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Critiques sur Le monde a-t-il un sens ? (9)
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Aela
  25 décembre 2014
Toutes les cultures se sont intéressées à la question du sens, sens de la vie, sens de notre place dans notre Univers.
L'évolution conduit des éléments simples à s'associer, c'est ce que l'un des deux auteurs du livre, Jean-Marie Pelt, pharmacien et botaniste réputé, appelle "le principe d'associativité".
Jean-Marie Pelt montre que la vie doit davantage à l'alliance qu'à la rivalité, ce qui nous fait réfléchir, avec Pierre Rabhi, dans la deuxième partie du livre, aux questions sociales actuelles.
Les deux auteurs, Jean-Marie Pelt et Pierre Rabhi, sont des amis de longue date. M.Pelt est plus convaincant pour tout ce qui touche à l'Environnement, rappelons qu'il a fondé l'Institut Européen d'Ecologie.
Toute l'histoire du monde est retracée ici, depuis le big bang, le bal des particules, la vie des étoiles, le monde interstellaire, les origines de la vie, de la sexualité, le développement du cerveau, des sociétés humaines..
Le langage est adapté pour tous les publics.
Un ouvrage court mais c'est un concentré d'informations...
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kuroineko
  17 octobre 2017
Quelle excellente question pose ce titre! Et d'abord quel sens donner à "sens"? La direction? La signification? Dans cet essai à quatre mains, Messieurs Pelt et Rabhi s'efforcent d'éclairer nos lumières.

Jean-Marie Pelt consacre une dense première partie à explorer les origines de notre univers. Il prend donc le terme dans sa définition directionnelle, laissant le sens signification aux religions et philosophies. Même en terme de direction, le monde suit-il un cheminement spécifique?
La lecture de la genèse et de l'histoire de notre univers, du big bang jusqu'à l'apparition de l'humanité est vraiment passionnante à lire. L'auteur rend son texte facilement compréhensible, même en ayant de faibles connaissances scientifiques (ce qui est mon cas). Il procède par la démonstration d'associations au cours des derniers milliards d'années écoulées. Associations dans lesquels le tout est plus que la somme de ses parties. Et de m'émerveiller à chaque page devant les prodiges de l'univers et de la vie.

Pierre Rabhi, dans une seconde partie, s'attelle à la dimension sociétale de la question. Et pose les enjeux du poids humain, enjeux environnementaux bien sûr mais aussi économiques, etc.

Une chose est certaine, une fois ce livre lu, c'est qu'il y a du sens à protéger au mieux de nos petites capacités ce monde qui est le seul à notre disposition.
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bina
  16 août 2014
Ce titre est un ouvrage à quatre mains par deux penseurs du monde.
Dans une première grande partie, Jean-Marie Pelt retrace la création du monde des origines (scientifiques) à nos jours. Il fait le point sur les différentes étapes, en mettant en avant le principe d'associativité.

Il s'agit d'association de deux éléments simples, donnant naissance à quelque chose de plus complexe et d'enrichi (exemple, les insectes sociaux). Sa dernière étape est l'humanité, et ce qui la caractérise, en s'interrogeant sur la question du sens que pose l'homme.

Le terme de sens a deux acceptations : la direction à suivre (l'univers se développe-t-il selon une certaine direction ?) ou la signification de l'événement. Ainsi s'oppose la perception de l'univers selon les scientifiques (pour qui l'évolution relève surtout du hasard) et les religions qui apportent un sens.

Dans la seconde partie de l'ouvrage, Jean-Marie Pelt laisse la parole à Pierre Rhabi, qui livre ses réflexions sur la société aujourd'hui. IL remet en cause les fondements de notre société basée sur le temps-argent, impliquant une concurrence acharnée, le recours à la violence, le consumérisme à outrance.

Une oeuvre pour réfléchir.
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celine85
  30 décembre 2017
2 parties , l'une écrite par Jean marie Pelt , l'autre beaucoup plus courte par Pierre Rabhi.
J'ai d'ailleurs été surprise et déçue car les parties sont vraiment inégales et ne font que se coller l'une à l'autre. Il ne s'agit pas vraiment d'une co -écriture dans le sens où je me l'imaginais.
D'autant plus déçue que j'avais pris ce livre pour en savoir plus sur Pierre Rabhi et que le nombre de pages qui lui est consacré est vraiment ridicule.
Il permet juste de voir un peu sa façon de penser mais pour le découvrir véritablement , je vais devoir prendre un autre livre.
J'ai eu l'impression que ce livre était là pour survoler les choses et présenter succinctement Pierre Rabhi.
Pour résumer le livre , ils nous indiquent que l'évolution est du au principe d'associativité. Il va être utiliser de nombreux spour illustrer ses propos. Il faut privilégier la coopération et non la compétition.
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CS_Constant
  04 juin 2016
Le monde a-t-il un sens ? est un ouvrage collaboratif, où Jean-Marie Pelt traite du principe d'associativité dans l'évolution, du Big Bang à nos jours, et où Pierre Rabhi évoque l'humanité et son avenir, avec la nécessité qui s'impose d'appliquer le principe d'associativité - avant qu'il ne soit trop tard - pour sauver l'humanité de son auto-extinction.

Le monde a-t-il un sens ? le titre peut sembler vague et un peu pompeux, empreint de mysticisme et de métaphysique, mais on découvre vite dans le prologue qu'il s'agit d'envisager l'évolution de la vie à la lumière du principe d'associativité ou de la coopération dans la nature, et de voir si l'on peut considérer que celle-ci a un sens - une direction - qui résulterait de cette constante de l'univers qui est de créer un élément nouveau à partir de l'association de deux éléments préexistants.

On s'éloigne ainsi d'une vision exclusivement darwiniste du monde, où seule la compétition entre les êtres, pour leur survie, susciterait l'évolution ; le postulat de J-M Pelt est de montrer que la compétition existe, mais qu'elle va de pair avec une coopération que la recherche scientifique actuelle met de plus en plus en lumière. C'est une vision beaucoup plus positive du monde, que l'on prend plaisir à découvrir et qui, par effet de rebond, nous délivre un peu de l'idée du darwinisme social pour montrer au contraire qu'il n'y a de salut pour les individus que dans l'entraide.

J'ai énormément apprécié la démonstration de J-M Pelt - paix à son âme - qui abonde dans le sens de l'associativité en mettant d'une part en avant des grandes tendances générales, que l'on retrouve dans tous les domaines du vivant et du non-vivant ( à l'échelle des atomes, des particules, des minéraux, etc.) assorties d'autre part d'exemples très détaillés. Son texte est d'une grande cohérence, très clair et très bien construit, et il atteint clairement son but, qui est de faire voir au lecteur le monde sous un jour nouveau. Il nous apprend énormément de choses, notamment sur les plantes, qui relèvent de sa spécialité, mais aussi sur des sujets aussi variés que la physique, la fusion thermonucléaire, le phénomène de la symbiose ou encore la neurobiologie.

En revanche, j'ai trouvé le texte de Pierre Rhabi beaucoup moins percutant, malgré tout le respect et l'admiration que j'ai pour l'ensemble de ses actions militantes. Placé à la fin de l'ouvrage et beaucoup plus court que celui de J-M Pelt, celui-ci prend la forme d'une conclusion, en dressant le constat du monde actuel et en l'élargissant à l'avenir. Tout ce que dit Pierre Rhabi dans ce texte est juste et vrai, mais le ton est extrêmement réprobateur, condamne lourdement les excès de l'humanité - et il a raison - mais sans trop s'attarder sur les moyens de changer le monde grâce à l'associativité et la coopération, chose qu'il pratique pourtant au quotidien depuis des dizaines d'années, notamment avec son mouvement Colibris. du coup, j'ai été assez déçue par ce texte un peu lourd, au ton essentiellement accusateur, quand son titre, "quel avenir pour l'humanité ?" annonçait autre chose qu'une dénonciation de son état présent. de fait, il ne m'a rien appris. A la fin, la seule réaction qu'il m'a laissée, c'est : "oui, et alors ?"
En plus le texte manque de construction et me donne un peu l'impression que son auteur s'est laissé emballer, emporté par sa passion, perdant de vue son sujet de départ pour se lancer dans une longue diatribe improvisée.

J'ai noté aussi à plusieurs reprises qu'il a parlé du mal fait par "l'homme contre l'humain". Je m'interroge sur cette formulation : l'homme sans majuscule, contre l'humanité. Cela ne peut être anodin. Pierre Rabhi voudrait-il donc signifier qu'il estime que c'est uniquement l'homme masculin qui a fait du mal à l'humanité entière ? Si l'on prend les choses d'un point de vue quantitatif, on peut dire qu'il a globalement raison, puisque les femmes, jusqu'à une certaine époque, n'étaient pas en capacité de faire grand-chose, et donc de faire le mal. Il n'empêche que la formule me dérange ; n'est-ce pas là une forme de sexisme "positif", qui essentialiserait la femme du côté du bien, mais aussi, du même coup, de la passivité, de l'irresponsabilité et du statut de victime ? Cela n'a rien à voir avec le contenu du livre, mais il me semblait important de le souligner. N'enlevons donc pas aux femmes la capacité de faire le mal, car malheureusement, elles le peuvent aussi bien que les hommes !

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TheButterflyWhoKnits
  04 avril 2015
Jean-Marie Pelt est biologiste, botaniste-écologue et pharmacien, c'est un "chrétien qui défend la science et un scientifique qui défend une certaine forme de chrétienté".
Quant à Pierre Rabhi, c'est un agriculteur bio, penseur et essayiste très connu qui est à l'origine du mouvement des colibris.
Deux noms semblables à des promesses qui me font espérer des moments d'intenses et profondes réflexions au cours de ma lecture.
Cet essai a pour but de nous montrer l'associativité à l'oeuvre dans la nature depuis le bigbang et de nous prouver à travers moults exemples très intéressants que l'homme aurait tout intérêt à fonctionner de la sorte plutôt que d'appliquer la loi du plus fort et la théorie de l'évolution de Darwin. Quid du 4e de couverture? Comme trop souvent, il n'oriente pas correctement le lecteur, et est à la limite du mensonger.
Et oui, j'ai été très déçue par cet essai. Non pas que le contenu ne soit pas intéressant, il est au contraire très instructif, nombreux exemples concrets d'associativité dans la nature. Mais malgré ce côté instructif, pour ma part en tous les cas, la manière dont les choses sont présentées et le vocabulaire au final très scientifique jeté en pâture à nous, incultes lecteurs, pèchent par son côté j'en jette mais ça sonne un peu creux quand même. de plus, alors que les deux noms des auteurs sont inscrits à parts égales sur la couverture, on se rend compte au final que non seulement leur écriture n'est pas mêlée, mais qu'en plus, la partie de Rabhi ne compte que pour un petit tiers de l'ouvrage et a été ajouté après que Pelt ait écrit la sienne. Là aussi, je suis déçue.
Lien : http://mesmotsenblog.blogspo..
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Ledraveur
  10 décembre 2014
La première partie, la plus dense et conséquente de cet ouvrage, est consacrée au « principe d'associativité » en une démonstration assez percutante et magistrale de Jean-Marie Pelt*, qui prend à contrario le "darwinisme sociétal" de "bon ton", pour une "bonne conscience" à pas cher !
Bien que destiné au grand public, où les références en matière de connaissances scientifiques ne le cèdent en aucun cas à la "vulgarisation" du tout venant, le développé demande tout de même une attention soutenue. Brillant, subtil, et d'une pétillante intelligence, Jean-Marie Pelt nous mène dans une perspective d'une profonde réflexion sur la place de la condition humaine.
La seconde partie volontairement semble-t-il plus succincte, de Pierre Rabhi, rebondit et prolonge la démonstration de son ami en une compréhension ancrée dans la Terre, organisme vivant et matriciel dont nous sommes issus, comme tout le vivant de cette planète que nous habitons, pour le meilleur et pour le pire pourrait-on, dire...

* biologiste et pharmacien agrégé, botaniste-écologue, professeur honoraire des universités en biologie végétale et pharmacognosie
Lien : http://www.versautrechose.fr/
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polarjazz
  29 avril 2017
Avant d'être un essai, "Le monde a-t-il un sens" est un texte de vulgarisation. Un peu d'astronomie avec la théorie du Big Bang et des grandes lois physiques, un peu de chimie avec la photosynthèse, l'émergence du vivant avec les bactéries, puis les cellules qui se divisent et donne naissance au monde végétal, animal et enfin à l'humain. Tout au long de cette évolution, Jean-Marie Pelt évoque le phénomène de l'associativité qui caractérise ce cheminement, plus que la confrontation. L'associativité se retrouve dans la société de certains primates - nos plus proches voisins.
Après quelques millions d'années, l'humanité s'est regroupé en une société mondialisée qui exploite les ressources naturelles limitées et déséquilibre le monde et la Terre par son urbanisation outrancière, ses déforestations, ses conflits. Pierre Rabhi emploi les termes de la Terre consciente. En dépit de son inquiétude pour l'avenir, Pierre Rabhi croit en une société civile résolue à faire évoluer les choses dans le bon sens et à réduire la facture grâce à des initiatives citoyennes à travers le monde. C'est un hymne à la vie.
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thisou08
  27 mars 2017
Jean-Marie Pelt :
Je n'ai bien sûr pas tout compris.
Et ses exemples n'expliquent pas, à mon sens la question essentielle : " Pourquoi quelque chose plutôt que rien "
Cette affirmation m'a perturbée : " A distance égale, le son d'une sirène d'ambulance qui se rapproche est plus aigu que celui de la même sirène lorsqu'elle s'éloigne ".

Pierre Rabhi :
Je comprends mieux son discours, auquel j'adhère à fond.
" L'être humain ne peut se passer de la nature. La nature peut se passer de l'être humain ".
Et, si je peux me permettre, elle ne s'en porterait pas plus mal !
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