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Michel Saint-Germain (Traducteur)
EAN : 9782742797752
310 pages
Actes Sud (01/06/2011)
3.66/5   422 notes
Résumé :
Nature morte débute en automne, au Québec, alors qu’on découvre le cadavre d’une villageoise adorée de tous, un dimanche de Thanksgiving.

L’inspecteur Armand Gamache, qui dirige la brigade des homicides de la Sûreté du Québec, est chargé de l’enquête. Ce meurtre est déroutant. Qui voudrait voir morte une vieille dame aussi gentille ? Le mystère s’épaissit à mesure que l’on met au jour des œuvres d’art que la victime a longtemps gardées secrètes. Rusti... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (116) Voir plus Ajouter une critique
3,66

sur 422 notes

La_Bibliotheque_de_Juju
  16 février 2018
Chic ! le premier tome d'une série policière.
Je suis toujours en quête d'inspecteurs attachants pour suivre leurs aventures autour d'un bon thé (sans la cheminée car mon appartement n'en possède pas). Le problème, c'est qu'étant souvent plutôt mitigé, j'arrête là mes investigations en terre inconnue.
Je me suis donc aventuré à Three Pines, Québec, dans les pas de l'inspecteur principal Gamache qui débarque dans ce petit village bucolique suite au meurtre d'une vieille dame bien sous tous rapports.
Pas de gore, pas de surenchère meurtrière. Louise Penny écrit subtilement bien et décrit ses personnages avec amour. J'ai beaucoup aimé son petit côté Agatha Christie retranscrit dans cette pas si paisible bourgade québécoise.
Cette première enquête laisse présager du bon pour les prochains récits car la plupart des personnages secondaires rencontrés sont très attachants et on a envie de les retrouver. Je me suis pris d'affection pour l'inspecteur Gamache et son petit côté old school.
Essai réussi pour moi, à tel point que j'ai presque envie de prendre un aller sans retour vers Three Pines.
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latina
  09 septembre 2017
Qu'il fait bon vivre au Québec, à Three Pines, un petit village calme où règnent l'art et l'harmonie entre ses membres, village baigné par la lumière automnale. Un petit banc le long du parc près duquel serpente la Bella Bella, un bistro aménagé avec goût, des maisons typiques de l'ancien temps, une forêt d'arbres rustiques peuplée de cerfs ... Mmmm, si l'on m'offre le voyage, je veux bien y aller !
Quoique... par un beau dimanche, quelque chose fait tache : le cadavre d'une femme âgée a été découvert dans les bois, une ancienne institutrice qui faisait toujours preuve de gentillesse, de compréhension, et artiste-peintre comme plusieurs autres habitants, d'ailleurs. C'est la saison de la chasse, peut-être cette dame a-t-elle été victime d'un coup raté d'un chasseur malheureux ! Elle a été tuée par une flèche, qu'on ne retrouve pas tout de suite, d'ailleurs.
Et voilà ce calme rompu ; il faut bien que justice se fasse ! Il faut bien que la vérité se révèle ! L'inspecteur principal Gamache se charge d'interroger les habitants évidemment irréprochables – et ils sont nombreux (trop nombreux), je peux vous le dire ! - , aidé en cela par quelques acolytes dont une jeune, maladroite et inexpérimentée agente Nichol.
Gamache n'est pas pressé, il préfère goûter l'atmosphère tel un Maigret québécois. Ses phrases pleines de sagesse résonnent souvent aux oreilles de l'agente Nichol, ses réflexions au plus près de l'humain trouvent un écho chez moi, qui suis avec un plaisir non dissimulé ses intrusions chez les amis ou moins amis de la vieille dame.
Avec un style tout en délicatesse, Louise Penny retranscrit les maladresses de l'âme mais aussi les mouvements spontanés. Les mimiques de chacun, les tremblements des mains, les yeux qui se dérobent, tout est posé, sans bruit mais avec fermeté.
Sans bruit mais avec fermeté : oui, l'inspecteur Gamache pourrait adhérer à cette définition. Je le suivrais sans hésitation ! D'autant plus qu'il aime manger les bons petits plats des gens du cru et qu'il apprécie la chaleur du feu, les ambiances feutrées et les promenades dans l'air frais du matin.
Un soupçon de poésie, un tout petit peu de magie, des leçons de tir à l'arc, une exposition de peinture, un chien malheureux privé de sa maitresse, des parents impuissants devant leur adolescent hargneux, une amie dévorée par le chagrin, un célibataire hanté par sa mère, un couple d'homosexuels hospitaliers... , j'en passe : tout cela m'a accompagnée le temps de ma lecture que j'ai vraiment appréciée !
Merci à Canel qui a pioché ce polar québécois simenonien dans ma PAL pour une lecture commune. Alors Cécile, on part au Québec ?
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marina53
  05 août 2013
Le dimanche matin de Thanksgiving, le petit village paisible de Three Pines se réveille gentiment. Dans cette bourgade où il est bon de se retrouver autour du feu de cheminée dans le bistro d'Olivier et Gabri, où il fleure bon l'odeur des anciens livres chez Myrna et où chacun aide son prochain, rien ne présageait qu'un tel drame pouvait se produire. En effet, le corps sans vie de Jane Neal, l'ancienne directrice de l'école communale que tout le monde appréciait, est retrouvé dans la forêt par Ben, un de ses voisins et amis. Personne ici ne comprend ce qui a pu se passer et encore moins qui a pu en vouloir à cette vieille femme si gentille. L'inspecteur-chef Armand Gamache et son adjoint Jean-Guy Beauvoir de la Sureté du Québec sont dépêchés sur les lieux du drame. Quelle n'est pas leur surprise alors de découvrir que celle-ci a été tuée avec une flèche. Acte malveillant ou maladroit d'un chasseur? Acte vengeur de trois adolescents que Jane venait de réprimander? Bientôt sûrs qu'il s'agit d'un meurtre, nos inspecteurs vont devoir fouiller la vie des habitants, ce qui n'est pas sans leur déplaire...
Quel plaisir de retrouver Gamache et tous les habitants de Three Pines! On est plongé dès les premières pages dans une atmosphère canadienne chaleureuse qui donne une petite saveur particulière, où tout semble paisible. Louise Penny dépeint non sans intérêt toute une galerie de personnages, tous attachants et humains. L'enquête progresse lentement, des liens se font et se défont et des caractères s'affirment. Au fil des pages, tel l'inspecteur-chef Gamache, on se laisse porter par cette intrigue finement menée, dans un total dépaysement. Avec des descriptions détaillées des paysages, Louise Penny, de son écriture fine, a su maintenir un certain suspense.
Nature morte... et de beaux portraits!
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LePamplemousse
  09 septembre 2015
Une vieille femme a été tuée sur un chemin dans la forêt, très tôt, un matin.
Elle était pourtant aimée de toute la communauté, du moins, en apparence.
Cette toute première enquête de l'inspecteur chef Armand Gamache se déroule dans un petit village presque oublié du Québec.
Dès le tout début, les personnages apparaissent et défilent les uns après les autres, à croire que tout ce petit monde vit en vase clos et que chacun semble chercher la compagnie des autres, à tout moment.
L'auteur nous invite à la découverte d'un village comme on n'en fait plus et de chacun de ses habitants : des ados, des jeunes parents, des couples d'âge mûrs et une flopée de personnes âgées.
Elle leur donne vie à tous : à la poétesse qui a quitté la ville pour ouvrir une librairie, au couple gay qui tient l'auberge, aux artistes ne vivants que pour leur art, aux vieilles femmes ayant traversé bien des épreuves… on a presque l'impression de les connaître, et très vite, j'ai ressenti une empathie certaine pour ces personnages et je savais que j'aurais dû mal à les quitter (heureusement, 6 volumes de cette série sont déjà traduits en français).
Le policier est un homme atypique, qui partage tout avec sa femme, même les secrets des enquêtes qu'il mène, et il aime donner leur chance aux policiers débutants aussi inexpérimentés, gaffeurs ou maladroits soient-ils.
L'ambiance du Québec est véritablement dépaysante, on découvre ce qu'est le vrai froid polaire, la neige qui isole, la solidarité, les fêtes communautaires, l'humour de certains, la mesquinerie de quelques uns et la bonté d'un nombre encore plus grand.
Sans se faire d'illusion sur la bassesse humaine, l'inspecteur parvient à déceler ce qu'il y a de faible ou de beau dans chacun et cela donne à cette enquête une fraicheur qui fait du bien.
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Ziliz
  09 septembre 2017
« Nature morte ».
Nature : oui, on y est, dans un charmant village québecois au milieu des arbres et des cervidés. Une nature engourdie, parce que c'est l'automne, parce que les habitants sont plutôt paisibles, malgré quelques vieilles rancoeurs - comme partout quand on se connaît depuis des générations.
Morte : oui, la voilà, Jane, allongée dans les feuilles, cette dame âgée qui était très vivante avant trépas et appréciée presque à l'unanimité, avant de recevoir une flèche en plein coeur.
Nature morte : reférence au hobby de la défunte, institutrice à la retraite, et peintre à ses heures perdues.
Jusqu'ici tout va bien, il n'y a pas tromperie sur la marchandise - enfin tout ce baratin ne sert à rien quand on sait que le titre en VO était 'Still Life' (= 'la vie continue' ?), mais il faut bien commencer...
Voilà un roman policier à énigme, dans la plus pure tradition des Agatha Christie où l'on suppute indéfiniment sur les potentiels coupables. Ambiance so british, qui rappelle également la lenteur de certains romans (policiers ou autres) nordiques, avec la bonne dose de fausses pistes pour entretenir le suspense.
Pas de bol, ce n'est pas ce que je préfère dans un polar - trop d'atmooosphèèère, et (presque) que de l'atmooosphèèère... et je fais la gu3ule. J'aime bien apprendre, dans un cadre socio-historique dépaysant, rire, être émue, angoissée, trouver des personnages un peu complexes, cogiter avec eux, et pas seulement sur l'enquête - on a juste droit ici à une fliquette idiote vite prise en grippe par ses chefs, une vraie caricature, j'en aurais pleuré de pitié.
Quelques jolies réflexions malgré tout, une poignée de personnages attachants, des paysages qui peuvent faire rêver si on aime la forêt en automne.
Pas mal d'ennui pour ma part quand même, et la fin ne rachète rien, au contraire : des indices et un mobile tirés par les cheveux et un coupable qui est, j'ai déjà vu ça quelque(S) part(S)...
Merci Cécile/Latina pour cette lecture commune. Ton enthousiasme m'a fait accélérer le rythme, il me tardait de pénétrer chez Jane, et tu m'y as devancée, curieuse ! 😉
• Déjà douze enquêtes de l'inspecteur-chef Armand Gamache sont parues à ce jour. Adieu l'ami ! T'es plutôt sympa mais mollasson, je ne referai pas de bout de chemin avec toi...
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critiques presse (1)
LesEchos   02 août 2011
Ce livre singulier, où l'on se laisse porter doucement, s'inscrit l'air de rien dans la pure tradition des grands livres policiers, comme ceux d'Agatha Christie.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (103) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   19 septembre 2017
C'était l'un des petits mystères de la vie : cette femme, pour laquelle elle n'avait absolument aucun respect, pouvait l'envoyer au tapis. Elle se croyait prête. Elle osait même entretenir l'espoir que, peut-être, cette fois, ce serait différent. Bien sûr, ce n'était pas le cas. Pendant des années, [elle] se rappellerait ce qu'elle avait éprouvé, là, debout. Elle s'était une nouvelle fois sentie comme la petite fille laide dans la cour de récréation. L'enfant mal-aimée, impossible à aimer. Maladroite, les pieds plats, lente et en proie aux moqueries. Celle qui riait aux mauvais moments et croyait des histoires à dormir debout, celle qui voulait désespérément que quelqu'un, n'importe qui, l'aime. L'idiote ! L'attention polie et le poing serré sous le pupitre.
(p. 152-153)
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ZilizZiliz   12 septembre 2017
Les rideaux lui parurent soudain un peu étranges, puis il remarqua qu'elle avait placé le motif des deux côtés, de façon qu'il paraisse à l'extérieur autant qu'à l'intérieur. Il n'avait jamais rien vu de tel, mais n'en fut pas étonné. [Elle] n'existait vraiment que devant un public. Elle ressemblait à ces lampes gadgets qui s'allument lorsqu'on claque dans ses mains. Elle, elle s'animait à l'applaudissement ou au claquement vif du reproche. N'importe quelle réaction suffisait, pourvu qu'elle lui fût adressée. Le silence et la solitude la dépouillaient de toute vie.
(p. 313-314)
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latinalatina   09 septembre 2017
Il ressentait toujours un pincement au cœur en regardant les mains des nouveaux morts, imaginant tous les objets et les gens que ces mains avaient touchés. La nourriture, les visages, les poignées de porte. Tous les gestes qui avaient servi à signaler le plaisir ou la peine. Les plus poignantes étaient les mains des jeunes gens, qui n’allaient jamais écarter machinalement une boucle de cheveux gris de leurs propres yeux.
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jeunejanejeunejane   19 novembre 2017
- Selon Oscar Wilde, la conscience morale et la lâcheté ne sont qu'une seule et même chose. Ce qui nous empêche de commettre des gestes horribles, ce n'est pas notre conscience, mais la possibilité de nous faire prendre. Je me demande si c'est vrai.
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ZilizZiliz   05 septembre 2017
Le crime était profondément humain, Gamache le savait. La cause et l'effet. La seule façon qu'il connaissait d'attraper un criminel, c'était d'établir une relation avec les humains concernés. Bavarder dans un café était la plus agréable façon de le faire. La plus désarmante aussi.
(p. 127)
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Vidéo de Louise Penny
**État de terreur**, le thriller d'Hillary Rodham Clinton et Louise Penny, est également disponible en livre audio !
Plus d'informations sur la version audio lue par Marie-Christine Letort : https://actessudaudio.boutique.edenlivres.fr/fr/products/etat-de-terreur-2a5f5d7d-430f-4fd7-810f-fa68b3b4034a
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Un nouveau président entre en fonction après quatre années marquées par un repli des États-Unis sur le plan des affaires internationales. Quand une série d'attentats terroristes met à mal l'ordre mondial, la secrétaire d'État fraichement nommée est chargée de constituer une équipe capable de déjouer un complot meurtrier, scrupuleusement conçu pour tirer profit d'un gouvernement américain déconnecté. Coécrit par Hillary Rodham Clinton, la 67e secrétaire d'État américaine, et Louise Penny, romancière dont l'oeuvre caracole en tête des listes de meilleures ventes du New York Times, **État de terreur** est un thriller de haut vol sur fond d'intrigues internationales. Depuis les coulisses, on assiste au déploiement d'une situation dramatique nourrie de détails que seule une initiée peut connaître.
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#livreaudio #actesnoirs
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