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ISBN : 2070701212
Éditeur : Gallimard (08/04/2004)

Note moyenne : 3.26/5 (sur 36 notes)
Résumé :
La France de Gilles de Rais, la Hongrie de Erzsébet Bathory. Avec un grand talent d'écrivain, Valentine Penrose fait revivre cette histoire de sang, de mort et de délire.
Son livre ne nous fait pas seulement pénétrer dans les sinistres chambre de tortures où périrent peut-être plus de six cents jeunes filles. Il ne nous montre pas seulement les malheureuses, nues et torturées. Et nous n'assistons pas seulement à ces hallucinantes scènes de démence au cours de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Mayoka
  20 avril 2010
Deux livres racontant la même histoire et pourtant deux livres très différents. La Comtesse de Sang, très romancé ne donne pas une impression de biographie contrairement à La Comtesse Sanglante.
Maurice Perisset nous donne dans son livre une version très romancée de la biographie d'Erzsebet, il axe son histoire sur le côté sadique de la Comtesse, ne développant que très peu son côté mystique.
Valentine Penrose quant à elle nous fait biographie, certes un peu romancé (il le faut bien) mais qui nous retrace l'histoire de cette étrange famille. Elle nous montre l'évolution à la fois lente et rapide d'Elisabeth dans sa folie
La description des tortures infligées aux jeunes filles est beaucoup moins développée que dans le livre de Perisset. Penrose nous montre ici une comtesse qui n'a pas vraiment de raison précise pour tuer et blesser. L'ennui, les migraines, la peur de la vieillesse, le besoin sexuel semble n'être ici qu'une raison parmi tant d'autre de satisfaire son sadisme. Certes son besoin de se préserver de la vieillesse est très présent dans l'origine de ses crimes, mais elle en tire un plaisir qui semble bien au-dessus de tout, un plaisir qu'elle seule pourrait expliquer.
Penrose se permet en outre de comparer la comtesse au très connu Gilles de Ray, elle nous compte même sur quelques pages un rapide résumé de son histoire et de ses crimes.
Si je devais dire lequel j'ai préféré, je dirai que l'un et l'autre se complètent même si celui de Valentine Penrose est beaucoup plus intéressant pour le côté historique ainsi que dans la compréhension de cette étrange femme..
Celui de Perisset nous permet d'imaginer les tortures dont était capable Elisabeth, il ne lésine pas sur les détails afin que l'on comprenne bien la personnalité sadique de la Comtesse alors que celui de Penrose nous fait nous mettre dans la peau d'une Comtesse qui semble venu d'un autre monde, une comtesse dont les planètes semblent avoir décidé de son sort au moment même de sa naissance. Elle nous fait pénétrer dans un dans monde fait de légendes et de superstitions, un monde en retard sur l'humanité qui correspond tout à fait au personnage qu'est Elisabeth. Et pourtant pas tant que cela, Elisabeth est une sorcière, une sadique et qui plus est lesbienne, quoiqu'elle ne refuse pas de temps à autre le plaisir que peut lui procurer la chair masculine. Ses crimes, quoique sut par tout le monde restent tabou, on n'en parle pas et pourtant tout le monde le sait. C'est cela que veut nous montrer Penrose, elle veut que l'on s'imagine cette vie en ce temps, elle veut que l'on comprenne cette Comtesse qui vivait dans une folie que tout le monde niait.
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Lulu_Off_The_Bridge
  07 juin 2011
La part de l'humain, la part du monstre: jusqu'à quel point est-il possible de comprendre un comportement aberrant et inhumain? Jusqu'à quel point peut-on l'expliquer et l'envisager rationnellement?
De sa longue lignée d'aristocratiques phtisiques, Erzebet avait hérité du haut mal et d'une très nette tendance au sadisme, nourrie par les scènes de violence barbare dont elle fut témoin tout au long de son enfance, durant les guerres incessantes entre les hongrois et turcs. Devenue veuve à 44 ans, terrorisée à l'idée de vieillir et perdre sa beauté, Erzebet Bathory s'installe dans son château reculé de Cesjthe et de livre à une véritable carnage sur les jeunes filles des environs, dont le sang et la chair doivent lui procurer la jeunesse éternelle. La rumeur gronde, mais qu'est-ce que la vie de paysanne face à la renommée d'une des femmes les plus en vue du royaume ? Lorsque la condamnation tombe enfin, l'increvable Erzebet se voit condamnée à finir sa vie dans une chambre condamnée. Elle mettra 4 ans à mourir, sans éprouver le moindre remords.
L'ouvrage de Valentine Penrose, La Comtesse sanglante, publié en 1962, fait la part belle à la psychologie de la monstresse, au climat de son enfance, au pays rude (oui, c'est un euphémisme) où elle a vu le jour, dans une langue extrêmement pure et élégante. Aucun ajout, pas le moindre trace de fantastique, tout est rigoureusement vrai, documenté, vérifié. Il semble d'ailleurs impensable d'imaginer des horreurs pareilles (à moins de pratiquer le black métal norvégien ?) – on parle d'une femme qui non contente d'arracher à ses victimes un lambeau de chair avec les dents, le faisait ensuite griller et obligeait les jeune femmes à l'ingérer.
A noter que ce roman est à l'origine du film de Julie Delpy, "La Comtesse", sorti en 2009-2010 et qui mérite également le coup d'oeil.
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Xian_Moriarty
  09 septembre 2013
Une livre très désagréable à lire que je n'ai pas aimé ni sur le fond, ni sur la forme.
Le principal problème de cet ouvrage est de trouver la manière de l'aborder. Une étude historique ? Une biographie romancée ? Un roman ?
L'auteure présente l'ouvrage plus comme un livre à vocation historique avec quelques références à des archives. Cependant, elle fait remarquer que ces dernières sont peu nombreuses, mais son récit est tellement croulant de détails qu'on se demande où elle est allée les chercher ? Je ne parle pas du contexte ou de ce genre de chose, mais vraiment des détails des exactions de Báthory. Donc du coup, on ne sait plus trop à quel type de livre on a affaire et j'ai trouvé cela très désagréable !
Surtout qu'il n'y a pas de bibliographie à la fin…

Ensuite ce livre est pompeux ! Ca croule de détail sur les costumes, les ambiances et sur tout ce que vous voulez ! Ça en devient vraiment gerbant, désoler de le dire ainsi. C'est lourd, c'est lourd ! Sans oublié que l'auteure répète parfois un peu les mêmes choses : oui, on a compris que Báthory est belle ; oui, on a compris qu'elle fait peur à tous le monde… haaaaaa !!!
Vraiment une lecture désagréable où il m'a parfois semblé trouver des incohérences (surtout sur la longévité de certains personnages).
Bref, Bathory est vide, présentée comme une forme de larve qui ne prend qu'un plaisir froid (je n'ai jamais eu l'impression qu'elle s'amusait) à tuer… Vraiment, la présentation de ce personnage est déplaisante, surtout par le manque de source pour expliquer son comportement… le mélange histoire – roman se fait très mal ! Surtout qu'on est dans l'excès, comme pour les descriptions. Des centaines de filles disparues en quelques années et personnes ne disent rien… Comme Gille de Rais… C'est encore une fois pompeux ! Surtout que l'auteure répète (tout comme moi d'ailleurs) les sentences des pauvres servantes maladroites, les descriptions des tortures… Pfffff
Si je suis allée aussi loin dans la lecture de ce livre, c'était pour y voir la comparaison avec les exactions de Gilles de Rais. Mais au final, ce fut une grande déception ! Pourquoi ? Parce que l'auteure se contente de narrer (assez approximativement) les événements et les circonstances qui ont mené ce Maréchal de France vers sa perte. D'ailleurs, si le personnage vous intéresse, je vous conseille sa biographie rédigée par Matei Cazacu.
Il n'y a pratiquement aucune comparaison de faite par l'auteure entre ces deux personnages, hormis les remarques qu'ils ont tués des gens, qu'ils étaient de nobles naissances et qu'une aura de sorcellerie les entourent. Bref, une comparaison avec Vlad Tepes aurait été tout aussi judicieuse…
Un livre pompeux – ni biographie historique, ni roman —, sans réel intérêt porté sur les excès en tout genre… Un véritable ennui !

Lien : http://xian-moriarty.over-bl..
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Alcapone
  11 juin 2011
17ème siècle. Un château dans les Carpates. Une comtesse hongroise. Erzsébet Bathory, ou celle que l'on nomme aussi la "Dame sanglante", cache un mystère que nous ne parviendrons jamais à éclaircir. Cette femme au destin plus que sombre, n'a jamais cessé d'alimenter l'imaginaire des hommes et c'est sous l'apparence d'un vampire humain (bien réel celui-là) qu'elle commet les atrocités les plus barbares. C'est elle qui aurait réinstauré l'utilisation de la célèbre vierge de fer, que nombre de tortionnaires ont repris à leur compte (voir aussi l'imagerie qu'elle véhicule avec le groupe Iron Maiden qui s'est appelé ainsi en son hommage). Les chambres de torture dans lesquelles elle assassina quelques 600 jeunes filles sont la preuve de son esprit tortueux pourtant lucide. Si les gens se plaisent à la dépeindre comme un monstre tuant de sang froid (ce qui est avéré), on oublie souvent que c'était avant tout une femme qui aurait fait n'importe quoi pour conserver sa beauté. Cette quête de jouvence éternelle aurait vraisemblablement motivé ses crimes. Et certains pensent que ses crises d'hystérie incontrôlables auraient expliqué ses actes. Peut-être. Mais les recours qu'elle fit à la sorcellerie et les raffineries de son sadisme, ne sont sûrement pas la preuve d'un esprit malingre.
Valentine Penrose nous propose ici une biographie méticuleusement documentée. Partie jusqu'en Hongrie sur les traces de la comtesse, l'auteure découvre au fil de ses recherches des documents et archives aujourd'hui introuvables. Publiée pour la première fois en 1962 aux éditions Mercure de France, cette investigation rondement menée par Valentine Penrose, lève le voile sur quelques secrets infâmes de cette femme aux migraines dangeureuses.
Cette biographie aussi fascinante que macabre m'a totalement transportée dans une époque obscure dont je ne connaissais pas grand chose. le fait qu'elle soit le fruit d'un travail documenté et constamment référencé, lui confère un parfum d'authenticité que le récit n'a pas dénaturé. Je trouve seulement dommage que Valentine Penrose ait fait de constants parallèles avec le personnage de Gilles de Rais. Même s'il est tentant de rapprocher le destin de ces deux personnages, ce n'est que la barbarie qui les réunit. Car Erzsébet Bathory et Gilles de Rais sont loin de se ressembler. Pour mieux comprendre, lire le "Procès de Gilles de Rais" de Georges Bataille. La fin du livre comprend un extrait du procès de la comtesse.
Lien : http://livresacentalheure-al..
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abitbol84
  13 mai 2012
Biographie décevante. Entre approximation et fiction. L'auteur concède qu'il existe très peu de documents traitant d'Elizabeth Bathory, et donc, se sent obligée de broder autour, quitte à se répéter encore et encore...
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
AlcaponeAlcapone   11 juin 2011
Après la mort du comte, la Dame leur brûlait les joues, les seins ou d’autres parties du corps, au hasard, avec un tisonnier. La chose la plus horrible qu’elle faisait c’était parfois, de leur ouvrir la bouche de force avec ses doigts et de tirer jusqu’à ce que les coins se fendissent. p.108
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rkhettaouirkhettaoui   09 octobre 2016
Les Hongrois étaient sauvages et enclins à la tristesse, comme leur musique. Le plus ancien texte hongrois, L’Oraison funèbre, est un texte tragique. La mort est toujours présente dans les poèmes hongrois, où le printemps et la pivoine ne durent que juste assez pour voir la fin de la jeune fille et de son amant.
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rkhettaouirkhettaoui   09 octobre 2016
Elle n’était cependant pas une rêveuse. C’est toujours sous une carapace de soucis pratiques qu’un tel moi se dérobe ; c’est derrière le fourré des futilités, des vanités et des querelles domestiques, des complications familiales que s’étale, au plus profond, le grand lac cruel.
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rkhettaouirkhettaoui   09 octobre 2016
Le hibou était oiseau sacré. Pour conjurer les dangers de toutes sortes, aussi bien que pour racheter les fautes commises, chaque château avait sa sorcière attitrée. Telles petites divinités du feu ou de l’eau se montraient tour à tour favorables ou hostiles.
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rkhettaouirkhettaoui   09 octobre 2016
Elle riait d’un rire effrayant, et ses dernières paroles avant de sombrer dans la concluante pâmoison étaient toujours : « Encore, encore plus, encore plus fort ! »
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