette histoire se démarque aussi au niveau du style. Souvent affublé d'un costume orange qui détonne un peu (du moins dans un premier temps) , il est l'incarnation des profiteurs de l'effort de guerre. Cynique et désabusé, c'est à travers son point de vue que nous suivons une partie du trafic de la vinasse jusque dans les tranchées et son effet sur les soldats.

Dès la première page, nous voyons un pauvre bougre accroché à des barbelés qui tentent de prévenir ses collèges alors abrités une dizaine de mètres plus loin derrière une tranchée. Abrutis par le vin, ils n'entendent pas les appels à l'aide qui se clôturent sur un implacable coup de feu. Cette implacable par la voix de notre antihéros qui déclame : " le sang du soldat a coulé et il a une belle couleur bordeaux".

Dès la première de couv', la fusion entre le sang du soldat et la robe du vin provoque son petit effet. Avant que leur propre sang coule, les soldats ingurgitaient le sang de la terre bon gré, mal gré...

Pinard de guerre réussit son entrée en matière mais malheureusement à partir du moment où notre antihéros se retrouve piégé en cours d'album au coeur des tranchées, toute l'intrigue perd aussitôt de sa saveur. Et c'est vraiment dommage.

L'antihéros, lui-même ancien soldat, se découvre une conscience, contemple l'effet de son vin et surtout malgré tout le réconfort qu'il apporte à ces soldats. de ce fait, l'antihéros devient un héros et va multiplier les actes héroïques. le pinard, alors bien présent, dans les premières pages devient secondaire face à une intrigue se résumant en une simple histoire de guerre. Sans doute, cette baisse de qualité à mi-chemin s'explique par le format classique de cette bande dessinée de 55 pages qui ne permet pas d'allonger ce revirement, d'étoffer davantage ce cynisme... Pinard de guerre aurait mérité davantage d'ambition. Ce volume aurait mérité de nous offrir un plus beau salaud qui aurait pu gagner quelques nuances tout en restant un bel antihéros mais ce n'est pas le cas. L'escroc est un personnage meurtrie par la guerre comme les autres , au final, c'est un brave.

C'est une direction scénaristique voulue mais qui prive cette bd d'une véritable saveur. Un manque d'audace certain.

De plus, histoire de se rattraper vu que nous perdons de vue la thématique du vin, les auteurs et éditeurs nous incrustent l'habituel petit dossier explicatif en fin de volume sur le pinard de guerre. Certes, c'est intéressant mais en même temps quel dommage de ne pas avoir donner plus de corps à ce vin au coeur même de l'intrigue... Je suis parfois fatigué par ces dossiers explicatifs qui remplacent quelques pages de bd.

Pinard de guerre aurait gagné à être un album plus ambitieux mais en raison du format un peu court, le revirement scénaristique fait perdre toute sa saveur à un récit de guerre frontal. C'est un véritable petit "pinard" de bd historique.

Pinard de guerre est une déception qui joue d'abord le ton de l'irrévérence avant de se conformer en une banale bd de guerre qui éclipse donc sa férocité première, voire même son thème principal. Vite bu, vite lu...
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bibi51
  17 octobre 2021
Une bande dessinée très bien documentée et qui retrace bien les faits peu glorieux des profiteurs de guerre pendant la première guerre mondiale. le graphisme ainsi que la mise en couleur est magnifique et le scenario bien ficelé. le petit plus est la documentation à la fin de cette bd qui nous en dit plus sur les différentes vision de l'alcool pendant cette période.
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SdImag
  04 octobre 2021
Profiteur de guerre
A l'instar de Pierre Lemaitre et de son Au-revoir la-haut, superbement adapté en BD par Chrisitan de Metter et au cinéma par Albert Dupontel, Philippe Pelaez fait un pas de côté pour nous parler de la Grande Guerre et de ceux qui profitent du conflit pour s'enrichir sans vergogne… Pour cet album, le scénariste retrouve le talentueux Francis Porcel qui signe des compositions saisissantes grâce à un trait élégant et épuré.

S'appuyant sur une base historique solide, le scénariste retranscrit avec minutie l'itinéraire du pinard destiné au poilus et dont la consommation a cru de façon vertigineuse au fil du conflit, posant à la fois des problèmes de discipline et donnant du coeur à l'ouvrage aux soldats… Son récit repose sur un personnage cynique et désabusé qui s'enrichit éhontément en vendant à vil prix sa piquette à l'armée… Mais, dans l'adversité et pour l'amour de l'art, le pire des salopards peut devenir un héros…

Pinard de Guerre fait partie de ces délicieuses surprises de cette rentrée… Mais, avec Pelaez et Porcel comme tête d'affiche, pouvait-il en être autrement ?
Lien : http://sdimag.fr/index.php?r..
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doran40
  21 septembre 2021
La première guerre mondiale est un thème assez récurrent dans la bd, mais pour l instant je n en ai pas encore lue avec comme sujet principal, le vin. Celui-ci était omniprésent pendant tout le conflit et lui réserver un album était une très bonne idée. le pinard donnait l'allant nécessaire pour aller au combat.
La couverture est une composition extraordinaire avec Ferdinand, le personnage principal de pinard de guerre assis dans la tranchée à proximité de poilus ayant tous une bouteille à la main ou le quart. Dans cette illustration tout est présent, la boue et les brodequins crottés, les uniformes, la tranchée et barbelés, le sang et le vin qui se confonde.
La partition de Pelaez au scénario plonge complètement le lecteur dans cette période avec un parlé de poilu et des tournures de phrases qui rendent le récit très vivant. Ferdinand est un négociant en vin qui compte se faire de l'argent facile à force de manigances.
Le trait de Francis Porcel me parle toujours autant. Certains plans sont vraiment très bien vus et les couleurs sont toujours justes.
Le duo Pelaez Porcel fonctionne très bien et reste très agréable. Je mettrais un bémol sur un aspect peut être un peu trop lisse de la représentation de la guerre, mais j imagine que cela est du à la volonté de la maison d édition et le fait de plaire à tous. Il manque quelques scènes atroces que l on distingue de temps en temps.
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Jenny23
  02 décembre 2021
Ferdinand déteste la guerre. Usant de subterfuges, il simule une infirmité pour éviter de devenir soldat. Et voyant des profits possibles, il se lance dans un commerce de vin frelaté, avec comme cible les Poilus de première ligne. Mais rien ne se passe comme prévu, quand Ferdinand se retrouve malgré lui au coeur des tranchées, coincé entre deux feux.
Un album one-shot cynique et délicieux.
Lien : https://www.payot.ch/Detail/..
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Promenonsnousdansleslivres
  25 septembre 2021


Encore une belle découverte chez les éditions @grandangle_editions

Ferdinand, le narrateur est un embusqué, exclu du front pour raison médicale, ce beau parleur simule une infirmité pour ne plus faire partie des rangs. Mieux encore, il décide de se servir de la guerre pour se reconvertir et se faire passer pour un négociant indépendant et ainsi écouler son vin près de la ligne de front.

Pinard de guerre met en exergue un pan de la vie des poilus : le vin. le vin qui procure l'ivresse et qui permet le temps de quelques heures d'oublier la peur, d'unir les troupes. Mais aussi le vin servi par les pouvoirs publics et militaires qui doublent ou quadruplent les rations pour se battre sur le front et décupler les forces.

Une ivresse qui ira bien au delà du front avec des conséquences dramatiques sur le long terme : alcoolisme, bagarres, meurtres, vols et qui aura fait le bonheur de profiteurs tel que notre protagoniste profitant sans scrupules du malheur pour se créer une richesse.

Un livret explicatif est disponible à la fin de l'album revenant sur l'histoire du vin en France et sa place prépondérante durant la Première guerre mondiale.

Hâte de lire le 2eme tome à paraître de ce qui semble être une duologie. Une lecture que j'ai adoré tant L Histoire y est présente et sensiblement illustrées !
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