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Michel Saint-Germain (Traducteur)
EAN : 9782742797752
310 pages
Éditeur : Actes Sud (01/06/2011)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 354 notes)
Résumé :
Nature morte débute en automne, au Québec, alors qu’on découvre le cadavre d’une villageoise adorée de tous, un dimanche de Thanksgiving.
L’inspecteur Armand Gamache, qui dirige la brigade des homicides de la Sûreté du Québec, est chargé de l’enquête. Ce meurtre est déroutant. Qui voudrait voir morte une vieille dame aussi gentille ? Le mystère s’épaissit à mesure que l’on met au jour des œuvres d’art que la victime a longtemps gardées secrètes. Rustiques, pr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (104) Voir plus Ajouter une critique
La_Bibliotheque_de_Juju
  16 février 2018
Chic ! le premier tome d'une série policière.
Je suis toujours en quête d'inspecteurs attachants pour suivre leurs aventures autour d'un bon thé (sans la cheminée car mon appartement n'en possède pas). Le problème, c'est qu'étant souvent plutôt mitigé, j'arrête là mes investigations en terre inconnue.
Je me suis donc aventuré à Three Pines, Québec, dans les pas de l'inspecteur principal Gamache qui débarque dans ce petit village bucolique suite au meurtre d'une vieille dame bien sous tous rapports.
Pas de gore, pas de surenchère meurtrière. Louise Penny écrit subtilement bien et décrit ses personnages avec amour. J'ai beaucoup aimé son petit côté Agatha Christie retranscrit dans cette pas si paisible bourgade québécoise.
Cette première enquête laisse présager du bon pour les prochains récits car la plupart des personnages secondaires rencontrés sont très attachants et on a envie de les retrouver. Je me suis pris d'affection pour l'inspecteur Gamache et son petit côté old school.
Essai réussi pour moi, à tel point que j'ai presque envie de prendre un aller sans retour vers Three Pines.
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latina
  09 septembre 2017
Qu'il fait bon vivre au Québec, à Three Pines, un petit village calme où règnent l'art et l'harmonie entre ses membres, village baigné par la lumière automnale. Un petit banc le long du parc près duquel serpente la Bella Bella, un bistro aménagé avec goût, des maisons typiques de l'ancien temps, une forêt d'arbres rustiques peuplée de cerfs ... Mmmm, si l'on m'offre le voyage, je veux bien y aller !
Quoique... par un beau dimanche, quelque chose fait tache : le cadavre d'une femme âgée a été découvert dans les bois, une ancienne institutrice qui faisait toujours preuve de gentillesse, de compréhension, et artiste-peintre comme plusieurs autres habitants, d'ailleurs. C'est la saison de la chasse, peut-être cette dame a-t-elle été victime d'un coup raté d'un chasseur malheureux ! Elle a été tuée par une flèche, qu'on ne retrouve pas tout de suite, d'ailleurs.
Et voilà ce calme rompu ; il faut bien que justice se fasse ! Il faut bien que la vérité se révèle ! L'inspecteur principal Gamache se charge d'interroger les habitants évidemment irréprochables – et ils sont nombreux (trop nombreux), je peux vous le dire ! - , aidé en cela par quelques acolytes dont une jeune, maladroite et inexpérimentée agente Nichol.
Gamache n'est pas pressé, il préfère goûter l'atmosphère tel un Maigret québécois. Ses phrases pleines de sagesse résonnent souvent aux oreilles de l'agente Nichol, ses réflexions au plus près de l'humain trouvent un écho chez moi, qui suis avec un plaisir non dissimulé ses intrusions chez les amis ou moins amis de la vieille dame.
Avec un style tout en délicatesse, Louise Penny retranscrit les maladresses de l'âme mais aussi les mouvements spontanés. Les mimiques de chacun, les tremblements des mains, les yeux qui se dérobent, tout est posé, sans bruit mais avec fermeté.
Sans bruit mais avec fermeté : oui, l'inspecteur Gamache pourrait adhérer à cette définition. Je le suivrais sans hésitation ! D'autant plus qu'il aime manger les bons petits plats des gens du cru et qu'il apprécie la chaleur du feu, les ambiances feutrées et les promenades dans l'air frais du matin.
Un soupçon de poésie, un tout petit peu de magie, des leçons de tir à l'arc, une exposition de peinture, un chien malheureux privé de sa maitresse, des parents impuissants devant leur adolescent hargneux, une amie dévorée par le chagrin, un célibataire hanté par sa mère, un couple d'homosexuels hospitaliers... , j'en passe : tout cela m'a accompagnée le temps de ma lecture que j'ai vraiment appréciée !
Merci à Canel qui a pioché ce polar québécois simenonien dans ma PAL pour une lecture commune. Alors Cécile, on part au Québec ?
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marina53
  05 août 2013
Le dimanche matin de Thanksgiving, le petit village paisible de Three Pines se réveille gentiment. Dans cette bourgade où il est bon de se retrouver autour du feu de cheminée dans le bistro d'Olivier et Gabri, où il fleure bon l'odeur des anciens livres chez Myrna et où chacun aide son prochain, rien ne présageait qu'un tel drame pouvait se produire. En effet, le corps sans vie de Jane Neal, l'ancienne directrice de l'école communale que tout le monde appréciait, est retrouvé dans la forêt par Ben, un de ses voisins et amis. Personne ici ne comprend ce qui a pu se passer et encore moins qui a pu en vouloir à cette vieille femme si gentille. L'inspecteur-chef Armand Gamache et son adjoint Jean-Guy Beauvoir de la Sureté du Québec sont dépêchés sur les lieux du drame. Quelle n'est pas leur surprise alors de découvrir que celle-ci a été tuée avec une flèche. Acte malveillant ou maladroit d'un chasseur? Acte vengeur de trois adolescents que Jane venait de réprimander? Bientôt sûrs qu'il s'agit d'un meurtre, nos inspecteurs vont devoir fouiller la vie des habitants, ce qui n'est pas sans leur déplaire...
Quel plaisir de retrouver Gamache et tous les habitants de Three Pines! On est plongé dès les premières pages dans une atmosphère canadienne chaleureuse qui donne une petite saveur particulière, où tout semble paisible. Louise Penny dépeint non sans intérêt toute une galerie de personnages, tous attachants et humains. L'enquête progresse lentement, des liens se font et se défont et des caractères s'affirment. Au fil des pages, tel l'inspecteur-chef Gamache, on se laisse porter par cette intrigue finement menée, dans un total dépaysement. Avec des descriptions détaillées des paysages, Louise Penny, de son écriture fine, a su maintenir un certain suspense.
Nature morte... et de beaux portraits!
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LePamplemousse
  09 septembre 2015
Une vieille femme a été tuée sur un chemin dans la forêt, très tôt, un matin.
Elle était pourtant aimée de toute la communauté, du moins, en apparence.
Cette toute première enquête de l'inspecteur chef Armand Gamache se déroule dans un petit village presque oublié du Québec.
Dès le tout début, les personnages apparaissent et défilent les uns après les autres, à croire que tout ce petit monde vit en vase clos et que chacun semble chercher la compagnie des autres, à tout moment.
L'auteur nous invite à la découverte d'un village comme on n'en fait plus et de chacun de ses habitants : des ados, des jeunes parents, des couples d'âge mûrs et une flopée de personnes âgées.
Elle leur donne vie à tous : à la poétesse qui a quitté la ville pour ouvrir une librairie, au couple gay qui tient l'auberge, aux artistes ne vivants que pour leur art, aux vieilles femmes ayant traversé bien des épreuves… on a presque l'impression de les connaître, et très vite, j'ai ressenti une empathie certaine pour ces personnages et je savais que j'aurais dû mal à les quitter (heureusement, 6 volumes de cette série sont déjà traduits en français).
Le policier est un homme atypique, qui partage tout avec sa femme, même les secrets des enquêtes qu'il mène, et il aime donner leur chance aux policiers débutants aussi inexpérimentés, gaffeurs ou maladroits soient-ils.
L'ambiance du Québec est véritablement dépaysante, on découvre ce qu'est le vrai froid polaire, la neige qui isole, la solidarité, les fêtes communautaires, l'humour de certains, la mesquinerie de quelques uns et la bonté d'un nombre encore plus grand.
Sans se faire d'illusion sur la bassesse humaine, l'inspecteur parvient à déceler ce qu'il y a de faible ou de beau dans chacun et cela donne à cette enquête une fraicheur qui fait du bien.
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jeunejane
  19 novembre 2017
Matin de Thanksgiving dans le village de Three Pines au Québec, le corps de Jane Neal est retrouvé dans la forêt.
Elle a été assassinée comme un vulgaire gibier à l'aide d'un arc à flèches.
Jane, une vieille dame de 76 ans, a été l'institutrice du village.
Elle est connue et estimée de tous.
L'inspecteur-chef de la Sûreté, Armand Gamache et son équipe débarquent pour élucider l'affaire. Il va prendre son temps à la manière des enquêteurs du temps jadis.
L'équipe passe en revue tous les habitants ainsi que la nièce de Jane. Ils rentrent dans les maisons et les vies de chacun.
L'ambiance est tout à fait extraordinaire, rien que par le fait qu'elle se passe au Québec qui vit d'autres habitudes que les nôtres.
Les ambiances et les personnages décrits finement , l'importance attachée aux petits détails viennent combler le manque d'actions car l'intrigue se déroule très lentement.
N'empêche, le dénouement est bien amené et la fin ne manque pas de surprise, même de fantaisie.
Premier roman de Louise Penny pour moi, découverte grâce à Latina, Sabine, Sandrine et d'autres.
Très enrichissants, les avis des ami(e)s babeliotes.
J'ai déjà découvert pas mal d'auteurs grâce à eux et je les en remercie.
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critiques presse (1)
LesEchos   02 août 2011
Ce livre singulier, où l'on se laisse porter doucement, s'inscrit l'air de rien dans la pure tradition des grands livres policiers, comme ceux d'Agatha Christie.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (97) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   19 février 2021
— Tapettes ! Pédales ! Dégueulasses ! crièrent les garçons.
En écoutant Olivier et Gabri, Jane se rappela. De son minuscule cottage de pierre, elle avait traversé le parc en pressant le pas et vu Olivier et Gabri sortir du bistro. Rugissant avec délectation, les garçons avaient alors visé les deux hommes.
Jane avait accéléré, tout en souhaitant que ses grosses jambes fussent plus longues. Elle vit alors Olivier faire le geste le plus extraordinaire qui fût. Tandis que les garçons criaient et lançaient des poignées de fiente, Olivier prit lentement, délibérément, doucement la main de Gabri, la retint et la porta gracieusement à ses lèvres. Saisis, les garçons virent Olivier embrasser la main de Gabri souillée de fumier, de ses propres lèvres, tachées elles aussi. Les jeunes parurent pétrifiés par ce geste d’amour et de défi. Mais cela ne dura qu’un instant. Leur haine triompha et leur attaque redoubla bientôt d’ardeur.
— Arrêtez ! cria Jane d’une voix ferme.
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collectifpolarcollectifpolar   19 février 2021
— C’est la première fois qu’on se fait malmener. Quand j’étais gamin, à Montréal, j’ai été maltraité par un groupe d’hommes parce que j’étais homosexuel. C’était terrifiant.
Ils étaient devenus silencieux. Il ne restait que le crépitement et le murmure du feu en arrière-fond lorsque Olivier prit la parole.
— Ils m’ont frappé avec des bâtons. C’est curieux, mais, quand j’y repense, c’est l’aspect le plus douloureux. Pas les égratignures ni les contusions. Avant de me frapper, ils m’ont comme “tisonné”, vous savez ?
Il brandit un bras pour imiter leurs mouvements.
— Comme si je n’étais pas un être humain.

— C’est la première étape nécessaire, dit Myrna. Ils déshumanisent leur victime. Tu as bien compris.
Elle parlait d’expérience. Avant d’arriver à Three Pines, elle avait été psychologue à Montréal. De plus, étant noire, elle connaissait cette expression particulière propre aux gens qui la considéraient comme un meuble.
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collectifpolarcollectifpolar   19 février 2021
L’estomac rempli de dinde et de tarte à la citrouille, de porto et d’espresso, les invités, fatigués, rentrèrent chez eux à pied, à la lumière de leurs lampes de poche qui, en sautillant, faisaient penser à d’immenses lucioles. Jane souhaita bonne nuit à Peter et Clara en les embrassant. Cela avait été un prélude à Thanksgiving paisible et banal entre amis. Clara regarda Jane parcourir le sentier sinueux à travers le bois qui reliait leurs deux propriétés. Jane avait déjà disparu de son champ de vision, mais elle voyait sa lampe de poche, une lumière blanche et brillante, comme celle de Diogène. Ce ne fut qu’en entendant les premiers aboiements de Lucy, la chienne de Jane, que Clara ferma doucement la porte. Jane était chez elle. En sécurité.
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collectifpolarcollectifpolar   19 février 2021
Une vingtaine de minutes après avoir quitté l’autoroute des Cantons-de-l’Est, ils croisèrent un petit panneau criblé de trous : Three Pines se situait à deux kilomètres de cette route secondaire. Après une ou deux minutes, éprouvantes pour les dents, sur ce chemin de terre en planche à laver, ils virent l’inévitable paradoxe. Réchauffé par le soleil matinal, un vieux moulin en pierre des champs s’élevait au bord d’un étang. Autour, les érables, les bouleaux et les cerisiers sauvages retenaient leurs feuilles fragiles, comme des milliers de mains heureuses accueillant leur arrivée. Puis, des voitures de police. Les serpents dans le jardin d’Eden. Gamache le savait bien : les méchants n’étaient pas les policiers. Le serpent était déjà là.
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collectifpolarcollectifpolar   19 février 2021
C’est ainsi que, le vendredi précédant Thanksgiving, le tableau fut placé sur un chevalet, à la galerie d’art de Williamsburg. Il était emballé dans du papier de boucherie et attaché avec de la ficelle, tel un ballot, pour le protéger du froid et de la cruauté des éléments. Lentement, méticuleusement, Peter Morrow défit le nœud, tirant délicatement la corde jusqu’à ce qu’elle se dégage. Il l’enroula autour de sa paume, comme du fil. Clara voulait le tuer. Elle était prête à hurler, à bondir vers lui et à le bousculer. A jeter au sol le pitoyable paquet de ficelle, et peut-être Peter avec, et à arracher le papier ciré de la toile. Son visage se fit encore plus impassible, bien que ses yeux aient commencé à s’exorbiter.
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Videos de Louise Penny (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Louise Penny
Sa première mission royale : espionner le prince de Galles. Londres, 1932. Lady Victoria Georgiana Charlotte Eugenie, fille du duc de Glen Garry et Rannoch, trente-quatrième héritière du trône britannique, est complètement fauchée depuis que son demi-frère lui a coupé les vivres. Et voilà qu?en plus ce dernier veut la marier à un prince roumain ! Georgie, qui refuse qu?on lui dicte sa vie, s?enfuit à Londres pour échapper à cette funeste promesse de mariage : elle va devoir apprendre à se débrouiller par elle-même. Mais le lendemain de son arrivée dans la capitale, la reine la convoque à Buckingham pour la charger d?une mission pour le moins insolite : espionner son fils, le prince de Galles, qui fricote avec une certaine Américaine? Entre Downton Abbey et The Crown, une série d?enquêtes royales so British ! « Bien plus qu?un simple roman policier, Son Espionne royale mêle avec brio amour, histoire, humour et mystère. Captivant ! » Louise Penny, auteure de Nature morte.
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