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ISBN : 2266285424
Éditeur : Pocket (06/09/2018)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.84/5 (sur 61 notes)
Résumé :


Et si nous changions de regard sur l'échec ?

En France, échouer est mal perçu. Nous y voyons une faiblesse, une faute, et non un gage d'audace et d'expérience.

Pourtant, les succès viennent rarement sans accroc. Charles de Gaulle, Rafael Nadal, Steve Jobs, Thomas Edison, J.K. Rowling ou Barbara ont tous essuyé des revers cuisants avant de s'accomplir.

Relisant leurs parcours et de nombreux autres à la l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Fleitour
  05 juin 2018
Les vertus de l'échec, c'est un peu l'art de se faire plaisir en ratant les marches ? Masochisme ou pas ? Je positive.
La mort du roi est pour les uns un bienfait et pour les autres une épreuve. En persan, Shâh mât, Echec et mat, est à l'origine du mot échec, échec c'est le drame, car le roi est bien mort, et le vainqueur lève la poing.
La vertu, désigne l'énergie morale, la force, en latin vir, en bon chrétien c'est la recherche du bien pour autrui.
Les vertus de l'échec en résumé, ce sont donc les énergies morales et les forces à mettre en oeuvre pour abattre le roi ! Voila une proposition complexe, que Charles Pépin, nous propose de disséquer en 200 pages dans les allées du pouvoir.
Au jeux d'échecs, le roi est le dernier à tomber, c'est lui qui marque le succès ou l'échec. Quel profit en effet, de manger une dame ou un fou, c'est le roi qui compte, l'objectif c 'est le roi.
Comment atteindre son but malgré les échecs, tel est l'ambition de ce livre "les Vertus de l'Échec."
L'imprudence de Charles est d'avoir choisi des individus ayant une très forte confiance en eux, parfois imbus d'eux mêmes et qui ont développé des stratégies utiles pour remplacer le roi !
Faut -il les en blâmer !
Quel intérêt à montrer à un enfant en échec scolaire que De Gaulle, à essuyé un échec, que le patron d'Apple Steve Jobs s'est trompé, mais pour mieux rebondir ensuite.

Pour les ambitieux les winners, cette bible a été conçue pour vous, pour être le n°1 du tennis français, ou le N° 1 des navigateurs solitaires, et pour vous l'échec est la clé de la réussite, par la vertu de la détermination, de la persévérance, et de la combativité.

Ainsi dans la vie on se crée des objectifs démesurés, on cherche à faire tomber le roi, imprudente erreur, il suffit de choisir une autre cible, de dédaigner la première, trop prétentieuse et grâce à mes vertus, modestie, perspicacité, force de caractère je contourne l'échec et dédaigne le roi.
Le choix de la cible ou l'art de l'esquive, est pour moi une réponse aux Vertus de l'Échec, le traité de Charles Pépin y répond partiellement.
N'ayant crainte d'essuyer un pépin, ou un orage, je choisis la tour, et l'abattit, pour moi le tour était joué, foin de moi l'échec annoncé par la règle du jeu, je me conduisis en vertueux, Tour prends garde à toi, et j'en fis mon domicile.
Ainsi, la réponse adapté et sage à la question qui taraude le ministère de l'éducation nationale ; -que faire en cas de d'échec scolaire?- c'est d'aider l'enfant à choisir sa voie, choisir son objectif, et de proposer un redoublement choisi, ou une activité où il peut progresser, et lui apprendre à trouver sa tour.
La sagesse chinoise du tao est justement de ne pas se vanter, de ne pas jalouser celui qui a plus, et bien sur, ne pas agir délictueusement pour le remplacer. C'est aussi la mienne.

la deuxième remarque concerne cette idée, que la dépression est comme une faiblesse de caractère? En voilà une idée fausse que je n'imaginais pas trouver sous la plume de Charles Pépin qui ajoute ; « Les symptômes de la dépression indiquent qu'il y a, "sous le capot" de la conscience, quelque chose à éclaircir, à déchiffrer, ou à entendre ».
Le burn-out touche souvent les gens les plus vertueux les plus consciencieux. Il faut lire impérativement le livre le Poisson Pourrit par la Tête de Michel Goussu.
En conclusion de cette thérapie proposée par Charles Pépin.

"Échouer, c'est souvent en effet « redescendre sur terre », cesser de se prendre pour Dieu ou pour un être supérieur, guérir de ce fantasme infantile de toute-puissance qui nous conduit si souvent dans le mur." Cette phrase résume celle que j'ai posé de façon un peu humoristique, "Les vertus de l'échec ou l'art de se faire plaisir en ratant les marches".
Réussir sa vie est autre chose, c'est se focaliser vers d'autres enjeux, choisir sa tour, elle sera belle car ce sera la votre, c'est mettre en pratique l'art de l'esquive, que l'on retrouve chez Henri Laborit l'éloge de la fuite.
Gagner est un autre défi. Pour ce défi l'échec est le carburant de la performance, de l'excellence, de la mise en orbite de toute la machine, tester et qualifier chaque centimètre d'une carlingue, Pépin répond à ce défi celui de Fédérer et de Churchill. Il ne répond pas à l'échec scolaire qui était son but.
Pour ma part prenez le courant qui vous convient, selon vos désirs.

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deuxquatredeux
  15 janvier 2017
Eux : Vous enseignez quoi ?
Moi : Entre autres, l'échec !
Eux : Vous êtes un grand maître alors ?
Moi : Non cela ce sont les échecs ; moi c'est l'échec que j'enseigne…
Eux : Ah ?! Mais cela consiste en quoi alors d'enseigner l'échec ?
Moi : Bien je parle de mes échecs, des échecs des autres,…
Eux : Mais vous m'avez dit de …
Moi : Ok. J'enseigne la « failure ».
Eux : La fêlure ? des couples ? des vases ? des os ?
Moi : Non la « failure ». Comme dans la « sucessfull failure » dans Apollo XIII ; vous savez bien le film avec Tom Hanks et « Houston, we have a problem », Tom Hanks,…
Eux : … et vous savez si Tom court toujours ?
Avec ce préambule, vous comprendrez que je ne suis pas vierge sur le sujet de l'échec et sur les écrits sur l'échec. Ce n'est donc pas Les vertus de l'échec qui m'a permis de déflorer le sujet. Bien au contraire, j'enseigne L'art de l'échec ou comment réussir à échouer pour mieux réussir par la suite.
A quelques jours de commencer une nouvelle session de cours, je suis tombé sur ce livre de Charles Pépin. Après avoir vite lu le quatrième de couverture, je me suis dit que ce bouquin pourrait peut-être me servir même si mon cours est dans la langue de Beckett. D'habitude on dit la langue de Shakeaspeare mais je fais volontairement référence à Thomas Beckett : Beckett a écrit Cap au pire, un livre souvent cité pour parler d'échec et notamment parce qu'il y écrit « Essayer encore. Rater encore. Rater mieux encore. Ou mieux plus mal. Rater plus mal encore. Encore plus mal encore. »
Je vais être (ou du moins je vais essayer) ici aussi bref* que ma lecture aura été rapide. Je n'ai strictement rien appris dans la mesure où Charles Pépin ne fait que recycler des choses archi rabattues sur Thomas Edison, André Agassi, Steve Jobs, J. K. Rowling et bien d'autres - à part sur Barbara dont je ne connaissais pas le parcours vu que sa musique ne me passionne pas. Ainsi, il n'y a pas une technopole, un incubateur ou une structure de ce type dans le monde où la phrase de Thomas Edison « I have not failed. I've just found 10,000,ways that won't work » n'est pas affichée. de même, le web foisonne d'extraits du commencement speech de J.K. Rowling à Harvard et l'histoire de sa vie a été maintes fois racontées ici et là. Et ne parlons pas de l'histoire Steve Jobs.
Certes, le point de vue de Charles Pépin est de partir du constat que l'échec est peu étudié par les philosophes. Pour autant, son traitement est décevant de ce point de vue : il ne suffit pas de citer deux ou trois philosophes pour traiter le point de vue de l'échec sous l'angle de la philosophie et des philosophes.
Au surplus, Charles Pépin n'a strictement aucun regard critique sur l'engouement pour l'échec venu de la Silicon Valley ou de ses avatars (comme les Fuck Up Night) et qu'il ne fait que répéter et diffuser. Dans The Other F word, John Danner et Mark Coopersmith, tout en proposant une lecture de la « failure » et de son utilisation par les leaders, équipes ou entrepreneurs intelligents, se démarque de cet enthousiasme très siliconien** et leur livre est infiniment plus intéressant que celui de Charles Pépin ; et que dire d'un Karl Weick ou d'un Pascal Finette dont les lectures sont plus que dignes d'intérêt.
Il restera dans ma bibliothèque un livre jaune bien tape à l'oeil - je pense que je n'en n'avais pas de cette couleur - mais à la lecture dispensable***.
* Ce qui cadre bien avec le nom de l'auteur.
** Voir aussi La silicolonisation du monde d'Eric Sadin sur ce thème.
*** Et dont je me serai bien passé si j'avais su.
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Achillevi
  27 janvier 2018
Un petit traité original, qui s'inscrit bien dans l'air du temps, marqué par la prolifération d'ouvrages dédiés au développement personnel. Oui, mais à la différence de la grande majorité d'entre eux, Charles Pépin emprunte les détours de la philosophie pour traiter son sujet. Il le fait brillamment, simplement et dans un style très agréable.
Les références aux plus grands penseurs ne manquent pas. Que l'on adopte une lecture dialectique,chrétienne, stoïcienne, existentialiste ou psychanalytique, l'échec c'est la résistance du réel qui s'oppose à nos désirs et à nos ambitions. Sans cette adversité, pas de possibilité de rebondir, pas de moyens de se connaitre réellement et finalement de s'accomplir. L'échec est salutaire, l'échec est nécessaire. Il est non seulement apprentissage, mais également fenêtre sur l'avenir.
Les nombreux exemples de réussites dont le moteur fut l'échec sont étonnants. Une liste instructive et inspirante qui offre un regard différent sur de grandes figures telles que celles de Steve Jobs, De Gaulle, Churchill, Edison, Gainsbourg, J.K. Rowling, Darwin, Federer, Nadal, Edison, Barbara, David Bowie, Ray Charles, Richard Branson etc...
La seule sagesse de l'échec : celle qui nous ouvre à notre liberté au coeur même de nos limites. L'échec comme butin dont on ne s'empare qu'à la condition de pendre le risque de vivre.
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Laurany
  20 octobre 2016
Un ouvrage philosophique séduisant et enrichissant par son organisation et ses illustrations. Un grand merci à Babelio et les éditions Allary pour m'avoir offert ce livre et m'avoir permis de m'essayer à la critique d'un ouvrage philosophique. Une belle découverte !
Charles Pépin propose dans son ouvrage une réflexion sur l'échec, son importance dans la société, ses représentations et son influence sur l'homme en général. En effet, nous pouvons concevoir que les échecs ont leurs points positifs mais Charles Pépin nous donne des illustrations par le biais de différents domaines. Par le biais de sportifs, artistes en tout genre ou encore de grands entrepreneurs ( Steve Jobs ou encore Xavier Niel), il alimente ses propos et nous montre de quelle façon l'échec n'est pas une fin mais souvent un commencement. Difficile de noter dans cette critique des éléments qui marquent plus que d'autres étant donné que chaque chapitre recèle de citations et de passages qui amènent à la réflexion. En tout cas, le lecteur récolte de nombreuses informations intéressantes qu'il est heureux de découvrir... ( le passé de Barbara, la sagesse de Ray Charles, la ténacité de Nadal... )
Cet ouvrage est d'ailleurs remarquable par sa teneur en citations qui invitent le lecteur à se les noter pour ne pas les oublier. Certains passages riches en réflexions entraînent le lecteur dans de réelles prises de recul, méditations et observations de sa vie personnelle.
La philosophie peut être ardue mais Charles Pépin compose ici un ouvrage qui trouve un certain équilibre en terme de complexité. Il est important d'être concentré à la lecture de certains chapitres au risque de se perdre et de ne pas comprendre. D'autres amènent parfois une relecture mais le contenu est abordable que ce soit au niveau du style , de son organisation et de l'intérêt de son contenu.
Autre point positif, l'organisation en chapitre qui nous permet de découvrir de quelle façon est envisagée l'échec sous l'angle épistémologique, chrétien, stoïcien, existentialiste ou psychanalytique.
Personnellement, je reste marquée par la vision de l'échec comme un cadeau qui nous permet de mieux nous connaître et de réadapter nos aspirations. J'ai annoté de nombreux passages et pris note de nombreuses citations. En tant que professeur, j'ai particulièrement apprécié les chapitres 1 et 12 que je me ferais un plaisir de relire.
Je recommande ce livre dès la terminale notamment par une lecture - analyse de certains chapitres pour mieux comprendre différentes notions comme le bonheur ou l'existence.
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Maquart
  26 décembre 2017
Un livre dans lequel vous apprendrez qui est Stanislas Wawrinka.
« On apprend peu par la victoire, mais beaucoup par l'échec » dit le proverbe japonais.
Charles Pépin est philosophe et a les cheveux mi- longs.
C'est lui qui répond au courrier des lecteurs de Philosophie Magazine.
Il a aussi écrit un très bel essai « Quand la beauté nous sauve ».
Un roman « La joie » et a co-écrit avec le dessinateur Jul, la très poilante « Planète des sages ».
Il est traduit dans plein de pays nous dit la quatrième…
A travers des exemples de gens célèbres, comme l'inoubliable interprète de « Rikiki Pouce Pouce », Barbara, de Charles de Gaule (trente d'ans d'échec) ou d'un type sûrement très sympa mais qu'a pas inventé l'électricité, Charles nous dit qu'on peut échouer avant de réussir.
L'échec qu'il appelle joliment la confrontation au réel.
C'est, nous dit-il, un sujet peu abordé en philosophie.
« La vie bonne », en veux-tu en voilà, mais la loose, pourtant si humaine, peau de balle (et balai…)
A part les stoïciens, Nietzsche et Jean-Paul (Sartre).
Charles fustige la mentalité française qui nous définit par rapport à nos vieux diplômes et nie la valeur de l'expérience.
« Avoir échoué en France, c'est être coupable. Aux Etats-Unis c'est être audacieux ».
Pourquoi cette différence ?
Notre mentalité nous vient du rationalisme de Platon et de Descartes alors que les anglo-saxons kiffent les empiristes (Hume et consorts).
Bachelard (le philosophe, pas le gars de la télé-réalité) dit ceci : « La vérité n'est jamais qu'une erreur rectifiée ».
Tous les savants commencent par se tromper.
Mais les petits élèves français, eux, se font taper sur les doigts…Vous trouvez ça logique ?
Charles et moi, non.
C'est vraiment un livre à faire lire aux profs !
D'ailleurs notre auteur enseigne et revient assez longuement sur notre système éducatif qu'il est urgent de réformer.
J'aurais adoré avoir comme appréciation : « Faite comme Proust, reprenez votre texte ».
Charles parle grec, comme moi breton, et nous explique que le « Kaïros » est le moment ou la vérité se révèle à nous.
La crise serait un «Kaïros » qui va nous permettre de comprendre (notre couple, par exemple, pour ceux qui en possèdent un).
Face à un échec, on peut persister (Barbara, de Gaule, Nadal) ou se rendre compte qu'on ferait mieux de faire autre chose (Darwin, Gainsbourg).
L'important c'est de comprendre son échec, ne pas le nier et ne pas le confondre avec soi-même.
Ce dire « c'est comme ça : à moi de faire avec et de bâtir dessus ».
Oui, Charles est stoïcien en diable.
Et plus Héraclite que Parménide.
Le pire échec c'est quand on n'ose pas (pécho une meuf qu'on kiffe, c'est un exemple).
Pourquoi l'échec nous renforce ? Demande à la dialectique d'Hegel…
Pourquoi répétons-nous certains échecs ? Demande à Sigmund.
Charles parle également latin, comme moi gallo : « humus » terre, humilité redescendre sur terre…
Steve Jobs pourrais vous en parler…
Passionnant, le passage sur l'existentialisme.
« Un homme n'est que la somme de ses actes » disait Jean-Paul.
Pour l'existentialiste, l'échec est une chance dans l'existence (qui précède l'essence).
J-P proposait une psychanalyse, anti-freudienne, qui plutôt que de se retourner sur son passé, proposait de se projeter dans l'avenir !
Charles aime les entrepreneurs et estime qu'on ne les considère pas assez.
Y'a aussi des blagues.
Enfin une, celle de Ray Charles : « Je suis aveugle, mais on trouve toujours plus malheureux que soi, j'aurais pu être noir ! »
Des recettes.
Enfin une, celle de la tarte tatin.
Qui n'est finalement qu'une tarte aux pommes à qui on a oublié la pâte.
L'auteur est capable de jongler entre Agassi (passage particulièrement réussi), Bergson et « Pulp Fiction ».
De l'échec peut naître la joie tant les deux nous ramènent au réel.
Moins prédéterminés que les animaux, nous échouons plus et c'est finalement ce qui nous rend si humain.
Ni Sartrien, ni Freudien : Charles est, un peu, le François Bayrou de la philosophie.
Très bel essai qui donne envie de tout rater.
Avec Charles tout est limpide, c'est sûrement un chouette prof.
L'auteur sait rendre passionnante la philo et aime sûrement le tennis.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
deuxquatredeuxdeuxquatredeux   26 septembre 2016
Être existentialiste, c'est penser qu'une vie ne suffira de toute façon pas à épuiser tous les tous les possibles. Reste à ne pas trop passer à coté d'eux.
La mort est d'autant plus un scandale que la vie est pensée non comme essence ou valeur éternelle, mais comme "projet". Être existentialiste, c'est redouter que le succès dans une voie ne nous y enferme, et nous conduise jusqu'au terme de notre vie sans savoir qui nous sommes. Contre la vision habituelle, c'est valoriser l'échec comme ouverture du champ des possibles : échouer plus, finalement, c'est exister davantage.

L'échec comme chance de se réinventer, p. 96
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   26 septembre 2016
Ces quelques exemples le suggèrent déjà : il n'y a pas une vertu de l’échec, mais plusieurs.
Il y a les échecs qui induisent une insistance de la volonté, et ceux qui en permettent le relâchement ; les échecs qui nous donnent la force de persévérer dans la même voie, et ceux qui nous donnent l'élan pour en changer.
Il y a les échecs qui nous rendent plus combatifs, ceux qui nous rendent plus sages, et puis il y a ceux qui nous rendent simplement disponibles pour autre chose.

Introduction, p. 10
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   03 mai 2018
Si cette vision des choses peut sembler évidente, elle est très minoritaire en France. Lorsque les théoriciens américains ont conceptualisé le « fast fail », la vertu de l'échec rapide, c'était en opposition à ce qu'ils nommaient le « fast track », l'idée selon laquelle il serait décisif de réussir vite, de se placer le plus tôt possible sur les rails (« track ») du succès. A bien des égards, c'est notre manière française de concevoir la réussite qui est ici visée. Nous semblons en effet malades de cette idéologie du « fast track ».

L'échec pour apprendre plus vite, p. 21
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kpotrapelioukkpotrapeliouk   13 mars 2017
Qu'est-ce qu'un dépression sinon une invitation, particulièrement douloureuse, à ouvrir une fenêtre sur ce que nous ne voulons pas voir ? C'est même probablement la fonction de la dépression : nous forcer à nous arrêter pour nous interroger sur nous-mêmes, sur l'écart entre notre existence et ce que nous en attendons, sur nos dénis, nos désirs inconscients. Combien d'entre nous ne se sont jamais interrogés sur leur inconscient avant de connaître cet effondrement psychique ? Il semble qu'il faille, ici aussi, que cela ne marche pas pour que nous daignions nous demander "comment ça marche". Les symptômes de la dépression indiquent qu'il y a, "sous le capot" de la conscience, quelque chose à éclaircir, à déchiffrer, ou à entendre. Ce peut être alors le début d'une aventure salutaire, le commencement d'une psychanalyse qui nous rendra plus conscients de nous-mêmes, plus lucides sur notre complexité, en un mot plus sages.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   26 septembre 2016
Qu'ont en commun Charles de Gaulle, Steve Jobs et Serge Gainsbourg ? Qu'est-ce qui rapproche J. K. Rowling, Charles Darwin et Roger Federer, ou encore Winston Churchill, Thomas Edison ou Barbara ?
Ils ont tous connu des succès éclatants ? Oui, mais pas seulement. Ils ont échoué avant de réussir. Mieux : c'est parce qu’ils ont échoué qu'ils ont réussi. Sans cette résistance du réel, sans cette adversité, sans toutes les occasions de réfléchir ou de rebondir que leurs ratés leur ont offertes, ils n'auraient pu s’accomplir comme ils l'ont fait.
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Videos de Charles Pépin (13) Voir plusAjouter une vidéo
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Universités d'été 2017 avec Charles Pépin.
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