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ISBN : 2070463796
Éditeur : Gallimard (29/01/2015)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 107 notes)
Résumé :
"Quand je pense ! Quand je pense au sang d'encre que je me suis fait pour lui ! Quand je pense ! Quand je pense qu'à cause de ce clown j'ai failli larguer la médecine ! Quand je pense ! Quand je pense que mon coeur a cessé de battre dix fois dans la nuit !" Cette nuit-là, le docteur Galvan trouva la foi, la perdit, la retrouva, la perdit à nouveau. Il fallait qu'il le raconte à quelqu'un. Désolé que ce soit vous.
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
cmpf
  04 mai 2015
« Je ne me sens pas très bien.» dit un petit monsieur quelconque aux urgences.
Mais il y a là des accidentés, des asmathiques en crise, des suicidés ratés, des épileptiques… qui ne laisserait pas passer leur tour et prennent même celui du malade qui se plaint si peu. L'interne de service peine à répondre à tous ces cas… tout en rêvant à la carte de visite qu'il pourra bientôt faire graver.
« Je ne me sens pas très bien.» dit à nouveau le petit monsieur quelconque avant de s'écrouler tête en avant sur le carrelage.
« C'est une occlusion intestinale » « Non c'est un globe vésiculaire » « un pneumothorax »… le petit monsieur passe de symptômes en symptômes, et de spécialiste en spécialiste, arborant tous des cartes de visites plus ou moins élaborées ou simples. L'interne le véhicule de service en service sur le brancard aux roues bien huilées.
« Je ne me sens pas très bien. » dit le malade entre deux évanouissements. On l'installe dans une chambre en attendant une réunion médicale le lendemain matin, à laquelle on n'est persuadé qu'il n'assistera pas, même évanoui. L'interne le veille, s'endort, au matin, plus de malade. « Il est mort. » se dit le futur médecin.
Environ 70 pages d'un texte très aéré, pour sourire une demi-heure, voilà ma prescription. Deux euros la consultation pour se sentir mieux quelques heures, avouez que ce n'est pas coûteux.
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Crazynath
  16 juillet 2015
Daniel Pennac est décidément un écrivain que je qualifierais de jubilatoire !
Il arrive toujours à me happer avec son écriture, peu importe l'histoire qu'il raconte.
Ici, en 70 pages, il évoque la situation d'un médecin urgentiste face à un patient présentant des pathologies aussi diverses que variées.
A savourer sans modération, car Ancien malade des hôpitaux de Paris est vraiment excellent et se lit d'une traite avec le sourire aux lèvres !
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Tostaky61
  10 avril 2015
C'est par la voix du médecin urgentiste qui vécut les faits vingt ans plus tôt et sous sa plume satirique, que, Daniel Pennac, nous dépeint, en quelques 70 pages, le périple d'un patient pris en charge aux urgences d'un hôpital parisien.
Un petit livre très drôle à consommer sans modération.
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Myriam3
  13 novembre 2016
Lors d'une de ses premières nuits de garde en tant que médecin urgentiste, le docteur Galvan vit un véritable cauchemar: un individu s'abandonne sur un siège de la salle d'attente. Son problème? Il ne se sent "pas très bien"... et bientôt s'effondre. La course effrénée dans les couloirs de l'hôpital commence, les symptômes s'accumulent, chirurgien, anesthésiste, urologue, pneumologue, neurologue... tous sont convoqués tour-à-tour et l'homme semble mourir dix fois dans la nuit, pour ressusciter avec une nouvelle urgence à soigner!
Ce sont des années plus tard que Galvan raconte cette fameuse nuit à notre écrivain qui, lui, écoute sans trop rien dire... que pense-t-il donc de cette histoire? Est-il subjugué? Choqué? Ennuyé? Moi en tout cas je me suis beaucoup amusée à cette morbide aventure pourtant si cocasse!
On peut s'amuser à imaginer comment Daniel Pennac en est venu à écrire cette petite histoire: était-ce alors qu'il attendait patiemment aux urgences? Ou bien ses symptômes refusaient-ils tous les diagnostics, comme ça arrive parfois? A-t-il été dérangé de l'arrogance de certain interne? Peut-être est-il hypocondriaque, ou souffre-t-il du syndrome de Munchausen?
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anlixelle
  19 mai 2017
Cette nouvelle est un monologue, sorte de confidence d'un homme qui, par son récit, nous narre un épisode ancien qui avait pour toile de fond l'hôpital, et qu'il a vécu.
Humour sarcastique, égo médical, vulnérabilité du patient se conjuguent dans un style tonitruant à la Pennac.
Texte qui se déguste gentiment et qui vaut plus par sa forme que par le fond.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
cmpfcmpf   04 mai 2015
Je ne pensais plus qu’à ça : Reste vivant, toi, reste avec nous. J’avais rendu les armes. J’avais déchiré ma carte de visite. En une nuit, j’étais devenu médecin. Un fils de famille touché par la grâce, Paul aveuglé sur la route de Damas, saint Augustin sous son bosquet, Claudel derrière son pilier, et Pascal, aussi : « Renonciation totale et douce.» Je n’éprouvais plus qu’une gratitude calme et stupéfaite. Je prononçais enfin mon serment d’Hippocrate.
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VFanelVFanel   31 août 2015
Ne vous retenez jamais de pisser, monsieur. L'astronome Tycho Brahé en est mort à un festin de l'empereur Rodolphe II. Vous voyez la scène ? Rodolphe pérore. Un de ces soliloques de monarque pendant lesquels tout le monde se tient à carreau. En l'honneur de Brahé qui plus est ! Il lui a fait remplir un dernier verre ou un hanap - bien entendu, Brahé ne savait pas que ce serait le dernier -, et en avant pour l'éloge royal. Le pauvre Tycho s'est retenu tant et tant que sa vessie a explosé. Mon père - il était urologue - racontait volontiers cette histoire, les jours de fête surtout, à la fin du repas, quand tout le monde a plus ou moins envie de pisser, ça l'amusait, il mesurait son ascendant sur la famille à la tension de nos vessies.
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RebusRebus   10 avril 2015
Le champion de la Médecine Interne, voilà ce que je voulais devenir. Vous me direz que c'était une ambition plus qu'honorable...Non ? Si ? Hein ?
-...
- Eh bien, vous vous trompez, monsieur. En fait, je ne rêvais qu'à une chose... J'ose à peine vous dire laquelle, tellement c'est...à n'y pas croire ! Je rêvais à ma future carte de visite ! Sans blague, monsieur. Une véritable obsession.
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CrazynathCrazynath   16 juillet 2015
Le clairon a cédé la place à la trompette de la victoire, qui s'est faite hautbois, le hautbois s'est affiné en flute, la flute s'est aiguisée en fifre, le tout en autant d'aimables circonvolutions que l'autorisent six mètres cinquante d'intestins raccordés à un gros colon qui se débonde.
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cmpfcmpf   04 mai 2015
Bref, tandis que chacun y allait de son diagnostic, le patient continuait de multiplier les symptômes dans cette nuit qui n’en finissait pas. On aurait dit qu’il hésitait entre toutes les morts possibles. Après les ganglions, ce furent ses articulations qui enflèrent soudainement. Et quand il eut épuisé la science du rhumatologue (j’ai oublié le nom du rhumatologue), il s’est offert un festival d’éruptions cutanées qui a laissé la dermato sans voix – une femme elle aussi, la dermato, Geneviève… Geneviève comment, déjà ? Une fille formidable, pourtant…
Sur quoi, il a sombré dans le coma.
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Videos de Daniel Pennac (94) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Daniel Pennac
Avec Claire Bretécher, Florence Cestac est une pionnière pour la bande dessinée franco-belge. Unique femme ayant été distinguée du fameux Grand Prix d'Angoulême, l'autrice est également l'inventeuse du style "Gros Nez". Avec ses séries le Démon de midi (d'après-midi et du soir), Les Déblok mais aussi ses albums comme Super Catho (avec René Pétillon), Je voudrais me suicider mais j'ai pas le temps (avec Jean Teulé) ou Un amour exemplaire (avec Daniel Pennac), on ne la présente plus : Cestac est définitivement la "papesse" du 9ème Art. Découvrez tous ses albums : http://www.dargaud.com/bd/Auteurs/Cestac-Florence
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