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EAN : 9782350877143
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (23/01/2020)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Douze nouvelles et autant d'univers, de suites, de fins ou de commencements imaginés par Pierre Pelot.
C'est l'hiver, dans les Vosges comme ailleurs, et le noir s'installe et s'instille en chacun des personnages. Victimes comme bourreaux, ils entraînent le lecteur dans leurs vérités, leurs angoisses, leurs souffrances ou leur folie. Entre nouvelles intimistes et fragments bruts de la vie rurale, des personnages prennent vie et côtoient ceux que nous retrouvo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
hcdahlem
  27 janvier 2020
«Ces histoires sont des liens de sang noir»
Pierre Pelot nous revient avec un recueil de nouvelles. «Ailleurs sous zéro» est une sorte de concentré de son univers. Sur les routes des Vosges, on y croise des «âmes en chaos».
On le sait, les recueils de nouvelles ne font pas recette. Aussi Pierre Pelot nous gratifie-t-il d'un prologue dans lequel il nous explique que «ces petites histoires taillées à chocs répétés se méritent, payent toujours de mine sous des dehors volontiers colorés aux pastels». Puis il nous explique que si la celle qui ouvre le recueil fut écrite au profond d'une sorte de gouffre, les autres «racontent chacune à leur manière des moments et des tranches d'existence, suffisamment hors du commun pour être particulières et remarquables». Et comme l'auteur nous a simplifié la tâche sur ses intentions, attardons-nous un peu sur les personnages de ces histoires, sur ces «âmes en chaos». Car ils le méritent, ces acteurs récurrents dans l'univers de Pierre Pelot. La vie ne les a pas gâtés, à l'image de ce chroniqueur remercié pour un texte qui n'a pas plu au responsable et qui se retrouve confronté à une nouvelle épreuve, les résultats de ses examens médicaux confirmant la présence d'une «saloperie rare». Alors que la neige tombe sur les Vosges, il va devoir partir pour Strasbourg afin de procéder à des analyses complémentaires. C'est bel et bien le crabe, mais à coups de protons, on devrait en venir à bout…
Dans ces histoires de sang noir, celle que je préfère s'intitule «Bienvenue les canpeurs». Oui, avec un «n» à canpeur comme il est noté sur le panneau que Ti Nono et son frangin, solides bûcherons, ont confectionné pour attirer les touristes. Celle qui se pointe à l'air tout à fait à leur goût. «Cette salope a un fameux cul et pas seulement qu'un cul». Je vous laisse deviner la suite…
Suivront une drôle de partie de chasse dans «Doulce France», une séance de fitness avec un raciste dans «Le lundi c'est gym», la recherche de voleurs qui donnent du fil à retordre à la police dans «le tonneau» ou encore l'arrivée d'un visiteur inattendu pour le grand lecteur – il s'était notamment délecté d'un livre intitulé «Méchamment dimanche» – qu'était devenu Pidolle dans «Le retour de Zan».
Treize histoires qui sentent la sueur et le sang, l'alcool et la neige. Treize histoires qui sondent ces âmes en chaos et ne leur accorderont guère une place au paradis. du Pelot pur jus en somme.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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fuji
  16 juin 2020
Avertissement de l'auteur aux lecteurs : « On croit faciles les nouvelles, à écrire et à lire. C'est parfaitement faux. Ces petites histoires taillées à chocs répétés se méritent, payent toujours de mine sous des dehors volontiers colorés aux pastels. »
Un prologue qui sonne, résonne comme les cloches de l'église du village dans la nuit.
La première nouvelle donne le titre au recueil, c'est ma préférée car elle dit tant de cet état personnel quand la vie vous bouscule, que vous avez choisi une hivernation pour ne pas sombrer et qu'un matin le sang qui coule dans vos veines vous lance un appel qui vous fait émerger. A peine le museau dehors vous tombez sur la banalité du « Salut, ça va ? » auquel vous ne répondez que par une banalité aussi, car vous savez profondément que si vous disiez la réalité, votre vérité cela consternerait sans apporter quoi que ce soit, car le monde n'attend pas votre réponse, encore moins vos états d'âme, il avance coûte que coûte. Alors votre pudeur aidant vous vous taisez.
Mais l'animal terré a de la mémoire, celle qui comme un feu de cheminée vous oblige à trouver la juste distance, trop près la flamme vous brûle, trop loin elle ne sert à rien, à la bonne distance elle vous réchauffe le corps et le coeur. Une chaleur souveraine qui se diffuse.
Car « N'essayez pas de fuir la douleur, ce n'est pas ce qui la tuera. N'essayez pas de braconner la douleur, il faut vivre avec elle, en partage il n'y a rien d'autre à faire, rien d'autre à lutter ni à guerpir. »
Première des treize nouvelles, pourquoi 13 ? Ce chiffre a-t-il un sens, personnellement et je ne sais absolument pas pourquoi (je n'y connais rien en cartes, numérologie, etc.) j'ai eu la réminiscence de la treizième lame du tarot « l'arcane sans nom » représenté par une espèce de squelette signifiant le déséquilibre, la rupture mais état de transition qui va vous porter vers la création et le renouveau.
Ah comme la lecture est quelque chose de personnelle ! Je ne sais absolument pas ce qu'était l'intention de Pierre Pelot.
Dans toutes ces nouvelles j'ai eu le sentiment de deux fils conducteurs : la mémoire et la fatalité.
Fils électrifiés car les personnages sont rugueux, jamais là où on les attend, et leur apparence est toujours trompeuse. L'auteur s'amuse en maîtrisant cet art particulier de la nouvelle, l'ambiance est particulière, le vocabulaire toujours somptueux, bien en chair, les hommes y sont dans leur vérité toute crue toute nue.
Du noir mais pas celui du fond du puits, plutôt le noir avant le lever du jour, il y a des lueurs, des nuances dans l'émergence.
Les titres sont étonnants je me suis amusée à en faire un petit texte : Poésie, comme on dit. le lundi, c'est gym. Beau mais orageux en soirée. Bienvenu les canpeurs. le retour de Zan, le tonneau, frères de sang, les quarante balais de mon con. Doulce France, apportez-moi trois petits cochons. Commandos, suaire (et suaire la preuve). Ailleurs sous zéro.
La chute dans la nouvelle est l'art suprême et celle de Doulce France m'a fait beaucoup rire (je ne dois pas être une personne charitable).
Mes pensées au fil de ces nouvelles m'ont amenée au poème de Victor Hugo La pente de la rêverie 1831
« Amis, ne creusez pas vos chères rêveries ;
Ne fouillez pas le sol de vos plaines fleuries ;
Et quand s'offre à vos yeux un océan qui dort,
Nagez à la surface ou jouez sur le bord.
Car la pensée est sombre ! Une pente insensible
Va du monde réel à la sphère invisible ;
La spirale est profonde, et quand on y descend,
Sans cesse se prolonge et va s'élargissant,
Et pour avoir touché quelque énigme fatale,
De ce voyage obscur souvent on revient pâle ! »
Comme le dit l'auteur « la vie est un numéro d'équilibriste dérisoire et ébouriffé ».
La conclusion je lui emprunte ses mots pour lui dédier le sentiment qui émane de ma lecture.
« C'était du bonheur et de la ronde émotion. Comme un nid portatif dans lequel se lover. »
©Chantal Lafon-Litteratum Amor 16 juin 2020.
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Garoupe
  03 juillet 2020
Ici, glacialement
Après l'excellentissime « Braves gens du Purgatoire », Pierre Pelot revient avec un livre qui se veut toujours ostensiblement noir mais dont la forme n'a plus rien à voir. Là où le précédent proposait un récit qui se construisait petit à petit, prenait le temps de développer ses personnages et les situations, cet « Ailleurs sous zéro » est un recueil de nouvelles.
Pierre Pelot propose treize (un chiffre qui ne doit rien au hasard) petites pépites ciselées, exercice périlleux au demeurant. En effet, que choisir entre fermer ou ouvrir la fin d'une nouvelle ? En effet, comment mettre en place un contexte en parfois seulement quelques lignes ? Quels thèmes aborder en aussi peu d'espace ? Dans quel espace-temps placer ses récits ?
D'un groupuscule futuriste d'assassins écologistes au serial killer métastasé, ce sont des histoires de morts, des histoires bassement humaines. Pierre Pelot joue admirablement sur les pulsions, sur les désirs, sur les envies de vengeances, sur les haines, sur le remords, sur les regrets. Et il le fait avec une inventivité certaine, renouvelant son fond narratif à chaque nouvelle, marchant parfois dans les pas de l'anticipation avec brio.
Et puis, et surtout !, il y a un fil rouge dans ces nouvelles : la fatalité. Pierre Pelot joue que l'inéluctabilité des choses, piquant ses histoires, ses personnages des lames de la fatalité. Il y a une sorte d'inévitabilité qui revient en pleine face des personnages qui ont le malheur de naître sous sa plume acerbe.
Cet « Ailleurs sous zéro » porte donc bien son nom : un univers parfois décalé et implacable, les récits sont glaçants… 

Lien : https://garoupe.wordpress.co..
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94sophie947708
  25 janvier 2020
Des nouvelles à l'encre noires, régionales, où on retrouve la noirceur de l'âme.
Des tranches de vie où la violence, où les sentiments, font surface et provoquent des crimes.
Une lecture divertissante pour se faire peur.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   27 janvier 2020
Le monde nous laisse croire qu’il existerait un certain ordre des choses. Alors que tout, dans ses soutes et coursives, sur tous ses ponts, n’est que désordre. Alors qu’il ne faut que survivre, vaille que vaille, dans les méandres du désordre, s’efforçant du mieux possible de se garder en équilibre, dans le précaire et l’incertain, momentanément. Juste tenter de garder l’équilibre. Dans les chaos et les grandes bousculades dont les échos nous heurtent au petit bonheur, au petit malheur. Ne dites pas que l’existence est autre chose que ce numéro dérisoire ébouriffé.
L’ordre des choses, probablement, mais en filigrane, dans les tréfonds insoupçonnables, les entrailles insondables des salles des machines où s’activent des mécanos décervelés qu’il ne faudrait pas chatouiller beaucoup pour les entendre péter plus haut que leur cul, se prétendre Dieu le Père ou quelque autre vigie, quelque autre timonier déjanté.
L’ordre des choses sans doute, hors de portée. Incompréhensible à nous autres commun des mortels.
Nous autres sur le pont supérieur au niveau de la mer, à qui ne reste que le désordre des vagues et des raz de marée, le roulis, le tangage. p. 20-21
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hcdahlemhcdahlem   27 janvier 2020
INCIPIT
Ailleurs sous zéro
Salut, ça va ?
Si ça va ? Oui, oui, ça va. On fait aller. Évidemment que ça va. Que veux-tu répondre d’autre ? Que ça ne va pas ? Et puis quoi ? Te dire ce qu’il en est vraiment ? Oui bien entendu, mais comment le dire, et avec quels mots ? Alors rester là à ressasser et décliner des hésitations, des approximations, des tentatives malhabiles d’explications ? Des errances de langage à la recherche du mot juste, précis. Pour, au final, que ça change quoi ? Que ça aille mieux ? Parce que, non, ça ne va pas trop. Ça ne va pas tellement. Mais ça va.
On retrouve le monde qu’on avait déserté il y a quelque temps. Absent pour cause de fracas. Pour cause de vrac en tête. D’effondrement des piliers de la terre.
Nous revoilà. Nous revoici. En vérité on n’était pas partis, on n’était juste pas là. Ça n’en avait pas l’air mais c’était ça. Oui, absent, c’est le mot. L’absence.
Alors on réintègre. On revient, sur la pointe des pieds, on traîne la patte, c’est toujours mieux que l’immobilisme, paraît-il. On dit qu’il faut revenir. Retremper le doigt dans la sauce pour la goûter encore. Ne pas crever de faim. Faire un effort. Éplucher des patates, cuire le riz. Toutes ces sortes de choses.
Se retrouver debout aux margelles de l’hiver en attendant le printemps. En attendant le printemps, ce n’est pas certain. Se retrouver ailleurs sous zéro. Il a froid aux pieds dans ses godasses. La lumière tombée des nuages éblouit. Froid au bout des doigts par les trous de ses gants en manipulant le bois coupé. Il avait oublié que c’était l’hiver. Les chevreuils et chevrettes viennent manger le lierre qui grimpe aux murs des maisons, des sangliers défoncent les jardins, la soupe de légumes qui mijote au coin du feu ne va pas tarder à sentir bon. L’hiver et la glace qui craque au cœur de la nuit.
Et toi, ça va ?
Ça bricole. On fait aller.
Et plus loin, au-delà des frontières ? Quelle importance ? Aucune importance. Et au-delà des limitrophes bornages qui nous cernent et nous étranglent ? Aucune importance, excusez-moi.
Debout dans l’hiver qui finira, et, qui sait, pourquoi pas, dans le printemps ensuite, et…
Ça va ? Et on n’attend pas de réponse, et c’est peut-être une manière de faire, aussi.
Il ne sait pas s’il est de retour, il aimerait bien. Il passait par là. A vu de la lumière, il est entré.
À une époque qui semble tout à coup bien éloignée, de plus en plus lointaine, il faisait cela régulièrement, chaque semaine, il passait par là, il ouvrait la porte, s’installait pour quelques minutes. Il venait te faire un petit coucou. Il aimait bien. C’était les dimanches, dans un journal qui n’en a probablement plus pour longtemps – il aimait bien, oui. Il venait pondre son œuf dominical. De l’autre côté de la barrière, des gens le lisaient, beaucoup de gens, dont toi, je sais, ils avaient l’air d’aimer ça, eux aussi, on bavardait, ils m’en parlaient en semaine, ils m’écrivaient, ils me poussaient du coude dans la rue, dans les magasins, je n’en croyais pas mes côtes, au début. Mais si.
Et puis un jour quelqu’un dans le journal, une sorte de chef élagueur sans doute, un journaliste, probablement, une sorte de rédacteur, même pas en chef, droit de censure en bandoulière, a dit « Niet ! »
NIET !
A dit : « Pas question de publier ça, qui parle du quotidien d’un de vos amis en prise avec des dealers dans sa rue de Béziers, pas question de se moquer de la police, nous avons ici nos problèmes et nos difficultés de relations avec la nôtre, de police, pas question de faire le mariole, et toute vérité n’est pas bonne à dire. » Le pseudo-journaliste censeur a dit : « TOUTE VÉRITÉ N’EST PAS BONNE À DIRE. » Textu. « Vous allez s’il vous plaît me réécrire une autre chronique, mon brave. » Et lui, de lui répondre : « Vous pouvez toujours aller vous faire mettre, mon brave aussi. Vous ne voulez pas de cette chronique, vous ne l’aurez pas, mais vous n’en aurez pas d’autre non plus, je ne mange pas de ce ranci-là », qu’il a dit. Déclenchant du coup le silence. Il n’est plus passé le dimanche, il n’est plus venu bavarder. Dans la rue et les magasins, les mails, les gens m’ont dit : « Ben alors ? Comment ça va ? » Les gens ont cru que le silence et le vide venaient d’une douleur paralysante qui lui serait tombée dessus avec la mort de son fils dégommé en un quart de seconde dans une allée de jardin public. Mais non. Alors il répondait : « Mais non. » Toi tu sais mais les autres, non.
C’est comme ça.
Et il y a peu, le voilà dans un cabinet médical, pour passer radiographie et échographie, suite à un souci. Après s’être tapé une IRM deux jours auparavant. Ainsi va donc la vie. On ne se retrouve pas dans ces endroits de gaieté de cœur, mais avec une sorte de pincement. Au cœur, justement.
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hcdahlemhcdahlem   27 janvier 2020
Et maintenant il neige. C’est la nuit, c’est l’hiver et il neige, comme il neige certaines nuits d’hiver : en grand silence. Un silence qui tombe de sa haute lenteur, accompagnant chaque flocon, chacun plus lourd au fil de sa glissade de plume. Si on tendait les mains ouvertes, le silence s’entasserait dedans, avec les flocons, mais lui ne fondrait pas. En d’autres nuits, l’été, on pourrait entendre au loin d’une vallée à l’autre s’interpeller des chiens, et des grillons griller. Mais ici non, pas même, au grand dommage, le moindre hurlement de loup. Le silence. Juste le silence. Le hoquet sourd, parfois, d’un petit bouchon de neige détaché d’une branche trop chargée. Le silence comme il sait peser cent fois son poids dans son cocon de février.
Le monde, ce qu’on en sait, bruisse probablement ailleurs, de l’autre côté. Mais on ne l’entend pas. Le monde d’au-delà les frontières que posent la vue et la parole s’en est allé. Il ne sait où et s’en moque. Le monde extérieur, rempli de guignols qui s’agitent et nous font croire que l’importance est dans leurs soubresauts, leurs clameurs excitées, n’existe plus. Dans les pages des journaux non ouverts, derrière les écrans vides des télévisions aveugles, sous les ondes cendreuses des radios éteintes, le monde s’ébroue sans doute à sa guise encore et toujours, dans ses crachats et ses mensonges en rafales, et il s’en fout. p. 19-20
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Vidéo de Pierre Pelot
Immense Pierre Pelot, avec plus de 200 livres en 53 ans d?écriture : littérature générale, science-fiction, policiers, romans noirs, récits fantastiques, BD, théâtre, contes, sagas... L'auteur était à Poirel le 7 octobre pour un entretien aux côtés de Françoise Rossinot autour de son dernier roman, "Braves gens du Purgatoire" (Éditions Héloïse d'Ormesson).
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