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ISBN : 2070403688
Éditeur : Gallimard (03/10/1997)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 2486 notes)
Résumé :
«"L'amour, Malaussène, je vous propose l'amour !" L'amour ? J'ai Julie, j'ai Louna, j'ai Thérèse, j'ai Clara, Verdun, le Petit et Jérémy. J'ai Julius et j'ai Belleville...
"Entendons-nous bien, mon petit, je ne vous propose pas la botte ; c'est l'amour avec un grand A que je vous offre : tout l'amour du monde !"
Aussi incroyable que cela puisse paraître, j'ai accepté. J'ai eu tort.»
Transformé en objet d'adoration universelle par la reine Zabo, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (85) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  25 mars 2015
Cher Benjamin Malaussène,
C'est avec une réelle gourmandise que je me suis replongée dans votre saga familiale. Après la Fée Carabine, cette Petite marchande de prose (oui je sais, la chronologie n'est pas mon fort) laissait présager un autre personnage féminin d'envergure, mais, rien à faire, grâce (ou à cause) de votre statut de bouc émissaire, vous êtes toujours le personnage central de vos aventures. Je note toutefois que dans le présent opus, vous avez le dernier chic pour cultiver l'art du paradoxe, certes un peu à l'insu de votre plein gré : la Reine Zabo vous a à peine parachuté sous les feux de la rampe qu'une sorte de vengeur masqué vous envoie jouer les figurants de pacotille pendant les ¾ du bouquin, mais malgré ça il n'y en a que pour vous. Ou en tout cas pour un certain JLB, que vous êtes censé incarner aux yeux du monde avide de connaître les secrets de votre réussite fulgurante (enfin, celle de JLB). J'arrête là, sous peine de vous emberlificoter dans votre propre histoire, car elle ne manque pas de malentendus, de drames et de morts. Elle ne manque pas non plus de femmes-tigresses, de bébé-fusilier, de frangins et frangines remuants, de voisins à toute épreuve de loyauté, de police bienveillante (cela dit, l'inspecteur Pastor me manque beaucoup, faudra que j'écrive à votre mère), de Julius le Chien, ni, surtout, de gouaille bellevilloise.
Quel bonheur (celui des ogres, je suppose) de retrouver ce quartier vaguement interlope mais où la fraternité (de sang ou pas) n'est pas un vain mot, avec sa ribambelle de personnages plus attachants les uns que les autres. Quel plaisir de relire ce style avec lequel vous racontez les pires tragédies sur un ton léger, quand il n'est pas franchement hilarant. Et en plus si vous vous mettez à dézinguer un certain monde de l'édition, davantage branché marketing et chiffres de ventes que littérature, et si vous pensez même à parler d'amour… Mais que demande le peuple ? je vous le demande un peu. Bon, s'il y avait un petit (tout petit) reproche à vous faire cette fois-ci, c'est d'avoir un peu trop tiré sur la corde de l'invraisemblance, mais admettons, dans votre état, c'est sûrement à cause de la morphine et des leçons de chinois (comprenne qui pourra). Malgré cela, sachez que je vous aime, Monsieur Malaussène, et qu'il me tarde de vous retrouver au fil d'autres pages.
Babeliotement vôtre,
Viou
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claireo
  30 mai 2013
Ce roman est la suite de deux autres livres du même auteur, « Au bonheur des ogres » et « la fée carabine », relatant les aventures de Benjamin Malaussène, mais on peut très bien le lire seul (ce que j'ai fait au début, avant de dévorer les autres). J'ai ouvert ce livre par hasard, il y a bien longtemps, et là...divine surprise ! Une écriture dont je ne pouvait pas décrocher, jubilatoire, des mots précis, choisis, un vrai plaisir de bouche, des descriptions sensuelles, avec toujours un humour décalé en filigrane. Très bien écrit, lu et relu.
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Magenta
  24 mai 2013
La famille Malaussène a encore frappé, et en plein dans les zygomatiques!
Troisième volet de la saga Malaussène et c'est toujours aussi bon, en tous cas moi, je ne m'en lasse pas! On retrouve nos personnages préférés dans leur quartier de Belleville, certains sont en vacances, d'autres vont nous quitter et on se prépare à accueillir un ange...
Daniel Pennac a le chic pour nous embarquer dans les situations les plus rocambolesques avec cet humour qui le caractérise mais au-delà de l'humour, il y a aussi plein de tendresse!
Je reste fan et je suis prête pour de nouvelles aventures!
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Epictete
  25 septembre 2016
Ça y est ! je l'ai lu ce troisième tome de la saga des Malaussène, toujours aussi déjantés et attachants.
C'et du Daniel Pennac pur jus. Peut-être devrait-on dire du "Malaussène" ?
Dans cet ouvrage, Benjamin Malaussène inverse les rôles. Lui qui a toujours été le souffre-douleur, le bouc émissaire réceptacle de la haine de l'humanité, le voici au début du roman, l'objet de l'adoration des foules.
Mais à quel prix ?
D. Pennac écrit bien. Malgré quelques allers retours dans le temps, les passages concernés sont suffisamment courts pour que le lecteur ne se sente jamais perdu.
Et il en profite pour relancer certains thèmes, certains débats, comme l'idée de "Sérial Killer" ou d'euthanasie, sans y répondre d'ailleurs. Mais n'est-ce pas là le propre d'un débat, que de ne pas répondre à tout ?
En tout cas, j'avais été, je l'avoue, un peu perturbé lors de la lecture du premier tome de la série, par l'humour un peu décalé du texte et l'imagination débordante de Daniel Pennac.
Cependant je m'y suis habitué et ils vont tous finir par me manquer, les Benjamin, Julius, Claire et autres membres de la tribu.
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Rebus
  06 janvier 2019
Cette famille Malaussène, c'est du bonheur en barre !
Benjamin, notre frère patriarche, a du souci à se faire : sa soeur préférée a choisi de se marier avec un directeur de prison qui a trois fois son âge, mais le prétendant est retrouvé assassiné le jour des noces dans sa prison modèle. Il se dispute aussi avec sa chérie Julie qui claque la porte, furax, et la reine Zabo, sa patronne, lui propose un deal totalement loufoque mais très lucratif : devenir l'image publique de JLB, un auteur célébrissime et prolifique dont personne ne sait rien.
Bien entendu, la surprise et la fantaisie seront au rendez-vous et rien de ce que vous pourrez imaginer dans votre petite tête de lecteur n'aura lieu dans ce roman, la troisième aventure de la famille Malaussène.
J'aime absolument tout dans cette saga : les personnages improbables, Belleville, la drôlerie, la fantaisie et par-dessus tout la plume si vivante et si fleurie de Daniel Pennac.
La petite marchande de prose est pour moi une déclaration d'amour au roman, à l'imaginaire et au lecteur
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Citations et extraits (126) Voir plus Ajouter une citation
TempsdelectureTempsdelecture   10 mai 2018
-Mes enfants, le secret est le carburant du mythe. Tous ces messieurs de la finance qui décrivent les romans de J.L.B. se posent la même question: qui est-il? Qui donc les connaît si bien pour les décrire si juste? Cette émulation par la curiosité se répercute jusqu’aux couches du tout petit commerce et n’est pas pour rien dans notre chiffre de vente, croyez-moi!

Lequel chiffre claque, comme un étendard:

– Près de deux cents millions d’exemplaires vendus depuis 1972, Malaussène. Café?

– Volontiers.

– Gauthier, un café pour Malaussène, vous avez des pièces?

Petite cascade de pièces dans le ventre de la machine. Vapeur, glouglou, sucre en poudre.

– Malaussène, nous allons frapper un grand coup pour la sortie du prochain J.L.B.

– Un grand coup, Majesté?

– Nous allons dévoiler son identité!

Ne jamais contredire la patronne en état d’inspiration.

– Excellente idée. Et qui est-ce, J.L.B?

Un temps.

–Buvez votre café, Malaussène, le choc va être rude.

La vie vaudrait-elle d’être vécue sans une bonne mise en scène? Et l’art de la mise en scène, mesdames et messieurs, n’est-ce pas ce qui, parmi quelques milliards de détails, distingue l’homme de la bête? Je suis censé tomber sur le cul en apprenant l’identité du prolifique J.L.B.? Soit. Composons-nous donc le visage assoiffé de l’impatience. Ne pas s’ébouillanter la glotte, néanmoins. Siroter le café. Tout doux…Ils attendent sagement, autour de la table. Ils m’observent, et moi, je revois ma Clara, la pauvrette, il y a deux ou trois ans, lire en cachette un pavé de J.L.B. Alors que je tentais de l’initier à Gogol, Clara sursautant, planquant le livre, moi tout honteux de la surprendre, tout merdeux d’avoir engueulé Laurent et Louna, d’avoir joué l’intelligent, l’esprit fort…Mais lis donc ce que tu voudras, ma Clarinette, lis ce qui te tombe sous l’oeil, ne te soucie pas du grand frère, ce n’est pas à lui de faire le tri de tes plaisirs, c’est ta vie qui triera, le tamis bien serré de tes petites envies.

Voilà. Café bu.

– Alors, c’est qui, J.L.B?

Ils s’entre-regardent une dernière fois:

– C’est vous, Malaussène.
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ClairocheClairoche   05 janvier 2015
Un écrivain anonyme, en somme, comme un alcoolique repenti. L'idée me plaît assez. Les couloirs des Editions du Talion sont encombrés de premières personnes du singulier qui n'écrivent que pour devenir des troisièmes personnes publiques. Leur plume se fane et leur encre sèche dans le temps qu'ils perdent à courir les critiques et les maquilleuses. Ils sont gendelettres dès le premier éclair du premier flash et chopent des tics à force de poser de trois quarts pour la postérité. Ceux-là n'écrivent pas pour écrire, mais pour avoir écrit - et qu'on se le dise. Alors, l'écriture anonyme de J.L.B., ma foi, et quel qu'en soit le résultat, ça me paraît honorable. Seulement voilà, le monde d'aujourd'hui est monde d'images, et toutes les études de marché disent clairement que les lecteurs de J.L.B. veulent la tête de J.L.B. Ils la veulent sur les rabats de couverture, ils la veulent sur les affiches de leur ville, dans les pages de leur hebdo et le cadre de leur télé, ils la veulent en eux, épinglée dans leur cœur. Ils veulent la tête de J.L.B., la voix de J.L.B., la signature de J.L.B., ils veulent se payer quinze heures de queue pour une dédicace de J.L.B., et qu'un petit mot tombe dans leur oreille, et qu'un sourire les conforte dans leur amour de lecteurs. Ils sont gens humbles et innombrables, Clara, Louna, Thérèse et quelques millions d'autres, non pas lecteurs précieux et avertis qui aiment à dire : "J'ai lu untel ..." mais lecteurs naïvement cubiques qui donneraient leur liquette pour pouvoir dire : "Je l'ai vu." Et s'ils ne voient pas J.L.B., s'ils ne l'entendent pas causer, si J.L.B. ne leur file pas son opinion télévisée sur la marche du monde et le destin de l'homme, alors, c'est simple, ils l'achèteront de moins en moins, et petit à petit J.L.B., pour n'avoir pas voulu devenir une image, cessera d'être une affaire, notre affaire.
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araucariaaraucaria   25 septembre 2016
C'est d'abord une phrase qui m'a traversé la tête : "La mort est un processus rectiligne." Le genre de déclaration à l'emporte-pièce qu'on s'attend plutôt à trouver en anglais : "Death is a straight on process"... quelque chose comme ça. J'étais en train de me demander où j'avais lu ça quand le géant a fait irruption dans mon bureau. La porte n'avait pas encore claqué derrière lui qu'il était déjà penché sur moi.
- C'est vous, Malaussène?
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StellarStellar   11 octobre 2015
Il arrête. Tout soudain. Son cul retrouve le cuir du fauteuil avec une lenteur de soufflet.
- Alors, je vais vous dire une bonne chose, monsieur Malaussène.
Silence. Café. Re-silence. Puis, le plus posément du monde :
- Vous commencez à me faire sérieusement chier.
(Je vous demande pardon?)
-Vous jetez une ombre d'une telle épaisseur sur nos enquêtes qu'à cause de vos foutues vertus nous perdons un temps phénoménal !
Ça ne rigole plus du tout, derrière le bureau.
-Est-que par hasard vous imaginez que la police nationale est une institution destinée exclusivement à prouver votre innocence une fois par an?
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SachenkaSachenka   02 septembre 2016
On dit que l'arabe est une langue gutturale, voix sèche du désert, râle de sable et de ronces? L'arabe est une langue de colombe, aussi, promesse lointaine des fontaines.
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Videos de Daniel Pennac (94) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Daniel Pennac
Avec Claire Bretécher, Florence Cestac est une pionnière pour la bande dessinée franco-belge. Unique femme ayant été distinguée du fameux Grand Prix d'Angoulême, l'autrice est également l'inventeuse du style "Gros Nez". Avec ses séries le Démon de midi (d'après-midi et du soir), Les Déblok mais aussi ses albums comme Super Catho (avec René Pétillon), Je voudrais me suicider mais j'ai pas le temps (avec Jean Teulé) ou Un amour exemplaire (avec Daniel Pennac), on ne la présente plus : Cestac est définitivement la "papesse" du 9ème Art. Découvrez tous ses albums : http://www.dargaud.com/bd/Auteurs/Cestac-Florence
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