AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2370730129
Éditeur : Allary Editions (22/09/2016)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 21 notes)
Résumé :


Et si nous changions de regard sur l'échec ?

En France, échouer est mal perçu. Nous y voyons une faiblesse, une faute, et non un gage d'audace et d'expérience.

Pourtant, les succès viennent rarement sans accroc. Charles de Gaulle, Rafael Nadal, Steve Jobs, Thomas Edison, J.K. Rowling ou Barbara ont tous essuyé des revers cuisants avant de s'accomplir.

Relisant leurs parcours et de nombreux autres à la l... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
Fabric242
15 janvier 2017
Eux : Vous enseignez quoi ?
Moi : Entre autres, l'échec !
Eux : Vous êtes un grand maître alors ?
Moi : Non cela ce sont les échecs ; moi c'est l'échec que j'enseigne…
Eux : Ah ?! Mais cela consiste en quoi alors d'enseigner l'échec ?
Moi : Bien je parle de mes échecs, des échecs des autres,…
Eux : Mais vous m'avez dit de …
Moi : Ok. J'enseigne la « failure ».
Eux : La fêlure ? des couples ? des vases ? des os ?
Moi : Non la « failure ». Comme dans la « sucessfull failure » dans Apollo XIII ; vous savez bien le film avec Tom Hanks et « Houston, we have a problem », Tom Hanks,…
Eux : … et vous savez si Tom court toujours ?
Avec ce préambule, vous comprendrez que je ne suis pas vierge sur le sujet de l'échec et sur les écrits sur l'échec. Ce n'est donc pas Les vertus de l'échec qui m'a permis de déflorer le sujet. Bien au contraire, j'enseigne L'art de l'échec ou comment réussir à échouer pour mieux réussir par la suite.
A quelques jours de commencer une nouvelle session de cours, je suis tombé sur ce livre de Charles Pépin. Après avoir vite lu le quatrième de couverture, je me suis dit que ce bouquin pourrait peut-être me servir même si mon cours est dans la langue de Beckett. D'habitude on dit la langue de Shakeaspeare mais je fais volontairement référence à Thomas Beckett : Beckett a écrit Cap au pire, un livre souvent cité pour parler d'échec et notamment parce qu'il y écrit « Essayer encore. Rater encore. Rater mieux encore. Ou mieux plus mal. Rater plus mal encore. Encore plus mal encore. »
Je vais être (ou du moins je vais essayer) ici aussi bref* que ma lecture aura été rapide. Je n'ai strictement rien appris dans la mesure où Charles Pépin ne fait que recycler des choses archi rabattues sur Thomas Edison, André Agassi, Steve Jobs, J. K. Rowling et bien d'autres - à part sur Barbara dont je ne connaissais pas le parcours vu que sa musique ne me passionne pas. Ainsi, il n'y a pas une technopole, un incubateur ou une structure de ce type dans le monde où la phrase de Thomas Edison « I have not failed. I've just found 10,000,ways that won't work » n'est pas affichée. de même, le web foisonne d'extraits du commencement speech de J.K. Rowling à Harvard et l'histoire de sa vie a été maintes fois racontées ici et là. Et ne parlons pas de l'histoire Steve Jobs.
Certes, le point de vue de Charles Pépin est de partir du constat que l'échec est peu étudié par les philosophes. Pour autant, son traitement est décevant de ce point de vue : il ne suffit pas de citer deux ou trois philosophes pour traiter le point de vue de l'échec sous l'angle de la philosophie et des philosophes.
Au surplus, Charles Pépin n'a strictement aucun regard critique sur l'engouement pour l'échec venu de la Silicon Valley ou de ses avatars (comme les Fuck Up Night) et qu'il ne fait que répéter et diffuser. Dans The Other F word, John Danner et Mark Coopersmith, tout en proposant une lecture de la « failure » et de son utilisation par les leaders, équipes ou entrepreneurs intelligents, se démarque de cet enthousiasme très siliconien** et leur livre est infiniment plus intéressant que celui de Charles Pépin ; et que dire d'un Karl Weick ou d'un Pascal Finette dont les lectures sont plus que dignes d'intérêt.
Il restera dans ma bibliothèque un livre jaune bien tape à l'oeil - je pense que je n'en n'avais pas de cette couleur - mais à la lecture dispensable***.
* Ce qui cadre bien avec le nom de l'auteur.
** Voir aussi La silicolonisation du monde d'Eric Sadin sur ce thème.
*** Et dont je me serai bien passé si j'avais su.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Hybris
20 mai 2017
Un livre dans lequel vous apprendrez qui est Stanislas Wawrinka.
« On apprend peu par la victoire, mais beaucoup par l'échec » dit le proverbe japonais.
Charles Pépin est philosophe et a les cheveux mi- longs.
C'est lui qui répond au courrier des lecteurs de Philosophie Magazine.
Il a aussi écrit un très bel essai « Quand la beauté nous sauve ».
Un roman « La joie » et a co-écrit avec le dessinateur Jul, la très poilante « Planète des sages ».
Il est traduit dans plein de pays nous dit la quatrième…
A travers des exemples de gens célèbres, comme l'inoubliable interprète de « Rikiki Pouce Pouce », Barbara, de Charles de Gaule (trente d'ans d'échec) ou d'un type sûrement très sympa mais qu'a pas inventé l'électricité, Charles nous dit qu'on peut échouer avant de réussir.
L'échec qu'il appelle joliment la confrontation au réel.
C'est, nous dit-il, un sujet peu abordé en philosophie.
« La vie bonne », en veux-tu en voilà, mais la loose, pourtant si humaine, peau de balle (et balai…)
A part les stoïciens, Nietzsche et Jean-Paul (Sartre).
Charles fustige la mentalité française qui nous définit par rapport à nos vieux diplômes et nie la valeur de l'expérience.
« Avoir échoué en France, c'est être coupable. Aux Etats-Unis c'est être audacieux ».
Pourquoi cette différence ?
Notre mentalité nous vient du rationalisme de Platon et de Descartes alors que les anglo-saxons kiffent les empiristes (Hume et consorts).
Bachelard (le philosophe, pas le gars de la télé-réalité) dit ceci : « La vérité n'est jamais qu'une erreur rectifiée ».
Tous les savants commencent par se tromper.
Mais les petits élèves français, eux, se font taper sur les doigts…Vous trouvez ça logique ?
Charles et moi, non.
C'est vraiment un livre à faire lire aux profs !
D'ailleurs notre auteur enseigne et revient assez longuement sur notre système éducatif qu'il est urgent de réformer.
J'aurais adoré avoir comme appréciation : « Faite comme Proust, reprenez votre texte ».
Charles parle grec, comme moi breton, et nous explique que le « Kaïros » est le moment ou la vérité se révèle à nous.
La crise serait un «Kaïros » qui va nous permettre de comprendre (notre couple, par exemple, pour ceux qui en possèdent un).
Face à un échec, on peut persister (Barbara, de Gaule, Nadal) ou se rendre compte qu'on ferait mieux de faire autre chose (Darwin, Gainsbourg).
L'important c'est de comprendre son échec, ne pas le nier et ne pas le confondre avec soi-même.
Ce dire « c'est comme ça : à moi de faire avec et de bâtir dessus ».
Oui, Charles est stoïcien en diable.
Et plus Héraclite que Parménide.
Le pire échec c'est quand on n'ose pas (pécho une meuf qu'on kiffe, c'est un exemple).
Pourquoi l'échec nous renforce ? Demande à la dialectique d'Hegel…
Pourquoi répétons-nous certains échecs ? Demande à Sigmund.
Charles parle également latin, comme moi gallo : « humus » terre, humilité redescendre sur terre…
Steve Jobs pourrais vous en parler…
Passionnant, le passage sur l'existentialisme.
« Un homme n'est que la somme de ses actes » disait Jean-Paul.
Pour l'existentialiste, l'échec est une chance dans l'existence (qui précède l'essence).
J-P proposait une psychanalyse, anti-freudienne, qui plutôt que de se retourner sur son passé, proposait de se projeter dans l'avenir !
Charles aime les entrepreneurs et estime qu'on ne les considère pas assez.
Y'a aussi des blagues.
Enfin une, celle de Ray Charles : « Je suis aveugle, mais on trouve toujours plus malheureux que soi, j'aurais pu être noir ! »
Des recettes.
Enfin une, celle de la tarte tatin.
Qui n'est finalement qu'une tarte aux pommes à qui on a oublié la pâte.
L'auteur est capable de jongler entre Agassi (passage particulièrement réussi), Bergson et « Pulp Fiction ».
De l'échec peut naître la joie tant les deux nous ramènent au réel.
Moins prédéterminés que les animaux, nous échouons plus et c'est finalement ce qui nous rend si humain.
Ni Sartrien, ni Freudien : Charles est, un peu, le François Bayrou de la philosophie.
Très bel essai qui donne envie de tout rater.
Avec Charles tout est limpide, c'est sûrement un chouette prof.
L'auteur sait rendre passionnante la philo et aime sûrement le tennis.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          31
Laurany
20 octobre 2016
Un ouvrage philosophique séduisant et enrichissant par son organisation et ses illustrations. Un grand merci à Babelio et les éditions Allary pour m'avoir offert ce livre et m'avoir permis de m'essayer à la critique d'un ouvrage philosophique. Une belle découverte !
Charles Pépin propose dans son ouvrage une réflexion sur l'échec, son importance dans la société, ses représentations et son influence sur l'homme en général. En effet, nous pouvons concevoir que les échecs ont leurs points positifs mais Charles Pépin nous donne des illustrations par le biais de différents domaines. Par le biais de sportifs, artistes en tout genre ou encore de grands entrepreneurs ( Steve Jobs ou encore Xavier Niel), il alimente ses propos et nous montre de quelle façon l'échec n'est pas une fin mais souvent un commencement. Difficile de noter dans cette critique des éléments qui marquent plus que d'autres étant donné que chaque chapitre recèle de citations et de passages qui amènent à la réflexion. En tout cas, le lecteur récolte de nombreuses informations intéressantes qu'il est heureux de découvrir... ( le passé de Barbara, la sagesse de Ray Charles, la ténacité de Nadal... )
Cet ouvrage est d'ailleurs remarquable par sa teneur en citations qui invitent le lecteur à se les noter pour ne pas les oublier. Certains passages riches en réflexions entraînent le lecteur dans de réelles prises de recul, méditations et observations de sa vie personnelle.
La philosophie peut être ardue mais Charles Pépin compose ici un ouvrage qui trouve un certain équilibre en terme de complexité. Il est important d'être concentré à la lecture de certains chapitres au risque de se perdre et de ne pas comprendre. D'autres amènent parfois une relecture mais le contenu est abordable que ce soit au niveau du style , de son organisation et de l'intérêt de son contenu.
Autre point positif, l'organisation en chapitre qui nous permet de découvrir de quelle façon est envisagée l'échec sous l'angle épistémologique, chrétien, stoïcien, existentialiste ou psychanalytique.
Personnellement, je reste marquée par la vision de l'échec comme un cadeau qui nous permet de mieux nous connaître et de réadapter nos aspirations. J'ai annoté de nombreux passages et pris note de nombreuses citations. En tant que professeur, j'ai particulièrement apprécié les chapitres 1 et 12 que je me ferais un plaisir de relire.
Je recommande ce livre dès la terminale notamment par une lecture - analyse de certains chapitres pour mieux comprendre différentes notions comme le bonheur ou l'existence.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
StupidGRIN
07 octobre 2016
Partant du constat que l'échec est trop peu abordé d'un point de vue philosophique, Charles Pépin, professeur de philosophie cherche à aborder ce thème d'un point de vue positif, aspect trop peu approchée dans notre culture, qui ne valorise que la réussite, au détriment de l'échec.
Peu habitué à lire des livres traitant des notions philosophiques, j'ai été agréablement surprise de voir que l'auteur avait une écriture agréable et vulgarisante, de sorte que j'ai trouvé ce livre très accessible, chose auquel on ne pense pas forcément lorsqu'on pense philosophie, ou dans mon cas lorsque je pense à mes cours de philosophie.
Charles Pépin voit l'échec comme une manière de réussir, et pour cela il prend en exemple des figures de la pop culture : Gainsbourg qui a raté sa carrière de peintre, pour exceller dans la chanson, Ray Charles qui a perdu sa famille, et sa vue, et qui réussit au piano, Steve Jobs qui se fait virer de sa propre entreprise, avant d'être rappelé en sauveur, etc…
L'échec nous ouvre les yeux. C'est en échouant que l'on se remet en cause, que l'on renoue avec la réalité. L'échec est une leçon de vie, une manière d'avancer. C'est en échouant que nous réussissons. Ainsi, sa vision de l'échec est très libératrice, car nous devons dissocier deux faits : le fait d'avoir raté, et le fait d'être un raté.
L'échec n'est pas celui de notre personne, mais celui d'une rencontre entre un de nos projets et un environnement.
Pour cela, il faut savoir se remettre en cause, et analyser ce qui n'a pas pu marcher, plutôt que d'occulter cet échec pour passer à autre chose. Il faut aussi être lucide lors de cette analyse: ai-je tout donné? Est-ce que je ne me sabotais pas inconsciemment? Est-ce que tout dépend de moi? Car dans les faits, certaines choses ne dépendent pas uniquement de nous même. Plutôt que de s'évertuer à changer ce qui ne peut être changé, il faut se forcer à ne pas changer ce qui ne peut être changé, et tout donner pour changer ce qui peut être changé.
L'échec, lorsqu'il est là, ne dépend plus de nous. Seule dépend de nous la manière de le vivre.
Enfin, un message qui m'a paru très positif, c'est que l'échec et la réussite sont liés. C'est en échouant que nous réussissons. Prendre des risques nous permet de profiter des fruits de la réussite, si fruit il y a. Car la pire des choses aurait été de vivre une vie d'échec sans avoir tenté de réussir. Essayer c'est vivre.
Réussir ses succès, c'est les vivre comme autant d'occasions d'assumer sa responsabilité de créateur.
Lien : https://cyberlecture.wordpre..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
marc_tlse
07 mai 2017
Voilà un livre qui déculpabilise. L'échec, le début de la fin ? Pas du tout ! le début de la réussite. Ce livre a au moins le mérite de casser le principe si souvent utilisé en France (et sans doute ailleurs) de classer les gens dans une catégorie et de condamner ceux qui échouent une fois à des devenir d'éternels "loosers". En oubliant un peu les raisons qui ont permis aux personnes citées de rebondir, il transforme sans doute de manière un peu trop automatique l'échec en succès futur.
Commenter  J’apprécie          00
Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Fabric242Fabric24226 septembre 2016
Être existentialiste, c'est penser qu'une vie ne suffira de toute façon pas à épuiser tous les tous les possibles. Reste à ne pas trop passer à coté d'eux.
La mort est d'autant plus un scandale que la vie est pensée non comme essence ou valeur éternelle, mais comme "projet". Être existentialiste, c'est redouter que le succès dans une voie ne nous y enferme, et nous conduise jusqu'au terme de notre vie sans savoir qui nous sommes. Contre la vision habituelle, c'est valoriser l'échec comme ouverture du champ des possibles : échouer plus, finalement, c'est exister davantage.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Fabric242Fabric24226 septembre 2016
Ces quelques exemples le suggèrent déjà : il n'y a pas une vertu de l’échec, mais plusieurs.
Il y a les échecs qui induisent une insistance de la volonté, et ceux qui en permettent le relâchement ; les échecs qui nous donnent la force de persévérer dans la même voie, et ceux qui nous donnent l'élan pour en changer.
Il y a les échecs qui nous rendent plus combatifs, ceux qui nous rendent plus sages, et puis il y a ceux qui nous rendent simplement disponibles pour autre chose.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Fabric242Fabric24226 septembre 2016
Qu'ont en commun Charles de Gaulle, Steve Jobs et Serge Gainsbourg ? Qu'est-ce qui rapproche J. K. Rowling, Charles Darwin et Roger Federer, ou encore Winston Churchill, Thomas Edison ou Barbara ?
Ils ont tous connu des succès éclatants ? Oui, mais pas seulement. Ils ont échoué avant de réussir. Mieux : c'est parce qu’ils ont échoué qu'ils ont réussi. Sans cette résistance du réel, sans cette adversité, sans toutes les occasions de réfléchir ou de rebondir que leurs ratés leur ont offertes, ils n'auraient pu s’accomplir comme ils l'ont fait.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
kpotrapelioukkpotrapeliouk13 mars 2017
Qu'est-ce qu'un dépression sinon une invitation, particulièrement douloureuse, à ouvrir une fenêtre sur ce que nous ne voulons pas voir ? C'est même probablement la fonction de la dépression : nous forcer à nous arrêter pour nous interroger sur nous-mêmes, sur l'écart entre notre existence et ce que nous en attendons, sur nos dénis, nos désirs inconscients. Combien d'entre nous ne se sont jamais interrogés sur leur inconscient avant de connaître cet effondrement psychique ? Il semble qu'il faille, ici aussi, que cela ne marche pas pour que nous daignions nous demander "comment ça marche". Les symptômes de la dépression indiquent qu'il y a, "sous le capot" de la conscience, quelque chose à éclaircir, à déchiffrer, ou à entendre. Ce peut être alors le début d'une aventure salutaire, le commencement d'une psychanalyse qui nous rendra plus conscients de nous-mêmes, plus lucides sur notre complexité, en un mot plus sages.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
BigDreamBigDream02 janvier 2017
Désirer, c'est désirer l'impossible. Échouer à trouver la satisfaction, mais s'en trouver plus grands, plus créateurs, plus imaginatifs, plus vivants. Grâce à ce manque, grâce à l'échec répété de notre désir à se satisfaire, nous restons audacieux, inquiets, curieux, ambitieux. Bref humains. Si nous pouvions satisfaire ce désir, cette quête prendrait fin, notre créativité s'epuiserait. Nous serions satisfaits, sereins, mais d'une sérénité qui ressemblerait à la mort. Ne serait-ce pas le pire des échecs?
"Désirer", d'après son étymologie latine, vient de "desiderare" que Les astrologues et Les augures Romain's distinguaient de "considerate". "Considerate" signifiait contempler les astres pour savoir si La destinée était favorable. "Desiderare" voulait dire regretter l'absence de l'astre, Du signe favorable de la destinée : "rechercher l'astre perdu".
Cette définition du désir est magnifique. Elle dit ce que nous ressentons tous lorsque nous persévérons dans notre quête sans être jamais satisfaits, et éprouvons ce manque qui nous rend si vivants. Nous recherchons notre astre perdu. Peu importe qu'il se nomme éternité, reconnaissance ou plénitude intra-utérine. Ce qui importe est qu'il soit inaccessible.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Charles Pépin (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Pépin
Charles Pépin - La joie .Charles Pépin présente son ouvrage "La joie" aux éditions Allary à l'occasion de Livre Paris 2016. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/charles-pepin-joie-9782370730060.html Notes de musique : Copyright Mollat Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
+ Lire la suite
autres livres classés : echecVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Philo pour tous

Jostein Gaarder fut au hit-parade des écrits philosophiques rendus accessibles au plus grand nombre avec un livre paru en 1995. Lequel?

Les Mystères de la patience
Le Monde de Sophie
Maya
Vita brevis

10 questions
228 lecteurs ont répondu
Thèmes : spiritualité , philosophieCréer un quiz sur ce livre