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EAN : 9782207250235
319 pages
Éditeur : Denoël (26/10/1999)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Comment concilier la paix mondiale, le chauvinisme des peuples, le contrôle de la démographie, la lutte contre la délinquance et l'amour du sport ? En 2200, les gouvernements du monde ont trouvé la solution.
Tous les deux ans, sera déclarée, entre le camp blanc et le camp rouge, la guerre olympique. Des champions dopés, surentraînés, s'affronteront devant des foules immenses au cours d'épreuves mortellement piégées où tous les coups sont permis, surtout ceux ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Masa
  23 janvier 2017
Cocorico, Pierre Pelot – auteur prolifique – semble exceller dans le genre de la Science-Fiction. J'avais très envie de découvrir son univers. Il est vrai que j'avais déjà tenté l'expérience avec une novélisation plutôt décevante– « Brocéliande ». J'ai opté pour « La guerre olympique » à la couverture attrayante signé Hervé Leblan.
Je dois dire que l'idée de base est intéressante. le monde semble civilisé. Les guerres sont finies, plus de génocides comme ceux perpétués par Poutine et son ami El Assad, plus de famines, plus de tortures. C'est beau n'est-ce pas ? Mais tout cela a une contrepartie. Pour éviter une surpopulation mondiale, on choisit des détenus qui seront condamnés ou non en fonction des résultats des jeux olympiques – qui se voient ainsi réformés.
Sauf que tout ça, donne un roman épouvantablement mauvais. Les raisons de cet échec sont multiples. le récit ayant été écrit en 1980 suit la politique de cette époque. Ainsi, les pays participants à ces “jeux“, font soit partis des blancs (pays libéraux) ou rouge (les socialo-communistes). Ensuite on ne suit pas les disciplines, mais une seule : la boxe. Enfin, suivre est bien grand mot. On assiste à tout ce qui tourne autour de ce sport, à savoir la vie d'un boxeur, les journalistes. À cela on rajoute aux personnages un détenu et on assiste à son quotidien. le tout donne un récit lent, pas passionnant et très daté.
Il existe des récits anciens, notamment ceux de l'âge d'or de la Science-Fiction – qui correspond à ma période préférée dans cette littérature, les années ‘50 –, qui ont cette vision candide du futur. « La guerre olympique » pourrait figurer à cette liste, seulement, il ne s'agit pas d'anticipation, mais d'un portage. L'action qui doit se dérouler en 2222 est restée cloîtré en 1980. Pour peu, on verrait presque des téléviseurs cathodiques. C'est cela que je reproche le plus à l'auteur.
Les trop nombreuses tares de ce récit empêchent de prendre du plaisir. Les personnages ne sont pas intéressants.
Pour finir, ce roman ne se résume qu'à des chiffres. L'ordinateur annonçait entre 8 et 10 millions d'exécutions, l'objectif a été atteint. de plus, on connaît les résultats des disciplines, avec le nom de chaque vainqueur – personnages que nous ne rencontrerons jamais – avec le nombre de victimes qui lui sont associées.
Je ne sais pas si je dois continuer avec cet auteur.
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Commenter  J’apprécie          145
Luniver
  15 août 2012
Juillet 2222 : la douzième guerre olympique peut débuter. Les guerres olympiques ont été mises en place par les nations pour mettre un terme aux guerres «traditionnelles», tout en satisfaisant le besoin de fierté nationale et d'affrontement du peuple. le monde est divisé en deux camps : les Blancs (le monde libéral) et les Rouges (les communistes). Ces deux camps s'affrontent sur une série d'épreuves. Chaque défaite est transformée en un nombre de morts parmi les «éléments subversifs» du camp perdant. La mort est instantanée, grâce à une puce implantée dans le cerveau.
On suit au travers du récit trois personnages : Pietro Coggio, champion français, saturé de drogues en tout genre pour améliorer ses performances, et grand favori de cette guerre, et deux prisonniers, un dans le camp rouge, un dans le camp blanc, qui suivent les épreuves avec appréhension car la mort les attend peut-être avec la défaite de leur champion.
Le thème du livre est intéressant, mais je l'ai trouvé assez mal emmené : on ne sait pas ce qui a conduit les pays à mettre en place ces guerres, ni pourquoi elles ont été accueillies sans broncher par les populations. Les raisons du choix des prisonniers comme victimes de guerre sont assez floues aussi. J'aime beaucoup les romans d'anticipation pour les mises en garde qu'ils contiennent et pour mettre en évidence les possibles dérives de notre époque, mais ici je suis resté un peu sur ma faim.
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Commenter  J’apprécie          140
goodgarn
  07 décembre 2012
A l'aube du 23éme siécle, afin de juguler les tensions internationales, la démographie et la criminalité, deux blocs( regroupant plusieurs nations) s'opposent dans des olympiades tous les deux ans.
Les blancs( libéraux) et les rouges(socialo-communistes) s'affrontent dans des épreuves survival sportives.
Il faut noter que Pierre Pelot a écrit ce roman d'anticipation au début des années 80 (la guerre froide entre les USA et l'URSS sévissait toujours à ce moment là).
Dans cette société futuriste, les olympiades sont l'occasion de se débarasser des déviants et des criminels de tout horizon. Chacun de ses exclus se voit implanter une micro capsule explosive dans la tête.
Pour toute discipline sportive perdue par l'une des deux couleurs, la mini bombe s'active dés la connaissance du résultat.
Malgré quelques longueurs, le théme de ce roman est vraiment trés intéressant.
Comment peut-on imaginer à l'heure actuelle vivre dans une telle société ?
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Doubleplusgood
  02 mai 2020
Une dystopie censée se dérouler au XXIIIe siècle, où le monde, divisé en deux camps, les blancs capitalistes et les rouges communistes, s'affronte tous les deux ans sous forme de jeux olympiques ultra-violents, surnommés Guerre Olympique.
La première partie du roman se traine un peu, on n'a pas franchement l'impression d'être dans le futur, à part des implants dans le cerveau des gens, rien n' évoque une époque à venir, d'autant que la division du monde imaginée par Pierre Pelot est déjà dépassée à notre époque. J'ai failli lâcher ce livre.
Et puis le rythme arrive, pendant les épreuves finales de cette guerre sportive, le Grand Parcours (qui m'a furieusement fait penser que le scénariste de Running Man avait surement lu ce livre par ailleurs) et l'histoire, qui navigue entre les deux camps s'envole enfin et soulève des thèmes intéressants.
Attention, âmes sensibles s'abstenir, le livre est violent.
Commenter  J’apprécie          90
Xian
  24 août 2014
Pierre Pelot a trouvé la recette miracle pour éradiquer en même temps et la surpopulation et la guerre sur Terre : organiser des jeux internationaux, une fois tous les deux ans, où s'affrontent les deux blocs mondiaux, le camp blanc de la Confédération libérale et le camp rouge de la Fédération socialo-communiste. Chaque camp présente ses meilleurs champions. Les épreuves sont toutes aussi violentes que sanglantes. Tout est permis, dopage, homicide. le vainqueur d'une épreuve devient un héros national, les vaincus entraînent avec eux la mort de milliers de condamnés, voire de millions…
Dans ce roman, nous suivons les jeux de 2222, à travers Coggio, un Athlète « fabriqué » du camp blanc, Virginia, sa fiancée surveillée de près par les forces de sécurité, Yanni Bog, un condamné du côté Confédération libérale, accompagnée de Slim, une belle et jeune journaliste stagiaire, et Mager, un autre condamné, mais du côté Fédération socialo-communiste cette fois, une sorte de clown triste qui veut à tout prix se faire retirer l'ange gardien de son crâne.
Cet implant ainsi nommé ange gardien est le coeur du roman. Il peut provoquer la mort par une simple impulsion télécommandée, et ceci en fonction des résultats de jeux. Une invention diabolique. L'angoisse qu'elle engendre sur les condamnés est palpable, intolérable.
Malgré une intrigue finalement assez simple et un peu trop saturé d'hémoglobine, ce roman accroche le lecteur, en lui réservant de très bonnes réflexions, notamment sur le rôle de la politique et du sport.
Mais bon, à ne pas mettre entre toutes les mains…
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
goodgarngoodgarn   03 décembre 2012
Le meilleur des mondes comporte toujours deux faces. C'est l'évidence, même si ce n'est pas toujours flagrant, même si on choisit, si on préfère n'en avoir qu'une- même si on fait tout pour que vous n'en voyiez qu'une. Comme une pièce de monnaie. La face " paradis", et la face "enfer". Ce n'est pas plus compliqué. Quand on se met à croire autrement, à penser autrement, le mécanisme secret entre en action et si l'on n'est pas malin on se retrouve sur l'autre face du meilleur des mondes: la face "enfer". C'est toujours l'enfer, quand on vous rejette du paradis, quand le meilleur des mondes s'écroule autour de vous.
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LuniverLuniver   15 août 2012
«On ne tue pas facilement un enfant, dit-elle. Vous savez bien qu'ils ne sont rien d'autre que des enfants, de terrible enfants, sous leurs carapaces de muscles... Et ils veulent gagner, gagner encore, gagner toujours, pour qu'on les admire, pour qu'on les aile... C'est parfois ce qui arrive : on les aime. On aime un enfant, et il faut le tuer.»
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LenocherdeslivresLenocherdeslivres   12 juillet 2018
La guerre, même GUERRE OLYMPIQUE, même jeu de guerre, se nourrit de la mort et demande des victimes réelles, des perdants réels, des gagnants réels qui quittent les stades plus motivés que jamais. Elles seront vite trouvées les victimes possibles : elles remplissent les prisons, et certains hôpitaux. Elles coûtent de l'argent et de l'énergie aux nations contre qui, un jour, elles sont entrées en lutte en n'obéissant pas aux règles. Et voilà. On supprimera les prisons tout en encourageant la recherche scientifique.
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Vidéo de Pierre Pelot
Immense Pierre Pelot, avec plus de 200 livres en 53 ans d?écriture : littérature générale, science-fiction, policiers, romans noirs, récits fantastiques, BD, théâtre, contes, sagas... L'auteur était à Poirel le 7 octobre pour un entretien aux côtés de Françoise Rossinot autour de son dernier roman, "Braves gens du Purgatoire" (Éditions Héloïse d'Ormesson).
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