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EAN : 9782867466496
194 pages
Éditeur : Liana Lévi (24/01/2013)

Note moyenne : 2.92/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Bleu de travail et bleus à l’âme. Tels sont les signes distinctifs de Benassa, le coriace leader syndical de l’usine de câbles Supercavi. Depuis vingt ans, dans chaque manif, chaque grève, les ouvriers ont scandé avec lui : « Un pour tous, tous pour un ! » Mais, en Italie comme ailleurs, la loi du marché torpille peu à peu l’unité syndicale et les idéaux révolutionnaires. Le drapeau rouge est en berne et Benassa broie du noir. Ça tombe bien : les patrons aussi en on... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
M_a_r_c
  06 novembre 2017
Avec Mammouth, Antonio Pennacchi, nous emmène à la rencontre de Benassa, un syndicaliste pur et dur qui, durant les années '60 et '70, fut de tous les combats au sein de son entreprise, la Supercavi, une fabrique de câbles électriques.
A cette époque, la plupart des leaders syndicaux italiens se laissent facilement acheter par les patrons, l'un pour une promotion inespérée, l'autre pour quelques millions de lires. Benassa, lui, reste obstinément fidèle à la cause marxiste, sans rien céder aux patrons de l'usine pendant ces deux décennies.
La lutte des classes qu'il évoque en brossant le portrait de l'intransigeant et obstiné Benassa, Antonio Pennacchi la connait bien. Ouvrier pendant près de 30 ans chez Alcatel-Fulgorcavi, l'auteur de l'excellent Canal Mussolini évoque le monde ouvrier italien de l'intérieur, un monde qu'il a vu vivre, qu'il a vu combattre le patronat. Des combats portés, dans les premiers temps, par l'espoir et menés dans une ambiance bon enfant, presque avec une certaine naïveté. Cette naïveté s'étiolera progressivement, au fur et à mesure que le spectre de la crise économique et du chômage se profilera et que se durciront les grèves et les actions syndicales.
Incorruptible, rageur, Benassa mènera toutes ces actions, sans jamais se renier et défendra la Supercavi des ouvriers sa Supercavi avec la même constance du début à la fin. Pourtant, après vingt ans, la lassitude s'emparera de lui. « Au fur et à mesure », pour reprendre une phrase du roman, « qu'il découvrait comment marchait le monde ». Fatigué, Benassa finira par quitter le champ de bataille et ses collègues, ses camarades. Non pas, comme tant d'autres, en trahissant ses idéaux et en se vendant pour une bouchée de pain, mais simplement en déposant les armes, conscient de la lente mais inexorable disparition – comme celle des mammouths – de cette classe ouvrière dont il était issu et de ses luttes à l'issue de plus en plus incertaine.
J'ai aimé l'évocation sincère du monde ouvrier italien des années d'après-guerre, de la flamme qui les animait, de leurs espoirs, de leur solidarité. On sent que l'auteur « en était », qu'il a personnellement vécu ce qu'il raconte dans Mammouth.
J'ai par contre été moins convaincu par un récit à la trame parfois trop étroite, trop centré sur un lieu et une époque qui ne parleront qu'à ceux, justement qui « en étaient ». le style, un peu brouillon, avec des idées partant parfois un peu trop dans toutes les directions, m'a également surpris après ma lecture de Canal Mussolini, que j'avais trouvé mieux construit, plus cohérent.
Une histoire en demi-teinte donc à mes yeux, sincère mais un peu brouillonne et pas toujours prenante.

Lien : https://livrelecteur.wordpre..
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pilyen
  03 mars 2013
"Ah, enfin un livre qui va de me sortir de ces milieux universitaires suffisants ou du monde des bobos qui accaparent 80 % de la production romanesque actuelle ! me suis-je dit en ouvrant "Mammouth" d'Antonio Pennacchi. Enfin un roman sur le monde ouvrier, écrit par un ouvrier !"
Un très bel avant propos nous raconte à la fois le périple de l'auteur qui, après une maîtrise de lettres, est devenu "l'écrivain-ouvrier" le plus connu d'Italie, ainsi que l'histoire de ce livre qui a été refusé par toutes les maisons d'édition durant huit ans.
"Les salauds ! pensai-je en moi-même, ils ne publient que leurs copains nantis et bien introduits ! Ils pensent sûrement qu'une plongée dans un monde qu'ils ignorent n'intéressera personne dans la bourgeoisie lectrice, seule clientèle estimable." C'est avec envie que je me suis plongé dans ce récit de lutte ouvrière dans une usine de câblage et du choix quasi cornélien que Benassa, son virulent délégué syndical, aura à faire.
...Et j'ai déchanté et compris pourquoi tant de refus. A aucun moment je n'ai été happé par cette histoire. L'écriture est plate, brouillonne et guère portée vers le partage. Si vous n'êtes pas italien et si vous n'avez pas travaillé chez SUPERCAVI, l'usine en question, vous aurez du mal à vous sentir concerné. Mal fichu, désordonné, j'ai lu, mais sans aucun plaisir. Bien sûr il y a ici et là quelques anecdotes croustillantes mais j'ai eu beaucoup de mal à me passionner pour ces personnages brossés à l'emporte-pièce. Benassa, l'ouvrier qui sert de fil conducteur à ce récit, syndicaliste acharné au bout du rouleau, se révèle assez terne et peu empathique. Et si dans la deuxième partie du livre, j'ai eu un petit sursaut d'intérêt au moment des propositions alléchantes qui lui sont faites par une direction prête à tout pour s'en débarrasser, cela n'a pas suffi pour gagner mon adhésion.
La fin sur le blog
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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Bill
  30 avril 2016

33 éditeurs ont refusé ce premier roman qu'Antonio Pennacchi leur a proposé 55 fois (oui, plusieurs fois aux mêmes !)
Ce roman nous raconte la vie de Benassa, délégué syndical, leader de grandes grèves dans cette fonderie italienne installée au coeur des Marais Pontins que l'auteur connait si bien ...
Et un jour Benassa ne va plus travailler ...
Au travers de l'histoire de cette usine de l'après guerre aux années 80, sur fond de politique, relations patrons / ouvriers / PCI , on revit le déclin de l'industrie lourde européenne sur un ton moins misérabiliste que celui décrit par Gérard Mordillat dans 'Les vivants et les morts'
Je me suis régalée avec ce roman ... 'Canal Mussolini' m'attend :)
L'Usine nouvelle a aimé aussi !

Lien : http://les.lectures.de.bill...
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Petitdejauxlivres
  26 septembre 2013
Le narrateur s'efface derrière le personnage de Benassa ouvrier et leader syndicaliste chez Supercavi, société dont l'histoire nous est retracée depuis le début. Rêvée comme un familistère à ses débuts par son directeur paternaliste, elle subit comme d'autres consoeurs industrielles le déclin attribué à la mondialisation, triste Florange méditerranéenne. On peut lire ce roman comme une analyse sociale, ponctué de scènes de comédies italiennes mais innervé par l'expérience de l'auteur (30 ans syndiqué chez Alcatel cavi, quand même), aussi comme un bel hommage rendu à l'espèce éteinte ou en voie d'extinction des ouvriers. Mammouth est, signalons-le, à conseiller aux futurs écrivains : 55 refus de 33 éditeurs avant sa publication !!
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Nikoz
  01 octobre 2013
Simple, bonhomme, sociétal et émotif... un bon texte
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critiques presse (3)
Lexpress   13 mars 2013
Un " roman " indispensable pour qui désire poser un regard différent ou plus affûté sur un système social générateur, paraît-il, de progrès.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   07 mars 2013
La première qualité de la littérature dans le cambouis, c'est de nous distraire des histoires de sexe, toutes nuances de grivoiserie confondues, de la fessée pour mère de famille à l'oreille cassée pour féministe expérimentale.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lhumanite   28 janvier 2013
Antonio Pennacchi entremêle avec une rare virtuosité l’anecdotique et le politique. Il restitue l’ambiance des ateliers, les tensions et les drôleries, la fraternité et la fierté ouvrières. Montre la relation fusionnelle entre la ville et son usine.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
colimassoncolimasson   11 mars 2013
La classe ouvrière est désormais une espèce en voie d'extinction [...]. Nous nous sommes éteints. Culturellement. Politiquement. Numériquement parlant. Comme les mammouths.
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NikozNikoz   29 septembre 2013
Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. C'est quand on meurt qu'on est dans la merde.
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Videos de Antonio Pennacchi (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antonio Pennacchi
Avec Elena, dans sa chambre, La minute urbaine confinée mais toujours active a décidé de fouiner dans nos bibliothèques. Aujourd'hui "Forza Italia !" - "Plus haut que la mer", Francesca Melandri, Folio - Gallimard https://www.lalibrairie.com/livres/plus-haut-que-la-mer_0-3166145_9782070468874.html?ctx=b0441c85f1ae75e5c7d6da4d30270fcf - "Canal Mussolini", Antonio Pennacchi, Liana Levi https://www.lalibrairie.com/livres/canal-mussolini_0-5825348_9791034901555.html?ctx=45a1feb73246cadfb4ee9041fb0b8548
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