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Fabrice Midal (Autre)
EAN : 9782266318297
224 pages
Pocket (16/02/2023)
  Existe en édition audio
4.18/5   270 notes
Résumé :
CHARLES PÉPIN
LA RENCONTRE

Pourquoi certaines rencontres nous donnent-elles l'impression de renaître ? Comment se rendre disponibles à celles qui vont intensifier nos vies, nous révéler à nous-mêmes ?

La rencontre – amoureuse, amicale, professionnelle – n'est pas un " plus " dans nos vies. Au cœur de notre existence, dont l'étymologie latine ex-sistere signifie " sortir de soi ", il y a ce mouvement vers l'extérieur, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
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Moi vouloir Toi rencontrer !
Et si Toi pas vouloir, moi sombrer !!
En d'autres termes, Charles Pépin nous prouve par a + b que l'Autre est une garantie de notre épanouissement.
Privés d'alter, nous serions condamnés à nourrir notre égo jusqu'à satiété. Quelle destinée !
Ce livre m'a tenue compagnie tel mon meilleur ami. Au fil des pages, j'ai (re)découvert la richesse de cultiver l'altruisme.
« la Vraie Vie est rencontre » dixit Martin Buber
Pour être soi-même, il faut pouvoir se refléter en l'Autre. S'identifier, se confondre, se mesurer, se confronter à l'Autre. Se découvrir au contact des autres et en même temps s'en distinguer !
« Soyez vous-mêmes, les autres sont déjà pris » dixit Oscar Wilde.
Ce n'est qu'en s'externalisant que nous agrandissons notre intériorité. Il faut s'établir hors de soi, s'installer dans l'intranquillité, chasser la routine et surtout entretenir une vraie disponibilité d'esprit. Privilégier la vulnérabilité à la rigidité.
Saisir toutes les occasions pour faire du hasard son allié et accepter de déranger le confort de ses habitudes !
Préparer le terrain aux belles rencontres, c'est laisser fleurir sa joie de vivre pour récolter les fruits …sans pépins ;-) Que du bonheur !
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Le compte à rebours ne me laissant pas le choix (livre reçu par la masse critique), je viens donner mon avis sur cet essai que je n'ai pas encore terminé. Non pas qu'il soit poussif, que je n'y trouve pas d'intérêt, bien au contraire, mais c'est le genre de bouquin qui demande un temps de digestion, parfois d'une phrase à l'autre, et depuis presque un mois, il trotte dans ma tête au cours de mes errances.

La rencontre, ou plutôt les rencontres: en ces temps de limitations sociales, le thème prend une autre dimension, bien que cela ne soit pas le propos de cet essai qui pousse, incite à la spontanéité, à l'ouverture: honnêtement, moi qui ne suis pas si spontanée, je ne demande plus que ça, rencontrer! Découvrir! Discuter! Boire un verre, sortir, décider de faire ça à l'arrache, au dernier moment, rencontrer un tableau ou une statue par hasard, aller au ciné, enfin vous me comprenez! le monde entier étant au stand by, c'est vers mes rencontres passées que je me tourne donc au gré de ma lecture et me voilà à hiérarchiser celles qui ont compté, celles, surtout qui m'auraient changée, brutalement peut-être ou lentement mais sûrement. Des rencontres, j'en ai fait bien sûr, pas seulement amoureuses ou amicales, mais artistiques aussi, littéraires (oh oui!) et même animales, pourquoi pas? Un chat affectueux qui devient le confident et donne de l'assurance quand on est un enfant solitaire, c'en est une de rencontre, non?
Le côté vulgarisateur de l'essai, qui cite tout autant Socrate, Sartre que La route de Madison ou Bowie et Lou Reed pour étayer ses propos, c'était quitte ou double. Ca a marché, les références me parlent, heureusement, et me revoilà partie dans mes réflexions personnelles.
Bien et clairement écrit, une belle couverture, une écriture aérée mais pas trop légère non plus, juste ce qu'il faut, c'est un beau cadeau que j'ai reçu grâce à la Masse critique donc merci Babelio et Allary editions!
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Babelio – Masse critique mars 2023
La rencontre – Charles Pépin*****

Entre poison et miel la rencontre ne choisit pas elle reconnaît les deux comme jeux de miroirs et de reflets identifiants ou déroutants, une alchimie plus que miraculeuse qui s'opère souvent à notre insu. Après son effet, notre regard en arrière peut prendre le temps de l'analyser.
Deux cents pages de taille à mettre dans la poche parlent de la Rencontre en trois parties, les signes, les conditions et finalement sa définition.
Structure claire, cohérente, exemples abondants, ouvertures multiples qui laissent passer une certaine lumière celle du trouble, du hasard, de la souplesse de l'esprit, du regard au-delà de son propre nez. Une position d'accueil physique et intellectuelle est nécessaire, chaleureusement recommandée, même vitale sans exagération aucune, et si cette position n'est pas naturelle, la vie nous apprend à la faire nôtre et à nous en réjouir.
Une fine remarque de la part de l'auteur tient à souligner que la rencontre, cette ouverture, curiosité, mouvement et pas de côté ne devrait pas être un but mais des manières de vivre à éduquer pour qu'elles deviennent nos outils naturels de vie.
« La rencontre n'est pas un agrément, une alternative accessoire, elle nous est essentielle, elle modèle notre personnalité ; elle est au coeur de l'aventure de notre existence...elle nous révèle à nous-mêmes et nous ouvre au monde. C'est là sa force et son mystère : j'ai besoin de l'autre, de rencontrer l'autre pour me rencontrer. Il me faut rencontrer ce qui n'est pas moi pour devenir moi. »p.11, autrement dit sortir de chez soi pour rentrer en soi p.107, à l'écoute des autres pour nous découvrir nous mêmes et nous entendre. p.110
La rencontre, action et disponibilité « l'action nous tourne vers l'avenir, nous jette vers demain. La disponibilité, elle, est un art du présent. »p.118
Un livre qui peut se lire rapidement, mais le contraire, je crois, serait bénéfique et captivant, j'irai jusqu'à dire exaltant.
La rencontre avec les autres est une sorte d'amour qui se construit pour rentrer comme dans sa maison et laisser toutes les portes ouvertes sans craindre les courants d'air.
Christian Bobin est cité :« Je me moque de tout ce qui appartient à un genre et lentement s'étiole dans cette appartenance. Il m'aura fallu plus de soixante ans pour savoir ce que je cherchais en écrivant, en lisant, en tombant amoureux, en m'arrêtant net devant un liseron un silex ou un soleil couchant. Je cherche le surgissement d'une présence, l'excès du réel qui ruine toutes les définitions. »p.131, et il est cité encore : « Les voix sont des trésors que les gens nous donnent, mêmes les avars. »p.132. Accueillir un moment présent, lui être ami féal, faire fi du temps qui passe.
« Il y a une faille en toute chose, c'est par là qu'entre la lumière », chante Léonard Cohen dans « Anthem »p.146. Si seulement cette lumière était l'amitié, ou l'amour, ou l'empathie ou tout ce qui nous donne des forces quand nous montrons notre faiblesse.
La rencontre, une philosophie, celle de Charles Pépin, nourrie de ses nombreuses rencontres avec les écrits des philosophes, écrivains-philosophes, artistes et suite à ses expériences personnelles, une réflexion sur notre vie en relation avec les autres, la rencontre est ce moment qui nous bouscule quand « nous sentons la présence, au coeur du réel, de cette force qui pulse et qui est la Vie même ».p.203.
Une pensée réjouissante.
Un grand merci à la Masse critique de Babelio et à l'équipe Pocket pour cette rencontre avec Charles Pépin et sa philosophie du vivre ensemble.
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Charles Pépin nous propose de philosopher autour de la rencontre. Qu'elle soit amicale, amoureuse ou d'un autre genre, la rencontre de l'autre, des autres nous permet de mieux nous connaitre, d'en apprendre sur notre personnalité.
Si certaines rencontres donnent l'impression de n'avoir aucune sorte d'importance ou nulle conséquence sur nos vies, elles trouvent bien souvent une signification plus tard sur le déroulement des événements.
En ce sens, toute rencontre a sa place dans le puzzle d'une existence.
De rencontres fondamentales à d'autres plus insignifiantes, chacune laisse quelque chose à comprendre sur soi ou sur la chronologie du processus vital.
La rencontre peut être littéraire et opérer une transformation intérieure silencieuse, telle que celle avec la poésie et le calme qu'elle peut engendrer sur soi. La lecture d'un auteur peut révéler en soi des ressentis profonds et nous élever en fonction du moment où l'on va découvrir son oeuvre.
En bref, ce manuel nous invite à la réflexion autour des rencontres que nous faisons qu'elles soient humaines, artistiques, matérielles, animales, et ce vers quoi elles nous entrainent, nous invitent. Lecture agréable et instructive.
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Cette promenade en pays de rencontre est indispensable en cette période de pénurie de relations sociales. Charles Pépin continue dans la lignée de "La confiance en soi, une philosophie." Son propos est alerte, documenté et chaleureux. Il s'appuie aussi bien sur des films – Sur la route de Madison, Out of Africa – que sur Hegel, Camus ou Levinas, pour danser la rencontre avec l'ouverture à l'autre, à soi, à la différence. La rencontre ne se commande pas mais elle peut être provoquée. La rencontre est agir ; pour réussir à sortir de soi, il faut commencer à sortir de chez soi.
L'auteur enjoué nous raconte une belle histoire en trois parties : Les signes de la rencontre ; Les conditions de la rencontre ; La vraie vie est rencontre. Nous pouvons croiser quelqu'un sans qu'il y ait rencontre, ce moment délicieux où de nouveaux horizons nous apparaissent, où le partenaire d'une minute, d'une heure ou d'une vie révèle une part insoupçonnée de nous-mêmes. La rencontre nourrit, ravit, questionne.
La lecture de ce livre philosophe avec légèreté prépare idéalement le retour à la vie courante. Charles Pépin redore la valeur des contacts humains, vécus avec curiosité, intensité, amitié , amour. Une rencontre peut matérialiser un potentiel virtuel qui attend d'être éveillé par la parole de l'autre, son rayonnement, son empathie.
J'ai eu une belle rencontre tant il est vrai que l'amour des livres, d'un film, d'une peinture peut aussi faire advenir à l'expérience de l'altérité. Seul, nous sommes bien pauvres.

Lien : http://cinemoitheque.eklablo..
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Citations et extraits (308) Voir plus Ajouter une citation
Approfondir un champ, aiguiser son goût, éduquer sa sensibilité sont autant de manières d'étendre son intériorité et d'ouvrir un espace à la rencontre de l'autre. Lisons, écoutons de la musique, regardons des fictions, des documentaires, méditons, prions, exerçons notre corps par une pratique ritualisée; peu importe, tant que nous trouvons ce qui nous émeut, résonne en nous, éveille notre vie intérieure. Travaillons notre intériorité. Et puis sortons de chez nous. Alors tous nos capteurs seront ouverts, tous les voyants au vert pour une possible rencontre. Une sensibilité en éveil, ouverte à la richesse de tous les possibles, attire comme un aimant celle qui entrera en résonance avec elle.
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Rencontrer quelqu'un, c'est être bousculé, troublé. Quelque chose se produit, que nous n'avons pas choisi, qui nous prend par surprise : c'est le choc de la rencontre. Le mot "rencontre" vient du vieux français "encontre" qui exprime "le fait de heurter quelqu'un sur son chemin". Il renvoie donc à un choc avec l'altérité : deux êtres entrent en contact, se heurtent, et voient leurs trajectoires modifiées.
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La rencontre exige cette disponibilité-là : être capable de prendre son temps, de le perdre aussi, de s'arracher à la dictature des choses à faire, à la pression de l'urgence. C'est souvent à l'adolescence que se tissent les amitiés durables. A l'âge adulte, pris par notre "vie active" et les contraintes de notre vie de famille, nous sommes moins disponibles. Nous n'avons plus de temps "à perdre". Mais avec toi je me révèle dispendieux, en discutant de tout et de rien, en flânant, "en traînant", je me donne le loisir de te rencontrer.
P.167
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Lorsque le monde de l'autre nous fascine, que soudain le trouble nous prend au coeur même de notre identité, ou que l'évidence du projet commun emporte notre enthousiasme, que nous nous sentons pousser des ailes, pris par le désir d'agir, nous existons, au sens existentialiste du terme. Exister vient du latin existere, constitué du préfixe ex-, hors de, sortir de, et de sistere, se tenir, faire tenir, placer. Existere signifie donc sortir de, s'élever, naître de. Exister, c'est sortir de là où l'on se trouvait, être hors de soi, projeté en avant, vers l'autre.
Page 214
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Les amoureux mesurent parfois leur chance en se repassant, avec émotion et une pointe d'effroi, le film de leur première rencontre. Il aurait suffi d'un rien, un autre horaire de train, une place différente dans le wagon... et jamais peut-être leurs trajectoires ne se seraient croisées.

Pourtant, un regard un peu attentif nous révèle bientôt que leur rencontre ne tient pas seulement à un heureux hasard. Ces deux places côte à côte n'ont offert qu'une opportunité ; elle a osé engager la conversation, il a su accueillir l'inattendu, une femme qui n'était a priori pas son genre. Deux étrangers se sont ouverts à l'échange, et la rencontre a eu lieu.
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Videos de Charles Pépin (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Pépin
Augustin Trapenard accueille Charles Pépin, pour son essai "Vivre avec son passé", publié chez Allary Editions, Laure Murat, pour "Proust, roman familial", un essai sur le pouvoir émancipateur de la littérature édité chez Robert Laffont, Agnès Desarthe, pour "Le Château des Rentiers", paru aux Editions de l'Olivier, Nathacha Appanah, pour "La Mémoire délavée", publié au Mercure de France, et Neige Sinno, pour "Triste tigre", paru chez P.O.L. et récompensé par le prix littéraire "Le Monde 2023.
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