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EAN : 9782889275076
224 pages
Editions Zoé (04/01/2018)
3.94/5   44 notes
Résumé :
Voici un éloge de la lenteur et de la liberté, un roman sur un frère et une sœur qui vivent depuis toujours sous le même toit et qui ont conclu ensemble un pacte tacite. Madeleine fume le cigare, se passionne pour la conquête spatiale, tient le ménage de la maison et, surtout, protège son frère. Gustave, lui, s’acharne à inventorier le monde et ce qui va disparaître, en marchant, photographiant, écrivant. C’est que la paysannerie se transforme, ses rituels et ses ob... >Voir plus
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« Je suis moi par habitude, comme une salle d'auberge vide qui se souvient de ses hôtes absents, comme un carrefour abandonné. La pluie va venir. » note Gustave Roud (1897-1976) sur un des nombreux bouts de papier que l'on retrouve dans le recueil Air de la solitude.

Dans Là-bas, août est un mois d'automne, Bruno Pellegrino entrouve avec délicatesse et poésie la porte de l' univers de Gustave Roud : une maison familiale et son histoire, une maison massive, « en équilibre entre la cour, à l'est, et le verger à l'ouest, elle semble surgir du jardin » . C'est dans ce cadre champêtre, dans la ferme de Carrouge où Gustave Roud emménage avec sa famille à l'âge de 11 ans que l'auteur pose son récit et invite le lecteur à partager le quotidien du duo formé par deux êtres à part, Gustave, le poète et photographe et sa soeur ainée, Madeleine Roud (1893-1971), passionnée par la conquête spatiale. Cinquante ans de cohabitation où Madeleine maîtresse de maison accomplie semble déployer ses ailes pour protéger Gustave de ses obsessions, ses désirs, et pulsions et l'encourager à écrire.

Bruno Pellegrino compose un texte dans lequel il capte les âmes de ses protagonistes : deux vies qui se déroulent au gré des saisons, des givres et des moissons, et de va- et-vient incessants entre souvenirs d'enfances et moments présents. Des gestes pérennes qui s'inscrivent dans la grande course du temps.

Les parfums, les couleurs des fleurs inondent le jardin, la cuisine répand ses arômes, alors que lumière et ombre saisissent la beauté des paysages et de leurs hommes.
Une expérience sensible dont le lecteur sort étonné et reposé.

Bruno Pellegrino restitue à merveille une époque, un pays, une atmosphère, une campagne vivante et agricole si chère à Gustave Roud , un tableau où le lecteur coule sans appréhension grâce à une prégnante lenteur aux côtés de ses protagoniste  Madeleine et Gustave Roud. Une histoire de deux solitudes aux mystères bien enfuis.

Mais le temps des adieux est venu et je crois que ce n'est qu'un au revoir. Je quitte la ferme de Carrouge, auberge animée à l'occasion d'amis, de fidèles, d'écrivains mais toujours habitée par les fantômes des défunts aïeux, pour au détour d'un chemin croiser une silhouette dont le visage éclairé d'un rayon lunaire déborde de sueur.

Bernard Pellegrino dont je ne connaissais pas la plume m'a transportée dans un séjour chaleureux et touchant où un éloge de la lenteur se dessine peu à peu. Un hommage pudique à Gustave Roud et sa soeur Madeleine Roud .


Pour finir quelques mots encore pour dire qu'après de nombreuses incursions dans Air de la solitude alors que je lisais Là-bàs, aôut est un mois d'automne je n'ai pu m'empêcher de butiner sur la toile pour enfin cueillir des photographies de Gustave Roud. J'ai été subjuguée, oui je peux le dire, par l'intensité, la modernité et la tension de certaines d'entre elles qui permettent de mieux comprendre les non-dits et les tourments de Gustave.

Une lecture plaisir.
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Là-bas, août est un mois d'automne…Là-bas, en Suisse où en août déjà les matins sont frais et où les soirées à l'extérieur ne se déroulent pas sans châle ou couverture, où au verger certains arbres tirent déjà sur le jaune.

J'ai découvert ce petit livre, édité aux belles éditions ZOE Poche qui publient des auteurs suisses comme Gustave Roud ou Ramuz, grâce à la somptueuse critique de @mesrives, une critique mettant en valeur un livre tout en délicatesse et poésie s'inspirant librement de la vie de Gustave Roud, poète dont j'avais juste entendu parler. Cela m'a donné envie de découvrir l'oeuvre de ce poète de la ruralité avant de lire le récit de Bruno Pellegrino. J'ai jeté mon dévolu sur « Air de la solitude » le mois dernier, magnifique recueil qui est à présent un de mes livres de chevet. Quelle joie de ce fait de venir à ce livre avec les textes et les photos de Gustave Roud en tête !

C'est en effet à partir du poète Gustave Roux que Bruno Pellegrino, dans ce premier roman, invente le personnage de Gustave. Pas vraiment un roman biographique, un véritable roman juste inspiré par le poète, d'où des libertés, et parfois quelques petits mots de l'auteur pour nous le rappeler non, sans une pointe d'humour, comme ce post-it utilisé par Gustave, chose impossible, totalement anachronique dans les années 60, et cette phrase de l'auteur nous interpellant « et pourquoi pas ? Il a bien le droit, pour une fois, d'être un peu en avance sur son temps ».

Deux protagonistes, un homme et une femme. Non pas ce que vous croyez. Cela n'a rien à voir. « Ce qui les lie est d'un autre ordre, d'une tout autre puissance. Leur tâche, pour les années à venir, est de perpétuer ce qui peut l'être – très peu de choses – et d'accompagner le reste à son terme. Ce qu'elle et lui sont l'un pour l'autre est encore plus simple : le dernier vivant, la dernière vivante. A croire que ces deux-là n'existent qu'à seule fin de prendre congé ».
Un frère et une soeur. Gustave et Madeleine. Tous deux célibataires et sans enfant, à l'automne de leur vie, vivant ensemble et entretenant la maison familiale comme les derniers vestiges d'une longue descendance. Elle a en charge les soins et l'attention, lui aide sa soeur et surtout crée avec sa plume et son appareil photo.

Nous les voyons vivre, au gré des saisons, au gré des multiples tâches à mener dans la maison, dans le jardin, au gré des moissons. Il y a comme un balancier dans ce livre, un tic-tac incessant et rassurant, balancement entre le frère puis la soeur, entre souvenirs d'enfance et moments présents, entre travaux domestiques et créations artistiques. L'auteur s'en tient aux saisons, aux lumières, aux faits et gestes comme les photos de Gustave Roud qui ne cesse, après de longues pérégrinations dans la campagne suisse, de photographier des paysans en plein travail, des hommes aux torses nus surtout , « les pieds qui s'enfoncent dans la boue de mars, les bras qui soulèvent des gerbes de foin ou qui retiennent la bride d'une jument fourbue, les lèvres, le matin, contre l'aluminium brûlant d'une tasse de café bue sous un arbre, des gestes qui font des vies ».

Oui, des gestes qui font des vies, des gestes simples et immuables, pérennes, voilà ce que capte également Bruno Pellegrino en imaginant ce frère et cette soeur dans leur maison, en un récit éminemment sensoriel. Des odeurs, des couleurs, des bruits, des lumières sont décrits avec une telle délicatesse que nous les sentons, les voyons, les entendons, en sommes nous-même éblouis.

« Par les interstices de la paroi à claire-voie filtre une lumière choisie qui habille le vaste espace, vide depuis trente ans et des poussières. le vide a l'odeur des récoltes vieilles d'un siècle. Ça sent les fantômes de foin, les crottes de fouine desséchées, les débris de rongeurs décortiqués par les chouettes. le bois de la charpente pèle, jamais poncé jamais verni, soumis aux changements de températures radicaux de cette contrée sauvage, de ce pays de loups, on l'a toujours dit. Accrochées tête en bas aux chevrons, les chauves-souris dorment nerveusement ».

Éloge de la lenteur, d'un rapport au temps autre et d'un lien avec la nature oublié, ce livre distille une mélancolie pour la campagne qui m'a enveloppée de son aura vert-de-gris, suranné, telles des réminiscences d'une simplicité perdue à jamais mais tellement désirée…

« Quand je lève les yeux, je vois simplement des arbres là où Gustave et Madeleine voyaient des tilleuls, des aulnes, des acacias, des érables. J'écris sur des gens qui étaient capables de nommer les choses, les fleurs et les bêtes alors que j'ai besoin d'une application sur mon téléphone qui identifie les oiseaux par leur chant, les plantes par la forme de leurs feuilles, et je dois vérifier sur des sites de jardinage la période de semaison du blé et de floraison des cyclamens. C'est peut-être ce qui me fascine, chez ces deux-là, leur manière lente et savante d'éprouver l'épaisseur des jours. Et puis les doutes qui subsisteront toujours : je n'ai aucun moyen d'établir avec certitude si le corridor, à leur retour ce soir-là, sentait le clou de girofle, l'humidité ou la cire d'abeille, le feu, la viande ou la naphtaline ».

Un récit d'une grande sensibilité dont je suis sortie apaisée. Un livre simplement beau qui offre une petite parenthèse hors du temps dans laquelle nous retrouvons le rythme et les beautés de la nature. Sans oublier, un roman qui permet de faire connaissance de manière délicate et pudique avec le poète Gustave Roud.

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En s'attaquant à une partie de la vie du poète Gustave Roud entre 1962 et 1972, Bruno Pellegrino s'est surtout penché sur un couple étonnant, formé avec sa soeur Madeleine. Deux êtres sans descendants, vivant dans la vieille maison familiale au gré de leur petit quotidien, en Suisse. Descriptions minutieuses, dialogues quasi absents, flash-backs familiaux, nature avec son vocabulaire foisonnant en sont les principaux ingrédients.
La quatrième de couv' ne le cache pas, l'auteur lui-même le dit : Madeleine et Gustave se shootent au thé. L'effet n'en est pas excitant pour Gustave le poète contemplatif et rêveur, roi de la procrastination : « ...la poésie, c'est poser des questions au monde, et espérer une réponse – et dans l'intervalle, attendre. ». Les jours passent et les lignes trépassent. Son projet de livre en cours attend donc, ça bouge trop du côté des tussilages, pulmonaires officinales, scabieuses, nappes d'esparcettes, épilobes et autres campanules que son regard d'esthète ne manque pas d'observer. D'autant qu'il se passionne aussi pour la photographie, de préférence d'hommes au torse nu.
Madeleine, elle, s'intéresse plus aux choses de la vie matérielle. Elle s'affaire à son quotidien de tâches ménagères, de cuisine, de visite ou de réception d'un tiers. Et de son frère. « Il a meublé l'après-midi (la journée, l'année, sa vie) d'activités sans envergure : un peu de rangement, de la lecture, quelques lettres, de la paperasse, les trois repas pris silencieusement avec sa Madeleine, qui lui dit qu'il a mauvaise mine, tu vieillis mon gugusse, il faudrait voir pour t'aérer un peu ». La gazette la tient informée de la conquête de l'espace des grands de ce monde, et elle en est sidérée avant de s'attaquer à la poussière. L'univers qui entoure l'humain est en effet à la fois petit et grand, on le sait.
Lorsque Madeleine « s'inquiète pour les corymbes serrés de l'hoya carnosa importé des îles Moluques », moi je m'inquiète de tous ces mots à chercher dans le dico pour un bout de phrase. Oh et puis non... Y'a qu'à imaginer, on y voit tout aussi bien les choses fleurir. Une espèce de léthargie indolente et imaginative peut ainsi s'emparer du lecteur, par contagion d'ambiance. Mais attention à ne pas trop papillonner dans la rêverie, au risque de rater des évènements cruciaux. Il y a parfois de la frénésie, comme à un moment dans le village où on apprend que la route principale doit être élargie. le petit monde de Madeleine et Gustave s'en trouve affecté, il est sur le passage... Ça va bouger. (peut-être)
N'empêche, je me moque un petit peu, mais j'ai beaucoup aimé. Je referai presque un autre petit tour vertigineux dans le manège mystérieux des choses de la vie de Madeleine et Gustave Roud.
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Commande faite le 3 mars 2018- Relecture 18 décembre 2023

Un très beau texte de Bruno Pellegrino qui rend un hommage vibrant, émouvant à la personnalité et aux exigences littéraires de Gustave ROUD, ce poète- marcheur - photographe, de Suisse romande...!

Ce roman s'inspire librement de la vie de ce poète
( 1897- 1976) et de sa soeur Madeleine ; l'auteur nous raconte la vie et les liens fusionnels entre Gustave et sa soeur, véritable ange tutélaire...qui aura vécu et protégé son petit frère jusqu'à sa mort à elle...Un lien fusionnel...des caractères différents et taiseux se complétant...

Récit allant de septembre 1962 à avril 1972...

Gustave avait une santé fragile...ses passions : l'écriture, la Nature et la photographie...et cette maison-ferme familiale, à laquelle ils sont amarrés tous les deux, même si ils n'auront aucune descendance, ni l'un ni l'autre.

La lenteur de la narration, les très abondantes descriptions des Plantes, des arbres, des fleurs nous immergent à merveille dans cet îlot protégé, hors du temps et dans l'espace singulier de ce poète !

"Les nuits lessivent Gustave, qui met la journée à s'en relever (...)Il n'est absolument pas question d'écrire, mais lire, un peu, pourquoi pas. Il retombe sur des poèmes d'Emily Dickinson, un petit recueil acheté par hasard, il y a longtemps. Un siècle plus tôt, l'Américaine menait une vie semblable à la sienne, recluse dans une maison de campagne, vivant avec sa soeur et compilant son herbier. Elle et lui auraient eu des choses à se dire. "

Madeleine sera toujours le bouclier contre l'extérieur, pour son frère tant admiré...car subsiste toujours un brin de méfiance pour celui qui est trop différent; d'autant dans les villages !

"Depuis toujours, au village, on se demande. Les rumeurs ont commencé avec le premier appareil photo, une box Kodak que Gustave a reçue pour ses vingt et un ans.(...)
Mais dès qu'il a été en possession de son propre appareil, Gustave n'est plus sorti sans lui.Jusque là, on s'était plutôt amusé de ce jeune homme maladroit qui ne faisait rien comme tout le monde- il voyait des morts, babillait avec les oiseaux, écrivait des poèmes- mais qui restait le fils de Constance et Samuel, des gens bien sous tous rapports. (...)
Depuis, on a compris qu'il n'y avait rien à craindre- un spécial, c'est sûr, un vieux garçon, mais aussi un monsieur, qui a fait ses études et passe à la radio, à la télé- mais on se demande quand même toujours un peu, sans vraiment mettre des mots dessus, ce qu'il fabrique, et avec qui."

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Avez-vous déjà choisi un livre uniquement à partir de son titre ?
C'est ce qui m'est arrivé avec ce livre. Je ne connaissais ni l'auteur ni le poète et photographe suisse Gustave Roud dont ce court roman retrace l'histoire.
Bruno Pellegrino nous raconte dix ans de la vie de Gustave et de sa soeur aînée Madeleine, de 1962 à 1972 en imaginant leur quotidien, basé sur des faits réels.
Il se dégage une certaine langueur de ce roman, le temps s'écoule doucement au rythme des saisons mettant en lumière les choses simples de la vie quotidienne mais le temps semble comme suspendu.

« Les minutes font des matinées qui s'écoulent sans laisser de traces. »

Une douce parenthèse poétique hors du temps que j'ai beaucoup appréciée !
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Le chat est roulé en boule sur le vieux poêle, dans l'angle de la pièce. Sa respiration est lente mais il ne dort pas : un léger crissement au plafond - les fouines qui s'activent au-dessus - et les oreilles s'orientent, l’œil s'ouvre, le chat lève la tête, éveillé, précis. Il s'étire, griffe la pierre du poêle et retombe sur le côté. Il est l'heure de manger. Madeleine a tout préparé avant de partir, ce matin. Elle a même griffonné un billet à son intention, quelques instructions pour réchauffer les pommes de terre. Elle ajoute, en un alexandrin correctement césuré à l'hémistiche, qu'il peut prendre trois œufs s'il lui en laisse deux.
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Depuis toujours, au village, on se demande. Les rumeurs ont commencé avec le premier appareil photo, une box Kodak que Gustave a reçue pour ses vingt et un ans.(...)
Mais dès qu'il a été en possession de son propre appareil, Gustave n'est plus sorti sans lui.Jusque là, on s'était plutôt amusé de ce jeune homme maladroit qui ne faisait rien comme tout le monde- il voyait des morts, babillait avec les oiseaux, écrivait des poèmes- mais qui restait le fils de Constance et Samuel, des gens bien sous tous rapports. (...)
Depuis, on a compris qu'il n'y avait rien à craindre- un spécial, c'est sûr, un vieux garçon, mais aussi un monsieur, qui a fait ses études et passe à la radio, à la télé- mais on se demande quand même toujours un peu, sans vraiment mettre des mots dessus, ce qu'il fabrique, et avec qui.

( p.76)
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Pourquoi écrire, quand on peut capturer la lumière d'un geste du doigt ? Il a pressé plus de dix mille fois sur le déclencheur d'au moins une demi-douzaine d'appareils différents mais le sait- il seulement ? En noir et blanc, cela n'a plus l'air d'être tout à fait le même monde et pourtant- chevaux aux champs, ouvriers sur un chantier, mariages, fêtes de village, d'autres jardins, les mêmes façades-, le monde est révolu mais la forme des choses est restée identique.

( p.50)
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Les nuits lessivent Gustave, qui met la journée à s'en relever (...)Il n'est absolument pas question d'écrire, mais lire, un peu, pourquoi pas. Il retombe sur des poèmes d'Emily Dickinson, un petit recueil acheté par hasard, il y a longtemps. Un siècle plus tôt, l'Américaine menait une vie semblable à la sienne, recluse dans une maison de campagne, vivant avec sa soeur et compilant son herbier. Elle et lui auraient eu des choses à se dire. (p. 212)
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Au bord d'un pré, le bruit des feuillages, le cliquetis des branches, le souffle de la rivière le ramènent aux rivages de la mer Tyrrhénienne ; il s’imagine déambulant sur un port, le long de quais calmes. Et la fraîcheur de la chapelle où il pénètre à l'instant charrie l'odeur des églises de partout et de toujours.
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Bruno Pellegrino présente son nouveau livre, "Tortues", en librairie le 3 février 2023.
RÉSUMÉ Enfant, le dimanche, il se réveille avant les autres parce qu'il a du travail: il lui faut vider le contenu des tiroirs de son bureau et reclasser par famille gommes, dessins et pin's. Dans le tiroir du bas: les objets essentiels, à sauver le jour où la maison brûlera. Devenu adulte, Bruno Pellegrino cherche toujours une issue entre la hantise de perdre et l'obsession de s'alléger. Sa peur d'oublier l'accompagne, qu'il trie les archives d'une écrivaine décédée, se lance sur la piste d'une poétesse inconnue ou cherche à fixer un souvenir d'enfance. Il y aurait l'écriture, mais la masse vertigineuse de ses carnets intimes est ingérable, et les carnets, ça brûle aussi. "Tortues", ce sont des pages parfois hilarantes et toujours d'une grande universalité sur la raison de notre passion pour la vie des autres, notre besoin de conserver et le bonheur de lâcher du lest.
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