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Franck Steffan (Collaborateur)
ISBN : 2213636869
Éditeur : Fayard (14/01/2009)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Alors que l’on s’apprête à célébrer en 2009 le cent cinquantième anniversaire de la théorie de l’évolution fondée par Darwin dans L’Origine des espèces, ce nouvel essai de Jean-Marie Pelt s’emploie à récuser la fameuse « loi de la jungle » qui, dans une nature réputée « cruelle », serait le seul moteur de l’évolution.

Il montre qu’il existe une raison du plus faible : tout au long de l’histoire de la vie sur terre, des premières bactéries jusqu’à l’h... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
lecteur84
  05 avril 2014
J M Pelt qu'on ne présente plus, nous livre ici une analyse intéressante sur l'évolution des espèces sous différente forme. il en vient à la conclusion que les espèces qui ont évolués vers le "gigantisme" ont finit par disparaître, soit à cause d'éléments extérieurs dont elles ont été victimes, soit du fait de leur inadaptabilités, infirmités qui seraient venues justement de leurs tailles et poids. Il est un fait, a chaque fois que la terre a connu de grands bouleversements, ces derniers ont été suivis par une éradication des espèces, et notamment des plus imposantes. le petit serait donc plus à même de survivre dans un monde connaissant de grandes modifications, sa forme sa capacité d'adaptation serait plus adaptée. J M Pelt précise bien également qu'il n'est pas question de tirer un jugement moral des exemples qu'il prend, et de poursuivre :" le fort ou celui qui se croit tel peut s'affaiblir, le faible se renforcer. aucun statut n'est jamais définitivement acquis, c'est ce que les Bouddhistes appellent judicieusement, l'impermanence des choses." Sortons du cadre biologique..
Si le grand, le gigantisme finit par se scléroser, en tout cas se révèle incapable de s'adapter à un changement brutal ou durable, ne peut on pas transposer ce "défaut" à notre propre société et à son obsession de vouloir des structures toujours plus grandes pour former des blocs économiques soit disant de plus en plus puissants, mais dépendant tellement des uns des autres, qu'ils en deviennent ingouvernables....Ne serions nous pas de futurs Dinosaures?
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cmpf
  02 janvier 2015
Troisième volet d'une étude sur le comportement social des animaux mais aussi des plantes, des champignons et des bactéries, il s'intéresse au couple force faiblesse. Les deux premiers portaient l'un sur l'agressivité et l'autre sur la solidarité.
Jean-Marie Pelt est un botaniste et un croyant bien connu, il a écrit de nombreux livres sur la faune et surtout la flore.
Partant des tout premiers êtres vivants sur terre, les bactéries il montre que la nature n'est pas toujours le lieu de la loi du plus fort. Par exemple des végétaux s'entraident et échangent la nourriture grâce aux champignons.
S'appuyant sur l'histoire et sur divers textes y compris la Bible il démontre que c'est parfois le faible qui remporte la victoire. Et finit par s'interroger sur le devenir des sociétés humaines si elles continuent d'appliquer la loi du plus fort.
Se réfère aussi à des textes du paléontologue Stephen Jay Gould.
Ouvrage à la fois instructif et divertissant. Point de départ pour des réflexions personnelles.
Lu dans le cadre du challenge ABC 2014-2015
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gabylis
  02 mars 2018
Jean-Marie Pelt, professeur de biologie végétale et de pharmacologie, dans un essai abondant en anecdotes, nous présente une nature solidaire et généreuse, riche de réciprocité et d'échanges. Alors que dans la loi de la jungle, le plus fort domine et écrase les autres, l'auteur étaye par ses nombreux exemples l'idée que celui qui a pu survivre aux grands cataclysmes de l'humanité, est au contraire le plus faible et le plus simple, car il a su s'adapter et développer des liens avec son environnement. Son "vagabondage dans le monde des herbes" ou son "immersion dans le monde fabuleux des bactéries" est tout bonnement passionnant !
En deuxième partie, Jean-Marie Pelt nous invite à sortir de la logique de la compétitivité animant notre société, pour entrer, à l'image de la nature, dans une démarche altruiste et engagée. Les personnes paraissant plus insignifiantes, ont à y prendre leur place, à l'instar de Robert Schuman, Père de l'Europe, homme effacé et peu connu.
Un ouvrage qui se lit sans déplaisir, et qui, bien qu'un peu superficiel, suscite par un regard contemplatif sur la nature qui nous entoure, l'envie de s'engager, chacun à se mesure, pour un mieux-vivre ensemble.
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Colonel
  30 octobre 2010
Hors sujet m'sieur Pelt.
Dans "loi du plus fort" il faut en effet entendre "loi du plus adapté".
Monsieur Pelt nous fait une lecture naïve ou de mauvaise foi de la loi de la sélection naturelle dans le but de parler ensuite du sujet sous son vrai jour : l'adaptabilité, mais avec un angle de vue judéo-chréti(e)n "les premiers seront les derniers", tout ça...
... il faut plutôt entendre : l'environnement changeant, les premiers ne furent juste plus à même d'être les premiers - d'où supplantation par d'autres.
La lecture :
- HRRRNNN ! Moi Tarzan, toi ta gu**** ! (force)
- Dinausaure grand = fort, rongeur petit = faible
est d'une naïveté affligeante !!
Ou d'une mauvaise foi encore plus affligeante.
"Dans cet ouvrage fourmillant d'anecdotes puisées au coeur du monde végétal et animal, Jean-Marie Pelt s'en donne à coeur joie pour nous raconter l'extraordinaire énergie des petits, réputés faibles."
--> Les petits réputés faibles ? Si les minuscules fourmis décidaient du jour au lendemain de nous assiéger, l'humanité ne tiendrait pas deux jours...
Pire ! Confusion entre le principe de vie/mort à l'échelle individuelle et celui de sélection globale des individus au sein d'une espèce, d'un biotope.
Attention, deux plans séparés ! Merci monsieur Pelt de brouiller les cartes.
"Jean-Marie Pelt s'emploie à récuser la fameuse " loi de la jungle " qui, dans une nature réputée " cruelle ", serait le seul moteur de l'évolution."
"Cruelle" ??? Jugement moral stupide (anthropomorphisme, perspectivisme) !
La Nature n'est ni cruelle ni aimante : elle est. La nécessité la régit. Elle ne s'apitoie pas, dire cela n'a juste pas de sens.
Voila ce que j'analyse à la lecture, ne serait-ce que du synopsis (!) du dit livre, qui par les partis pris de l'auteur qu'il montre, ne donne pas envie d'aller plus avant dans ce délire du "désaide" humain qui veut se rassurer, quelque part.
Car, oui, le "faible" (au sens "inadapté") dont le génome ne le pourvoit pas d'un système immunitaire suffisant pour résister à son environnement (e.g.), va succomber - et non il n'est pas correct de rajouter un "cruellement" ou "impitoyablement"; c'est ainsi, par nécessité, et pour le plus grand "bien" (éthique, réaliste) de l'espèce (par construction).
Signé : pas même un Darwiniste acharné.
Lien : http://www.amazon.fr/review/..
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LeCombatOculaire
  10 mai 2016
Dernier opus d'une trilogie qui peut se lire indépendamment, composée de la Loi de la jungle (2003) et de la Solidarité (2004), il tente vaillamment de contrer la vieille idée, persistante et bien avantageuse pour les puissances, que le plus fort a toujours raison. "Mangez-vous les uns les autres" si vous ne voulez pas y laisser vos plumes... Botaniste, écologiste, pharmacologue, amoureux de la nature, l'auteur ne manque pas d'arguments pour nous faire voir tout ce qu'il y a de plus beau et de plus ingénieux dans tout ce qui nous entoure.
Il commence donc par le tout début, par les balbutiements de la vie, avec les bactéries notamment, puis il nous parle longuement de la faune et de la flore qui ont vu le jour depuis, jusqu'à arriver à nous. Or, depuis toujours, la nature nous montre que celui qui l'emporte n'est pas toujours le plus fort, et rivalise de créativité et d'adaptation avec ses prédateurs afin de trouver un équilibre. Et que dire des plus petits ? Qui pourrait survivre sans bactéries ? Les plus grands ne seraient-ils pas les plus vite décimés ? Et qu'est-ce que le sexe faible, dans une faune où la femelle est souvent la plus redoutable ? Altruisme, interdépendance, camouflage, imitation, transgenre... Autant de systèmes pour vivre en harmonie, en autonomie, en collectivité. L'Homme est finalement l'une des rares espèces à avoir eu recours à tant d'artifice pour dominer l'autre et survivre.
Un livre fabuleux pour que chacun se remette à sa place, pour que les grosses bêtes se réconcilient avec les plus petites (puisqu'on te dit que c'est pour ton bien !) et pour commencer à se diriger doucement vers une écologie pragmatique, respectueuse et bienveillante.
Amateurs des fables de la Fontaine, vous allez pouvoir vous régaler ! En effet, qui de mieux placé pour disséquer les forces et les faiblesses de l'Homme à partir de nos chers confrères les animaux et les végétaux ?
Lien : http://lecombatoculaire.blog..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
gabylisgabylis   26 février 2018
Il existe sur la planète environ 220000 espèces d'herbes, contre 50000 espèces d'arbres, ces derniers le plus souvent tropicaux. Les écologistes rendent hommage à cette riche biodiversité et percent de mieux en mieux les secrets des multiples interrelations entre espèces animales et végétales, formant les écosystèmes. De leur point de vue - et on ne peut qu'approuver -, chaque espèce, chaque individu joue sa partition dans la grande symphonie de la nature. Mais le point de vue du poète, auquel il n'est pas interdit non plus de se ranger, le conduira à admirer la surabondance et la gratuité de la vie qui offre, à travers ses multiples visages, un hymne merveilleux à la beauté.
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gabylisgabylis   26 février 2018
"Small is beautiful" disait Schumacher, l'un des pères de l'écologie. Il est étonnant de constater comment, lors des grandes extinctions, lorsque beaucoup d'espèces disparaissent en même temps, l'humilité et la modestie semblent être des armes imparables pour la survie.
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PhilOchePhilOche   22 juin 2015
Par un étrange paradoxe, il peut advenir que des agressions humaines brutales favorisent le développement de certaines espèces. Les habitants des champs de bataille de la
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titeceltitecel   12 avril 2019
Les bactéries n'ont jamais eu besoin de nous, mais nous ne serions pas là sans elles. Dans ce processus, qui est le plus fort? Nous qui sommes juchés en équilibre instable au faîte de la grande pyramide de la Vie, ou celles qui, solidement et durablement implantées à ses racines, nous portent... et nous supportent?
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Videos de Jean-Marie Pelt (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Marie Pelt
Rencontre avec Jean-Marie Pelt à l'occasion de la sortie de son livre "L"évolution vue par un botaniste".
Dans la catégorie : Evolution des espècesVoir plus
>Sciences de la vie, biologie>Microbiologie>Evolution des espèces (45)
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