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Critiques sur Le cas Malaussène (72)
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Ptitgateau
  06 février 2017
Dans l'émission, la grande librairie à laquelle François Busnel avait invité Daniel Pennac lors de la sortie de ce nouveau volet de la saga Malaussène, François Busnel enviait les Français qui n'avaient pas encore lu cette série parce qu'ils avaient encore le bonheur de la découvrir ! Heureuse que je suis ! Parce qu'il reste encore deux tomes, malheureuse que je suis ! Parce que j'ai déjà avalé le premier.

Quel bonheur en effet de retrouver Benjamin, et sa génération avec une Verdun (juge Talvern) à la personnalité bien affirmée et la génération suivante (C'est Un Ange, Maracuja, Monsieur Malaussène).

Quel bonheur de retrouver cette famille aux personnages tous plus originaux les uns que les autres, avec des idées bien à eux, cette famille disparate et ô combien unie.

Ce premier tome est très prometteur ! une nouvelle notion jusque-là inexplorée et qui risque fort de transformer notre Benjamin en super bouc emissaire : les Vévés : auteurs de la vérité vraie, qui contribuent à la prospérité des éditions du Talion, et dont Malaussène doit assurer la protection, particulièrement celle d'alceste, victime d'une tentative d'assassinat.

J'ai eu parfois des difficultés à imaginer Benjamin Malaussène dans ce rôle de coordinateur des protection d'un individu, haute responsabilité pour un bouc Emissaire, Malaussène qui donne l'impression de ne faire que passer, Malaussène, le coupable parfait, Malaussène qui ne voit rien de ce qui se joue, qui tout au long du roman, est volontairement étranger à l'intrigue, laissant venir à lui l'actualité et les informations sans s'y intéresser.

J'apprécie toujours autant les dialogues auxquels il participe, plein d'esprit et de réparties, ces petits apartés intérieurs délicieux pour le lecteur.

L'intrigue est bien originale voire loufoque, et c'est sans doute une des innombrables raisons du succès de cette saga.

Daniel Pennac, lors de l'émission, se déclarait prêt à ajouter un 11ème droit imprescriptible du lecteur : le droit de s'endormir sur un livre qu'on aime. Je peux donc dire que je me suis endormie sur ce livre, dans un sentiment de bien-être et en ayant le plaisir au réveil de savoir que je pouvais encore le lire parce que je n'avais pas terminé.


J'espère que je vais à présent réussir à trouver le repos en attendant la suite !!!Et que Daniel ne nous laissera pas trop languir.
Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
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Kittiwake
  20 février 2017
Je dirais même plus, le cas Pennac! Car n'est-il pas en train de nous conter sa propre histoire, à peine masqué sous le pseudo d'Alceste, qui se ferait harceler par son éditeur pour reprendre la saga à succès des années 80?

Les revoilà donc, quelques-uns des personnages fameux qui égayaient les pseudo-polars de leurs facéties familiales. La tribu a évolué, ils ont tous quelques années de plus, et ont apparemment un dessein commun, protéger Malaussène de leurs frasques, car même si le temps a passé , ce dernier a toujours tendance à se retrouver dans des combats qui ne le concernent pas.

Cette fois encore, la trame repose sur une intrigue policière, l'enlèvement d'un postulant à la retraite, contre rançon du montant de son parachute doré.
C'est dans la peau curieusement grimée d'une juge singulière que nous est restituée Verdun, la soeur de Malaussène (là je salue la bonne idée de l'auteur d'avoir inséré un index dans les dernières pages pour nous remettre en mémoire les protagonistes nombreux des romans précédents). On ne sait pas trop comment elle est au naturel puisqu'on la surprend à chaque fois en train de se tartiner des couches de plâtre sur la figure et de la graisse sur les cheveux avant de chausser des cul-de-bouteille, et d'enfiler son kilt et ses chaussettes! Elle a en tout cas de belles qualités d'intuition et de déduction , qui lui permettent de détricoter l'imbroglio dans lequel s'est fourré une partie de la tribu.

Le style est toujours le même et le propos narratif est toujours aussi confus, mais l'ensemble a un peu perdu de son charme. La mise en abime est intéressante (Malaussène le personnage, qui veille sur son auteur). C'est peut-être un peu court pour se remettre dans l'ambiance. Il faudra donc attendre la suite promise pour se faire une idée globale.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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michfred
  14 janvier 2017
« Pourquoi écris-je ? » semble se demander avec malice le charmant Daniel Pennac.

« Pourquoi reviens-je - que c'est moche, entre parenthèses, reviens-je, encore pire que "écris-je "– pourquoi reviens-je aux Malaussène, cette improbable et pléthorique tribu dont le public, fidèle et amusé, a suivi les aventures de tome en tome depuis si longtemps… qu'il en a oublié les péripéties et les protagonistes? »

« Pourquoi les arraché-je - encore pire, ça fait mal aux dents !- à leurs limbes non moins fameuses qu'anciennes ? »

Et son moi- écrivain se dédouble pour répondre à cette brûlante problématique :

- Côté fiction, l'inénarrable Malaussène himself, avec son chien qui pue, ses idées foutraques sur l'éducation des enfants, sur le droit des jeunes à rançonner les vieux salauds, et avec sa propension fâcheuse à jouer le bouc émissaire même à l'insu de son plein gré.

- Côté vévé –on vous explique : les vévés sont les tenants inconciliables de la Vérité Vraie ; en littérature, ils sont nombreux, -des noms, des noms !- et d'un intérêt commercial incontournable !- côté vévé, disais-je – ça c'est plus joli que arraché-je et reviens-je, non ? – côté Vévé donc, Alceste, le misanthrope –trop drôle !– auteur du best seller « Ils m'ont menti » et de sa suite-« Leur très grande faute » -à paraître !


Bien sûr, l'intrigue s'en mêle, les emmêle et nous emmène dans deux JUNGLES particulièrement complexes :

- celle du grand banditisme à col blanc, je veux dire, des patrons pourris, baignant dans tous les jus juteux- pas très joli non plus, mais c'est une allitération quand même- : foot, politique, rachat-vente de grosses boîtes et séquestre de secrets salaces – une autre allitération, tiens !- en tout genre. Des noms, des noms ? Dans le livre c'est le personnage de Lapiétà, mais à une lettre près, on reconnaît une grande gueule bavarde et véreuse qui colle aux Affaires de tout poil comme le sparadrap de Haddock…

-celle de l'édition, autre marigot, avec ses grandes prêtresses dictatoriales- la reine Zabo-, ses rabatteurs de génie –Loussa de Casamance- et ses auteurs-maisons : les juteux comme Alceste et les bonnes poires comme Malaussène. – je sais une bonne poire, c'est juteux, aussi, vous m'emm… à la fin !

Deux mondes parfaitement étrangers et apparemment séparés par des galaxies ?

Pas vraiment : à leur intersection, le pauvre Malaussène, encore lui. Qui joue au complice du Masque de fer dans le maquis vertacomicorien – ne comptez plus sur ma bonté d'âme pour vous dire que ça veut dire qui est relatif au Vercors – et ça, c'est une prétérition !- et au père sacrifié sur l'autel de la paternité. Double rôle qui lui vaut d'en jouer à nouveau un troisième, son rôle préféré : celui de bouc émissaire !

J'avoue que j'ai été un peu agacée au début par tous ces noms qui me renvoyaient cruellement à mes oublis de la saga –il y a un répertoire à la fin, c'est encore plus énervant, j'ai décidé de l'ignorer et ne l'ai lu qu'à la fin, quand progressivement toutes les petites connections neuronales s'étaient un peu rafistolées grâce au gentil Daniel Pennac qui fait des séquences de rattrapage pour lecteurs alzheimerisés, avec le talent qu'on lui connaît.

L'histoire n'a aucune espèce d'importance ou d'intérêt. On s'en fiche, en plus elle ne se finit pas pour plusieurs personnages. Il y aura donc un tome deux. Chouettos, comme dirait Malaussène fils.

Alors pourquoi trouvé-je –c'est moche ?! comment vous dire ? je suis désolée, mais c'est la règle !- pourquoi trouvé-je , donc, que ce livre mérite quatre étoiles ?

Parce que j'ADORE Daniel Pennac, son humour, sa gentillesse qui transpire à chaque ligne, son ironie- ONG, charity business, littérature vérité, hommes d'affaires et d'Affaires à la Lapiétà – alalapiéta….moche comme tout, ça aussi ! on dirait une rengaine de Dalida !- bref tous ces sagouins en prennent pour leur grade, et c'est bien envoyé.

Et puis j'adore sa façon d'écrire : dialogues enlevés, portraits vivants, parenthèses drôles et réflexions désabusées sur la vie comme elle va, il touche à tout, et à chaque fois, il fait mouche !

Finalement, oserais-je vous susurrer que je la savoure, cette resucée de Malaussène. –une petite dernière allitération pour la route ?



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popie21
  07 novembre 2017
Presque vingt ans après, me voilà replongée dans la saga Malaussène. C'est toujours du Pennac, c'est bien écrit, drôle, mais... soit j'ai mal vieilli, soit c'est lui qui a réchauffé le plat trop longtemps. Tous les ingrédients y sont : le monde des affaires et de l'audimat bien écorné (j'ai cru reconnaître quelqu'un derrière Georges Lapiéta et aussi derrière l'animateur TV faux-cul qui tyrannise son public), Benjamin Malaussène toujours bouc émissaire, la famille Malaussène toujours aussi loufoque et déjantée. Mais voilà, le goût d'antan n'y est plus, ça ressemble plus à une interminable série TV dont les héros vieillissants tentent d'insuffler les recettes du succès à leur progéniture, pour pouvoir faire une saison 10 ! Et pourtant, j'aime cette écriture franche mais jamais vulgaire, cette bonne dose d'humour, cette volonté de ne pas se prendre au sérieux, et puis, le piège de la saison 10 ça marche aussi pour les bouquins et comme je suis très originale bah... j'attends la suite ;-)
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Josephine2
  26 mars 2017
Pauvres pauvres lecteurs que nous sommes ! Mais qu'est-ce qui vous a pris, Monsieur PENNAC ? Vous nous tenez en haleine avec votre saga des « Malaussène » que nous avons suivi avec plein d'enthousiasme et d'impatience.

Nous étions bien avec chacun de vos personnages, nous y étions attaché. Chacun y trouvait son compte. Tout le monde ne parlait que du cas Malaussène.

Et puis, plus rien… Je m'en étais fait une raison. Je pensais que vous en resteriez là.

Et voilà qu'après quelques décennies, vous nous remettez l'eau à la bouche avec « le cas Malaussène » ! Vous le sortez du placard. Comme ça, sans prévenir. Mais quel dilemme ! Sera-t-il aussi bien que le reste de la série ? Retrouverai-je les personnages ? Aurai-je autant de plaisir à le lire que j'en ai eu lors des précédents romans ? Il a traîné dans ma PAL. Et bingo !!! Tout est là, dévorez en deux jours seulement.

Et maintenant, maintenant ???? et bien il va falloir prendre patience et attendre les suivants. Vous êtes bien cruel Monsieur PENNAC. Je ne sais pas si je vous le pardonnerai… Sauf si vous ne faites pas durez trop longtemps le suspens.

Et le pire… c'est que je vais devoir me replonger dans la saga, car avec ma mémoire de moineau, il y a plein d'épisodes que j'ai oubliés… Bien joué Monsieur PENNAC.

A QUAND LA SUITE !

Heu, j'ai mis 4 étoiles et non pas 3,5
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KiriHara
  19 mars 2017
Raaaaaa, la vie nous offre parfois de ces surprises auxquelles on ne se serait jamais attendu. Que ce soit la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles des USA, à celle de François Fillon à la primaire des L.R., à celle de Benoît Hamon pour le P.S. ou, plus récemment, à l'élimination du PSG de la Champion's League après avoir battu le F.C. Barcelone au match aller 4 buts à O.

Mais, si j'avais dû parier sur l'une ou l'autre de ces surprises, jamais je n'aurais misé jusqu'à mon dernier sou me disant : « On ne sait jamais ! ».

Par contre, il était une évidence si incontournable que jamais au grand jamais je n'aurais misé le moindre centime, c'est : le fait qu'un jour j'aurais pu ne pas aller au bout d'un roman de Daniel Pennac concernant la famille Malaussène.

C'est bien simple, j'avais tellement adoré les premiers opus de la saga « Malaussène » et tellement aimé les suivants, j'avais tellement été touché par le style de Daniel Pennac qu'il aurait pu écrire de la main gauche (s'il est droitier, ou de la droite, s'il est gaucher) une aventure de Benjamin Malaussène se lançant dans le cinéma d'auteur danois en version originale et en noir et blanc à partir d'un scénario de Luc Besson sous laxatifs, que j'aurais aimé.

Mais oui, mais voilà ! Daniel Pennac n'a pas osé s'attaquer au cinéma danois et : patatras !

Pour être sérieux, un petit peu, je pense qu'il y a de bonnes et de mauvaises raisons d'écrire et que Daniel Pennac a été poussé par les mauvaises pour se replonger au coeur de la famille Malaussène, 17 ans après le dernier opus.

Car, pourquoi revenir après si longtemps auprès de ses premiers amours ?

Parce que les personnages vous ont manqué ? Cette raison était recevable pour les 6 premiers opus entre lesquels il ne s'était jamais passé plus de 5 ans. Pas pour celui-ci au bout de tant d'années.

Pour se convaincre qu'il était encore capable de séduire avec ces personnages ? Ceci serait probablement la pire des raisons d'écrire.

Par attrait du gain ? Je pense que ces livres, après « Aux fruits de la passion », le dernier titre de la saga, avant son retour, se sont suffisamment bien vendus pour éviter cette tentation.

Alors, quelles mauvaises raisons ont poussées Daniel Pennac à ressortir la famille Malaussène de son placard ? Je ne sais pas, mais le résultat est là : je suis super déçu.

Déçu au point de ne pas avoir dépassé la moitié du roman. Déçu au point d'avoir résisté à l'abandon de lecture pendant plusieurs jours et revenir à la charge pour laisser une nouvelle chance au livre. Quatre soirs de suite, j'ai abandonné après quelques pages en me disant que je n'y reviendrais pas, mais je suis revenu.

Mais d'où vient cette immense déception ?

Déjà, de cette impression indéfinissable que Pennac s'est laissé convaincre par de mauvaises raisons.

Ensuite, par le fait qu'il n'a pas repris l'histoire où elle s'était arrêtée, ou presque, comme il l'avait fait avec les précédents opus. Car le premier et le sixième titre sont séparés de quasi 15 ans sans que les personnages aient vieilli d'autant.

Alors, pourquoi avoir voulu vieillir ses personnages des 17 ans séparant le dernier opus et le nouveau ? Je ne sais pas. Pour inscrire ses personnages dans l'actualité ? Pas vraiment, puisque l'intrigue ne se nourrit pas de faits datés. Par égocentrisme en considérant ses personnages plus forts que l'histoire et les « humaniser » en les vieillissant ? Je ne sais.

Mais, ce qui bloque le plus, au début de la lecture, c'est l'accumulation de noms, des personnages des autres opus, mais aussi de nouveaux. Une accumulation telle que même l'auteur s'est senti obligé d'ajouter un index à la fin de l'ouvrage pour permettre aux lecteurs de suivre un peu.

Car, si l'auteur, lui-même, se sent obligé de remémorer aux lecteurs les personnages qu'il cite, c'est bien la preuve qu'il a conscience de proposer trop de personnages sans les introduire suffisamment. Car, dans les premières lignes, ce sont des noms qui s'ajoutent aux noms sans autre forme de présentation.

Certes, l'exercice de style consistant à réutiliser chaque personnage des anciens opus en leur créant un passé sur les 17 dernières années aurait pu être intéressant. Mais, pour cela, encore aurait-il fallu prendre le temps de poser les personnages, de permettre aux lecteurs de se les remémorer, avant d'étaler une partie de leur nouveau C.V.

Mais, là où Pennac complexifie encore plus son ouvrage c'est que, même pour les personnages dont les lecteurs passionnés se souviendraient, l'auteur en change les noms, du moins, leur donne un nouveau pseudonyme. Ainsi, « C'est un Ange » devient « Sept », « Monsieur Malaussène » se fait appeler « Mosma », « Maracuja » devient, plus logiquement, « Mara » et « Verdun » se transforme en « Juge Talvern ».

Enfin, ce qui plombe, à mon sens, la première moitié du roman (pour rappel, je n'ai pas lu la seconde moitié, donc, je ne peux pas la critiquer), c'est l'omniprésence de l'histoire d'Alceste, un auteur de « roman Vérité » qui a réglé ses comptes avec sa famille à travers de son dernier livre. du coup, quand l'auteur ne nous raconte pas les déboires d'Alecste avec sa famille qui chercher à se venger, il nous livre les considérations littéraires de celui-ci ou bien les réflexions de Benjamin Malaussène vis-à-vis des écrits d'Alceste.

Si à tout cela, on rajoute le fait que, durant la première moitié du livre, l'intrigue mise en place n'a pas un très grand intérêt, on comprendra que j'ai pu, dû, m'arrêter en cours de route.

Mais, pire que tout, le style de l'auteur s'est affadi, du moins pour cet opus, et il n'apporte plus son grain de folie, ses idées absurdes qui nous ravissaient à l'époque. Même Julius, le chien, LE Julius, qui, à travers un subterfuge, est toujours là, 30 ans après la première histoire, subterfuge qui aurait pu être accepté si Julius était encore Julius, LE Julius, même ce Julius se plante et nous indiffère. Imaginez un peu, vous, lecteur, qui avez tant apprécié le chien Julius, être désormais indifféré par lui, quelle déception !!!

Et l'affadissement est, dans ce roman, pire qu'une maladie vénérienne dans un boxon de campagne puisqu'elle se transmet de personnage en personnage. Benjamin Malaussène, le bouc émissaire, n'est plus que l'ombre de lui-même et vieillir ne lui va décidément pas. Car, ce qui faisait de Benjamin Malaussène, LE Benjamin, c'était sa candeur, son esprit encore infantile qui lui permettait d'être en lien avec ses jeunes frères et soeurs. Mais qu'est devenue la part juvénile de ce Benjamin ? Disparue ! Puisque sa fratrie a quitté l'adolescence pour entrer dans l'âge adulte, Benjamin a suivi la même pente ascendante, donc d'être d'un intérêt descendant...

Trop de personnages, dont certains changent de noms, manque d'introduction de ceux-ci, de probables mauvaises raisons, un chien Julius qui n'est plus lui-même, un Benjamin qui a perdu sa candeur, une plume qui s'est affadie, au final, rien ne m'attachait plus à ce roman et, comme le dit lui-même Daniel Pennac, le lecteur a le droit de ne pas finir un livre, j'ai donc pris ce droit.
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Epictete
  22 février 2017
C'est un plaisir réel mais inattendu de retrouver Benjamin Malaussène, qui a vieilli, alors que la tribu est devenue adulte (Tout au moins en âge) et à produit une nouvelle génération.

Alors que Verdun est devenue un juge reconnu et redouté, Benjamin est en charge de la surveillance et de la protection d'un auteur, Alceste, qui écrit la « Vérité Vraie » et pour cela il s'est isolé dans le Vercors qu'il affectionne.
C'est alors que Georges Lapieta un riche consultant en restructuration d'entreprise est enlevé et que l'on demande une rançon équivalente à la prime qu'il allait toucher.
Qui peut avoir eu cette idée saugrenue ?

Voila la trame du roman, et je n'irai pas plus loin dans le résumé de l'histoire. Certains s'en chargent et de plus cela a peu d'importance.
On lit « le cas Malaussène » pour retrouver l'atmosphère établie dans les précédents ouvrages de la saga. C'est la fulgurance de Pennac que l'on cherche, sa fantaisie, sa bonne humeur son imagination pour le moins fertile. Tout cela contribue à livrer un objet de littérature étonnant et détonnant !
Et qui, de plus, nous fait passer un bon moment !
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Arakasi
  18 mai 2017
Je l'avoue, ce retour inopiné du clan Malaussène m'a prise au dépourvu… J'avais dévoré les premiers volumes à l'adolescence et, à une époque pas si lointaine, je les relisais fidèlement tous les ans. Un peu déçue par le dernier tome, « Aux fruits de la passion », je me suis petit à petit détachée de Daniel Pennac sans cesser pour autant de suivre avec intérêt ses nouvelles parutions. Et voici que, presque vingt ans plus tard, Benjamin Malaussène revient sur le devant de la scène ! Il y avait de quoi se montrer un peu méfiant… Qu'est ce qui avait motivé cette soudaine réapparition ? Pennac avait-il cédé à la pression de son éditeur et de ses lecteurs ?

Et puis il y avait ce fameux pari : faire vieillir de vingt ans les protagonistes. Dumas y était bien arrivé dans « Vingt ans après » mais n'est pas Dumas qui veut. Benjamin à trente ans était charmant avec son humour, sa générosité et sa manie de se fourrer dans les pires situations imaginables, mais le serait-il toujours à cinquante ans ? Et qu'allait-il advenir de tous les autres personnages, le Petit, Jeremy, Clara, le commissaire Coudrier, la reine Zabo ? M'enfin, ma curiosité a fini par triompher de mes doutes et, après maint atermoiements, je me suis enfin procurée le premier tome du « Cas Malaussène ».

Verdict ? Eh bien, le résultat est plutôt sympathique ! Disons le tout-de-suite, l'intrigue elle-même – une histoire assez simpliste de kidnapping – n'a aucune importance. Elle n'est que prétexte à une suite de scènes loufoques et à nos retrouvailles avec des personnages tendrement aimés. Tout le monde ne répond pas à l'appel, bien sûr. Certains sont morts depuis longtemps comme Loussa et le vieux van Thian (que j'adorais), d'autres sont passés au second plan comme les frères et soeurs de Benjamin, mais on a tout de même le plaisir d'en retrouver une belle brochette. Ce nouvel épisode laisse surtout la part belle à la nouvelle génération, ceux qui n'étaient que de nourrissons dans les tomes précédents, C'est Un Ange, Maracuja, Verdun et Monsieur Malaussène. Et ceci avec un succès un peu mitigé : les petits jeunes sont assez attachants, mais ils manquent d'excentricité par rapport à leurs illustres prédécesseurs. Seule Verdun tire son épingle de jeu, renaissant sous la forme sévère du juge Talvern. Il faut dire que, toute petite, elle avait déjà une personnalité très affirmée !

Restent un humour toujours délectable, un Benjamin plus sympathique que jamais et un style haut en couleur – bien que demandant un petit temps d'adaptation. le sens de la caricature et de l'absurde de Pennac est toujours aussi vivace et c'est avec une évidente jubilation qu'il épingle ses contemporains, se promenant gaiement de l'univers de la grande finance à celui de l'édition. C'est plein de bonne humeur, gentiment anar, parfois à la limite entre le témoignage et le roman, un peu superficiel aussi par moment, mais toujours très agréable à lire. Lu en deux jours, « Ils m'ont menti » ne me laissera pas un souvenir impérissable mais m'aura fait passer un bon moment. J'attendrais la suite sans hâte mais avec curiosité.
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Penylane
  04 août 2019
Je ne savais pas trop si mes retrouvailles avec Malaussène aller bien se passer ...
Et quel plaisir de le retrouver lui et sa tribu !

Moi qui en ce moment suis d'humeur maussade avec une fâcheuse tendance à fuir mes concitoyens, Pennac m'a rendu le sourire le temps de la lecture.
Pour tout dire , cela m'a donné envie de relire la saga Malaussène du début !

Ici donc , Benjamin veille sur un jeune auteur qu'il a rebaptisé Alceste, ce dernier étant traqué par sa famille. Puis il y a aussi une histoire de kidnapping pleine de rebondissements. Bref, on ne s'ennuie pas avec les Malaussène !

C'est gai, bien croqué et l'on sent l'auteur s'amuser avec les stéréotypes de notre société et libérer ses personnages.

Un moment de lecture joyeux avec l'impression de retrouver un vieil ami.
Bref une lecture qui ne se refuse pas !
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thisou08
  18 avril 2018
Mais que je suis déçue !
Pourquoi Daniel Pennac a-t-il voulu ressusciter la tribu Malaussène presque vingt ans après ? Il se prend pour Alexandre Dumas ?
D'abord, d'entrée, chose que j'abhorre, un répertoire en fin de volume pour nous remémorer les personnages. Je déteste interrompre ma lecture pour chercher dans un répertoire.
Ensuite, je ne retrouve pas les personnages puisqu'ils ont vieilli ( moi aussi, mais je ne suis pas un personnage )
Enfin, je ne retrouve pas non plus la verve qui faisait l'originalité des livres précédents.
Et puis, que vient faire Alceste dans l'histoire. La vie et l'avis de ce monsieur m'indiffère équilatéralement ( ce mot n'existe pas ? Tant pis, je l'invente ).
Je me suis forcée à lire ce livre jusqu'au bout, car il y avait quand même des propos qui m'interpellaient ( J'en ai cités quelques-uns ), mais je ne lirai pas le tome deux.
Même sous la menace ?
Là, je réfléchirai, car ça dépend de la menace...
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